Un conte de Noël ~ Lilium

Sélène


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L’esprit de Noël



1 . Prologue

« - A boire ! A boire ! A boire ! »
L’auberge de Nuttyk était bercée en ce 13 décembre d’une étrange musique. Mélange assourdissant du vacarme des timbales vides cognées sur le bar, ajouté au concert de cris réclamants abreuvements.
Le tavernier poussa les portes de la cave, et apparu chargé d’un imposant plateau empli de nombreuses bouteilles tenant miraculeusement en équilibre. Son apparition déclencha une symphonie de soupirs de soulagement et peu à peu le vacarme s’apaisa tandis que chacun voyait avec bonheur sa choppe se remplir.
Un peu épuisé par sa déambulation de choppe et en choppe, le tavernier regagna son bar avec essoufflement. Il commença à nettoyer les verres vides récoltés à la pelle quand un sentiment désagréable s’empara de lui. Il arrêta son geste et leva le nez.
Assis en face de lui, un jeune homme à l’apparence fragile et au visage innocent l’observait avec un regard curieux d’enfant. L’aubergiste remarqua qu’il n’avait pas de verre.
« pardonnez moi l’ami ! je vous ai oublié et vous n’avez même pas bénéficié de ma tournée générale ! » s’escusa le tavernier en s’empressant de servir le jeune homme.
Mais le jeune homme ne bougea pas… Finalement il baissa les yeux sur le verre offert et lança un faible merci sans même toucher le verre. Puis il relava le visage et planta avec insistance ses deux yeux d’émeraude dans le regard du tavernier un peu surpris.
« Dites moi tavernier… vous ne décorez pas votre auberge pour les fêtes de Noël ? » interrogea le jeune homme d’une voix cette fois plus forte et plus sure d’elle.
Un silence de mort régna dans l’auberge… chacun avait suspendu son geste machinal de porter la choppe a ses lèvres, chacun avait interrompu sa conversation… on entendait au loin à l’étage une mouche voler tandis que tous les habitués nocturnes de l’auberge de Nuttyk se tournait vers le jeune homme.
A peine 2 secondes suffirent pour que se déclenche l’hilarité générale.
Lorsque enfin il parvint à retrouver une respiration presque correcte l’aubergiste répondit avec difficulté : « on voit que vous ne venez pas souvent ici mon bon monsieur, vous savez cette modeste taverne ne réunit pas vraiment des enfants de cœur… des jolies décorations de Noël… » il pouffa un instant « non vraiment ce ne serait pas adapté !
- allons ! allons ! allons ! s’indigna le jeune homme , prenez garde à vos propos ils pourraient bien blesser l’esprit de Noël heureusement que celui ci ne vous entend pas …
Vous pourriez en payer très cher les conséquences…murmura mystérieusement le jeune homme
Le tavernier fronça les sourcils pour indiquer qu’il attendait une explication. Le jeune homme sourit, et sortit une harpe d’argent. Il en caressa doucement les cordes, quelques notes résonnèrent mélodieusement et eurent un effet immédiat. Le silence régnait dans l’auberge.
Un ménestrel.
Les ménestrels étaient très appréciés à Hyrule, contrée emplie d’histoires et de légendes que chacun aimait à s’approprier pour raconter à sa façon. Mais les ménestrels étaient les dignes représentant de cet art, et personne ne pouvait les égaler, ils captivaient des auditoires entiers d’âges et d’horizons très différents. Et surtout … une histoire contée par un ménestrel un soir dans une taverne signifiait aussi pas mal de tournée générales offertes par le patron quand on tombait sur ses bons soirs…
L ‘aubergiste sourit à son tour.
« eh bien auriez vous quelques légendes sur le sujet qui pourraient nous faire changer d’avis ? » s’enquit-il
Avec une agilité surprenante le jeune homme bondit sur le comptoir et s’y installa en tailleur. L’aubergiste s’en était douté, il en était désormais certain, cet homme était un sheikah.
Le sheikahs constata avec bonheur que les choppes avaient toutes été déposées à moitié vides sur les tables et que c’était désormais lui le centre d’intérêt. Même l’aubergiste s’installa discrètement dans un coin de la pièce pour à son tour observer attentivement le sheikahs.
« Une légende ? souffla le sheikahs… bien plus que cela mes amis… la vérité sur l’esprit de Noël ! s’exclama-t-il d’un ton captivant.


