Faufillades au clair de lune

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Eorah Vif-Argent


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(vide)

Elle courba la tête et la serveuse jeta l’eau sur sa nuque. Assise dans son baquet, Lenneth se prenait le luxe d’un bain. L’eau ruisselait sur ses joues, sa nuque et sur son dos. Les yeux clos, la Sheikah se remémorait ce qui était prévu pour le lendemain. Comment entrer dans le castel, quoi y faire et surtout, comment mettre les voiles. Elle avait un plan, mais n’en possédait pas les détails. Il lui faudrait improviser tout du long de cette nuit à venir. Au dehors, par la fenêtre, la Sheikah pouvait discerner les tourelles du Castel, formes noires et vagues, sur le ciel du crépuscule.

Lenneth soupira et s’adressa à la jeune femme derrière elle. «
C’est bon, allons y. » Elle pencha la tête en avant, tandis que l’autre versait sur ses cheveux une teinture noire. Sa masse argentée étant trop voyante, Lenneth avait choisi de la spoiler le temps d’une nuit. Quand ce fut fait, elle sortit de l’eau et s’approcha de la fenêtre. Y étaient suspendues une serviette rugueuse et une tunique. Epongeant son corps avec la serviette, la Sheikah refusait de poser les yeux sur le vêtement. Trop échancré, trop dévoilant à son gout. Le devant ne fermait même pas tout à fait convenablement. Lacé de façon à laisser voir la courbe des seins puis une bande de peau jusqu’au nombril. Couleur bleue pour rehausser les yeux de la jeune femme.

Lenneth maugréa avant d’attraper le vêtement, et presque rageuse l’enfila. La tunique lui descendait jusque sous les fesses cachant ce qui devait être, suggérant le reste. La Sheikah s’observa un instant dans le miroir. «
Tchh, manquerait plus que ca ne suffise pas. » Comment en être sure d’ailleurs ? Elle jeta un coup d’œil furtif vers la porte de la chambre voisine à la sienne. Peut être Astre saurait y répondre lui ? La Sheikah considéra un instant l’idée d’aller séduire son compagnon d’aventure, avant de secouer la tête. « Non, songea-t-elle, je n’ai pas besoin de lui. » Le tissu chut au sol, tandis que Lenneth allait se glisser sous les draps. Demain arriverai bien assez vite. Il est temps de prendre du repos.

****************************************************



La nuit suivante, la Lune se leva, pleine comme une balle. Lenneth leva ses yeux bleus vers elle et murmura une prière à leur réussite. Derrière elle Astre attendait dans l’ombre. Devant eux. Un garde faisait sa ronde. La Sheikah savait quoi faire et se glissa hors des fourrés qui la camouflaient. L’homme n’était pas bien lourdement armé, une hallebarde tout au plus. La jeune femme savait que ce genre d’arme était lourde et difficile à manier très rapidement. Un croc en jambe et deux coups de coude sur le coté du crane suffirent à envoyer l’homme d’arme dans les bras de Morphée. A gestes vif et certains, Lenneth le délesta de son uniforme, puis le ligota et le bâillonna avant de retourner auprès de son comparse les bras pleins.

«
Enfile ça ! Tu passeras plus inaperçu. »

Elle se détourna très vite, comme pour ne pas laisser le temps a Astre de protester. «
Discute pas ! Fais le et c’est tout ! » Les yeux de la Sheikah fouillaient l’obscurité. Personne n’était visible depuis leur point de vue. Aussi, elle s’avança sur le chemin et a pas prudents s’aventura vers le pont levis. Alors qu’elle allait poser le pied sur le bois du pont, un homme sortit de l’ombre et l’alpagua :

«
Hey ! Qu’es ‘tu fous ici ? N’avance pas ! » Lenneth leva les mains et se coula dans l’ombre. Elle prit un air inquiet et faussement innocent quand le garde la rejoignit et qu’il rabattit le capuchon. Elle leva les yeux sur lui et prit une voix effrayée : « J’devrais avoir rencard avec l’cap’taine. Y m’a promis de m’r’trouver ici. » Pour donner le change, elle se mit à jouer avec une mèche de cheveux noircis. Elle l’enroulait et la déroulait autour de son index. « S’i’ous plai ! Si’ous m’aidez, j’pourrai’t’etre vous faire comme pour l’cap’taine. »

Lenneth roula un peu des hanches pour souligner son propos. L’autre en face paraissait avoir remarqué a quel point son vêtement attirait le regard et qui s’adressa a la Sheikah, c’était plus a sa poitrine qu’il parla. «
haem, … très bien… mais tu passe par chez moi avant de partir. » Et il s’effaça en lui désignant un point plus loin : « L’cap’taine est dans le poste la bas. Fais vite, j’veux pas attendre toute ma veille pour t’revoir. »
Lenneth se tourna alors vers la direction et se glissa dans les ombres.


Astre


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Tout de noir vêtu, il était prêt pour l’opération. Astre, tignasse encre et visage osseux, jouait avec le couteau de chasse qu’il avait décidé de prendre. Son épée serait trop encombrante et le cliquetis alerterait tout le château avant qu’ils n’aient le temps de passer l’entrée. Il avait donc privilégié une arme propice au meurtre discret, à l’assassinat politique. L’ancien Chevalier jonglait avec son arme, le regard perdu dans le vague, quand le visage de Lenneth apparut, blanc nuage, au milieu de la nuit. Le reste fut bien plus appétissant à l’œil : Astre arrêta de faire mumuse et la reluqua sans gêne. Un petit sourire malsain vint trahir l’envie qui venait de l’embraser.  Ses yeux s’appesantirent sur la chair à peine voilée du poitrail féminin, et il ne put empêcher un petit ricanement.

« Et bien, la gueuse, s’il nous reste un peu de temps avant l’opération, j’aimerais bien tester ton camouflage. »

Elle ne daigna pas le regarder, mais débuta d’elle-même la funeste entreprise. Lenneth neutralisa rapidement le premier garde, le déshabilla –ah la coquine- et revint vers Astre. « Enfile ça, tu passeras inaperçu. » Le concerné arqua un sourcil et balaya l’ordre d’un geste de la main. Après tout, s’il s’était drapé le corps et le visage d’obscurité, ce n’était pas pour se faire repérer. Astre ne releva pas et s’approcha du garde évanoui. Il dodelina de la tête, les yeux fixés sur sa proie comme un enfant qui contemple cruellement un oiseau à la patte cassée. Il sourit, avant de traîner le type dans les ténèbres et de l’égorger avec un malin plaisir. Il sortit des buissons pour rejoindre sa comparse quand la vision d’un homme réveilla sa vigilance. Il plongea d’où il était sorti et laissa Lenneth gérer la situation. Elle se déhanchait vulgairement devant le troufion qui semblait se retenir de ne pas la violer de suite. Quelques échanges brefs. L’ancienne capo Phénix se dirigea alors à l’intérieur du château. Astre longea les murs pour ne pas se faire voir : maigre comme il était, il s’infiltra sans problèmes et rattrapa son retard. Une fois derrière la jeune femme, il se surprit à laisser serpenter ses yeux sur ses courbes. Il détourna le regard rapidement comme s’il s’était brûlé, puis posa sa main droite sur l’épaule de Lenneth.


