Un rayon violet dans ses lunettes

(Negaï et Laurent Walder)

début du printemps - Ce jour-là... (voir la timeline)

Negaï


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Negaï était fatigué. Entre ses excursions diurnes et ses activités nocturnes, il ne comptait plus les lunes depuis la dernière fois où il s'était octroyé un peu de repos. Son activité étant tout sauf déclarée, il n'avait donc pas eu de scrupules à s'accorder quelques jours de "congés" bien mérités.

Il déambulait dans la Citadelle, au hasard des rues qui le tentaient. Il avait lâché ses longs cheveux violets, ce qui lui permettait de se délecter de la sensation du vent venant danser avec eux. Sa tunique, si grande qu'elle évoquait davantage un kimono, était entrouverte, laissant entrevoir son torse si lisse qu'il paraissait de cire. Une seule imperfection venait contraster avec la blancheur de sa peau : une légère cicatrice de brûlure au niveau de son cœur.

Depuis qu'on avait changé sa nature, il avait pour habitude d'être un grand acteur dans tout ce qu'il faisait, allant vers les autres si ceux-ci n'allaient pas vers lui. Il soupira. Aujourd'hui il pouvait faire quelque chose qu'il avait toujours aimé : observer passivement.

Un peu engourdi par sa promenade qui durait depuis le matin, il décida de faire une petite pause à l'ombre d'une enseigne de vêtement. Ce n'était pas une mauvaise chose qu'il eût oublié sa bourse. Cela lui évitait des dépenses inutiles et au dessus de son mode de vie. D'ici il voyait néanmoins tous les passants. Il allait rester quelques temps.


Laurent


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La Place était particulièrement bondée, aujourd'hui. Pourtant, aucun incident n'avait l'air de se passer. Mais Laurent veillait ; en ces temps difficiles, le mal pouvait se trouver partout, quoiqu'il doute que celui-ci prenne forme dans une enfant courant après une cocotte, ou une dame s'extasiant devant son chien. Ledit animal venait de mâchonner le bout de sa cape avec insistance, au plus grand damne du rouquin.

C'était un véritable jour sans.


"- Ne t'énerves pas, petit frère !"

La douce voix de son aînée le fit soupirer. Pour une fois qu'il avait pu avoir sa soeur en patrouille avec lui, voilà qu'elle décidait de se moquer de lui. La jeune femme était plus grande, mince, et en armure, ses cheveux auburn similaires à ceux de son cadet flottant au vent. Elle avait des airs d'amazone qui ne cessaient jamais d'impressionner Laurent. Complètement admiratif.

"- Reste toujours en alerte.
- Oui...!"

Le pauvre garçon venait de rougir d'un seul coup en s'éloignant d'elle. Et ce fut le visage couleur pivoine qu'il crut être aveuglé par un éclair violet, le propriétaire de cette chevelure pour le moins voyante lui semblant aussitôt louche. Son regard, et celui de sa grande soeur se plantèrent sur lui, guettant la moindre action suspecte.


Negaï


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C'était amusant de constater comment tout était simple, la journée dans ce centre-ville. Les rues avaient beau être bondées, tout le monde se saluait, s'excusait, se laissait passer, à l'exception de quelques grincheux en manque du goût de l'alcool sur leur langue ravagée. Même les voleurs qu'il voyait du coin de l’œil trouvaient le moyen d'avoir l'air aimable !

*Finalement, c'est vraiment une bonne chose que je n'aie pas songé à prendre ma bourse...*

Mais qu'on ne s'y trompe pas. Si la joie était dans l'air, les choses étaient différentes pour la paix. Le Palais était aux aguets, à en juger par les gardes qui déambulaient, en civiles pour certains, scrutant chaque visage, chaque main enfouie dans une poche assez grande pour y cacher le désordre ou la mort.

Deux d'entre eux s'approchaient du petit coin d'ombre de Negaï. Fort heureusement, il n'était pas occupé à régler ses petites affaires malhonnêtes, et pour une fois, il n'avait pas à s'inquiéter de se cacher. Il n'avait même pas encore essayé de les corrompre ces deux-là !

