Une heureuse retrouvaille [privé avec Aaluna]
Ce RP se passe après l'event ^^
[ Hors timeline ]
Les combats à la Citadelle Noire l'avaient obligée à user de son pouvoir de Sage, ce qui n'avait pas été sans conséquence. Ce pouvoir était puissant, pur. Mais en contre-partie, consumait beaucoup d'énergie physique de son porteur. Et Nabooru n'avait jamais été vraiment habituée à utiliser ce pouvoir.
Déjà, parce qu'à la base, elle ignorait qu'elle le possédait. Elle ne l'avait découvert qu'une fois libérée par Link au Temple de l'Esprit. A partir de là, elle avait du apprendre très vite à l'utiliser au Sanctuaire des Sages, sous la tutelle de Rauru.
Mais elle ne l'avait utilisé quoi...deux fois, trois fois au grand maximum dans sa vie ? Bref, c'était largement insuffisant pour le maîtriser à la perfection.
Nabooru était bien plus douée en combat direct et physique que magique, elle avait toujours été habituée ainsi, et ce fut toujours dans ce domaine qu'elle s'était démarquée de ses congénères. Mais à la Citadelle, ça n'avait pas suffit...si elle voulait épargner la vie des gens qui l'avaient accompagnée, elle avait du utiliser ce pouvoir...tout en limitant la dose fournie afin que son corps puisse encore lui obéir.
A présent, chacun était rentré chez soi, et elle en profitait pour récupérer. Au moins, il y avait eu de l'action ! Et ça avait occupé ses troupes, aussi, qui commençaient à s'ennuyer...là, au moins, elles avaient été servies.
Assise sur le dos de l'étalon d'un magnifique gris cendré qu'elle avait pu acquérir au Ranch avant sa destruction, elle se dirigeait en direction du Lac Hylia. D'abord d'un "pas" tranquille, rien ne pressait, de toute manière. A cheval, à part les monstres volants, les monstres d'Hyrule n'attaquaient pas les cavaliers.
Ensuite, elle avait voulu laisser ses soeurs savourer leur victoire entre elles. Échapper un peu à ses obligations de chef de tribu. Nabooru était du genre à aimer la liberté, encore plus depuis sa captivité de sept années. Surtout depuis cette période-là, en fait. Alors elle savourait la chose quand elle le pouvait, ensuite, se retrouver seule avec ses pensées de temps en temps ne faisait jamais de mal.
Et comme à chaque fois qu'on était isolé, nos souvenirs revenaient. Ce fut le cas d'aujourd'hui.
Laissant son cheval aller dans la bonne direction, la gérudo demeurait plongée dans ses pensées. Elle s'était attachée à toutes ses "soeurs" de la forteresse, en perdre une lui faisait toujours crier vengeance. Mais une lui manquait particulièrement.
Une qu'elle avait abandonné malgré-elle. Ce jour où, sept ans en arrière, elle s'était mise en tête de vaincre Ganondorf et les sorcières...seule. Oui, décidément, Nabooru se surestimait pas mal à l'époque. Personne n'était parfait, après tout.
Cette petite, alors adolescente, lui avait demandé à l'accompagner. Nabooru avait été restée ferme. Elle avait refusé, tout en...lui promettant qu'elle reviendrait.
...résultat, elle n'était jamais revenue. Car elle s'était faite capturer par les sorcières.
Ensuite, Nabooru aurait pu rentrer à la forteresse. Elle ne l'avait pas fait. Tout simplement parce qu'en tant que gérudo, elle s'était tout naturellement dit qu'avec ce genre de défaite, cuisante, elle ne pouvait se permettre de revenir à la forteresse. Alors un peu à regret, elle avait suivit les Sages, jusqu'au Sanctuaire, où elle avait appris à utiliser son pouvoir de l'esprit, jusqu'au combat contre Ganondorf.
Où avec l'aide des autres Sages et de Link, elle avait gagné.
Ce ne fut qu'à partir de là que Nabooru s'était permise de revenir à la forteresse, ayant dû traverser tout Hyrule, car éant apparue avec les autres Sages sur le Mont du Péril.
Elle était donc revenue. Elle avait retrouvé tout le monde. Sauf cette petite soeur qu'elle avait laissé, à qui elle avait failli à sa promesse.
ça l'avait marquée. Forcément. Elle ignorait depuis ce qu'il était advenu d'elle. Où elle était, si elle était encore morte ou vivante...elle n'en n'avait jamais rien su. Mais pendant 7 ans, il s'en passait, des choses...et Nabooru n'ayant pas vécu ces années-là, car ayant été captive...eh bien oui, elle n'avait donc pas été au courant du départ de cette gérudo à qui elle s'était beaucoup attachée. Voulant la protéger, la prendre sous son aile, même encore pendant la période où elle fut le bras droit de Ganondorf...Nabooru parvenait à trouver du temps pour revenir la voir. Tout en profitant aussi pour continuer à construire sa rébellion, qui avait ensuite causé ces 7 années d'absence.
Nabooru aperçut au loin les barrières qui bloquaient l'entrée du Lac Hylia. Se repositionnant, elle saisit les rênes, et d'un geste, elle ordonna à sa monture de se lancer au galop. Vif. Rapide. Libre.
L'animal sauta par-dessus les barrières, les unes après les autres, et Nabooru lui laissa encore le loisir de galoper à sa guise encore un peu une fois arrivés dans la zone du lac. Lui aussi avait besoin de ses moments de liberté, aussi, en échange de ses services rendus !
Elle le dirigea peu à peu vers le rebord du lac, descendant de selle, respirant cet air qui n'était pas commun à la vallée, relié par cette puissance cascade qu'elle voyait à quelques mètres d'elle.
Nabooru lâcha les rênes, les attachant à la selle, tout en faisant attention à laisser de la marge afin que la bête ne soit pas gênée dans ses mouvements, puis lui claqua simplement le flanc pour le faire partir. Pas réellement, évidemment, mais c'était en gros pour lui faire comprendre qu'il était libre pour l'instant, qu'il pouvait gambader sur le terrain librement.
Elle le rappellerait quand elle aurait de nouveau besoin de lui. Rien de bien surprenant, cette manière de faire était la même à tous les Hyruliens, pratiquement. Les chevaux étaient libres, et répondaient juste à un son en particulier.
Elle se dirigea ensuite vers cette fin de cascade, justement, celle-là même dont elle se surprenait parfois à en apprécier le bruit. Un son puissant, fort, rapide, dominanttout à fait à l'image des gérudos.
Nabooru s'assit sur le rebord, appréciant, se reposant l'esprit, avant de mieux reprendre, assise en tailleur. De là, elle porta sa main droite vers son avant-bras gauche, là où se trouvait un bandage blanc, pour le défaire, doucement. Le tout finissant par dévoiler une brûlure assez profonde, qui s'étalait un peu.
Cette plaie avait été provoquée dans son combat contre la prêtresse de Din, qui maîtrisait cet élément à la perfection. Enfin, dans un combat contre une magicienne de ce niveau, c'était le risque à courir, Nabooru assumait très bien. Elle-même n'avait pas été très douce non-plus avec elle, n'ayant pas hésité à la blesser avec son sabre.
Le bandage retiré, elle tendit son bras gauche sous la cascade qui se finissait ici, soupirant de soulagement. L'eau froide lui faisant du bien. ça changeait aussi radicalement du désert, auquel elle était parfaitement habituée.
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Mais aujourd'hui, c'était différent. La jeune Gerudo, à peine arrivée, surprit un autre cheval en liberté dans la zone. Il était arnaché, donc pas sauvage. Et puis des chevaux sauvages, il n'y en avait pas à Hyrule de toute manière... Son propriétaire était sûrement dans le coin, mais pour le moment, hors du champs de vision de la garde.