« Pour la suite, que fait-on ? Tu gratifies le capitaine de la garde de quelque joyeuse gâterie, tu en profites pour lui chaparder son trousseau de clefs et tu me rejoins ? Ou j’entre dans la pièce et je l’exécute froidement ? Ca tue le plaisir, forcément, d’un ultime réconfort pour le mauvais bougre mais enfin… après tout… »


Eorah Vif-Argent


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(vide)

« Tue-le. »

La réponse avait été net, tranchante comme une lame. Peut importe le sort du capitaine, il était désormais scellé. Se renfonçant dans le noir, Lenneth laissa à Astre le soin de s’occuper du garde. En attendant elle fit le guet. Mais ce soir la, rien à signaler. Ou la relève avait été faite, ou elle n’interviendra pas avant plusieurs heures.

Le murmure crissant de pas sur le sable fit se retourner la Sheikah. Mais ça n’était qu’Astre, en train d’essuyer sa lame.

« Ça y est ? » demanda Lenneth « Parfait. »

Elle entra dans la bâtisse et sans un œil pour le cadavre alla récupérer les clefs sur la console au fond de la pièce. Puis elle revint et ferma la porte à clef. « Ca devrait les occuper un moment, quand la relève arrivera. »

Enfin Lenneth retourna dans l’obscurité, son âme damnée sur les talons. Quand ils atteignirent la porte, Lenneth fit brusquement volte face pour embrasser Astre. Le temps d’un battement de cœur et elle se retira « un acompte, murmura-t-elle, pour te motiver a m’aider. » Elle fit un geste, se désignant de la tête aux pieds « Une nuit entière, si on en sort en vie. »

Sans attendre plus longtemps Lenneth posa les paumes sur les poignées des ses dagues, cachées dans des replis de son manteau. « Allons-y. »


Ce ne fut d'abord que la pulpe de son doigt puis une phalange entière qui s'enfonça dans la gorge de son camarade. Elordrel ramena sa main sous son nez. Après une brève inspection, il en conclut qu'apparemment il n'y avait pas la moindre trace de poison. Le garçon avait rapidement appris à reconnaitre les essences, en compagnie de sa mère herboriste, qui tenait un étal à Cocorico. Le même étal qui fournissait à l'apothicaire plus de la moitié des ressources dont il avait besoin.
Le sang était encore chaud, et à vue de nez, il ne donnait pas plus de dix minutes au décès de son camarade. Il avait été dépouillé de ses effets, certes, mais il restait toujours ce justaucorps de cuir souple et noir qui équipait certains soldats. Et si toute son armure lui avait été retirée, ça n'était évidemment pas pour le voler : sa bourse ne serait pas restée.

Sa main se porta au cor de guerre qui équipait tous les fantassins en charge des rondes. C'est quand ses doigts se refermèrent sur celui-ci qu'il se souvint des consignes que le Général avait personnellement donné à l'ensemble de la faction de Garde ; qu'elle fut de jour comme de nuit. Un sourire vilain tira ses traits tandis qu'il songeait d'avance à la suite. Il ne tira pas le cor de sa ceinture, mais ses doigts retirèrent le loquet qui fermait la petite cage. C'est silencieuse comme la nuit que la petite paire d'ailes blanches s'éleva vers les enceintes du Castel.

La colombe se hissa doucement devant chacun des postes qui avait toujours composé son parcours quotidien. Elle avait été dressée pour passer devant certains points précis ; bien que le chemin qu'elle avait à suivre ait été étudié pour qu'il ne révèle rien sur l'architecture et la géographie du premier Bastion Royal. Cela ne pouvait être, pour un oeil non averti et donc extérieur à la garde, que le vol paniqué d'une mère à la recherche d'un petit tombé du nid. 

Le vieux Cerscastel la suivait du regard, depuis ses appartements. C'était une nuit où il ne parvenait pas à trouver le sommeil, sans savoir pourquoi. Le Chevalier avait cette impression qu'il se jouerait quelque chose de décisif dans les jours qui viendrait, et il craignait pour sa presque-fille. Pourtant... L'immense majorité des troupes étaient resté ici, comme elle l'avait ordonné, alors que le Rusadir était parti avec moins de cinq-cents hommes. Il n'y avait personne en Hyrule, à l'exception peut être du Gérudo, qui était capable de réunir autant de gens en armes que ne le pouvait le Castel-Real.

Il n'y avait, sommes toutes, aucune raison de se faire du mouron. Et pourtant, quand il vit l'animal passer au ras des tours, ses yeux se dirigèrent vers la sublime épée que Daphnès Nohansen Hyrule II, dit le Juste, son meilleur ami, avait fait forger pour lui. Une sabre dont la lame était presque droite, et au tranchant unique, mais ô combien mortel. Cette arme était sûrement la plus belle que le peuple Gérudo avait jamais réalisé, et l'enchantement que Kotake y avait posé avant la trahison du Seigneur du Malin était aussi vif et mordant qu'à l'origine.
Le vieil homme s'arrêta ensuite sur le domestique qui était affilié à sa chambre, et d'un geste du menton désigna son armure. Espoir Cerscastel savait pertinemment que ses hommes en ferait tout autant ; quoiqu'ils n'auraient pas besoin d'aide pour s'équiper aussi rapidement que lui.

"Allez, mon garçon, dépêche-toi un peu !" Grommela le vieux bretteur qui avait pris le Loup pour emblème. Ce même loup qu'il portait sur le heaume qu'on lui enfila. « Mon épée. Apporte-moi mon épée. » Lâcha-t-il enfin, la voix rendue métallique par l'ossature et l'armature d'alliage qu'il portait. Le premier geste de Zelda à son égard, une fois arrivée sur le trône, avait été de lui offrir une armure de Roi. Entièrement protégé par celle que portait jadis Daphnès, il referma ses doigts gantés sur la hampe. Bien peu pourraient se vanter de le blesser, songea-t-il, alors qu'il quittait les lieux d'un pas belliqueux. Ses hommes l'attendait.
***

"Mon capitaine ! Mon capitaine !" Riveren sauta les trois dernières marches qui menaient jusqu'au bureau de son supérieur. La lanière de cuir qui devrait maintenir son épée à sa ceinture lui martelait les doigts. Courir avec une lame au flanc était autrement plus ardu que de courir lame en main et il espérait que le bras droit du Général n'en tienne pas rigueur. 