Mais ça, c'était sans compter sur son aptitude innée à s'attirer des ennuis. La commerçante qui le guettait depuis un moment derrière son comptoir vint lui rappeler - avec toute la courtoisie du monde - que s'il n'achetait rien, il n'avait rien à faire ici.

Tentant d'user de ses charmes, il expliqua qu'il ne faisait que du repérage dans le but de faire les meilleures affaires possibles, compte tenu de la beauté de sa marchandise, tant sur les articles que sur le personnel. Cette remarque n'eut pas l'air de plaire, car à peine avait-elle été articulée que Negaï volait jusqu'au milieu de la ruelle.

Allongé par terre, il rencontra le regard des deux soldats mentionnés précédemment. Il soupira, avant de lancer le plus innocent de ses sourires.


"Ah, il fait si chaud qu'on ne manque pas d'astuce pour se protéger ! Le sol est bien frais, je vous le conseille quand vous ferez une pause."

Mouais. Les congés n'allaient peut-être pas être si paisibles que ça, en fin de compte...


Laurent


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Quelques minutes après que la fratrie Walder ne se soit intéressée à la chevelure violette, voilà que son porteur tombait à leurs pieds. Cela les arrangeait, en soi.

La plus âgée tourna un regard bienveillant vers son petit frère, puis recula d'un pas, faisant difficilement déglutir Laurent. Voilà qu'elle le mettait au défi de réussir seul... Ses joues toujours aussi rouges, il se pencha sur l'inconnu suspect, et lui prit précautionneusement le bras, tirant légèrement.


"- Levez-vous."

Sa voix était basse, s'efforçant d'être assez autoritaire. Si seulement il ne rougissait pas, cela aurait presque pu être réussi. Le rouquin attendit calmement, lançant un nouveau regard derrière ses vitres à sa soeur, avant de revenir à l'homme.

"- Avez-vous eu un problème avec cette Dame, Sire ?"

Son visage prit aussitôt la teinte de ses cheveux lorsque ses oreilles captèrent un lourd soupire exaspéré de son aînée. Celle-ci était bien en droit de désespérer ; autant son cadet pouvait être subtil dans les stratégies qu'il élaborait et les conflits diplomatiques, autant les relations "quotidiennes" lui étaient difficiles. Aussi, son ton était presque synonyme de "Avez-vous tenté quoi que ce soit d'illégal ?"...!


Negaï


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Comme c'était mignon ! Voilà qu'il était tombé sur un petit nouveau en formation, attendant sagement les impressions de son mentor. Très joli mentor, soit dit en passant. Obéissant sagement aux paroles du jeune homme, Negaï se releva, et épousseta sa tunique.

"Oh, elle ne connaît pas sa force lorsqu'elle vous tape dans le dos pour vous saluer, rien de plus !"

Il en profita pour détailler son interlocuteur. A voir sa tenue, il semble préférer les sorts aux armes. C'est une bonne chose : Negaï n'aime pas tous ces types exhibant leurs muscles pour plaire ou intimider. Mais alors celui-là, un Kokiri aurait pu le battre au bras de fer ! Puis les lunettes... Pas souvent qu'on en croisait dans ces terres. Il était chou. Ç’aurait été une véritable partie de plaisir que de lui donner un peu plus confiance en son corps. Mais ça n'était pas le moment.


"Et que je ne t'y revoie plus, sale voyou ! Tu crois que mon fils ne m'a pas raconté ce que tu faisais chez nous la semaine dernière ?!"

Oups. Encore une fois le timing était parfait pour envenimer la situation. Faisant comme s'il n'avait rien entendu, il sourit aux deux Walder, faisant mine de s'écarter afin de les laisser continuer leur chemin.

"Ca me dégoûte de te voir marcher, là, comme si t'avais rien à te reprocher ! Les gens comme vous on devrait leur retirer ce que je pense pour les pendre avec, en imaginant bien sûr qu'il y a assez de matière pour ça !"

Bon. Cette fois-ci, il ne pouvait pas l'ignorer. Les gens aussi étroits d'esprit, ça avait le don de l'agacer. La moquerie était sa meilleure arme.


