Amitiée tout en nuances

[PV Negai]

début du printemps - Ce jour-là... (voir la timeline)

Flora Del Carmen


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(vide)

Comment Flora s'était retrouvée la? Elle ne savait plus vraiment et au final, ca lui faisait peur de se pencher sur la question. Mais une chose l'embettait : une nouvelle fois, la jeune femme s'etait reveillée en hurlant, couverte de sueur, suite a un cauchemar. Une nouvelle fois, elle s'etait retrouvée a la merci de Silence, avait sentit son haleine sur sa nuque ... Pour apres sauter dans l'onde glacée et suffoquer a son etreinte.
Flora n'arrivait pas a passer le cap. A oublier ces jours et nuits de torture. Et a mesure que la date anniversaire approchait, elle voyait ses mauvais reves la hanter avec toujours plus d'ardeur. Et de plus en plus souvent l'ancienne pretresse de la Sagesse se hissait hors de sa couche en pleurs et le corps tremblant.

Lasse de tout ca, Flora avait donc décidé d'agir. Et pour ce faire, il lui semblait normal de combattre le mal par le mal. Elle décida donc de se rendre dans une maison close, de passer une nuit avec un inconnu. Car le fait de payer un service semblait plus tolérable a la jeune femme que de séduire un homme lambda. Dans l'idée de transaction, il y avait un coté "contrat" rassurant, elle avait le sentiment de pouvoir garder la main mise sur ce qui allait se passer. Et qu'elle pourrait stopper la rencontre a n'importe quel moment, sans porter préjudice aux deux partis.

Forte de ces idées, elle avait donc rassemblé courage et monnaie. Elle avait entendu parler d'un homme via le bouche a oreille, qui soit disant excellait dans la profession. Uni a un autre homme, deja recontré celui ci, il n'y avait pas de raison particulière a ce que le choix de la jeune femme brune se porte sur lui. Sauf peut etre la couleur de ses cheveux justement? Flora se sentait parfois nostalgique de cette période de sa vie, ou tout lui semblait bien plus simple que maintenant. Ou peut etre etait ce la difficulté de rencontrer quelqu'un d'autre? Rares sont les Mignons et autres hommes de joies.

Maintenant elle se trouvait dans une petite chambre equipée d'un lit où l'on aurait put mettre trois personnes comme elle. Flora y etait assie. Ses pieds touchaient a peine le sol. Et elle devait reconnaitre un certain charme au dénommé Negai. La jeune femme en était rouge pivoine. Ses yeux allaient dans tout les coins de la pièce, n'osant se figé sur un objet ou une decoration, de peur que sa curiosité soit mal interprétée, prise pour de la perversion ou du jugement. Et sa langue pateuse refuser de bouger, de danser pour exprimer clairement sa demande. Elle devrait donc se reposer sur le savoir faire de l'inconnu.
Avec ses mains posées a plat sur ses genoux, elle ressemblait a une enfant attendant sa lecon du jour? Car au fond c'est un peu de ca qu'il s'agissait non?


Negaï


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(vide)

Negai était ronchon, ce soir-là. A en croire son entourage, la chose était courante, au vu de son mauvais caractère. Il n’en était pas moins ronchon. Il venait de passer les dernières semaines enfermé avec sa douleurs et sa gnôle de mauvaise qualité. La mort d’Hortense l’avait secoué jusque dans son corps, et le fait de ne plus le contrôler l’angoissait au plus haut point. Sa précieuse chevelure violette avait commencé à tomber, et il cachait la misère sous un joli tissu offert par Luka lors de leurs représentations.

En dehors de ce style vestimentaire plus que personnel, la fatigue venait souligner le bleu de ses yeux. Il faisait malade, mais dégageait encore une sorte d’étrangeté. Celle qui lui faisait capter tous les regards sans qu’il n’ait rien à faire.


“C’quoi l’urgence ?” grogna-t-il en retrouvant sa Maquerelle. il jeta un regard noir à la femme qui l’accompagnait. Il était sûr que ses problèmes de transition étaient liés aux saloperies de plantes qu’elle lui avait fait prendre. Izzie ne releva même pas son agressivité. Elle voyait assez de princesses de la nuit déambuler dans sa cuisine pour ne plus se formaliser de leurs frasques. “On a une petite minette faite sur mesure pour toi.” expliqua-t-elle calmement. “Une minette comme le forgeron d’la dernière fois ?...” rétorqua-t-il, toujours vexé de cette mauvaise blague. “Non, monte, tu verras.” Sans discussion, il lui vola le fond de son verre d’eau, et obéit pour retrouver la fameuse minette.

Il entra dans la chambre qui lui servait d’office sans jeter le moindre regard à la jeune femme assise sur le lit. Il trouvait cela étrange qu’on l’ait mise ici pour l’attendre. La politique de l’établissement se résumait le plus souvent à “Fais ton marché à l’auberge.”. Il tria négligemment les fleurs séchées du bouquet déposé ici par les femmes de chambre. Les secondes s'étiraient mais aucun doigt ne vint courir sur sa peau. Aucune intrusion vers son corps que l’on venait acheter.

Le mal était fait : la minette avait piqué sa curiosité. Il se retourna enfin vers elle, et ne se gêna pas pour la détailler des pieds à la tête.
“Tu parles d’un joli petit lot.” commenta-t-il sans ménagement. Son attitude ne trompait pas : elle n’était pas plus là par choix que lui. Il avait même l’impression de l’effrayer. Ce regard, il ne connaissait bien, pour l’avoir croisé dans les yeux de toutes les débutantes. Il réprima un frisson en repensant à ses propres débuts.

Il prit une caisse pour s’assoir dessus, afin de lui laisser le lit.
“Ecoute ma biche...” commença-t-il. “Tous les salauds qui viennent choisissent : on m’utilise ou on m’laisse jouer. Pour toi on m’a rien dit. Et j’te vois pas m’utiliser.” Il fut surpris par l’attention apparente de la jeune femme. “J’ai donc deux questions pour toi. Réponds à celle que te veux. Ou aucune. Ou les deux.”

Il avança légèrement la caisse pour réduire l’écart entre eux, et planta ses billes bleues dans celles de la jeune femme. De cette manière il put parler plus bas. presque sur le ton de la confidence. “A qui on t’a vendue ? Jusqu’à quel point il t’a fait mal ?” Car oui, la douleurs, il la sentait à des lieues à la ronde. Il alluma doucement sa pipe, et attendit.