Le sous-officier se réceptionna remarquablement, et ouvrit la porte sans même demander la permission. Après tout, après la tentative d'assassinat menée sur son Altesse Royale, Zelda Nohansen Hyrule, il avait été admis dans tous les régiments que le moindre doute se devait d'être traité aussi consciencieusement qu'un cas de force majeure. « Mon capitaine ! — » Lança à nouveau le blond, essoufflé. « Tu n'es pas rasé, Riveren. » Lâcha sèchement Ascelin Holon, premier Capitaine de Llanistar. Il n'avait relevé les yeux qu'une demi seconde, avant de les rabattre sur sa plume qui grattait à nouveau le papier. Il avait promis à une demoiselle de lui écrire régulièrement et...

"Mon capitaine, une colombe a été lâchée !" L'officier releva la tête en silence, et darda un instant son subalterne. Sans mot dire, il plia la lettre et la rangea dans un des tiroirs, avant de récupérer une dague qu'il accrocha à sa ceinture. « Fais préparer des troupes. » Commença-t-il, en se saisissant de mailles et de plaques légères. Du cuir bouilli, renforcé par un peu d'acier. « Je veux des fantassins, mais surtout des lanciers et des piquiers. Prévoit aussi des arbalétriers. Je suppose que le Seigneur Cerscastel aura déjà fait monter des hommes pour garder les appartements royaux, néanmoins fait envoyer des renforts. Il ne doit rien arriver à son Altesse. » 

Son regard était dur, et Riveren ne put s'empêcher de baiser les yeux, contemplant ses bottes. « Bien mon capitaine. » Souffla-t-il, légèrement tendu. « Et revêt correctement l'uniforme. Tu es en service, soldat. » Conclut l'officier avant de quitter la pièce, en armure épée et dague aux flancs, hallebarde en main.
***

Le Chat n'avait eu aucun besoin de voir l'oiseau pour savoir que deux souris avaient su se faufiler dans la tanière de son maitre. Il fallait être aveugle pour ne pas voir cette jeune fille balancer ses hanches de gauche à droite pour charmer les plus stupides de la garde. Selina siffla entre ses dents, pleine de mépris à l'égard de Celle-qui-aurait-pu-être-de-son-peuple. Sans doute le sang de Kokiri qui la poussait à être aussi vulgaire. Elle siffla aussi de dédain en repensant à l'idiot qui l'avait laissée passer. Ces Hyliens étaient tous les même.

La Sheikah montait dorénavant vers l'unique endroit où elle était susceptible de trouver celle pour qui elle avait offert sa vie, des années plus tôt. Leurs amis communs avaient fait un travail considérable. Les Sheikahs savaient tous que partir en guerre sans connaitre son ennemi était au moins aussi mortel qu'un carreau ou qu'une épée. Ils avaient comptés le nombre de morts : jusqu'à présent deux, leurs grades — un garde tout ce qu'il y a de plus lambda, fiancé et bientôt marié ; et un capitaine, récemment promu. Ils s'étaient aussi attardés sur les deux intrus. Un mâle et une femelle. L'homme plus grand que la femme ; peu armés. Pas d'arme de tir ; a priori. Et pour terminer finement, au vu du trousseau de clef manquant, une de ses meilleurs éléments, Elea, avait eu la brillante idée de se renseigner sur les détenus du Castel. Entre quinze et vingt prisonniers dormaient paisiblement dans les geôles de la Princesse. Selina avait été surprise d'en voir si peux : sans doute la Dernière Hyrule était trop clémente et les relâchait aussi vite qu'ils étaient jugés. S'ils venaient à être libérés, ils ne constitueraient qu'une faible menace. Pas bien robustes, après un séjour sous terre, sans protections ni armes, les soldats de l'armée régulière auraient tôt fait de les maitriser. Mais elle doutait qu'ils les tuent, et c'était bien là le problème.

Enfin ; elle arriva en haut de la tour. Près des créneaux elle rejoignit celle qui disposait de sa vie. « Dame Impa. » Lâcha-t-elle, en s'agenouillant pour s'annoncer. « Deux intrus ont pénétré l'enceinte du Château, en séduisant un garde. Nous l'avons laissé en vie, malgré le vouloir de nombre d'entre nous. Nous avons pensé que vous souhaiteriez que la justice soit rendue en toute légalité, et non dans l'ombre. » La jeune femme contenait sa rage, puis réalisa qu'elle divaguait. « Excusez moi, ma Dame. Ca n'est là pas une façon de faire un rapport. Les deux intrus, un homme et une femme, ont tués un soldat et un officier récemment promu. Ils se sont emparés des clefs du capitaines. D'après Halthlin, ils sont peu armés et ne sont apparemment pas capable de tuer à distance. De toute évidence, ils viennent pour sa Majesté. » Elle fit une courte pause, n'ignorant pas à quel point Impa était attachée à la Princesse, mais sans pouvoir partager cet affect. Vraisemblablement une jalousie qu'elle ne parviendrait jamais à avouer. « Une colombe a été lâchée, et le vieux Chevalier l'a vue. Ses hommes sont en formation. Holon est aussi au courant. Ceci semble peut être exubérant pour deux hommes seulement, néanmoins il semblerait qu'ils soient plutôt doués. Et puis... Un certain nombre de prisonniers sont encore présent dans nos cellules. S'ils ne représentent pas une menace quelconque, ils pourraient nous gêner. »

Selina osa glisser un regard vers sa maitresse. Celle-ci semblait aussi immobile qu'une statue, et le Chat préféra baisser à nouveau les yeux. S'il fallait essuyer la colère d'Impa parce qu'ils avaient laissé entrer ces deux étrangers, elle préférait ne pas avoir à affronter les yeux du Sage de l'Ombre.

[Précision HRP : si l'ensemble des PnJs jouissent du statut standard, trois d'entre ceux qui sont présentés dans ce post ne peuvent pas être tués de l'initiative d'un joueur.— il faut que leurs morts soient mentionnés dans un post semblable à celui-ci —
Il s'agit donc des trois PnJs majeurs : Cerscastel, Holon et Selina. Tout cela ne signifie pas qu'ils sont immortels, simplement qu'ils doivent être tués de la même façon que l'on tue un véritable joueur (ce qui sous entend aussi que les joueurs ne sont pas autorisés à les faire réagir, et ceux qu'ils soient du côté de Zelda ou d'Astre et Lenneth). Merci d'avance !]

... Alea Jacta Est ...

Deux dés à deux faces (D2) seront utilisés pour clarifier deux points du RP laissés au hasard. Le premier Dé concernera directement l'expédition montée par Lenneth au Vif Argent et Astre, dit le Chevalier Noir tandis que le deuxième influencera en premier lieu Elordrel, puis, plus tardivement la Garde (exception faite des Sheikahs menés par Impa).
Dans un premier temps, il sera question de la possibilité à l'expédition montée contre la Princesse à voir la colombe lancée par Elordrel. Puis, le hasard décidera de mettre, ou non, le cadavre du capitaine assassiné par Astre sur la route d'Elordrel.