"Dis-donc, la vieille, ton fils je l'ai forcé à rien ! Et tu ferais mieux de ne pas cracher sur les hommes qui aiment les hommes. Vu ton taux de féminité qui s'apparente à celui d'un Goron, tu devrais les solliciter, une erreur est si vite arrivée..."

Oui, il avait parfois des paroles tranchantes. Mais pas autant que les ciseaux de couture qu'elle brandissait vers lui en courant dans sa direction, un hurlement de guerre s'échappant de ses lèvres pour inonder toute la ruelle.

Le côté paisible de ses congés s'envolait à toute allure...


Laurent


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Aussitôt, Alma lança un regard évocateur à son frère. Bien au courant que ce genre de sujets risquait de rendre son frère nerveux. Et nerveux, il l'était clairement. Son visage venait de passer au rouge vermillon, et son corps tremblait, lui donnant un air encore plus frêle que précédemment, alors qu'il observait son aînée s'interposer et éloigner gentiment mais fermement la femme, la conduisant beaucoup plus loin, hors du champ de vision des deux hommes.

Laurent, toujours autant chamboulé, se retourna finalement vers le violet, le détaillant du regard. Que faire de lui ? Il n'avait fait que provoquer, même si cela était déjà grave. Malgré tout, il ne pouvait pas l'arrêter pour ça...

"- ... Les gens aiment parfois cracher sur les hommes qui aiment les hommes." lâcha-t-il sans réfléchir.

Finalement, le roux se redressa, réussissant à prendre une teinte plus vive que celle qu'il portait déjà sur ses belles joues. Pourquoi avait-il dit ça ? Enfin, il était concerné, mais tout de même ! En tant que soldat, il n'avait pas à donner son avis.

"- Pardonnez moi...! Êtes-vous blessé ?"


Negaï


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Negaï regarda la jeune femme emporter la furie loin de lui et de son collègue, la bouche légèrement entrouverte, surpris de n'avoir pas reçu de coup. Rester intact était quelque chose d'assez inhabituel, surtout depuis qu'il côtoyait son amie Wakusei. Un sourire se dessina sur ses lèvres quand le rouquin lui parla.

"Je vais bien, je vous remercie. C'est drôle que vous disiez ça, on raconte que les soldats n'aiment pas trop ces hommes qui aiment les hommes."

Il détailla une nouvelle fois la tenue du garçon, s'attardant sur son bassin et ses épaules avant de clairement loucher sur son étrange couvre-chef. Pas vraiment une tête, ni une allure de combattant, tout ça.

"Enfin, j'ai déduit que vous étiez soldat à cause de votre collègue. Peut-être n'êtes-vous qu'un ami ou, je ne l'espère pas pour vous, un prisonnier ? Son compagnon, peut-être ?"

Il n'avait pas voulu être insultant, mais le tact n'avait jamais été son fort. De plus, une petite pointe de déception avait teinté sa dernière supposition. Un jeune premier comme ça, ça lui mettait toujours l'eau à la bouche, d'autant que la confiance en lui n'avait pas l'air d'être sa plus grande qualité. Ses pensées devaient être claires car inconsciemment, il s'était rapproché. Il voulait le détailler de près, voir la couleur qui se cachait derrière ces étranges lunettes.

Il évoquait davantage un félin devant un bon morceau de viande qu'un homme saint d'esprit. De toute manière, saint d'esprit, il ne l'avait jamais vraiment été. Il jouait avec le feu [haha], étant donné le potentiel statut du garçon. Mais comme d'habitude, qu'était-ce qu'une journée de Negaï sans les ennuis qui allaient avec ?


Laurent


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Laurent recula, naturellement, d'environ un pas de plus. Une certaine distance de sécurité entre les suspects et lui était nécessaire, exactement comme Alma le lui avait appris. D'ailleurs, être sans son aînée l'inquiétait un peu, ce qui le fit rougir, de nouveau. C'était idiot, en tant que soldat. Mais les stratégies de bataille étaient bien plus son fort que celles imaginées sur le tard.