« Toi dont le cœur est refroidi par les bras glacés de l’hiver, cet hiver qui vient t’enlacer… entends ici le conte de l’esprit de Noël, qu’il t’apporte joie, chaleur et lumière »


Sélène


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2 Esprit Perturbé

« Malon… Malon ce n’est plus drôle allons viens donc nous aider »
Du fond de son écurie, tapie dans l’obscurité au milieu des odeurs de crottins, Malon entendait encore la voix de son père portée par le vent … il l’appelait, et même ici elle décelait la tristesse dans sa voix, la tristesse que les choses ne soient pas plus faciles pour elle, pour lui, pour eux tous. Assise dans l’enclos d’Epona, elle attendait en silence que la nuit tombe, quand ce serait chose faite elle s’enfuirait… Malon n’avait plus sa place au Ranch Lon Lon… quelqu'un la lui avait prise. Même Epona l’avait abandonnée… il n’y avait plus personne ici pour qui elle puisse avoir la moindre importance.

Malon perçu un faible murmure de femme… elle émit une petite grimace de dégoût en imaginant Anju passer un bras réconfortant autour de l’épaule de son père pour l’attirer à l’intérieur de leur maison… son père à elle… sa maison à elle…
Pourtant … Anju avait été sa plus fidèle amie très tôt, bien avant que son père n’avoue un petit faible pour elle, c’était aussi son modèle en tant que femme… Elle était d’une beauté simple et douce, tellement apaisante, tellement calme et patiente. Malon détestait cette pensée, mais très longtemps, au delà d’être sa meilleure amie, Anju avait été son idole… Et surtout cet amour des animaux, cette inexplicable et formidable compétence à les comprendre et à les aimer, même Malon qui pourtant dés sa naissance avait baigné parmi les poules et les chevaux se sentait tellement incompétente face à Anju.
Malon poussa un triste soupir. Oui évidemment, cette femme était le portrait craché de sa mère, il était évident qu’un jour son père s’en apercevrait et inévitablement qu’il l’aimerait. Malon n’avait pas été dupe, toutes ces petites visites, tous ces petits sourires… un frisson la parcouru.
Aujourd’hui…
Une larme sillonna l’une de ses joues pâles… Aujourd’hui se répéta-t-elle… Son père avait invité Anju à participer à l’installation des décorations de noël, toujours comme à l’habitude 12 jours exactement avant noël, avait-il donc oublié pourquoi cette date? Avait-il osé oublier, aveuglé qu’il été par Anju ? Les larmes perlaient désormais à vive allure sur les joues frigorifiées de Malon… Comment son père avait il pu lancer d’un ton banal en accrochant une boule rouge dans leur beau sapin de noël, que désormais il était assez proche d’Anju pour envisager de l’épouser… et cette traîtresse d’Anju qui s’était précipitée pour embrasser son père sur la joue en lui demandant à elle si la nouvelle lui faisait plaisir…
Ces deux idiots… Comment pouvaient-ils ainsi avoir oublié la date anniversaire de la mort de sa mère ?