D2 : La colombe

Si le résultat est 1 :
Astre et/où Lenneth peuvent voir la colombe (à l'appréciation des joueurs). A partir de là, ils sont susceptibles d'agir comme bon leur semble.

Si le résultat est 2 :
Ni le Vif Argent, ni le Chevalier Noir ne distinguent la colombe qui vole dans les cieux. Cela étant, ce résultat ne provoque pas plus d'obstacle que les autres possibilités.

D2 : Elordrel

Si le résultat est 1 :
Elordrel continue sa ronde, méfiant. Prêt à donner l'alerte de façon plus explicite, il se décide néanmoins à quitter son poste pour progresser au sein du Château et tombe malencontreusement sur le cadavre fraichement laissé par Astre et Lenneth. Paniqué, il suit tout un dédale de couloirs et de passages jusqu'à arriver jusqu'à une réserve de colombes laissée ici dans le cas d'une attaque surprise. Malheureusement pour lui, à peine a-t-il lâché un second oiseau que déboulent les deux assassins. Il est armé d'une lance légère ainsi que d'une épée de qualité moyenne qu'il est possible de récupérer s'il est tué.

Si le résultat est 2 ou plus :
Elordrel continue sa ronde méfiant, sans cependant quitter son poste. Il suppose que son premier message a été compris et ne fait pas plus de vague que nécessaire.

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#1 'Dé à 2 faces' :

#1 Résultat :


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#2 'Dé à 2 faces' :

#2 Résultat :

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Était-ce la Lune, totalement pleine qui de sa lumière avait empêché la Nourrice de s’endormir ? Ou bien était-ce juste un pressentiment, une supposition ? L’intéressée elle-même ne le savait pas, mais quand le Chat vint la trouver en haut de la tour, la Sheikah était en pleine possession de ses moyens, la fatigue encore loin devant elle. Elle entendit à peine un bruissement, Selina portement magnifiquement bien son surnom. Elle écouta attentivement, toujours immobile, toujours les yeux plus loin que sa propre pensée. Elle tiqua à peine sur la digression du Chat, laissant couler pour ne pas l’interrompre. Lorsqu’elle eut finit, Impa laissa un blanc. Impassible, elle garda ce calme qui faisait presque partie à part entière de sa réputation.

« C’est la justice de la Souveraine qui sera exécutée ce soir Selina, et pas la nôtre. C’est la seule qui ait légitimité, et nous devons respecter cela, pour les valeurs que nous défendons. »

Il était important de calmer la jeune femme aux cheveux de jais, qui se montrait parfois trop fidèle à son propre peuple et à ses coutumes. Mais elle ne lui en voulait pas. Selina était loin de toute responsabilité –visible bien sur, car dans l’ombre son nom se trouvait sur de nombreuses lèvres- et elle ne pouvait ou ne voulait pas saisir toutes les subtilités des jeux de la cour. Impa l’enviait parfois, car l’Ombre l’appelait bien souvent. Elle eut toutefois un léger sourire.

« Une stratégie maligne, mais ô combien fourbe. Ton rapport est parfait, comme toujours. Va et murmure pour moi : que trois fils de l’ombre surveillent les geôles, qu’ils soutiennent les gardes si le besoin se présente, et qu’ils tentent d’immobiliser les deux intrus, mais rien de plus. Que quatre filles de l’ombre s’occupent de la chambre de Zelda et empêche quiconque d’y rentrer. »

Si une donzelle avait pu charmer un garde, cela ne se reproduirait pas. La pièce convoitée par leurs intrus serait farouchement gardée, et elle se doutait que le vieux Cercastel mettrait lui aussi ses meilleurs éléments sur le coup. Ils défendaient la prunelle de leurs yeux, et rien ne pourrait leur retirer. Elle fut légèrement déçue de ne pas avoir encore réunie la Fraternité, mais qui sait si les évènements de cette nuit ne feraient pas apparaitre des éléments prometteurs à ses yeux ?
Holon prendrait surement une décision pour les prisonniers, mais elle lui envoyait des renforts au cas où. C’est tout ce qu’elle pouvait faire, afin de ne pas briser le mystère de ses ombres et de voler la légitimité de la garde si une action musclée se présentait. Si elle le croisait dans le Castel, elle échangerait brièvement avec lui sur ce point crucial.


« Nous, nous allons aller trouver un angle de vue propice. Rejoins-moi quand tu auras fini, mon armure de cuir me sera surement utile ce soir. »

Elle quitta alors la tour, glissant dans la pénombre, rejoignant ses appartements où elle enfila les quelques plaques de cuir avec précision et vitesse. Le signe de son peuple était gravé dans chaque pièce d’armure, et elle prit son sabre court –le fourreau astucieusement positionné dans son dos- ainsi que ses dagues. Ses poches se remplirent de noix de Mojo, et elle glissa aussi ses précieuses aiguilles dans un compartiment de tissu à son poignet gauche. Quand le Chat rejoignit la Sage, elles filèrent dans la nuit, toujours sans un bruit.

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Astre


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(vide)

Astre était entré dans la pièce, où un hylien seul assis à son bureau était occupé à signer des documents –sans sceau royal, bien sûr, puisque c’était au chancelier d’y apposer la légitime marque et non à un autre. A côté de lui, une choppe dont le Corbeau à cette distance-là avait peiné à en voir le contenu. Il s’était faufilé à l’intérieur de la pièce, fort de son agilité et faisant honneur à sa race. Il s’était forcément douté que, n’étant pas un assassin de formation, le garde aurait fini par l’entendre quand bien même il se serait efforcé de rester silencieux. C’était pourquoi il avait fait un pari assez dangereux, celui de bondir hors de l’obscurité et de trucider le capitaine sans autres formes de politesse. Astre avait rejoint en quelques enjambées l’hylien démuni, et lui avait lacéré la gorge de part en part avec une efficacité qui l’avait étonné lui-même. Dans son agonie, le garde s’était agité et lui avait donné malgré lui des coups de poing dans le torse, mais le Chevalier noir n’en avait pas eu à supporter les douleurs. C’étaient de bien piètres attaques.

Lorsqu’il était sorti de la pièce en nettoyant l’arme du crime, Lenneth était allée récupérer le trousseau de clefs en bavant quelques banalités qu’Astre n’avait pas relevées. Quelques pas plus loin, contre toute attente, elle avait fait volte-face et avait forcé l’entrée de sa bouche avec sa langue. Peu habitué à ce genre d’excès  sentimentaux, le Chevalier s’était raidi en la regardant suspicieusement. Contrairement à ce qu’elle pouvait penser, il n’était pas de cette race stupide de gardes qui s’amadouent au moindre déhanché, à la moindre œillade. Et pourtant il devait avouer que ce baiser ne l’avait pas rendu indifférent : il était un homme, après tout, et il aurait fallu être amateur de saucisson pour rester de marbre devant cette pouliche enflammée. Ou eunuque. Lenneth lui avait ensuite fait une promesse salace qu’il avait goûtée du bout de sa libido, cependant l’esprit trop concentré pour pouvoir réellement réagir à celle-ci.