"- C'est ma soeur." répondit-il sans réfléchir.

Justement, peut-être aurait-il dû. Ses joues se colorèrent plus vivement. C'était sa vie privée, par les Déesses ! Et cet homme n'avait rien à savoir de celle-ci ! RIEN !

"- Veuillez me suivre, je vous prie."

L'interroger sur son éventuel larcin en public était une mauvaise idée. Le jeune garçon à la chevelure de feu entraîna le violet dans une ruelle plus calme, plus sombre aussi. Etrangement, cela le rassurait autant que l'inquiétait. L'obscurité offrait de meilleurs possibilités de fuites, mais aussi de se faire attaquer...

"- Bien... Que faisiez-vous près de cet étalage, tout d'abord ?"


Negaï


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"C'est ma sœur."

Son sourire s'élargit. S'il n'avait pas été en "vacances", il aurait lancé l'assaut. Mais dans la situation actuelle, il préféra jouer les citoyens modèles, suivant docilement le soldat lorsque celui-ci le lui demanda.

* Mmmh pas franchement commun comme lieu pour un interrogatoire. * pensa-t-il en détaillant la ruelle dans laquelle ils s'étaient arrêtés. Des choses avaient du se passer, sur ces pavés, entre ces murs tachés de matières dont il valait mieux - pour certaines - ne pas connaître la nature.

Il se tenait bien droit, face à ce bel inquisiteur. Il le dépassait aisément et le voyait de haut. Il aimait ce point de vue, car les gens étaient souvent plus à leur avantage vus de dessus. Lui avait la chance d'avoir la mâchoire fine et des expressions bien lissées. Aussi être toujours vu d'en bas ne nuisait pas trop à l'image qu'il aimait avoir chez les autres.

Perdu dans sa contemplation et ses vilaines pensées dans lesquelles il analysait les différents moyens de se servir de ce gars pour ses petites affaires, il n'entendit pas le début de la question. Après un moment où il se sentit un peu bête, il la reconstruisit grâce au contexte. Il devait vouloir savoir ce qu'il fichait là, à s'attirer des ennuis. Il avait hâte de raconter ça à son Associée, elle en aurait sûrement ri de bon cœur.


"J'avoue avoir un peu nargué la dame en profitant de l'ombre de sa devanture sans rien acheter de sa marchandise. Les commerçants n'aiment pas trop qu'on leur donne de faux espoirs, comme ça. C'est..."

Il marqua une pause et en profita pour passer un coup de langue sur sa lèvre comme un gamin devant une assiette de confiseries. C'était un geste exagéré, dans le but qu'il soit remarqué, mais pas assez flagrant pour soulever une remarque. Il n'avait pas pour habitude de cacher ses intentions, même quand le protocole interdisait ses paroles de le trahir.

"Frustrant. Quand ils tournent autour, comme ça, et qu'ils ne font rien pour succomber à la tentation."

Il se demandait si les joues du jeune homme allaient devenir encore plus rouges qu'elles ne l'étaient, après ça.

[Mon Dieu j'ai honte, si j'étais un homme, je serais célibataire jusqu'à mes 148 ans ._.]


Laurent


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La façon de le fixer du jeune homme - enfin, il supposait, les Hyliens avaient quelques fois de véritables dons pour savoir brouiller les pistes sur leur âge - était particulièrement dérangeantes. Et oui, ses joues parvinrent à devenir plus vives encore, alors qu'il remontait ses lunettes, son regard vert bien visible. Des yeux à la couleur si pure étaient assez rare, aussi, Laurent était souvent ravi que ses verres les dissimulent en légère partie.

"- Je vois..." souffla-t-il.

Le geste de son interlocuteur lui fit avoir un frisson. D'accord, c'était encore lui qui se coltinait le véritable cinglé de tout Hyrule ! Enfin, façon de parler. Même s'il avait l'air complètement dérangé. Pervers. Oui voilà, pervers.

"- Très bien. Et vous êtes sûr de ne rien avoir fait d'autre ?"