La porte grinça doucement. Le froid la mordait déjà mais Malon était bien décidée. Elle eut pourtant un regard en arrière, pour contempler avec désolation l’enclos vide d’Eponna sa chère jument… reviendrait-elle un jour ?
« Pardonne moi Eponna » Dans ce dernier murmure, elle referma discrètement la porte, et la nuit l’englouti.
Comme elle l’avait prévu son père avait bien tenté de l’attendre dehors… mais il s’était endormi devant la porte d’entrée, il roupillait tranquillement même par ce froid. Malon esquissa un petit sourire, quoi que fasse Anju, elle ne pourrait pas changer son père. Malon doutait en fait que cela fasse partie des intentions d’Anju, elle ne voulait pas le mal, elle était simplement tombée amoureuse de la mauvaise personne au mauvais momment. Mais tout irait bien maintenant… Malon partait pour les laisser vivre en paix, chacun d’eux méritait un peu de bonheur, et elle le savait à eux deux ils sauraient le trouver. Mais pas elle, non elle ne pourrait pas ainsi observé sa meilleure amie et son père s’aimer dans la joie, pas en oubliant sa mère non, cette idée lui faisait trop de mal. Elle ne pouvait pas rester ici.
Malon arriva à l’entrée du ranch. Au delà s’étendait la grande plaine d’Hyrule. Par chance nous étions en période de fête, à cette époque de l’année l’esprit de noël veillait sur Hyrule, y apportant la joie de vivre, la chaleur, et éloignant les monstres qui y paraissaient habituellement. Malon n’avait donc aucune crainte… mais tout de même… observer cette étendue vide et noire devant elle, en sachant que sa maison, son père, la chaleur du foyer et peut être d’une mère était juste à quelques pas derrière elle… tout cela créait beaucoup de doute en elle…
Perdue dans ses réflexions, Malon n’entendit pas les pas derrière elle, et elle sursauta violemment lorsqu’une main se posa avec force sur son épaule et l’obligea à se retourner. Son père s’était réveillé et l’observait dans un mélange de tristesse et d’incompréhension, la pression de sa main sur son épaule se faisait de plus en plus forte. Il n’avait pas l’intention de la laisse partir.
« malon… explique moi ma petite fille… explique moi ce que j’ai fais de mal… viens au chaud, viens m’aider avec Anju à faire le sapin, rentre tu es gelée…
Une boulle de Noël rouge… le sourire de sa mère … Anju déposant un baiser sur la joie de son père… les images se bousculaient dans la tête de Malon, et elle craqua.
« Marre de ton Noël ! Tu peux bien sortir ce que tu veux comme ânerie, Noël ça n’existe pas, Noël ce n’est pas beau, Noël c’est la mort de maman, Noël c’est la tristesse Noël c’est noir, JE HAIS NOEL !!!!!!!! Malon hurla ces derniers mots. A peine eu-t-elle fini de les prononcer, une bourrasque de vent glacial balaya Malon et son père les projetant au sol.
« Jeune fille imprudente et capricieuse… » le vent semblait murmurer à l’oreille de Malon… un vent qui s’intensifiait… la tempête semblait se lever, elle commençait à rugir. Malon courra aider son père bien sonné à se relever et le traîna vers la maison. Quelque chose ne tournait pas rond… elle ne savait pas pourquoi mais son instinct lui disait qu’elle venait de faire une terrible gaffe… elle ouvrit la porte de la maison et jette avec force son père à l’intérieur… elle hésita un instant… le temps d’apercevoir à une dizaine de mètre au cœur du Ranch Lon Lon une femme d’une beauté troublante vêtue d’une longue robe rouge par dessus laquelle était enfilé un manteau de laine rouge aux bordures blanches. Malon croisa le regard de la créature sublime… un regard meurtrier… elle eut juste le temps d’apercevoir la jeune femme lancer par magie une bourrasque blanche qui fonçait dans sa directions à grande vitesse.
Malon claqua la porte d’entrée avec frayeur et fut presque aussitôt secouée par un coup violent qui ébranla la porte.


Sélène


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3 . Un héros de retour

Avec joie Link aperçut au loin la dense foret Kokiri.
« Hyrule » pensa-t-il avec soulagement.
Ce voyage en Termina avait été une aventure formidable, palpitante, riche en rebondissement, en réflexion, en combats... Oui l’aventurier qui sommeillait en lui y avait trouvé son bonheur.
Mais rapidement, très rapidement, Hyrule lui avait manqué. Hyrule et ses cocottes, Hyrule et son coureur aux oreilles de lapin, Hyrule et ses splendides Gerudos au tempérament de feu, tous ces petits détails qui rendaient Hyrule si chère à ses yeux, ces détails qu’il ne pourrait jamais trouver ailleurs. Et surtout… sa gentille Saria, son adorable Malon, sa douce Zelda, oui toutes les femmes de sa vie se trouvaient ici !
Ainsi même si son aventure en Termina ne lui avait guère laissé le temps de se reposer, Link avait immédiatement repris le chemin d’Hyrule dés que sa quête s’était achevée. Son voyage avait duré plus d’un jour et demi, un jour et demi de marche continue sans aucun arrêt tant l’impatience de retrouver sa chère Hyrule le rongeait.
Désormais au bord de l’épuisement, Link prit directement le chemin de sa maison en direction du village Kokiris. La bienséance aurait voulu qu’il se présente d’abord à la princesse Zelda pour annoncer officiellement son retour, mais il fallait d’abord qu’il se repose, c’était la priorité majeure, voilà qu’il se traînait lamentablement sur la route… non il se présenterait à sa chère princesse dés qu’il aurait récupéré des forces et une apparence convenable.
Link parvint à sa maison avec difficulté sans remarquer qu’il luttait contre une inhabituelle tempête glaciale, mettant simplement ses efforts laborieux sur le compte de la fatigue.
Il n’avait croisé personne sur son chemin et cela ne l’avait pas vraiment étonné, c’était maintenant l’hiver à Hyrule, les gens profitaient sans aucun doute de la douceur de leur chez sois surtout avec l’approche de noël qui mettait l’accent sur l’importance de la famille. « Famille… » songea-t-il… cette pensée s’éclipsa bousculée par une autre… bientôt Noël cela signifiait surtout que Saria ne tarderait pas à venir tambouriner comme une folle à sa porte pour le traîner dans le village Kokiri afin de mettre en place les décorations en l’honneur de l’esprit de Noël.
Link poussa doucement la porte de sa maison, pas un grain de poussière, Saria avait comme à son habitude entretenu les lieux en son absence. Il claqua rudement la porte et s’affala lourdement sur son lit.
Les décorations attendraient un peu.