Elle libéra sa propre monture, et s'avança, prudente, main sur son sabre, au cas où. D'une, à cause des monstres. Elle était avant tout pour ça. Elle se fichait pas mal de l'autre personne présente. Toutefois, l'inconnu pouvait aussi être un ennemi. Elle s'approcha alors du bord de l'eau, afin de voir un peu la population de monstres pour faire son rapport. Bien qu'elle ne puisse pas voir grand chose en réalité, les eaux du lac étant devenues assez troubles... Toutefois, certains remous lui démontraient bel et bien la présence de créatures autres que de simples poissons.
Elle ne se risqua pas à les énerver, ce n'était pas son but. Elle pensa alors à aller interroger le savant qui vivait ici, pour qu'il témoigne. Il devait sûrement se rendre compte de l'évolution de la population de monstres à force de vivre ici...
Remontant jusqu'à la maison, elle finit par apercevoir une autre personne un peu plus loin, près de la chute d'eau qui était du côté de la Vallée.
Son sang ne fit qu'un tour.
Cette tenue typique du désert, des cheveux de feu... Pas de doute, c'était une Gerudo. Une de ses sœurs. De dos, elle ne pouvait hélas pas savoir laquelle, elles se ressemblaient toutes ! En fait, Luna était un peu l’exception de son peuple avec sa peau pâle et sa chevelure bonde... Mais elle resta à distance. Car il y avait également des traîtres, dans son peuple. Et elle ne pouvait pas savoir si celle-ci en faisait partie.
Enfin, elle allait le savoir bien vite ! Elles se reconnaitraient aussitôt, si cette femme faisait partie de celles qui l'avaient éduquée dans son enfance.
Connaissant les techniques de son peuple, elle se stoppa à quelques mètres de l'inconnue, qui semblait être en train se de rafraichir. Mais il fallait toujours se méfier des Femmes du Désert. Elles étaient vives et redoutables, et même entres elles, elles étaient des adversaires mortelles. Surtout entre celles ayant juré fidélité à Zelda, et celles étant avec le Seigneur du Malin... Alors dans le doute, elle se préparait à contrer la moindre attaque.
"Bien le bonjour !"
Finit-elle par lancer aimablement. Elle verrait bien. Dans tous les cas, si cette Gerudo était du bon côté, elle ne faisait que retrouver une vieille connaissance.
Mais elle était loin de s'attendre à laquelle précisément.
Une fois la douleur gelée, elle ramena son bras vers elle, et banda de nouveau la longue blessure, encore très fragilisée car très récente encore. Et si ça pouvait disparaître le plus vite possible, ça l'arrangerait bien, tiens !
Les flammes de la prêtresse étaient puissantes...cette blessure était dûe à son combat contre elle. Chose à laquelle Nabooru s'y était attendue, das un combat contre une puissance magicienne...alors qu'elle, elle prouvait mieux sa valeur sur le plan du combat direct et physique.
Pas autrement.
Elle se releva ensuite, mais sentit une personne arriver. Alors comme toutes gérudo, Nabooru eut le même réflexe qu'elles : sa main se posa sur le manche de son sabre, prêt à être sorti en cas de mouvement malheureux.
Et se retourna. Puis là, ce fut la surprise, si bien qu'elle parvint à sursauter un peu. Tant qu'elle en aurait lâché son sabre si elle l'avait tenu en main.
Cette fille...elle la reconnaîtrait entre mille...même après 7 ans d'absence. Même si cette personne avait eu le temps de changer de forme, depuis, passant d'un corps de jeune adolescente à celui d'adulte. Alors oui, ça faisait un choc. Nabooru l'avait crue disparue...Aaluna...
Cette gérudo qui avait, comme toutes les autres pratiquement, un père hylien (les gérudos étaient connues pour en enlever à la Place du Marché...), mais qui, contrairement aux autres, avait hésité des traits hyliens, justement, au lieu d'avoir ceux des gérudos.
Nabooru était devenue orpheline a 16 ans, ayant perdu ses parents d'une façon bien dramatique. Elle était devenue assez solitaire, depuis, continuant toutefois à s'entraîner encore plus dur que ses autres soeurs gérudos, afin d'être digne d'avoir au moins le rang de guerrière gérudo.
Puis elle avait remarqué cette petite fille. Et l'ayant vu aussi seule qu'elle, elle l'avait prise sous son aile. Protégée, aidée, comme s'il s'était agit de sa petite soeur de sang, et non de coeur comme c'était le cas pour la tribu gérudo dans laquelle elle vivait depuis sa naissance.
La Sage la reconnaîtrait entre mille. Même en ayant changé d'apparence. Et...oui, elle était surprise. Elle ne l'avait plus jamais revue, depuis, elle avait donc commencé à penser qu'elle était morte ! Et...non...voilà que les déesses la lui présentaient sous ses yeux, sous les traits d'une jeune femme accomplie. Comme si soudainement, elle ressuscitait sous ses yeux.
Elle eut du mal à se reprendre, pour une fois, elle qui était souvent très assurée :
- Tiens donc...tu es vivante, toi ?
Avec un sourire typiquement d'elle, mais elle ne savait pas du tout comment exprimer le ressenti qu'elle avait, là...quelque chose qui ressemblait à une joie intense, quelque chose dans ce genre.
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Aussi, elle se demandait bien à qui elle avait à faire, pour que ce visage lui soit inconnu... Mais pas trop en même temps. Toutefois, elle restait incapable d'y mettre un nom...
Seulement, elle fut encore plus décontenancée quand l'autre Gerudo lui sourit, et lui parla d'un ton assez familier, ému même, sourire aux lèvres.
"Euh... Et bien oui je..."
Elle se voyait mal lui demander si elle la connaissait. Elle ne pouvait pas être de celles qui s'étaient occupées d'elle avant qu'elle n'aille vivre au Château, elle s'en serait souvenu ! Mais alors, c'était qui ?
Bien sûr, elle n'avait pas oublié celle qui l'avait prise sous son aile, et qu'elle considérait aujourd'hui encore comme son maître, mais elle savait aussi qu'elle était devenue Sage, et pensait donc qu'elle n'avait AUCUNE chance de la croiser comme ça. Et vu que la garde était assez spéciale, forcément, elle était parfois un peu longue à la détente pour ce genre de chose...
Et puis, elle avait vécu pas mal de situations entre temps elle aussi, au final, elle avait pas mal changé également. De la petite fille incapable de vivre correctement dans le désert, elle était devenue garde, et pouvait faire bien plus de choses dans un monde plus adapté pour elle. Alors bon, elle n'avait pas du tout l'esprit en condition pour ces retrouvailles, pensant à bien d'autres choses que ça.
Et elle pensa comme la gérudo qu'elle était. Elle avait trahi sa promesse envers elle après tout. Même si c'était malgré-elle. A l'époque, Nabooru était aveuglée par son désir d'en finir avec ceux qui opprimait son peuple. Tout en étant assez présomptueuse. Se pensant capable de vaincre Ganondorf et ses deux harpies de mère. Ce qui lui avait bien coûté. 7 années de vie. Trahissant donc sa promesse envers Aaluna ce jour-là, qui était celle de revenir vers elle...elle l'avait comme abandonné...tout comme Link quand il en avait besoin lors de l'attaque, Nabooru ayant été retenue au même moment par une attaque de stalfos.
Alors Aaluna avait décidé de...l'oublier, de l'effacer de sa vie. Nabooru n'aurait peut-être pas fait mieux...les gérudos n'étaient pas très connues pour leur facilité à pardonner, au contraire, elles étaient du genre très rancunières. Nabooru s’en voulait tellement…
Elle se mit alors à lui dire, calmement :
- Ecoute, Aaluna, pour ce jour-là...je suis vraiment désolée. Je t'avais promis de revenir aussitôt vers toi mais...je n'ai pas réussi à tenir parole. J'ai voulu, ce jour où je suis revenue à la Vallée, une fois ma mission accomplie...mais tu avais disparue.