Tout de même, la réaction de la femme lui avait semblé excessive pour un simple stationnement à l'ombre... Quoique vu la situation de crise dans laquelle était le pays, il pouvait comprendre l'irritabilité des habitants. Lui-même y était parfois sujet, bien que le roux parvienne à s'en défaire, le plus souvent.


[Oui, je pense... Que moi aussi. XD]


Negaï


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Negaï haussa les épaules, tâchant d'avoir l'air innocent. Officiellement, il l'était. La mégère n'était pas censée savoir quel traitement il avait réellement infligé à son fils. Sur le papier, ils n'étaient que des connaissances partageant la même passion pour les activités ludiques et plaisantes.

"Vous avez entendu son opinion ? Cette vieille Poule rabougrie n'a pas envie de voir partir son petit poussin. Et encore moins avec un drôle d'oiseau comme moi."


C'est qu'il était convaincant en plus ! Puisqu'il était sur un terrain favorable, il en profita pour pousser un peu plus le numéro de la pauvre petite victime à plaindre. Victoire avait trouvé un bon filon, finalement ! [Désolée la Puce si tu passes pas là XD] Il renifla, l'air faussement touché par ce qu'il allait dire.

"Elle a gagné, finalement. Il est parti faire des études d'apothicaire dans un autre royaume, et d'ici à ce qu'il revienne, il aura déjà fondé une famille..."


Il secoua la tête, laissant ses cheveux encadrer davantage son visage. Jouer les épouses éplorées le faisait beaucoup rire. Intérieurement, bien sûr, il ne fallait pas se trahir. Il releva la tête, l'air sincèrement désolé de s'être perdu dans ses lamentations.


"Mais je vous embête avec mes histoires ! Vous avez d'autres questions... Monsieur ?"


Laurent


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... Finalement, le violet venait de lui jouer une magnifique scène de tristesse. Peut-être était-ce une comédie ? Oui, sans doute. Mais au cas où, il ne pouvait pas le rejeter comme cela... Ce serait indigne de lui, au final. En tant que garde, et en tant qu'Hylien.

"- Ce sera tout." répliqua-t-il sèchement sans le vouloir.

Le rouquin se racla la gorge, reprenant un ton plus calme, plus doux surtout. Si par malheur son vis-à-vis était sincère, il passerait pour le cruel de service, et très vite, cela remonterait jusqu'à ses supérieurs. Et jamais il ne serait gradé.

"- Je suis désolé pour vous. Mais vous trouverez sûrement quelqu'un d'autre."

Il ne voyait pas quoi dire d'autre, en réalité. Lui et les paroles réconfortantes... Ce n'était clairement pas son fort. Pourtant, il essayait d'être compatissant, tout en restant méfiant. On ne savait jamais où le mal se trouvait... Et ce type-là ne lui inspirait rien de bon.


Negaï


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Encore une fois, le gentil petit bonhomme qui sommeillait très profondément en Negaï refit surface. Il avait envie de se montrer sous son meilleur jour, pour une fois que quelqu'un pouvait y croire. Aussi un large sourire vint illuminer son joli visage.

"Quand je vois qu'il existe des gens aussi gentils que vous, Monsieur, j'ai davantage confiance en l'avenir !"


Il devait lutter pour se retenir de rire. Si son amie avait été là, elle aurait craqué, l'entrainant avec lui dans sa chute. Mais il était seul et s'en sortait plutôt bien. Luka pouvait être fier, son nouvel acteur faisait des merveilles. Toujours dans la flatterie, il ajouta :


"D'autant que sans vous, je serais bien abimé ! Y a-t-il un endroit où je peux faire part de ma satisfaction ? Vous méritez bien ça !"


Ce petit jeu finissait par l'ennuyer, le type n'avait pas l'air réactif. S'il proposait d'aller boire un verre de lait LonLon en dehors de ses heures de service, il se ferait recevoir comme un Stalfos à un défilé de mode...