Sélène


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4 . Bouleversements

***

Tranquillement installée dans un luxueux fauteuil de la salle d’audience, la princesse Zelda observait avec concentration le contenu d’un imposant carton déposé à ses pieds. Elle devait faire un choix. Un choix difficile… aux conséquences sans doute désastreuses…
La princesse fronça les sourcils une dernière fois, soucieuse de faire le bon choix… puis craqua…
Avec un petit cri de plaisir elle se saisit d’une gigantesque guirlande rose qu’elle serra fort contre son cœur.
« Rose… » pensa-t-elle, cette année encore les décorations de noël du palais royal seraient roses, quoi qu’en dise son père ! La princesse Zelda tenant toujours fermement la guirlande gambada joyeusement dans la salle d’audience avec sa guirlande rose virevoltant dans son sillage, elle sautillait de recoins en recoins imaginant telle ou telle décoration à tel ou tel endroit pour être du meilleur effet possible…
Quel bonheur cet esprit de Noël… chaque année à la même période il offrait son réconfort et sa sécurité à Hyrule, et surtout il lui offrait à elle aussi pour ces fêtes un peu de temps libre à consacrer à son propre plaisir, à sa famille et ses amis… curieux esprit de Noël qu’elle n’avait jamais rencontré.
« Princesse Zelda ! Princesse Zelda ! »
Des cris ainsi que le bruits d’une course effrénée mirent brutalement fin à la danse joyeuse de la princesse. Puis des coups sourd frappèrent brutalement à la port qui vibra sous l’effet d’une grande force. Ce ton inquiet elle ne l’aimait guère… et surtout c’était Impa… Impa ne dérangeait jamais la princesse Zelda pour des futilités…
Zelda laissa choir la guirlande rose, elle lui jeta un dernier regard triste, avant de prendre la direction de la porte, reprenant un visage sérieux et une allure digne de la puissante princesse qu’elle était. Avant même qu’elle ne l’atteigne la porte s’ouvrit avec fracas laissant place à une Impa affolée.
« - O Princesse s’écria-t-elle en posant respectueusement un genoux à terre… Princesse Zelda des hordes d’effrois de glace sèment la panique sur la place du marché…. Ils détruisent toutes les décorations de noël, ils mangent toutes les sucreries, et ils amènent avec eux un froid glacial… la majeur partie des villageois s’est enfermée à double tour dans les habitations et les effrois de glace ne s’en préoccupent pas pour l’instant … mais j’ai bien peur que la situation ne reste pas aussi stable très longtemps, soit notre peuple finira gelé et tué par ces effrois de glaces, soit il mourra de froid tant leur venue fait baisser les températures expliqua brièvement Impa en tentant de modérer sa voix effrayée.
Je vois… déclara calment Zelda… l’heure est grave…
Ding Dong… le son d’une horloge résonna dans la salle d’audience vide.
Vous voyez comme elle est grave ? Répéta Zelda avec le même calme
Par les trois déesses s’exclama Impa, mais princesse que se passe-t-il ? Que pouvons nous faire ?
Je ne vois qu’une explication… il est arrivé malheur à l’esprit de Noël… et il n’agit plus en nos contrées…
Mais que faire s’exclama Impa affolée
Je ne vois qu’une personne… murmura Zelda
Elle s’approcha d’une fenêtre qui donnait vue sur la lointaine forêt Kokiris.
« -En espérant qu’il nous soit revenu chuchota-t-elle d’une voix inaudible.
- Princesse ! Impa se redressa soudainement, que puis je pour vous être utile ?
- Prépare un cheval et mes vêtements de sheikahs… il me faut retrouver une vieille connaissance… »

***

Darunia était occupé à pratiquer son loisir favoris. Il dansait, sautait, s’exaltait, sur un rythme effréné au fin fond de son antre de chef des Gorons.
Il avait donc clairement spécifié qu’il ne devait être dérangé que par une urgence de la plus haute importance.
Aussi son sang ne fit qu’un tour et la joie laissa place à la colère, lorsqu’il entendit la porte d’entrée vrombir pour annoncer la venue d’un visiteur inopportun. Darunia s’apprêtait à lancer une beuglante sur l’intrus dés que la porte fut complètement ouverte… quand soudain un vent de neige s’infiltra et souffla l’ensemble des torches de la caverne.
Un Goron entra d’un pas pressé l’air affolé.
« Chef ! Chef ! … fff… fff…. Chef on a un problème...fff... fff… »
Le Goron tout essoufflé ne pu donner tout de suite d’avantage de précisons, il lui fallait d’abord reprendre son souffle.
M’en a tout l’air grommela Darunia en observant les torches éteintes d’un air mécontent.
- Toutes… toutes, bégaya le Goron, le vent glaciale les a toutes éteintes dans le village entier !
- Le vent glacial est de retour ? Darunia prit un air soucieux, mais enfin quelqu'un a t- il contacté l’esprit de Noël pour l’avertir comment voulez vous que …
- Non ! Le coupa le Goron, Impossible ! L’esprit de Noël a disparu ! Chef… le vent glacial va-t-il nous manger comme il l’avait fait avec nos ancêtres ? » Le goron semblait effrayé.
Darunia sourit. Il donna une claque rassurante dans le dos du Goron déjà tremblotant de froid. « Je vais aller Frère de sang, lui saura quoi faire s’exclama-t-il d’un ton confiant.
En attendant mon retour, réunissez vous tous ici pour essayer de vous maintenir au chaud. Je ne tarderai pas. »