Et depuis, elle n'avait plus jamais eu de nouvelles...oui, ça l'avait attristé, bien qu'elle n'en n'avait rien montré. Parce qu'au final, dans toute cette histoire...Hyrule avait gagné la paix, certes. Mais elle...eh bien elle avait perdu tout ce à quoi elle tenait. Son statut de chef ? Elle l'avait déjà avant d'être captive. Elle avait juste fait en sorte d'avoir le droit de retourner à la forteresse, après cette "défaite", quelque part.
Mais elle n'avait rien gagné d'autre. Ses proches ? Ils avaient tous disparu dans l'histoire...
De retour sur le Mont du Péril, elle s'était mise à sourire, à partager la joie de tout le monde, mais dans son propre coeur...elle s'était retrouvée seule. Nabooru n'en n'avait rien dit, continuant à le dissimuler, continuant à se montrer à la fois sereine et autoritaire, sans faille, comme le voulait son rôle, comme ce qu'on attendait d'elle...mais intérieurement, elle restait humaine, tout de même.
Son mental d'acier l'avait bien aidée à gérer toute cette histoire en solitaire. Elle en avait eu besoin, de ce mental...même s'il avait fini par lâcher après sept ans de captivité.
Ses airs taquins avec ses amis n'était souvent qu'un masque. Un masque dissimulant sa solitude. Une solitude si bien dissimulée que personne ne s'en était doutée...oui, cette victoire, décidément, ne lui avait rien apporté, à elle. Au contraire, ça lui avait tout fait perdre...
Regardant Aaluna, elle lui sourit, simplement, lui disant :
- Je suis bien contente en tout cas de voir que tu as survécu. Tu es devenue une femme accomplie, maintenant. Bonne continuation dans ta vie, ma grande !
Et de là, elle la dépassa, faisant quelques pas, s’apprêtant à rappeler son cheval. Elle n'avait plus rien à faire ici. Ensuite, elle avait eu droit tout de même à une sacré bonne nouvelle. Celle qu'elle avait tant voulu revoir, à cause d'une inquiétude certaine, était vivante. Et ça, c'était le principal, pour elle.
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Toutefois, ce qu'elle ajouta après lui glaça le sang. Ce n'était quand même pas... ? Et pourtant, tout semblait correspondre, et peu à peu, le visage de celle qu'elle admirait jadis lui revenait doucement en mémoire. Et il était fort similaire à celui de celle qui se trouvait devant elle.
Bien que sous le choc, elle réagit à peine, en train de se demander si elle n'était pas en train d'halluciner. Ce n'était pas possible !
Du coup, elle resta plantée là comme une imbécile, un peu sous le choc, pendant que Nabooru affichait une mine déçue, quoique dissimulée en partie, s'apprêtant à repartir.
Ce ne fut que lorsque la Sage n'était plus dans son champs de vision qu'elle sembla retrouver une part d'animation.
"M... M... Maître ? Ce... C'est vous ? C'est bien vous ?"
Elle se retourna ensuite vivement , de peur de ne plus la voir ensuite, comme si ce n'était qu'un rêve, un simple tour de son esprit déjà pas toujours fiable...
Mais la Gerudo était toujours bel et bien là.
Elle l'avait toujours appelée "maître", aussi loin que remontaient ses souvenirs. Elle l'avait toujours admirée, et les Gerudo étaient des guerrières, avec un sens de respect pour les plus fortes d'entre elles. Du coup, elle ne s'était jamais permise d’appeler son amie par son prénom, malgré leurs relations. Ce qui était resté même après toutes ces années.
Même si là, elle avait un peu de mal à y croire.
"Attendez... Vous... Je... Ce n'est pas un rêve hein ?"
Et là, elle n'avait pas du tout envie de la voir partir. Enfin, sauf si elle le devait vraiment. Mais avant, elle voulait s'assurer de la réalité de la chose...
Arrêtant alors son geste, elle se retourna vers Aaluna, qui avait...vraiment l'air surprise. Nabooru comprit alors qu'il y avait eu un quiproquo. Elle avait pensé qu'Aaluna l'avait de suite reconnue, et, ne lui pardonnant pas ce qu'elle considérait comme de sa faute, elle s'était montrée ignorante. Mais son visage actuel, là, ne mentait pas. Elle semblait réellement surprise.
Cette façon de l'appeler...combien de fois Nabooru lui avait dit que ce n'était pas la peine de l'appeler ainsi...mais Aaluna était aussi bornée que toutes les autres gérudos, alors bon, elle avait fini par abandonner ce combat futile. Aussi bornée pour s'être accrochée à la vie...comme Nabooru lorsqu'elle avait été captive...c'était peut-être, voir sûrement ça qui avait fait qu'elle l'avait remarquée parmi les autres, et mise à protéger, du haut de ses seize ans qu'elle avait à cette époque-là, bien avant d'être une guerrière accomplie.
Et sûrement aussi pour combler tout naturellement le grand vide qu'elle avait depuis la mort de ses parents. A partir de ce moment-là, Nabooru n'avait plus été seule, et s'était même pris un sacré plaisir à vouloir s'occuper d'Aaluna en dépit de son jeune âge à cette période-là. A lui apprendre quelques passes dont elle avait le secret. Au sabre, évidemment, pas en magie, Nabooru ne maîtrisant rien du tout à la base, et n'étant en plus même pas au courant de son pouvoir de Sage à cette époque-là. Donc niveau utilisation, zéro...
Et ce genre de chose, elle était, derrière les grands airs qu'elle se donnait, encore capable de le donner à qui en avait besoin. Elle était le genre de personne qui savait mélanger les contrastes comme froideur et douceur ensemble. Et selon de quel côté on se trouvait...eh bien c'était le jour et la nuit.
Les gérudos de la forteresse, ça ne choquait pas du tout, car elles connaissaient Nabooru depuis longtemps, tout comme Nabooru les connaissait depuis son enfance. En revanche, pour un(a) non-gérudo, ça pouvait surprendre...mais l'imprévisibilité ne faisait-il pas parti des choses qu'on attribuait à leur caractère assez particulier ?
Devant l'incrédulité d'Aaluna, cette fois, Nabooru eut un sourire bien plus franc, manquant d'éclater de rire, nerveusement, dû au soulagement, à ce ressenti qui changeait tout à coup.
- Toujours à l'ouest, Luna, à ce que je vois ! Nous ne sommes pas au Désert des Illusions, que je sache, donc non, il y a très peu de chance que je sois une illusion !
Tout comme le fait...qu'elle la voyait là, vivante. Après tout ce temps où elle l'avait perdue de vue. Bon, ok, l'ayant quitté lorsqu'Aaluna était une jeune adolescente, la voir d'un seul coup adulte...ça faisait un drôle d'effet. Surtout pour elle qui avait perdu 7 ans de sa vie.
Enfin, on ne pouvait pas dire que c'était la première fois que ça lui arrivait. La première fois, c'était au Temple de l'Esprit, quand elle s'était soudainement retrouvée face à un Link adulte, alors qu'à son dernier souvenir, qui ne lui paraissait d'un coup à ce moment-là pas plus tard que la veille, il était un gamin...
Alors du coup, elle fut moins déstabilisée par ce genre d'apparition. ça lui était déjà arrivée. Pourquoi pas deux ? Et ne disait-on "jamais deux sans trois" ? Elle en verrait donc peut-être d'autre, des cas comme celui-là. A elle de se réadapter à l'époque actuelle, où elle vivait, à se détacher du passé où elle y était restée inconsciemment, forcément.