Laurent


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Le rouquin faillit lever les yeux au ciel. Ah vraiment ? Là, c'était clairement une comédie pure et dure. Il en avait vu, dans sa campagne natale, des gens peu fréquentables qui usaient de leur talent d'acteur pour obtenir plus qu'ils ne le méritaient. Heureusement, la famille Walder avait toujours été prudente au sujet de ces gens-là. De toute façon, jamais ils n'auraient pu leur offrir quoi que ce soit ; ils étaient déjà des plus pauvres, alors il leur était impossible de donner à quiconque. Là, au moins, le grand violet n'était qu'un bon comédien. Quoique, le doute s'empara du jeune mage. Peut-être voulait-il quelque chose ? Il n'avait pas l'air d'un voleur, l'argent ou les biens matériels ne devaient pas l'intéresser plus que cela, ou en tout cas pas cette fois. Alors que voulait-il, finalement ?

"D'autant que sans vous, je serais bien abimé ! Y a-t-il un endroit où je peux faire part de ma satisfaction ? Vous méritez bien ça !"

Laurent se mit à rougir, plus encore que précédemment, tout en écarquillant les yeux. Non, là ça allait beaucoup trop loin, vraiment ! Où essayait-il d'en venir, au final ?! C'était gênant. Il ne faisait que son travail de garde !

"- Je, euh... Merci... Mais je crois que ça suffira...! Je ne cherche pas à ce que vous me remerciiez." dit-il, sa voix grimpant légèrement dans les aigus.

Le Mage de Feu décida enfin de lui rendre sa liberté. Seulement, la ruelle était étroite, et le type plus large que lui - en même temps, même un enfant l'aurait été -. A moins de passer très près du suspect, ce qui était tout simplement hors-de-question pour lui, il était coincé. Et s'il parlait de nouveau, sa voix serait plus aiguë encore que celle d'Alma... Une honte, donc. Rien que cette idée... Le fit rougir. S'il ne prenait pas lui-même feu, ça serait une chance.


[Faut qu'il l'invite, roh ! Histoire que Laurent soit encore plus gêné/rouge ! XD]


Negaï


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Negaï soupira en comprenant que l'entretien était terminé. Ce que l'autre prit sûrement pour du soulagement était en réalité une pointe de déception. Il était rouillé, autrement ce type lui serait tombé dans les bras. Il n'avait peut-être que 12 ans, qui sait ?

"C'est vous qui voyez."

Un peu renfrogné, il regarda autour de lui. Le seul moyen de sortir de cette ruelle était l'endroit par lequel ils étaient arrivés. Or le passage était bien étroit pour qu'il ne lui passe devant sens le toucher, voire se frotter contre lui. Si lui n'avait rien contre, il avait peur que le jeune homme en meure d'une combustion spontanée. Il le regarda une brève seconde.


"Vous avez chaud non ? Pardonnez mon manque de tact, mais vous êtes écarlate. Ce serait dommage, un malaise par cette chaleur. Si j'étais vous, j'irai m'hydrater rapidement."

Il s'approcha, faisant un pas de chaque côté pour montrer son embarras. Le petit jeu s'était calmé, et il était question de ne pas s'ennuyer dans de telles banalités. Aussi, il exprima son envie de partir d'ici, puisque plus rien ne le retenait. Il haussa les épaules, l'air aimable malgré sa bonne humeur qui s'envolait.

"Bon, eh bien, au plaisir."

Et il s'approcha, faisant mine de passer, guettant la réaction du grand timide.


[Au prochain post, je lance les invitations, je le cuisine un peu, là !]


Laurent


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Le violet devait être bien soulagé de pouvoir enfin partir. Il était vrai qu'un entretien privé avec un garde n'était jamais très agréable. Quelques fois, des soldats passaient dans sa campagne natale pour interroger les paysans, sur d'éventuels criminels en fuite. Et souvent, ils passaient voir ses parents. Pauvres et à la recherche d'une quelconque source de revenus, ils étaient prêts à dénoncer quiconque pour un peu d'argent.

Son regard se baissa à cette pensée. Maintenant, cela était fini. C'était le passé. Un passé qu'il espérait ne jamais retrouver. Sa famille était enfin propriétaire d'une boutique qui fonctionnait bien, et ne mendiait plus pour vivre un peu mieux. Non, c'était mieux comme cela. Alma et lui y étaient pour beaucoup, malgré tout.