***

Bigoron ne parvint pas à se redresser complètement ce matin là, un fichu gel avait complètement figé son dos et l’emprisonnait.
La vision qui s’offrit ainsi à lui le saisit d’effroi.
Le volcan était gelé.

***

Le maître pêcheur n’était pas content ce matin là… son étendue d’eau avait gelée … gelée ! Non mais rendez vous compte que cela signifiait, mais aucun client aujourd’hui rien nada que dalle ! A quelques jours des fêtes c’était un coup dur… L’esprit de Noël lui avait joué là un bien vilain tour, lui qui lui avait fais la promesse de maintenir ces eaux en parfaites santé en cette période difficile pour qu’il puisse subvenir à ses besoins … Menteur !
Avec colère le pêcheur enfonça un bonnet sur sa moumoute (XD) et ouvrit avec la porte avec un geste brusque, il était inutile de rester là les bras croisés… autant rentrer se mettre au chaud. Il s’élança dehors mais soudain s’immobilisa et contempla avec stupeur la surface pourtant comme à son habitude calme et lisse du lac Hylia… oui calme et lisse… mais complètement recouverte d’une fine épaisseur de glace.

***

Rutto s’était prêtée au jeu finalement… ce Zora qui lui tournait tout le temps autour avec son jeu du plongeon avait fini par trouver un lot attrayant… Si elle gagnait… Le Zora l’invitait au restaurant pour Noël ! Elle pris son élan et entama sa course lançant au passage un sourire mesquin au Zora qui lui rendit un clin d’œil… et avec bonheur elle sauta dans les airs ! La chute fut rapide mais elle eut tout de même le temps d’imaginer un repas au chandelle, une bague en diamant posée dans un écrin de velours et même l’échange d’un baiser passionné… Mais une douleur fulgurante brisa ses rêves… une douleur qui l’élançait dans la mâchoire… des étoiles fusaient devant ses yeux et ses oreilles bourdonnaient, mais au loin… c’était des cris d’effroi qu’elle entendait… des cris où un mot revenait nettement … peu à peu son environnement se fit net, le bourdonnement s’éteint les étoiles disparurent et sa vue se fit plus net. Quelqu'un lui tendit la main… c’était le Zora du jeu du plongeon… Princesse dit-il doucement en lui tendant humblement la main pour l’aider à se redresser. Princesse que se passe-t-il ? demanda-t-il avec inquiétude. Ruto observa avec désolation son environnement chéri, espérant se réveiller de ce cauchemar atroce… en vain… la glace avait bel et bien repris possession du domaine Zora ;
« Nous voici prisonniers… l’esprit de Noel nous a abandonné et a laissé le froid venir à nous… il a décidé notre mort… Nous allons périr s’en est fini » murmura le Zora avec désespoir.
« Pas encore… » répondit Ruto… en serrant fort un médaillon bleu qui brillait à son cou

***

Une patrouille de gerrudos finement sélectionnées, les plus fortes, les plus vives et les plus intelligentes, avançait d’un pas fière vers la grande porte menant au désert.
Dans un silence respectueux, l’ensemble de la population gerrudo observait ce que l’on appelait communément la cérémonie d’avant noël.
Quelques jours avant Noël, une escadrille devait aller chercher Narboju au fin fond de son temple, afin que toute la population gerrudo célèbre les fêtes de fin d’année, au grand complet. Une coutume bien étrange pour des jeunes femmes au tempérament de feu, mais une coutume à laquelle elles étaient très attachées., un fondement de leurs principes.
La patrouille franchit la grande porte, et les gerrudos disparurent dans la tempête de sable sous des applaudissements effrénés.
Quelques minutes passèrent, la population venue assister à la cérémonie commençait à se disperser doucement pour reprendre le chemin de ses occupations… quand un vrombissement se fit entendre, et que le sol se mit à trembler. La majeure partie de la population tomba à terre mais quelqunes parvinrent à camper sur leurs positions, et purent apercevoir au loin au cœur du désert la naissance d’un cyclone blanc.
Des cris de femmes apeurés fusèrent et les corps de la patrouille gerrudo s’élevèrent au loin, soufflés par le cyclone comme des brindilles par une tempête.