Dans l’encre de la nuit brillaient la Lune et son enfant. Son enfant ? Quelle était cette forme laiteuse qui brassait l’air obscur comme un papillon de lumière ? Astre plissa son regard de feu et l’imagination aidant, il prit conscience d’une chose : ce n’était pas une étoile filante, un morceau de lune ni même un petit nuage de fumée, c’était quelque chose de vivant. Il insista du regard sur la luciole qui prenait de l’altitude. Et là, le danger s’imposa à lui comme une évidence : une colombe !


« Lenneth, ils sont au courant de notre venue. » L’incertitude et une certaine forme de peur aidant, il se surprit à détailler les ténèbres, à y voir mille paires d’yeux rieurs et tout autant de bouches goguenardes. Il s’était fait avoir comme un bleu ! Que pensait-il ? Qu’il allait entrer dans un château bourré de gardes, marcher en ligne droite, abattre les quelques téméraires qui se poseraient sur son passage et refroidir la Princesse, la personne la plus protégée d’Hyrule ? Il se moqua de lui-même, fou et inconscient qu’il était. « Tout est bien trop calme… ». Astre sentit ses veines se réchauffer d’adrénaline, son cœur battant la chamade et pompant du magma plutôt que du sang. Il se préparait à l’imminence, du moins son instinct s’était réveillé, et son corps s’adaptait à sa condition sheikah. Ils allaient venir. « Ahahah, les vicieux… les ténèbres vont les recracher, ils vont fondre sur nous comme des éperviers. Nous serions les rats, dans ce cas-ci ? » siffla-t-il, mi coléreux mi amusé, entièrement fêlé.




Eorah Vif-Argent


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(vide)

« Lenneth, ils sont au courant de notre venue. » Elle aussi elle l’avait vue, l’oiseau de neige. Quel regret que ne pas avoir emporté son arc. Mais elle secoua la tête au souvenir de son arme d’if, rompue et surement brulée depuis … trop longtemps. Ses mains lui démangeaient de tendre la corde a son point le plus parfait, de sentir la caresse de l’empennage sur sa joue, et celle du souffle produit par la fuite de la flèche sur ses lèvres, a l’instant où les doigts se relâchaient.

Dans son dos, la Sheikah sentait la colère de son comparse, elle entendit ses jurons et ses paroles vindicatives. Mais elle n’y prêta pas garde. Doucement, la jeune femme aux cheveux-d’argent-teintés-en-noir mit un genou en terre. Tête baissée elle ferma ses yeux. Ses paumes rencontrèrent la poussière du sol. Et doucement, les lèvres de Lenneth se mirent à remuer.

Elle les appelait à l’aide, avec son esprit et avec son cœur. Le cri mental, l’onde psychique parcourut le sol, pulsant doucement en rythme avec le cœur de la Sheikah. Combien de temps cela dura-t-il ? Combien de temps, resta-t-elle perdue entre deux dimensions ? Même elle ne put le dire. Ce fut à la fois trop cours et trop rapide. Pour Lenneth quelques trop courtes secondes, mais pour Astre de probables longues minutes.

Et enfin ils répondirent.

D’abord timidement. Un soubresaut dans la poussière de la cours du château. Puis une main, longue, osseuse en jaillit. La main fut suivie d’un autre, puis de la tête, du torse et enfin des jambes. Devant Lenneth, toujours agenouillée, se tenait un revenant, tout d’os composé. Mais il n’était pas le seul. Une poignée avait répondu à l’appel, Sakdoss et autres monstres mêlés. Quand la Sheikah releva la tête sous son capuchon, elle crut même discerner par là-bas un Stalfos. Vérité ? Illusion ? Elle n’en fut pas sure.

Enfin elle se tourna vers Astre «
On est a égalité maintenant. » Les yeux de la jeune femme luisaient, de cette lueur rouge qu’elle possedait depuis quelques semaines. Elle fit un geste d’invitation à l’adresse de son comparse puis s’insérât dans son sillage, faisait fi de la migraine qui lui battait les tempes et du léger tremblement de ses doigts. Leurs soldats leur emboitèrent le pas quand ils se remirent en route.


Thesus


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(vide)

Le jeune homme se tenait debout, au beau milieu des plaines du royaume. Le lieu baignait dans la lumière pure du soleil.

" Mais où suis-je ? Dit-il. Qu'est-ce que..."

Son père se tenait non loin de lui. Confus par cette situation qu'il savait impossible, le fils s'approcha de son paternel lorsque celui-ci dit:

" Bonjour Thesus.

- Que fais-tu ici père ?! Demanda l'Hylien. Ses mains tremblaient.

- Je suis simplement venu te dire que ta mère et moi partons. N'essaie pas de nous suivre ou encore de nous retrouver. Ton chemin à nos côtés s'arrête ici. Expliqua-t'il, immobile et serein.

- Je ne comprends pas... Mais où allez-vous ? Thesus, affecté, se mit à courir vers lui.

- Tout est de ta faute. Absolument tout. Nous avons tellement honte de t'avoir comme fils... Lorsque ces paroles furent prononcées, le ciel bleu se tâcha de gris et le soleil devint noir. Une brume épaisse dansait autour des deux hommes. Nous espérons sincèrement que la mort te rattrapera... "

L'air, qui quelques secondes plus tôt semblait aussi léger qu'une plume, poussa le garçon contre le sol d'une telle violence qu'il s'écrasa contre ce dernier.




" Eh ! Le nouveau ! Réveille-toi ! Oh ! Dépêche-toi ! "

Les iris marrons de Thesus se libérèrent du voile de peau qui les recouvraient, puis rapidement, se dilatèrent face au peu de lumière que dégageait la lanterne du collègue.

" Ça va ? Demanda-t'il. T'as pas l'air dans ton assiette ! Faut y aller ! Y'a du mouvement dans le château !

-J'ar...J'arrive Morthague. Murmura Thesus. Laisse moi une seconde, tu veux bien ? "

Son camarade acquiesça et sorti de la pièce. La petite chambre, composée d'un simple lit et d'un petit bureau était maintenant obscure. Le toucher était le seule façon de distinguer la moindre forme présente ici.

" Thesus pour l'amour de dieu, tu fais quoi ?! S'exclama son ami. "

Une minute s'était maintenant écoulée, lorsque l'Hylien, sous la pression de Morthague, se retrouva dans le couloir, portant une armure légère, un petit plastron et une épée de base. Discrètement, Thesus demanda à son frère d'armes quelques précisions sur la raison de ce soudain réveil.