Il fut sorti de ses pensées par l'homme en face de lui, qui commençait à s'approcher. Les billes vertes du mage passèrent d'un mur à l'autre, calculant d'un coup d'oeil la maigre distance qui les séparait. Jamais ils ne pourraient passer à deux... Ca y est, ça commençait... Il était tout près, juste là... Juste à coté... Juste...

Laurent ne pensa pas à se décaler, sous le coup de la panique. Et il lui sembla que son suspect allait devoir se coller à lui pour pouvoir partir, ce qui était... Le comble, pour lui. D'ailleurs, son interlocuteur devait bien sentir la chaleur qui émanait du garçon, à l'heure qu'il était. Pas bien difficile à percevoir. Son visage était rouge, son regard fuyant, et il tremblait presque. Trop de proximité avait tendance à le rendre... Terriblement mal à l'aise. Il fallait dire que ce type-là, bien que très louche, avait un grand charme. Et lui qui n'était jamais approché commençait à croire que les Déesses voulaient lui envoyer un message...


Negaï


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Il se rapprochait toujours, lentement, de plus en plus près à chaque seconde. Il faisait exprès de ralentir ses mouvements à l'extrême - sans tomber dans la caricature -, mais le temps aussi semblait avoir suspendu sa course. C'était sa manière à lui de laisser son public l'admirer.

Le vent aussi semblait de la partie, car une brise vint ébouriffer ses cheveux violets qui, du fait de leur leur longueur, avait toute la liberté d'aller chatouiller le visage du garde. La hasard fit si bien les choses qu'une mèche vint même s'emmêler dans la boucle de sa cape. Parfait. Il était coincé à quelques centimètres de lui, son poitrail allant effleurer le sien lorsqu'il se bombait sous ses inspirations.

Il continua légèrement son avancée jusqu'à tendre ladite mèche, ce qui lui provoqua une petite décharge de douleur sur le cuir chevelu. Le rouquin aussi avait du s'en rendre compte, car il était si tendu que le moindre sursaut menaçait de faire lâcher son cœur qui, Negaï l'imaginait, battait à tout rompre. Ce type n'était ni un bavard ni un tactile.


*Un beau gâchis, tiens...*

"On dirait bien que je me suis coincé... Vous permettez ?"


Il leva les mains à la hauteur de la boucle qui le retenait prisonnier et entreprit de défaire délicatement le nœud responsable de tout ceci. Les deux hommes se retrouvaient donc face à face, leurs deux corps finalement en un contact appuyé. Il jubilait intérieurement. Même s'il s'assurait de plus en plus qu'il n'aurait pas l'objet de son désir, il était ravi de le faire se sentir aussi mal. En ne l'ayant fait qu'à moitié exprès, qui plus est !


Laurent


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Ce corps proche du sien lui donnait des frissons. Pourtant, malgré la fraîcheur de ce dernier parcourant son dos de bas en haut, il ressentait la chaleur. Celle qu'il ne connaissait que trop bien. Celle indiquant qu'il ne pouvait pas rougir plus, que son regard ne pouvait pas être plus fuyant, que son physique frêle et fragile ne pouvait pas le sembler plus que maintenant. Et c'était cela, le plus gênant. Pas qu'une autre personne soit toute proche. Mais que lui-même ait l'air si vulnérable !

La mèche violette prise dans la boucle de sa cape lui indiqua définitivement que cette fois, les Déesses tentaient de lui faire passer un message. Un message impossible à comprendre pour lui cependant qui, à cet instant, ne voyait qu'une grande asperge se voulant séduisante en train de se coller à lui !

"- F...Faites vite...!"

Il leva ses yeux de jade sur lui. Son visage, uni avec ses cheveux auburn, lui donnait un air de jeune garçon sur le point de craquer et s'enfuir, ou s'évanouir. Un petit coté adorable qu'il détestait chez lui.

"- Faites vite je vous dis, à moins que cette situation ne vous plaise !"