Ensuite, elle avait tellement désespéré de la revoir, la croyant morte, que la revoir comme ça, eh bien elle ne voulait tout simplement plus accepter cette sombre "vérité" qui l'avait assombrie pendant tout ce temps, depuis son retour à la vallée gérudo. Personne ne pouvait lui reprocher d'avoir ce genre de désir, si ?
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Mais aussi, la pression placée sur les épaules des gardes après tout ce remue-ménage. Elle avait beaucoup de choses à faire pour assurer la sécurité du Royaume. Alors penser à retrouver cette personne là en particulier, surtout après tant d'années, et en ayant été obligée inconsciemment de "l'oublier" pour ne plus trop souffrir et survivre... Non, ça n'était pas du tout dans ses priorités.
Toutefois, la surprise passée, elle prit un air un peu renfrogné quand à la remarque de la Gerudo. "A l'ouest"... Non, elle n'était pas à l'ouest. Enfin, normalement pas. Elle était plutôt alerte en temps normal. Jusque là, le choc avait fait que hein... Et puis bon, fierté de Gerudo oblige. Interdiction de montrer la moindre faiblesse. Et c'était d'autant plus valable face à celle que l'on considérait comme son maître.
"Très drôle... J'étais juste loin de penser que je tomberai sur vous, là, comme ça. C'est tout."
Dit sur un ton un peu sec. Elle avait l'air de faire la tête du coup, croisant les bras, et regardant ailleurs, un peu comme une enfant vexée. Mais quand on la connaissait, il n'était pas dur de savoir que ce n'était qu'un masque. Un masque qu'elle prenait souvent, gamine, à une époque où par moment, les autres Gerudos riaient d'elle quand elle faisait des crises à cause de l'entrainement ou de la chaleur. Mais elle ne s'était jamais démontée, se surpassant même, et avait finit par gagner le respect de celles de son âge, et de ses aînées. Enfin, les querelles de gosses, c'était comme partout quoi !
Elle finit toutefois par poser de nouveau son regard sur celle qui lui avait sûrement le plus manqué depuis tout ce temps, même si elle ne s'en était pas rendue compte, pour reprendre d'un ton un peu plus doux.
"Je pensais... Que vous seriez restée dans le Désert. Où à vous battre aux côtés du Héros du Temps en ce moment... Ou avec les autres Sages... Même si la plupart restent chez eux à protéger leur peuple... Et comme je peux plus aller dans le désert... J'm'attendais pas à vous revoir..."
Ne plus pouvoir aller dans le désert... C'était la principale raison en fait. Sinon, dès la fin de la première guerre contre Ganondorf, c'était ce qu'elle aurait fait en premier pour la retrouver justement, elle, et son peuple, et la féliciter de cette victoire face au Malin.
Parce que bien sûr, elle avait été au courant de l'histoire des Sages, et du sceau. Même si elle était malade à cette époque, et que même au château, elle était presque incapable de bouger, elle avait été tenue au courant. Elle savait donc que son maître n'était pas mort, et avait été libéré, avant d'aider Link dans sa quête. Et vu qu'elle, elle n'était pas en état de se battre, elles n'avaient donc aucune chance de se rencontrer de nouveau. Et quand tout ça fut fini, elle avait deviné que Nabooru rentrerait au désert. Seulement, elle n'y était plus, et c'était devenu très risqué pour elle d'y remettre les pieds depuis la dernière crise sévère qu'elle avait faite là-bas à l'époque...
Donc elle avait un peu abandonné cette idée, ignorant en revanche que son maître se baladait parfois dans Hyrule même. Mais elles ne s'étaient jamais recroisées. Et depuis que Ganondorf était revenu, ok, elle, elle était désormais sur le champs de bataille, quoiqu'un peu en retrait, mais elle se doutait que la Sage avait ses devoirs à remplir, et qu'elle ne viendrait pas à la rencontre de simples gardes.
Même si Aaluna avait un rang de dirigeant au sein de ces derniers, elle ne faisait pas non plus partie de l'élite, et vu sa santé, elle était surtout confinée à veiller sur la cité. Aucune chance donc d'être dans les rangs de premières lignes, ou Nabooru était sûrement... Donc, de la revoir. Disons qu'elle s'était faite à l'idée de ne pas pouvoir la recroiser avant la prochaine aire de paix, si elle arrivait un jour... Et qu'elle même ne mourrait pas durant cette guerre. Ou son maître aussi. Les Sages étaient des cibles après tout...
En quelque sorte, elle s'était un peu faite à l'idée de ne plus la revoir du tout. Alors tomber dessus, là, comme ça, ça faisait un choc. Et elle, quand elle avait à subir ce genre de chose, oui... Elle était un peu à l'ouest, du coup. Mais hors de question de l'admettre ! D'où la réaction un peu vive au départ...
Ensuite, les gérudos étaient d'un naturel à avoir du répondant, donc il en avait toujours été ainsi entre elles. Si on ne répondait pas, on se laissait écraser, mais il ne fallait pas se laisser avoir non-plus. Le combat ne se basait pas que sur la danse mortelle des sabres...mais aussi sur la capacité à ne jamais se laisser déstabiliser par quoi que ce soit dans n'importe quel combat. La réputation d'être redoutable en combat direct, ça ne se faisait pas comme ça, tout de même ! Voilà des exemples sur quoi c'était basé...
Aaluna reprit, toutefois, détaillant mieux sa pensée. Nabooru ne l'interrompit pas. Elle n'en n'avait pas le droit de toute façon...du moins, dans son esprit, et ce qu'elle estimait. Elle avait horreur de faillir à une parole donnée. Et celle-ci, elle s'était parfaitement doutée qu'elle n'avait pas été sans conséquence...pour Aaluna...et pour les autres gérudos de la vallée...
- Le combat est terminé, Aaluna, c'est pour ça que je me suis permise un certain retrait. Ton état de santé ne s'est donc pas amélioré, depuis ? Enfin, je préfère savoir ça...que d'apprendre un jour que tu étais morte.
L'idée lui avait traversé l'esprit, car ne l'ayant jamais retrouvée, depuis. Mais têtue, elle refusait d'y croire tant qu'elle n'en aurait pas des preuves irréfutables, plutôt que de se faire des idées.
- Après cette première défaite contre Ganondorf autrefois...je ne pouvais pas me permettre de retourner à la Vallée. ça m'était interdit. ça aurait été lâche de revenir comme si de rien n'était. Je devais réparer la faute que j'avais commise. J'ai découvert au même moment que j'étais investie d'une mission pour réparer mes erreurs du passé, justement...alors j'ai rejoint le Sanctuaire. Et ne suis revenue qu'après cette première victoire contre le Malin...
Voilà en résumé ce qu'il s'était passé. Nabooru avait disparu, sans laisser plus d'explication. On avait été au courant pour sa captivité, mais...elle avait été combattre ses ennemis seule, alors qu'à côté, il y avait toute une garnison prête à la soutenir.
Nabooru n'y était pas allée seule seulement parce qu'elle se croyait être la plus forte. C'était aussi pour protéger tout le monde. Oui, elle s'était cru suffisamment forte pour défier Ganondorf et les sorcières seules. Mais elle voulait épargner des morts supplémentaires, en arrière-pensée, d'où cet isolement aussi soudain, et qui lui avait coûté finalement. Et n'avait eu conscience de son erreur que trop tard, malheureusement...
Mais du coup, oui, elle se disait qu'elle devait la vérité à Aaluna aussi. Les autres l'avaient eue, mais pas elle. Sans se douter qu'elle était plus ou moins au courant, Nabooru n'était au courant de rien quant à son évolution, après tout.