" Nos supérieurs nous ont dit qu'il y'aurait deux intrus dans le château. Ils n'ont pas voulu nous en dire plus. Des groupes se sont composés sur différents points. Evidemment, on est de nouvelles recrues, même si j'ai déjà plus d'ancienneté que toi, donc on nous envoie au front. On va dire qu'on est les éclaireurs, d'accord ? Si on voit quelque chose, l'un de nous reste là-bas pour surveiller les cibles et l'autre prévient le reste des troupes. Souriant, il tapota l'épaule de Thesus. Si tu veux je resterais là-bas et toi t'iras chercher les autres ! "

Un bruit presque imperceptible se fit entendre. Les deux gardes se regardèrent puis avancèrent discrètement, la lame levée et le bouclier fermement porté. Peu à peu, le duo de choc fut enveloppé par l'obscurité des lieux, guidés par la faible lumière de la lanterne.


Les fous s'étaient postés dans la cour. Riverren n'en avait pas cru les rapports. A quels timbrés avaient-ils affaire ? Il était si étonné qu'il n'était même pas sûr que les voir bivouaquer au beau milieu de la cour, face à la grande arche qui marquait l'entrée dans le Castel, l'aurait surprit. Des fous. Des fous furieux, suicidaires, sans doute ; et qui voulaient emmener quelques officiers avec eux dans la tombe. Par la barbe de Ganondorf, il n'avait jamais ouï-dire de pareils idiots.

Il jeta un regard aux hommes que son capitaine lui avait confié. Une pléthore d'archers et d'arbalétriers. Postés sur les remparts comme ils l'étaient, ils n'avait pas grand chose à craindre, mais de toute évidence, ils n'auraient guère de mal à les transformer en hérisson avec que le premier des gardes ne tombe des murs. Et puis... Holon avait eu une idée diablement simple, mais qui promettait aussi d'être rudement efficace puisqu'aucun des deux malades ne disposait d'un arc ou d'une arbalète. 

"Où en êtes vous ?" S'enquit-il auprès d'Hast Emmelin, le sous officier qui avait en charge de coordonner les tirs des archers. Après tout, les deux contingents qui avaient été postés sur les remparts, avec un angle de tir parfait sur les deux maraudeurs, n'avaient pas tout à fait la même mission. « Ca avance. On s'ra prêt dans quelques instants et à l'heure, ne vous faites pas de bile, camarade. » Riverren hocha la tête, silencieux, tout en laissant l'homme enduire la pointe de sa flèche de cette mixture à base de souffre, de poix, d'asphalte et de naphte, ou quelque chose du genre. Un frisson naquit du bas de son dos et gagna ses omoplates. Une chance que l'autre n'ai pas encore ouvert le flacon de terre cuite, son produit était si inflammable que Riverren préférait s'en tenir sévèrement éloigné.

"Il faudrait peut être les réveiller un peu, cela dit, non ?" Lâcha-t-il néanmoins, dans un élan d'humanisme qui le poussait à croire qu'on évitait d'exécuter les gens sans les avoir préalablement prévenus. « Si ça peut vous faire plaisir. » Lança son camarade, tout en portant l'acier de sa flèche sous ses yeux. « Lequel ? Icelui d'gauche ? » S'enquit-il, en armant un autre trait. A nouveau, Riverren hocha la tête. La flèche fila, et passa à un pousse de la gorge d'Astre, avant de ricocher sur les pavés de la cour, à deux ou trois pieds des siens. Même en pleine nuit, Hast restait un tireur d'exception.

Si Riverren n'avait pas la vue qu'il fallait pour les voir s'agiter en bas, le sourire qui fit tressauter Hast le convint de sa réussite. « S'ils ont pas pigé où ils sont et à qui ils ont affaire, ce sont vraiment des ahuris ! » Cracha-t-il, secoué par l'envie de rire. « Restez aux aguets, néanmoins. » Ordonna Riverren, en croyant distinguer une silhouette se coucher contre terre. Il savait que l'objectif du tir n'était pas de faire mouche, aussi il aurait été surprenant que l'un des deux soit blessé, et qui plus est si longtemps après le tir. « Déployez les arbalétriers ! » Souffla-t-il. Et bien vite, les quatre hommes chargés de cette partie du plan s'exécutèrent. 

Calogéran, Bahort, Provencal et Léogédan se mirent en place, avant de lever leurs arbalètes. Ils pointèrent en joue le créneaux qui faisait face ; et derrière lequel leur binôme s'était installé. En amont des maraudeurs comme des soldats, ils étaient à l'agencement des murailles ; là où elles se rapprochaient l'une de l'autre, proche de l'entrée principale du Castel. Tirant tous d'un commun accord, les quatre carreaux se fichèrent profondément dans la pierre, tendant doucement la corde qui les reliait encore à leurs maitres.

Tandis que les arbalétriers faisaient leur office, Hast demanda à Riverren la permission de transformer les deux insolents en hérissons. « Faites donc. Où sont les éclaireurs ? Je crois que l'un d'entre eux a été recruté par le Général en personne. Il ne faudrait pas qu'on leur coupe la retraite à eux aussi !
Manifestement, ils sont pas là. Sûrement 'vec le Seigneur Cercastel. J'ordonne de tirer, alors ? » Il fixait Riverren droit dans les yeux, attendant ses ordres. Le subordonné d'Ascelin Holon hocha la tête. Sans décocher sa propre flèche, Hast Emmelin lança la première salve. « FEU ! »

Une pluie de flèches ne tarda pas à s'abattre sur la petite troupe qu'avait composé les deux maraudeurs. Si les troupes Royales ignoraient par quels sortilèges ils avaient su être rejoint par une poignée d'autres silhouettes, elles savaient en revanche que tous finiraient vraisemblablement passés par l'acier. Une bonne dose de fer entre les cotes avait ce mérite de calmer à peu près n'importe quoi. Une deuxième fois, les archers encochèrent leurs flèches et tirèrent. Ce fut un nouveau déluge de flèches, d'autant pis que les pauvres ahuris n'avaient nul part où se cacher. Si encore ils ne s'étaient pas installés dans la cour... ! Il n'y avait rien qui leur autorisât de se couvrir. La chance seule pouvaient les tirer de ce pétrin.

Les arbalétriers continuaient leur ouvrage, à remonter les cordes pour dresser le fameux piège imaginé par le Premier Capitaine. S'ils avaient été dans les jardins, tout ce plan aurait été autrement plus risqué. Mais le fait était que les intrus avaient choisit la cour. Cette cour pavée et à ciel ouvert qui empêchait quiconque de se cacher. Une troisième volée de trait s'effondrait sur eux. Avec environ cinq faisceaux de flèches par archer, ils pourraient continuer à canarder la nuit durant, sans discontinuer, s'il le fallait.

Riverren jeta un oeil à Hast, qui comprit. L'homme brisa sa fiole sur la pointe de sa flèche, et arma son bras. Sous peu les troupes d'Holon franchiraient la grande arche, débouchant dans le dos des maraudeurs, et alors le piège se refermerait sur eux.
... Alea Jacta Est ...