Narboju qui attendait impatiemment la venue de la patrouille s’était perchée à la cime de sa déesse de sable. Elle n’avait rien manqué de la naissance du cyclone blanc…
Un vent froid, trop froid, commençai à souffler, l’habituel sable jaune pâle du désert commençait déjà à se couvrir d’un manteau de neige blanche.
Narboju sauta à terre avec souplesse, et d’un pas décidé prit le chemin de la forêt kokiri.


Sélène


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Toc Toc Toc


Link fut réveillé en sursaut par de grands coups tambourinant à sa porte.
« Link ! cria Saria derrière la porte, Link j’ai entendu que tu étais revenu, vite vite nous avons besoin de toi ! »
Link poussa un profond soupir. Il était encore épuisé de toute la route parcourue, hors de question de jouer à la décoration de noël. Il avait encore besoin de repos.
«  Non Saria je suis navré, mais j’ai fais un long voyage qui m’a beauoup fatigué, lui répondit-il d’une voix se voulant empreinte de tristesse, commencez donc à décorer sans moi, je vous rejoins dans peu de temps… »
La porte s’ouvrit à la volée, Saria se jeta littéralement à l’intérieur et referma précipitamment la porte derrière elle, s’y adossant avec force comme pour se protéger d’un danger extérieur.
« Link… tu ne comprends pas… si tu nous abandonnes le village kokiri est perdu hoqueta-t-elle
enfin Saria ce n’est pas l’absence de quelques décorations qui font changer la face du monde tenta-t-il de la raisonner
ARRETE AVEC TES MAUDITES DECORATIONS ! Hurla Saria
Link se figea et l’observa d’un air hébété. Sa grande et courageuse Saria perdait son sang froid et semblait craintive, il se passait qulequechose et quelquechose de grave.
« - que se passe-t-il Saria ? lui demanda-t-il posément
des monstres de glace, ils ont envahis le village Kokiri, ils gèlent tout, ils détruisent tout sur leur passage… Mido a voulu en attaqué un et il s’est fait congelé au milieu du village, Saria fit une pause dans son explication rapide et baissa tristement les yeux… Link… on chuchote que l’esprit de Noël nous a abandonné »
Link resta perplexe. Cette histoire d’esprit de Noël, il n’y avait jamais vraiment cru, malgrés la ferveur que l’ensemble de la population Hylienne manifestait à son égard quand il en parlait ou posait des questions à son sujet. Il allait faire part à Saria de son doute sur la question de l’existence d’un éventuel esprit de Noël quand il fut interrompu par de nouveaux coups frappés précipitamment à sa porte. Saria se dépêcha d’aller ouvrir la porte et Ruto la princesse Zora entra d’un pas pressé sous l’œil surpris de Link, elle referma brutalement la porte derrière elle en claquant la porte et fit trembler les murs et rebondir les objets de collections et vieux souvenirs de voyages qui ornaient les étagères.
«  Par le grand jabu-jabu ici aussi soupira-t-elle tristement. Son regard se posa quasi immédiatement sur Link.
Ah Link tu tombes bien, écoutes, je sais que nous ne sommes plus fiancés depuis un petit moment déjà, d’ailleurs pour ma part je pense avoir trouvé quelqu'un d’autre, avoua-t-elle en rosissant légèrement , mais bon la question n’est pas là, Link malgrés ce différent je viens réclamer ton aide au nom du peuple Zora tout entier, elle fit une pause pour reprendre sa respiration dans sa récitation de texte rapide, chéri, les Zoras sont de nouveaux prisonniers des glaces et l’esprit de Noël et introuvable et je crois qu’ila disparu et …
EX – FIANCES ? » s’indigna Saria en braquant un regard noir sur Link.
Le pauvre Link n’eut pas le temps de justifier quoi que ce soit à qui que ce soit. De nouveaux coups firent rebondire la porte. Elle s’ouvrit pour laisser place à Narboju qui entra d’un pas digne et calme, elle referma la porte avec vigueur puis vint se poster devant Link qu’elle toisa avec froideur. Un froid néanmoins respectueux.