- Je ne m'attendais pas, tout comme toi, à te revoir, mais je suis heureuse que ce souhait se soit réalisé. A croire que les Déesses ont fini par me pardonner ! Comment as-tu donc survécu, pendant ces années ?
Ce souhait, un peu fou, de la revoir vivante. Chose à priori impossible. Au final, si, Aaluna lui avait été rendue. Nabooru avait été finalement bien punie pour ses actes, partant d'intentions nobles, mais effectués d'une mauvaise manière...elle avait chèrement payé ses erreurs. 7 ans de vie. Et tous ses proches.
Elle avait accompli la mission qui lui avait été confiée, pour réparer ses lourdes erreurs. Jusque-là, elle croyait n'avoir rien reçu. A présent si. Elle avait retrouvé une proche.
Et ça, c'était la plus belle récompense qu'elle aurait souhaité obtenir. Pas d'or, pas de bijoux, pas d'objets de valeur comme avaient l'habitude de voler les gérudos, ni plus de gloire ou de pouvoir. Juste qu'on lui rende ce qu'on lui avait enlevé.
Après tout...de l'or et de la gloire, on en était heureux au début, car appréciant la chose. Mais au fil du temps, on finissait par s'en lasser. Alors que l'estime d'une personne proche de soi...dès qu'on le perdait, c'était fini, il ne pouvait être remplacé, on le perdait à jamais. De l'or et de la gloire, on pouvait toujours en retrouver, après s'être lassé des précédents. Mais une amitié ou plus, on le regrettait. Véritablement.
Et ça, Nabooru avait été parfaitement bien placée pour l'apprendre...
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"Et bien en fait... J'ai dû quitter le désert en urgence à cet époque... Je ne supportais plus la pression, la chaleur... L'une de nous s'est arrangée avec des contacts qu'elle avait au Château pour que l'on m'y emmène, afin que je survive. Je n'ai jamais pu retourner dans le désert depuis. Et je ne peux plus y retourner je pense... Le climat là-bas est trop dangereux pour moi. J'ai donc passé la fin de cette guerre au Château, sans rien pouvoir faire. Puis quand la paix est revenue, j'étais coincée ici à cause du choc que j'ai eu à subir. Mais j'allais beaucoup mieux. Alors... Je me suis fait une nouvelle place. Je ne pouvais plus rester là à rien faire, donc j'ai réussi à devenir garde. Et maintenant, je suis chargée de protéger le Bourg avec ma patrouille... C'est pour ça que je ne vis plus avec vous toutes."
Ça lui était devenu impossible désormais. Déjà, elle avait ses propres devoirs qu'on lui demandait de faire, et puis de toute façon, elle ne tiendrait pas deux minutes sous le soleil de là-bas. Et encore moins depuis que la pression de Ganondorf était de retour. Car cette mort qu'elle avait failli rencontrer à ce moment, cet état de stress, de maladie, son corps l'avait gardé en mémoire. Et si elle retournait là-bas, ça risquait de la reprendre aussitôt.
"Je voulais y revenir. Dès que j'ai de nouveau été rétablie, c'était la première chose que j'ai voulu faire. Mais mon corps ne l'aurait pas supporté... Donc je suis restée raisonnable."
Confia-t-elle malgré tout. Parce que quelque part, elle s'en voulait aussi, de ne plus être capable de retourner vivre parmi les siens. Une Gerudo inapte à survivre dans le désert, un comble ! Mais à cette époque, ses sœurs avaient tout fait pour qu'elle ne lâche pas. Il serait bien idiot de sa part de jouer les têtues, et retourner vivre là-bas, par fierté, en remettant sa vie en jeu, gâchant ainsi tout ce qui avait été fait pour elle.
"Mais je savais bien que j'aurai peu de chance de croiser des Gerudos dans le Royaume. Alors... Je m'étais fait une raison... Quelque part... Là, je ne suis pas ici de moi même, je suis envoyée par mon chef afin de faire un rapport sur l'évolution des monstres du coin donc..."
Elle ria un peu nerveusement, c'était vraiment un gros coup du hasard !
Dans tous les cas, elle comprenait très bien pourquoi Nabooru n'était pas revenue de suite dans le désert. Ce qui pour elle n'aurait rien changé, elle n'y était déjà plus de toute façon. Mais bon, elle aurait eu honte aussi, ça sa place. Les Gerudos n'étaient pas réputées pour leur compréhension en cas d'échec. Elle, elle était un peu différente sur ce point, étant celle qui échouait le plus, mais qui avait finit par avoir sa place. Ce qui lui avait donné une nature bien plus conciliante. Mais le reste de son peuple...
Son regard se posa alors sur le bras de son maître, qui semblait avoir subit un choc... Récent.
"Vous... Vous étiez là-bas n'est ce pas ? Aux côtés du Héros du Temps ?"
Bien qu'ayant vu la blessure, elle ne fit aucune remarque là-dessus, même si l'envie ne lui manquait pas. Mais bon, ce n'était pas dans leurs coutumes, ce genre de chose. Et même quand on demandait, la seule réponse restait un simple "ça va, ce n'est rien." Fierté oblige.
Et elle se sentait soulagée, visiblement, qu'au final, malgré ce changement fort, Aaluna avait survécu, et mieux encore, semblait être parvenue à se faire une nouvelle vie...où ses talents à l'escrime pouvaient vraiment être appréciés à leur juste valeur, sans être contrainte par le climat du terrain...elle avait fini par gagner le respect qui devait lui être donnée, comme le faisait chaque gérudo. Alors après, peu importait où, finalement, le principal, c'était d'y arriver !
- Crois-moi...personne ne t'en veut pour ne pas être revenue. Ensuite, je trouve ton parcours très honorable ! Je suis bien fière de constater que tu su garder dans ton esprit cette maxime...de ne jamais se laisser abattre.
Après tout, oui, en l'ayant prise sous son aile à l'époque, elle n'avait pas que fait juste la protéger et agir comme une simple proche. Elle lui avait appris sa façon de penser, aussi. Après, évidemment, à Aaluna de prendre les choses comme elle l'avait souhaité.
La fierté était décidément une caractéristique des gérudos. Alors savoir que les valeurs qu'on avait donné étaient utilisées...eh bien oui, ça la nourrissait, cette fierté.
Elle sourit, à la prochaine remarque. Peu de chance ? Pour elle aussi. Ayant tout perdu, elle ne s'attendait donc plus à la recroiser un jour. Bien que cela ne l'avait pas empêchée de le souhaiter, au plus profond d'elle-même. Tout en étant convaincue consciemment que ce vœu ne se réaliserait jamais. Mais dans la nature humaine, il y avait toujours une petite flamme d'espoir qui restait...et c'était finalement arrivé. Comme quoi, même les souhaits semblant les plus irréalistes pouvaient prendre forme !
- Comme quoi, parfois...
Aaluna enchaîna ensuite avec une question, qui avait déjà sa réponse, en fait.
- Oui, j'y étais. Ma pauvre, plus ça va, et plus notre "ami" roi se prend la grosse tête en s'offrant des choses futiles ! Même la famille royale, aussi noble soit-elle, ne se permet pas de s'offrir autant de fantaisies ! Vraiment...écoeurant à voir...
ça, juste pour alléger la chose, évidemment. Pour dire que "tout s'était bien passé" à Aaluna qui avait dû rester à occuper ses fonctions de garde...Nabooru comprenait très bien là qu'elle aurait voulu y aller aussi. Et ayant subi déjà à cause de la guerre...bref, elle préférait donner un ton léger à cette situation qui avait été bien loin d'être une partie de plaisir !
Mais bon, toujours ce même principe. "Ne te laisse jamais abattre par quoi que ce soit".
Elle repartit toutefois sur autre chose :
- Je suis fière de ce que tu es devenue, Aaluna. J'espère juste que cette fois, j'aurais l'occasion de te voir encore évoluer !