A nouveau, sa voix était grimpée dans les aigus. Il n'avait pas pu s'empêcher de sortir cette phrase... En espérant que la réponse du violet n'allait pas être trop... Dérangeante.


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[Haha il est juste trop cute ton Laurent XD]

Negaï se mordait la lèvre pendant qu'il tentait de se défaire de l'anneau, qui se montrait bien possessif. L'autre était de plus en plus mal et se contorsionnait légèrement sous son corps, sans doute inconsciemment. Il commençait à avoir l'impression d'enlacer une truite, et cela lui coupait complètement ses effets. De plus, il faisait drôlement chaud, dans cette étreinte de fortune.

"Croyez-moi, compte tenu de notre proximité, si la situation me plaisait, vous le sentiriez."


La colère montait tout doucement en lui, aussi il n'avait pas retenu ses paroles. Ça allait sûrement être le coup de grâce pour lui, mais trop tard, le mal avait été fait. Il espérait, même s'il en doutait, que le jeune premier n'avait pas compris l'allusion.


"Voilà, avec un peu de patience, on y arrive."

Ayant récupéré sa chevelure, il lança un sourire satisfait au garde.  Il avait fait son petit effet, et il en était plutôt fier. Il laissa retomber ses mains le long de son corps, laissant vagabonder ses doigts sur les épaules du jeune homme au passage.

Malheureusement, plus rien ne le retenait ici. Il se résolut donc à se dégager de cette situation fort cocasse, renforçant un instant la pression contre le corps du garçon afin de mieux s'en séparer. La sensation de chaleur s'atténua, et il commença à se demander si elle ne provenait pas de cet étrange corps tout tremblant.

"Vous vous sentez bien ? On dirait que vous avez de la fièvre..."


Il était à quelques dizaines de centimètres de lui, à présent, toujours forcé de garder une certaine proximité à cause du peu de place qu'offrait la ruelle.


Laurent


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Le rouquin n'avait en effet pas du tout saisi l'allusion, qui resta une interrogation dans son esprit. Dès qu'il serait un peu plus loin, il penserait à demander au violet sa signification... Quoiqu'il n'était pas sûr de vouloir savoir, au final. Ca sentait le sous-entendu salace à plein nez. Pas de quoi le rassurer, donc. Pourtant, cela avait piqué sa curiosité malgré tout.

Enfin, l'anneau et la mèche se séparèrent, et Laurent en poussa un long soupire de soulagement. Il glissa deux doigts sous son col haut et le tira, faisant rentrer un air froid qui provoqua un nouveau frisson. Il en aurait presque cru qu'un orage allait se faire sous sa tunique, vu les deux vagues contraires qui venaient de s'y rencontrer. Sa chaleur était caractéristique de ses pouvoirs des flammes ; il n'avait pas encore trouvé de moyen de la calmer, même en se concentrant. Et bien qu'il reste d'apparence désespérément neutre, son corps en lui-même faisait ce qu'il voulait, rougissant et se réchauffant à sa guise, au plus grand damne de son propriétaire.

Si cela ne se limitait qu'à une simple fièvre, alors peut-être le rouquin aurait-il été plus heureux. Car des médicaments ou des herbes médicinales auraient pu suffire à calmer ses bouffées de chaleur, mais elles étaient incontrôlables, et aucune plante connue n'arrivait à les arrêter. Petit, sa mère avait tenté de le plonger dans un bain froid. Grave erreur, car ce fut ce jour que l'on découvrit l'incapacité du garçon à supporter l'eau sur sa peau. D'ailleurs, vu la situation désespérée - et désespérante - dans laquelle il se trouvait, il ne manquait plus qu'il tombe dans une flaque.

"- Je vais bien..." rétorqua-t-il légèrement sèchement, avant de reprendre un ton plus normal, sa curiosité reprenant le dessus. "Mais que vouliez-vous dire par "si la situation me plaisait, vous le sentiriez" ?"

Malgré tout, l'inquiétude revint. Peut-être que demander avait été une mauvaise idée, et que l'explication allait tourner dans sa tête jusqu'à la fin de ses jours. Qui sait.


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