« Jeune homme intrépide, au nom du peuple Gerrudo je viens aujourd’hui demander ton aide au nom de notre amitié et du souvenir des bons moments passés ensemble, un cyclone envahit actuellement notre désert, il ravage tout sur son passage il semblerait bien que l’esprit de …
Mais c’est qui encore celle là ? rugit Saria avec colère
Souvenir des bons moments passés ensemble ? répéta Ruto d’un ton dédaigneux… et de toute façon j’étais là la première ! » s’exclama-t-elle
Narboju adressa un magnifique regard assassin à chacune d’elle et Link ne put à nouveau rien justifié car un nouveau coup, bien plus violent cette fois vint frapper à sa porter. Porte qui finalement achevée par ce dernier coup, elle était désormais fendue en son centre par une large entaille, elle s’effondra sur le sol.
« Hum… désolé pour la porte, grommela Darunia en se baissant pour entrer chez Link. Un peu étriqué dans la modeste maison, Daunia n’en lança pas moins une joyeuse bourrade à Link le faisant ainsi vaciller dangereusement.
Frère de sang qu’elle plaisir de te revoir ! s’exclama-t-il tandis qu’un sourire traversait brièvement son visage.
Eh bien … moi aussi l’assura Link en se massant l’épaule où Darunia venait de le frappait, heureux de ne plus être le seul homme de la situation maugréa-t-il, quel bon vent t’amène ?
Le soucis s’empara du visage de Darunia.
Un bien mauvais vent marmonna-t-il, un vent de glace nous envahit mon frère, il a éteint tous les feux qui brûlaient dans le village et gelé le volcan, les Gorons ne tiendront pas longtemps dans ce froid, sans volcan et sans feu. Link dis moi… mais que fait l’esprit de Noël questionna-t-il d’un air mécontent.
Link leva un sourcil interrogateur.
Les femmes faisaient un vacarme assourdissant en se chamaillant derrière lui, Darunia marmonnait dans sa barbe des propos incompréhensibles au sujet de l’esprit de Noël… Link tenta de se remémorer ce que la princesse Zelda lui avait enseigné au sujet de l’esprit de Noël.
«  Pardonnez moi… hum hum » La tête d’Impa traversa le trou béant laissé par l’ancienne porte et se racla la gorge plusieurs fois pour capter leur attention. Une fois que ce fut chose faite elle s’adressa de nouveau à eux
« J’aimerai que le silence se fasse, et que vous accueillez tous avec le respect qu’il se doit votre noble princesse d’hyrule, la princesse Zelda. »
Impa entra d’un pas impérieux, immédiatement suivie par Scheik qui s’avança d’un pas étrangement serein. Si la princesse fut surprise de voir tout ce petit monde ici réunit elle n’en montra rien. Par chance la venue de la princesse avait abaissé les tensions, chacun se contentait de l’observer dans un silence respectueux. Elle vint se planter devant Link qu’elle toisa avec -elle aussi- froideur.
« Link je suis heureuse de constater que tu es rentré sain et sauf de ton voyage lui, lança-t-elle sèchement »
Link s’agenouilla vivement et baissa honteusement le visage.
« pardonnez moi, s’excusa précipitemment le héro du temps, je suis rentré de ma quête voici quelques heures à peine, ravagé par le froid et l’épuisement, j’avoue que je tenais à me reposer un peu avant de me présenter à vous afin de vous annoncer ma venue. Zelda le fit se redresser
- Link le temps n’est pas aux excuses dit-elle en lui adressant un faible sourire, elle balaya d’un regard la pièce où il vivait habituellement, aujourd’hui trop petite pour contenir aisément tout ce monde. Je constate que tu es déjà au courant.
Elle se tourna vers lui en l’observant avec une gravité troublante.
« Link l’esprit de Noël nous a abandonné, une fois de plus Hyrule toute entière a besoin de toi. »