Sous-entendu que ette rencontre ne serait pas la dernière. Qu'elle l'espérait, du moins !
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"Ça m'étonne pas... Il m'arrive de croiser les deux fossiles qui sont ses soi-disant mères dans la Plaine lors de mes rondes... Elles se donnent beaucoup en spectacle. Mais ça a toujours été le cas à vrai dire !"
Ce qui la fit rire. Trait typique des Gerudos dire leurs pensées à voix haute. Les sœurs Twinrova étaient les plus vielles de leur peuple, après tout... Forcément, ni Luna, ni elles, ne s'écrasaient pendant ces quelques échanges. Bien qu'ils fussent rares, au final...
Ceci dit, elle reprit toutefois une expression un peu plus triste.
"Je... Ne sais pas si on se reverra de si tôt... Vous vous battez en première ligne non ? Avec le Héros du Temps... Et les autres Sages... Moi... Je me dois de rester à l'écart. Je ne suis pas envoyée sur les champs de bataille... Je ne suis pas capable de tenir. La preuve, après tout ce temps, ce n'est que maintenant que je vous revois enfin... Nous avons toutes deux à faire de notre côté alors..."
Elle ne pouvait plus se rendre dans le désert. Encore, si oui, elle aurait pu, de temps en temps, quand elle était en congés, ou autre. Mais non. Ça lui était impossible. Ou de nuit, peut-être. Mais elle n'était pas en état de traverser la plaine à la nuit tombée en temps de guerre où les monstres fleurissaient... Alors au final, dès que chacune serait retournée de son côté... Plus rien ne les liait vraiment à quelque chose de précis. Leurs chemins étaient totalement éloignés.
Ce n'était pas dans sa nature d'être un peu défaitiste de cette manière, mais il fallait se montrer aussi un peu réaliste des fois... Un grand fossé les avait toujours séparées. Ne serait qu'elle, et les autres Gerudos. Et après toutes ces années, il était devenu plus grand encore. Il y avait une différence entre un Sage ayant le pouvoir nécessaire pour sceller Ganondorf, et une simple garde qui tombait à la moindre occasion.
"Je dois avouer que parfois, j'aimerai ne plus avoir cette faiblesse. Bien que je sache vivre avec, et que dans le fond, je ne suis pas malheureuse, des fois, j'aimerai me rendre plus utile, et pouvoir me battre à vos côtés..."
Protéger la ville était quelque chose de non négligeable, certes. Mais pour une Gerudo, c'était quelque chose de secondaire. Elle avait la bataille dans le sang, l'envie d'en découdre. Luna n'était pas une exception. Sauf qu'elle ne le pouvait pas. Et de part son caractère, c'était parfois une vérité difficile à vivre, malgré les compromis qu'elle avait trouvé.
"Je vous ai toujours admirée. Depuis toute petite, mon rêve, c'était d'avoir un jour la force nécessaire afin de pouvoir mettre mon sabre à votre disposition, quand Hyrule en aurait eu besoin. C'est ce qui m'a donné le courage de persévérer. Aujourd'hui, Hyrule est dans ce besoin précis. Mais... Malgré tout, je ne suis pas apte à jouer dans la même catégorie que vous..."
Elle était heureuse que son maître soit fière d'elle, mais ce n'était pas vraiment de cette manière qu'elle voulais lui donner cette fierté...
En tout cas...Nabooru s'estimait heureuse que Twinrova et Ganondorf n'avaient eu jamais eu vent de sa relation avec Aaluna...fallait dire qu'elle était si bassement considérée, bien qu'étant bras-droit, qu'ils n'avaient pas vraiment prêté attention à elle lorsqu'elle rejoignait la vallée pour voir Aaluna, et continuer à construire sa rébellion en secret...comme quoi, le trio ennemi avait fait une belle erreur ! Ils l'avaient sous-estimée. ça s'était retourné contre eux, car la rébellion avait réussie, et le peuple des gérudos était désormais séparé en deux, depuis...
Et il ne faisait aucun doute que si on touchait à son élève, Nabooru serait aveuglée par la colère. Et se jetterait de nouveau dans les bras du danger, sans hésiter, pour la reprendre. Alors oui, elle était plutôt soulagée, là, d'entendre en gros qu'il n'était rien arrivé à Aaluna lors de cet échange.
Aaluna qui prit un air abattu, d'ailleurs.
Et Nabooru agit bien à sa manière. Elle ne se laissa pas abattre, prenant alors un ton qui se voulait rassurant :
- Eh, où est passé la petite battante que je protégeai autrefois ? il ne faut pas penser comme ça, Aaluna ! Ce destin m'a été imposé, tu sais ! Je n'ai pas eu le choix de le refuser ! Exactement comme toi à propos de ton corps fragilisé...
Elle se tut un instant, avançant vers elle, jusqu'à être à sa hauteur. Et de continuer à lui dire :
- Aaluna. Je comprends très bien ta frustration. Le jour où je t'ai repérée, j'étais seule. La vie m'avait déjà retiré les personnes que j'estimai le plus au monde. Puis lorsque j'ai été capturée, j'ai perdu tout le reste. Ganondorf avait certes été vaincu. Nous, Sages, sommes revenus dans nos contrées respectives. Tous étaient heureux, car la paix était revenue, et ils avaient tous retrouvé ce que les Ténèbres leur avait enlevé...ça n'a pas été mon cas. Seulement, il était hors de question de gâcher leurs retrouvailles. Alors oui, j'ai accompagné leurs sourires et leurs joies. Sans rien dévoiler. C'est hypocrite, je dois l'admettre. Mais après ce dur combat, méritaient-ils de subir encore ce genre de chose ? Je ne pense pas. Je veux juste te dire par-là que si je te perds de nouveau, je ne le supporterai pas. Malgré ce qui est arrivée, tu as réussi à te relever. Et à avoir une vie qui te permet de faire valoir tes talents. Ne le dénigre pas...qu'importe le lieu, au final, du moment que toi, tu atteins tes objectifs. Je ne veux pas que tu baisses les bras. Baisser les bras...c'est faillir...
Et ça, elle savait de quoi elle parlait ! En restant bornée, elle avait résisté pendant 7 ans, étant pratiquement sur le point de devenir folle à force d'être enfermée dans les conditions qu'elle avait eue...et affaiblie, elle avait lâché. Au bout de sept ans. Baissé les bras. Twinrova avait pu la contrôler comme une marionnette.
Et ce souvenir qui savait encore la faire frissonner l'encourageait encore plus à ne jamais se soumettre, jamais à quiconque, de ne plus jamais connaître le sens du mot "défaite"...et ce genre de chose, Aaluna était bien la dernière personne à qui elle le souhaiterait.
- Et toi, tu n'es pas de ce genre-là. La preuve en est avec tout ce que tu m'as raconté, sur ce que tu es devenue. Alors continue à te battre...et surtout, ne te laisse jamais dominer par qui que ce soit...ce combat s'est déroulé au désert, certes. Mais qui ne dit pas qu'il y aura d'autres combats ailleurs ? Ne te sous-estime pas. Ensuite...tu m'as apportée une chose de plus précieux qu'une force dans un combat, crois-moi. Si toi, tu es moins libre, moi je le suis. Je suis à la tête de la vallée, certes. Mais il est hors de question que ce statut s'impose à moi, et me dicte ses lois. C'est moi qui le gère, et non lui, vois-tu ce que je veux dire ?
Qu'en gros, peu importait son statut, si on savait gérer, on savait rester libre de ses mouvements...la preuve-là ! Elle-même parvenait à se permettre de vivre comme elle le souhaitait, plus ou moins, sans se faire forcément contraindre par son statut actuel...