Six dés seront lancés pour déterminer la résultante des actions des troupes mandatés par Riverren, sur ordre d'Ascelin Holon.
Les deux premiers, des dés à deux faces (D2) porteront sur la manoeuvre des arbalétriers, et s'avéreront déterminant sur le tir que prépare Hast Emmelin, sous officier en charge des troupes d'archers et d'arbalétriers.
Un troisième dé, à deux face (D2) mettra en lumière l'action d'Hast Emmelin selon le résultat des dés à deux faces (D2) concernant la manoeuvre des arbalétriers.
Enfin, trois dés à trois faces (D3) seront lancés pour déterminer la résultante des tirs des archers.

D2 : Arbalétriers (binôme 1)

Si le résultat est 1 :
Le premier binôme d'arbalétriers parvient à hisser le large filet qui bloque le chemin à Astre et Lenneth et leur coupe toute retraite vers le château.

Si le résultat est 2 :
Le filet se vrille, et chute. Sous le poids de la corde, les carreaux  tombent à leur tour. Le premier filet est inutilisable.

D2 : Arbalétriers (binôme 2)

Si le résultat est 1 :
Le second binôme d'arbalétriers parvient à hisser le large filet qui bloque le chemin à Astre et Lenneth et leur coupe toute retraite vers le château.

Si le résultat est 2 :
Le filet se vrille, et chute. Sous le poids de la corde, les carreaux  tombent à leur tour. Le second filet est inutilisable.

D2 : Hast Emmelin

Si le résultat est 1 :
La flèche enflammée se fiche au centre du premier filet s'il est levé qui s'embrase aussitôt, créant un mur de flammes qu'il est désormais impossible de traverser d'une quelque façon que ce soit. Le simple fait de s'approcher implique ; en raison de la nature du « feu liquide » répandu sur la pointe de flèche, de s'exposer à de lourdes brûlures que l'eau elle même ne saurait calmer. Si le premier filet n'a pas su être levé, c'est le second qui s'embrase. Les effets sont les mêmes.

Si le résultat est 2 :
La flèche enflammée se fiche au centre du premier filet s'il est levé qui s'embrase aussitôt, créant un mur de flammes qu'il est désormais impossible de traverser d'une quelque façon que ce soit. Le simple fait de s'approcher implique ; en raison de la nature du « feu liquide » répandu sur la pointe de flèche, de s'exposer à de lourdes brûlures que l'eau elle même ne saurait calmer. Si le premier filet n'a pas su être levé, c'est le second qui s'embrase. Les effets sont les mêmes.

Nota Bene : si aucun des filets n'est levé, Hast Emmelin ne décoche pas son trait. Si les résultats du D2 sont les mêmes, c'est parce qu'il était impossible d'écrire en RP ce qui découlait d'une action livrée au hasard qui n'était pas encore jouée.

D3 : L'Escouade Invoquée

Si le résultat est 1 :
Les flèches touchent l'ensemble des troupes invoquées par Lenneth, qui s'effondrent sans autre forme de procès. L'ensemble de ces troupes sont mortes, et ne peuvent donc pas se relever.

Si le résultat est 2 :
La moitié des troupes invoquées par Lenneth sont touchées puis tuées par les tirs qui pleuvent des remparts.

Si le résultat est 3 :
Le tiers des troupes invoquées par Lenneth sont touchées puis tuées par les tirs qui pleuvent des remparts. La moitié du total des troupes sont sévèrement blessées et peinent à se mouvoir.

D3 : Astre

Si le résultat est 1 :
Astre est touché par au moins un tir et sévèrement blessé (articulation, point vital, à la discrétion du joueur) et est condamné à trainer difficilement sa carcasse tout du long du RP. Ses capacités sont naturellement mises à mal et chaque mouvement devient horriblement douloureux, voir dangereux.

Si le résultat est 2 :
Astre est touché superficiellement par un tir. La douleur est présente, certes, mais il lui est encore possible de l'ignorer et de continuer sans que son corps n'en soit trop dérangé. L'endroit où la flèche se fiche est laissé à la discrétion du joueur.

Si le résultat est 3 :
Astre a une chance de cocu. Aucun tir ne parvient à le toucher, et il peut toujours gambader joyeusement jusqu'aux appartements de la Princesse pour lui dessiner un joli sourire sur cette gorge royale. A condition ; évidemment, que la retraite jusqu'au Castel ne soit pas bloquée par un large mur de cordages enflammés.

D3 : Lenneth au Vif Argent

Si le résultat est 1 :
Lenneth est touchée par au moins un tir et sévèrement blessée (articulation, point vital, à la discrétion de la joueuse) et est condamnée à trainer difficilement sa carcasse tout du long du RP. Ses capacités sont naturellement mises à mal et chaque mouvement devient horriblement douloureux, voir dangereux.

Si le résultat est 2 :
Lenneth est touchée superficiellement par un tir. La douleur est présente, certes, mais il lui est encore possible de l'ignorer et de continuer sans que son corps n'en soit trop dérangé. L'endroit où la flèche se fiche est laissé à la discrétion de la joueuse.

Si le résultat est 3 :
Lenneth est douée d'une chance telle qu'on pourrait la croire trompée. Aucun des traits ne parvient à l'approcher, et elle semble presque protégée, comme si les Déesses avaient décidé que sa mission relevait du divin ; et qu'il fallait lui venir en aide. Si aucun des filets n'est levé et en proie à des flammes dévorantes, il lui est possible d'avancer sur le Castel.

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Le membre 'Le Narrateur' a effectué l'action suivante : Puissent les Déesses guider votre destin...

#1 'Dé à 2 faces' :

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#4 'Dé à 3 faces' :

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#6 'Dé à 3 faces' :

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(Afin que tout soit clair, après qu'un point potentiellement ambigu nous ait été signalé, nous avons jugé important de préciser celui-ci. A l'attention donc de tous les joueurs prenant place dans le RP :

Le Narrateur a écrit:
Si le résultat est 3 :
Astre a une chance de cocu. Aucun tir ne parvient à le toucher, et il peut toujours gambader joyeusement jusqu'aux appartements de la Princesse pour lui dessiner un joli sourire sur cette gorge royale.

Il va de soi qu'il n'est pas possible de tuer la Princesse ainsi, et qu'il s'agit de tenter d'arriver jusqu'à elle, avant de pouvoir tenter une quelconque action. Nous sommes désolés du possible malentendu !)

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Postées sur une fenêtre, elles observèrent tout de loin. La monté des troupes cadavériques les laissa surprises, mais Impa sentit l'une de ses presque-fille pester à côté d'elle. Cette demi-sheikah avait beaucoup de ressources, s'en était presque surnaturel, mais la Dame de l'Ombre garda le silence. Elle était prête à parier qu'une telle manœuvre allait coûter cher en énergie à la jeune femme aux seins et au postérieur rebondis. D'ailleurs, quand la plupart des stratagèmes du Premier Capitaine échouèrent, Impa ne put s'empêcher d'avoir un petit sourire lorsque les squelettes tombèrent comme des mouches. Une tentative vaine qui compliquerait la tâche des deux souriceaux. Mais les deux garnements semblaient sous le jour de leur bonne étoile, car aucune flèche ne sembla les mettre à terre. Ils allaient donc bientôt avancer, Impa et le Chat se faufilèrent donc à l'intérieur du Castel, prêt à les accueillir s'ils choisissaient de s'y rendre directement.