- Il m'arrive, parfois, comme aujourd'hui, de m'éloigner. Si cela peut être mis à profit, ça sera sans hésiter que je le ferai. Surtout maintenant que je sais que tu es là. Il se peut aussi très bien qu'un jour, j'aurai besoin d'une lame pour m'accompagner. Et sans doute que cette fois, ça sera toi que je choisirai. Et non la solitude comme autrefois.
Quand elle avait refusé qu'elle vienne avec elle au Temple de l'Esprit...assez fermement, car ne voulant pas qu'il lui arrive quoi que ce soit. Ensuite...oui, elle pouvait bien lui offrir cet honneur, à présent. Pour la joie qu'elle lui avait redonné par le passé...
Mais aussi pour lui dire qu'elle pouvait très bien aller au front. Et que surtout...qu'il ne fallait pas qu'elle fasse de différence entre leurs statuts respectifs. Nabooru voulait qu'elle continue à aller loin. Pas à se rabaisser devant quiconque. Et surtout pas devant elle.
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Tout simplement impossible. Elle était plutôt celle qui soutenait aidait par derrière, que celle qui attaquait. Ça ne lui déplaisait pas non plus en réalité. Mais le soucis, c'était que les gens avec qui elle voulait être se battaient à un tout autre niveau que le sien. Alors forcément... Des fois, ça lui faisait un peu mal, se sentant exclue, bien que son aide restait non négligeable.
"Je sais ce dont je suis capable, mais je sais aussi la limite à ne pas franchir... Je serais ravie de vous aider si vous me le demandez, mais... Je crains que vous me surestimez un peu trop... Bien que je n'aime pas trop dire ça. Mais je ne veux pas prendre le risque de vous faire regretter votre choix... Vous savez comment je suis non ?"
Si son maître lui demandait, elle irait sûrement, et avec joie, incapable de refuser. Seulement, c'était des coups à le regretter très rapidement, car ça pouvait plus mal finir qu'autre chose...
"Même si j'aimerai vraiment, je ne suis pas faite pour me battre comme les Gerudos le font. Et je ne pense pas que vous êtes en mesure de dire le contraire. Je pense que vous êtes celle qui me connait le mieux non ? Je suis vraiment heureuse de l'estimation que vous me portez, mais je ne voudrais pas que celle-ci soit trop illusoire... Aussi bien pour vous, que pour moi."
Dire ces choses ne la rendait pas vraiment triste, disons qu'elle avait l'habitude à force. Au contraire, elle le disait plutôt avec le sourire. Avec le temps, elle avait apprit à se connaître, ses limites, et ce qu'elle pouvait faire pour vivre avec. Elle avait réussi malgré tout, et ça, elle en était fière. Même si des fois, elle aurait préféré que, mais bon... Elle préférait mettre les choses au clair malgré tout.
Elle réfléchit, toutefois. Quand elle était partie retrouver Link, qu'elle avait d'ailleurs retrouvé au village Cocorico, il avait enfin trouvé le courage de se relever. Puis il lui avait parlé de lieux de rassemblement...
Puis une phrase d'Aaluna l'interpella...alors elle lui répondit :
- Si tu ne peux pas te battre comme une gérudo, alors trouve-toi une façon de combattre plus appropriée à ta condition. Tu n'en seras que plus redoutable, sans perdre ta façon d'être dont tu es fière. Les styles entre les différents peuples varient, mais à niveau personnel, nous avons tous quelque chose qui nous différencie des autres dans notre talent. Et c'est ce quelque chose que tu dois trouver.
Elle ne souhaitait vraiment pas qu'elle se décourage. Elle reprit ensuite :
- Personne ne peut vraiment lutter contre une armée entière...même nous, tu sais ! Pourquoi crois-tu que les gens se rassemblent pour combattre le Mal ? Pourquoi crois-tu que j'ai été obligée de joindre mes pouvoirs aux autres pour vaincre ce grand abruti ? Parce que seule...eh bien ça n'a pas fonctionné. Tu le sais aussi bien que moi. Seul face à nous tous, Ganondorf n'est pas sorti vainqueur. Ce qui signifie donc bien que, peu importe le niveau que l'on a, personne n'est capable de vaincre à lui seul toute une armée, de n'importe quelle taille. Alors oui, face à une armée, tu seras incapable de vaincre.
Nabooru tentait de poser les choses. Déjà, par la rude expérience qu'elle avait eue. Et étant toujours du genre directe, mais bon, ça, c'était typique des gérudos. Aaluna faisait bien de mettre les choses au clair, mais elle aussi allait les mettre. Dans les bons termes, bien entendu. Son but n'avait jamais été de la descendre, au contraire !
Et lui dire aussi par la même occasion que chacun était au même niveau, finalement...puissance des Déesses ou pas. Pouvoir de Sage ou pas. Belle preuve avec tout ça.
- Maintenant que je sais que tu es vivante, ce n'est pas pour te voir disparaître de nouveau, là que tu m'es revenue. Je veux avoir le plaisir de voir tes progrès au sabre. Alors tu me prêteras ta force lors du prochain rassemblement organisé par le Héros du Temps lui-même, vu ?
La dernière phrase...marquée d'une expression bien à elle, faussement sévère, au contraire ! C'était une invitation sous-entendue, qui lui disait qu'Aaluna aurait l'occasion de réaliser son rêve, justement, celle qu'elle lui avait confié. Tout en voulant ensuite briser le coup du "on ne se retrouvera plus jamais" qu'Aaluna avait dit, en prenant pour prétexte cette fichue hiérarchie...
Et la gérudo avait connu suffisamment Nabooru pour savoir traduire ces sous-entendus derrière les grands airs qu'elle se donnait, souvent.
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"Pour ma part, il faudrait déjà que j'arrive à affronter un ennemi, un seul, sans tomber dans les pommes juste après..."
Il ne lui était pas impossible de battre un adversaire, bien au contraire ! Mais plus il était résistant, et plus le combat était long, et plus le contre coup pour elle était important, et difficile à surmonter. Alors non, personne n'avait le niveau, seul, face à une armée. Mais elle, il lui fallait encore atteindre le niveau de battre au moins un adversaire plus fort que la moyenne sans être K.O après... Même si elle n'était pas blessée.
"J'ai déjà mon style de combat. Et ce n'est pas ce qui me pose problème. Quelque soit la cadence, mon corps de la tient pas. Et vous savez très bien de quoi je parle. Je ne me fatigue pas que par le combat. Mais aussi par les émotions, ou le climat... Le mieux pour moi sera toujours de rester plus ou moins en retrait. Je sais qu'il est possible d'aider comme cela malgré tout. Et... Pour être honnête, ça ne me déplait pas. C'est ce que je fais depuis que je suis ici, et j'en suis assez heureuse. Mais il y a toujours des fois où on aimerai pouvoir faire plus."
Ce n'était pas vraiment que ça lui pesait, ou lui faisait de la peine non plus. Mais elle tenait à ce que Nabooru sache qu'elle ne se servait pas son état comme prétexte pour ne pas aller au devant du danger non plus. Même si son maître n'avait certainement pas ce genre de pensées, mais bon.
Toutefois, ce qu'ajouta la Gerudo ensuite eu don de l'étonner.
"Pardon ? Un rassemblement avec le Héros du Temps ? Je... Mais... Qu'est ce que j'aurai à faire là-bas ?"
En réalité, la proposition dite ainsi lui faisait vraiment chaud au cœur. Ainsi, elle savait qu'elle pourrait revoir son maître plus tard. Mais ce qu'elle ne comprenait pas, c'était comme une personne comme elle pouvait prendre part à un rassemblement comme le leur... Comme elle venait de le dire, elle n'était pas assez puissante pour pouvoir accompagner ce genre de guerrier... Donc elle ne voyait pas comment se rendre utile...
Tout le monde pouvait se tromper. Même mes personnes comme elle ! Elle ne se considérait certainement pas comme une exception à la règle ! Elle avait ses qualités, ses défauts, comme tout le monde. Si ça plaisait, tant mieux. Si ça ne plaisait pas, eh bien tant pis, la personne n'avait qu'à aller voir ailleurs, Nabooru ne la retenait pas.
Quand elle fit ensuite sa proposition...la réaction d'Aaluna fut immédiate. Et prévisible pour Nabooru, qui la connaissait déjà pas mal par le passé.
Ses lèvres s'étirèrent en un sourire légèrement amusé, pendant qu'elle lui répondait :
- Je viens de te le dire. Je voudrais que tu me prêtes ta force dans les combats à venir avec eux. Fais juste selon tes capacités, sans mettre ta vie en péril. Tu as tendance à nous considérer plus haut que ce que nous sommes...mais tu vois cette plaie ? Cela n'est-il pas une preuve que je suis humaine comme toi ? Et donc loin d'être invincible ?
Elle voulait la rassurer. Du moins, lui redonner suffisamment confiance pour qu'elle puisse continuer à aller de l'avant.
- Si l'ennemi ne fait justement pas attention à toi parce que tu attaques en retrait, sache que c'est un avantage, dont tu ne devrais pas te priver. Je l'ai bien fait autrefois quand j'étais Second de Ganondorf, rappelle-toi ! Ils se pensent trop forts pour commettre cette énorme erreur qui leur coûte à chaque fois ! Tu y as donc ta place, crois-moi ! Et gare à celui qui dira le contraire ! Et ça...je compte sur toi pour le faire comprendre !
Parce qu'elle en était capable, à présent, preuve avec le statut qu'Aaluna avait à présent. Ce qui n'étonnait pas Nabooru, au final, donc oui, sans aucun remords, à la moindre remarque, ça ne serait pas elle qui blâmerait la garde de montrer ce qu'elle valait !
Tout le monde savait qu'il ne fallait pas trop provoquer les gérudos...elles faisaient juste honneur à leur réputation !
- Evite juste de trop les abîmer, si c'est le cas, parce que malgré-tout, on a besoin de leurs bras, aussi ! Juste de quoi remettre les idées en place, d'accord ?
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Un peu comme elle faisait avec cet Hybride. Mais il lui arrivait aussi d'héberger des étrangers, des blessés... Ses seuls combats se limitaient aux racailles du Bourg, ce qui ne lui posait pas de soucis. Enfin, tant qu'ils n'étaient pas plus de cinq.
Elle n'était pas du tout faite pour le reste. L'y encourager, s'était se voiler la face, et elle était très sérieuse à ce sujet. Mais les gens se leurraient hélas toujours à son propos. Parce que quand tout allait bien, elle était vivace; joyeuse, avait tout d'une fille normale, mais qu'il ne fallait pas chercher. C'était très trompeur... Réellement.
Bien sûr, elle serait ravie de suivre Nabooru, Link, et les autres pour lutter et défendre Hyrule. Mais elle ne pouvait pas se faire trop d'illusions non plus. Elle était peut-être fiable pour l'aide, la fidélité, et tout, mais décidément pas pour le combat. du moins, pas pour ce genre de combat. Gerudo, oui, peut-être, mais différente aussi ! Et une différence bien trop importante pour être ignorée, ou minimisée...
"Ne le prenez pas mal... Je serai ravie de vous suivre mais... Avez-vous vraiment besoin d'une personne comme moi ? Vous le savez... Ma santé demande énormément d’exigences, et ça n'a pas changé avec le temps... C'est même pire en cette période troublée ! Je... Je ne crois vraiment pas que je puisse avoir l'audace d'accepter..."
lui fit-elle alors calmement, sans mauvaise façon. Avant de reprendre :
- Je ne te demande pas d'aller au-delà de ce que peux faire. Que tu veuilles te battre à mes côtés, j'en suis honorée. Mais que tu sacrifies ta vie pour moi, je t'en voudrais. J'apprécierai bien mieux si tu brilles avec nous à la fin des combats. Avec ton rôle à jouer. Selon tes capacités. Je ne te demanderai jamais d'aller jusqu'à la mort juste pour l'honneur. Sinon...eh bien je ne vaudrai pas bien mieux que l'autre abruti...
Qui motivait ses troupes un peu de cette façon, d'ailleurs. Puis Nabooru en avait eu la démonstration, face à a prêtresse de Din. Mots auxquels Nabooru avait répliqué sans ciller. Pour elle, il fallait apprécier et respecter ce que savaient faire les personnes selon leurs capacités. Chacun avait ses atouts, chacun avait ses faiblesses. Nabooru ne faisait pas exception. Preuve, elle était bien plus douée avec une lame à la main qu'en magie en combat...
- Rien que tout ce que tu pourras apporter, crois-moi, ça sera beaucoup. Fais selon ce que tu pourras donner. Et fais-le respecter.
Donc sans aller obligatoirement au front. Puis de toute façon, quelque part, Nabooru serait plus ou moins certaine qu'elle ne risquerait rien, car bon, même en la voyant ainsi, elle ne pouvait s'empêcher de refuser de se la voir blessée ou autre dans le genre...
Ensuite, dans l'optique de détendre un peu l'atmosphère, elle ajouta, en prenant un air faussement ennuyé :
- Puis j'ai promis à Link de lui faire parvenir des alliées de poids, et autant te dire, il n'y en a que très peu...alors si tu ne viens pas, je vais me retrouver bien embêtée ! Tu ne me ferais pas ça, quand même ?
Bon. Ce n'était pas un mensonge non-plus, bien que lorsqu'elle avait proposé à Aaluna de la rejoindre, elle n'avait pas pensé à ce rassemblement en priorité ! Ensuite, c'était aussi pour dire qu'elle la considérait effectivement comme une alliée "de poids", même si elle ne combattait pas directement !
Illustrant donc juste sa propre philosophie : ce n'était pas parce qu'on ne pouvait se battre directement qu'on ne valait rien, comme le prétendait Ganondorf. Chacun avait ses propres atouts, et chacun était à exploiter, et donc à respecter à sa juste valeur.
Elle voulait donc faire comprendre ça à Aaluna. Réellement. Puis bon, la principale raison, c'était aussi de pouvoir rattraper un peu le temps perdu. ça, c'était la vraie. Profonde, enfouie, non dise directement.
Dans tous les cas, ça passait avant le coup du "en fait, j'ai besoin de bras". Mais connaissant sa personnalité, Aaluna comprendrait le sous-entendu, que ça, c'était juste un faux prétexte derrière lequel elle se réfugiait.
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"Bon, okay, vous avez gagné. J'accepte de rencontrer Link à ce prochain rassemblement, ou je ne sais quoi... Je veux bien tenter de me faire valoir pour vous aider. Mais je n'irais pas au delà de ce que je viens vous dire."
Là dessus, elle n'y reviendrait pas. Et si le Héros du Temps estimait qu'elle ne leur était pas utile, et bien tant pis. En fait, c'était un peu le genre de réponse qu'elle s'attendait à entendre, bien que le contraire lui ferait plaisir aussi.
"Et... Quand est-ce que c'est ? Et où ? Que je m'organise."
Parce que bon, avec ses horaires de patrouille et tout... Bon, son statut lui donnait assez de liberté, mais dès que ses ordres venait du Capitaine de la Garde, c'était plus délicat...
Et après, fallait encore qu'elle parvienne à se rendre au lieu indiqué sans ennuis... Bref, à son sens, ce n'était pas gagné, mais rien ne l'empêchait de tenter non plus.
Ocarina of Time
Breath of the Wild