[Impa et Selina se trouvent en amont de Thesus et de son duo, s'il est bien dans le chateau...?]

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Eorah Vif-Argent


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(vide)


Elle entendit plus qu’elle ne vit la première flèche caresser la gorge d’Astre. Se tournant vers lui pour voir si tout allait bien, les yeux de Lenneth ne rencontrèrent que l’obscurité. Astre avait disparut. Il l’avait quittée une fois de plus, laissée seule à la merci des ténèbres et de l’obscurité. A la merci aussi cette fois ci des flèches qui tuèrent un a un chacun des soldats invoqués.

Un long cri inarticulé s’échappa des lèvres de la Sheikah, un cri de douleur, de frustration, de colère et de chagrin mêlés. Avec la résonance sur les pierres et les flancs environnant, on jurerait entendre l’agonie d’un animal.

Au même instant, la Lune revint pour entourer de ses bras luisant le corps de la jeune femme. L’esprit de Lenneth en profita pour entrer au plus profond de son corps, cherchant cette zone qui s’était éveillée quelques semaines plus tôt. Il était la, il l’attendait. Elle pouvait presque le sentir sourire, d’un air malsain, et joyeux.

«
Ainsi donc tu es venue. »

Si le corps de Lenneth se trouve toujours sur la pelouse royale, son âme se trouvait ailleurs, dans un endroit où le temps n’existait pas. Face à elle se trouvait un vieil ennemi. Un souvenir, une ombre. Pourtant la Sheikah avait fait un pacte avec ce démon, a l’instant même ou l’épée d’Astre avait plongé dans son cœur, libérant le corps de son géniteur.

Ca avait été très dangereux mais tout deux avaient un accord. Lenneth offrait une enveloppe de chair au démon, en échange de sa force. L’être abjecte s’était rué sur l’embryon caché dans les entrailles de la Sheikah et l’avait déchiré en deux. La douleur en avait été atroce. Le sang avait longtemps coulé sur les cuisses de la future mère et elle avait pensé perdre le dernier cadeau d’Astre. Car Lenneth pensait que c’était lui le père mais n’en était pas sur. D’ailleurs le petit ne le saurait jamais.

Mais en scindant l’enfant en deux Lokis avait crée des jumeaux, un garçon et une fille. Len’ le savait elle les sentait maintenant. C’était pour eux qu’elle se battait ce soir. D’un geste tendre la Sheikah toucha l’âme de ses enfants pour revenir a elle-même.

Elle leva ses yeux de nuit teintés de sang sur les remparts et feula doucement.

Plutôt crever que de se laisser avoir ce soir. Aussi la Sheikah courut se camoufler dans les ombres mais sans vraiment chercher à quitter les lieux. Son objectif n’était pas atteins mais qu’y pouvait-on ? Cette mission était de toute façon suicidaire. Accroupie dans un buisson dans le fond du jardin, Lenneth guettai tout soldat, ou femme de chambre qui passerait par la.


[Navrée pour le passage Hs et le temps de réponse. Astre a deserté et pour le Hs il fallait combler un peu  ]


Thesus


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(vide)

" Je crois que ça bouge Thesus ! Je déteste me balader dans le château le soir... Quelle obscurité ! Morthague marchait doucement, l'épée en avant et le bouclier près de lui. Imagine si les deux intrus débarquent...

- Dis pas de bêtises ! On a eu aucune confirmation de leur présence ! Puis on est là pour vérifier pas vrai ? Répondit Thesus. Je crois qu'on arrive vers les jardins ! On se sépare pour aller plus vite ou on reste ensemble ?

- T'es complètement fou ?! Se séparer ? On va rester ensemble, tu verras que ça ira aussi vite ! Puis à deux on a plus de chances de gagner !

- Tu as sûrement raison... Dit Thesus."

La nuit était d'une obscurité des plus profondes. Les plantes présentes dans le jardin royal n'étaient quasiment pas identifiables, seulement des silhouettes plus ou moins hautes peuplaient ce large terrain qui cachait peut-être une menace. Le jeune homme observait les alentours en espérant repérer des camarades, tandis que Morthague lui, demandait aux dieux de les épargner.

A la grande surprise de Thesus, des troupes se trouvaient au dessus. Vu leur position, ils semblaient être des arbalétriers et le reste peut-être des archers. Il était impossible de distinguer les armes. La lanterne des deux éclaireurs était un réel danger, car en plus de donner leur position à l'ennemi, il n'y voyaient quand même rien... L'Hylien posa donc la source de lumière sur le sol, en espérant attirer quelconque personne ou animal, puis s'éloigna de celle-ci avec Morthague. Collés à un des murs de l'enceinte, Thesus leva la tête et appela discrètement un des soldats posté en haut.


" Psssst ! Vous m'entendez ? Nous sommes les éclaireurs ! "

Pas de réponse. A l'aide d'une petite pierre se trouvant à ses pieds, le garçon attira l'attention d'un arbalétrier. Le petit cailloux vint taper son menton, ce qui le força à jurer de douleur et baissa les yeux.

" Ici la première équipe d'éclaireurs ! Nous sommes un peu en retard ! Que faites-vous en position ? Notre lanterne ne nous ait d'aucune utilité, on l'a placée comme leurre. "

Le soldat au-dessus du duo, fit signe de regarder au centre du jardin.

Quelques mètres plus loin, une forme inanimée était couchée contre le sol. Curieux, Thesus s'avança et remarqua d'autres de ces formes. Avec ses mains, il toucha l'une d'entre elle et entendit les plusieurs parties qui la composait s'entrechoquer en émettant un bruit similaire à celui des os. Il reconnut la bête et sauta de peur, tout en serrant les dents. Le maudit retourna vers son ami, puis fit signe à l’arbalétrier. Après ça, il expliqua la situation à Morthague qui tremblait maintenant de frayeur.

Doucement, ils avancèrent tout en esquivant les cadavres osseux qui dormaient pour l'éternité sur le sol frais du jardin. Traverser l'endroit n'était pas la meilleure idée mais il fallait trouver les responsables de cette petite armée de monstres. Malheureusement, Morthague perdit l'équilibre. Son pied s'était accroché à la cage thoracique d'une des créatures, ce qui le fit directement tomber par-terre. L'armure légère que portait l'éclaireur fit un bruit infernal. Il ne fallut que quelques secondes pour entendre un bruit dans les feuillages, ce qui alerta Thesus. De la plus vive manière il attrapa son collègue et le releva, tout en tenant l'épée fermement. Ils n'étaient définitivement pas seuls.