Sélène


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(vide)

Esprit adouci

Chacun était tranquillement reparti de la petite maison de Link, l’esprit apaisé sachant que désormais le héro du temps s’occupait de la situation. Laissant un Link pantois et désarmé, qui découvrait que l’existence de ce fichu esprit de Noël était en fait véridique… Par chance Navi la fée qui n’avait rien loupé de la scène encore emmitouflée au fin fond du lit de Link, s’était spontanément proposée à Link pour mener sa petite enquête… Car l’esprit de Noël.. elle la connaissait bien très bien même. Car beaucoup l’ignoraient, mais chez les fées, il était de notoriété publique que l’esprit n’était autre qu’une très ancienne fée à qui il était arrivé une drôle d’aventure (mais ceci est une autre histoire). Ainsi Navi avait simplement contacté le réseau des fées, un réseau d’information d’une redoutable efficacité, ainsi en à peine une heure Navi connu la localisation de l’esprit de Noël, et se lança immédiatement à la rencontre de cette vieille amie.

* * *


Link avait profité de ce temps libre accordé par Navi pour remettre un peu d’ordre chez lui, et il avait notamment immédiatement réparé sa porte, il était absolument hors de question de laisser le froid s’infiltrer brrrrrrrr… et surtout… il s’était octroyé le prestige d’une bonne sieste !
Ce furent des petits coups discrets frappés à sa porte qui l’éveillèrent doucement, d’un sommeil qui s’était révélé bénéfique, Link se sentait bien mieux, en pleine forme, prêt à tout affronter, même un esprit de Noël. Il se redressa, jeta à terre ses couvertures et alla ouvrir.
Une Malon grelottante et visiblement mal à l’aise se tenait toute penaude sur le pas de la porte.
« Malon mais enfin entre donc ! s’exclama Link en tirant la jeune fille vers lui d’un geste sec, il ferma la porte – doucement – et tira une couverture du sol qu’il jeta avec bonne humeur sur Malon.
« Tiens réchauffe toi avec ça ! » lui lança-t-il
Malon ne bougea pas et la couverture glissa à terre. Link l’observa d’un air perplexe.
« Link… tout est de ma faute… bégaya-t-elle toujours grelottante de froid
Qu’est ce que tu racontes, qu’est ce qui est de ta faute encore se moqua-t-il en empoignant la couverture avec laquelle il commença à frotter vivement Malon pour la réchauffer lui même. Malon le repoussa et le foudroya du regard.
Mais enfin j’ai mis l’esprit de Noël en colère et maintenant à cause de moi elle ne veut plus aider Hyrule » s’énerva Malon comme s’il s’agissait d’une évidence et que Link était un parfait idiot.
Link s’immobilisa et fixa Malon silencieusement. Il poussa finalement un long… très long… soupir
« Les femmes… *nouveau très long soupir* Bon Malon explique moi tout depuis le début »


* * *


Navi volait à vive allure, elle avait hâte de retrouver Link, elle avait encore réussie, elle en était certaine il allait encore la complimenter ! A elle seule elle avait retrouvé l’esprit de Noël qui l’avait accueillie par une chance incroyable avec plaisir et chaleur… il faut dire qu’elles étaient de très anciennes amies et qu’elles ne s’étaient pas vue depuis bien longtemps. Ainsi navi grâce à sa diplomatie et sa douceur naturelle avait aisément localisé la source de tous les ennuis d’Hyrule : Le fichu orgueil de l’esprit de Noël tout simplement . La solution était très simple, des petites excuses et un cadeau histoire de la flatter, et tout rentrerai dans l’ordre.
Oh oui Link allait être très fier de sa petite Navi, il la féliciterait et la remercierait 100 fois comme d’habitude, elle en rougissait déjà ! Perdue dans ses pensées Navi ne s’aperçut pas que la fenêtre qu’elle visait et pensait ouverte… était en fait fermée.


* * *


Malon venait d’achever dans les larmes son long récit, Link percevait bien que sa jolie petite fermière en avait gros sur le cœur… d’abord par ce mariage qu’elle n’arrivait pas à accepter, et ensuite surtout à cause de ce débordement de colère qui par un malchanceux hasard avait été entendu par l’esprit de Noël et par sa faute avait plongé Hyrule dans le chaos. Malon avait tout dis à son père… mais elle n’avait pas attendu sa réponse elle s’était contentée de lui livrer ce gros paquet qu’elle avait sur le cœur et avait immédiatement pris le chemin de la maison de Link pour qu’il l’aide à réparer son erreur. Link tentait de la réconforter en lui rappelant que son père était un être doux et attentif, assurément il avait cru bien faire envers Malon en agissant ainsi, et s’il se révélait que son acte était douloureux pour Malon, assurément ils en rediscuteraient ensemble, mais jamais Talon n’agirait à l’encontre du bonheur de sa fille … Link fut interrompu dans sa tentative de réconfort par un bruit violent qui les fit sursauter tous deux. Navi s’était –une fois de plus- laissée aller à la précipitation et s’était littéralement écrasée contre la fenêtre.nlink secoua désespérément la tête, décidément personne ne voulait l’aider aujourd’hui.
Mais Navi se remit d’aplomb immédiatement et agita furieusement les bras dans tous les sens pour faire signe à Link de lui ouvrir. Une fois qu’il l’eut fait la petite fée se précipita à son oreille pour y chuchoter un flot de paroles effrénées.
Malon eut beau se dresser du mieux qu’elle pouvait et ouvrir toutes grandes ses oreilles, elle ne capta rien du message énervé de Navi. Link se tourna vers elle d’un coup et lui adressa un regard bleu où pétillait la bonne humeur, il lui adressa un sourire réconfortant.
« Malon … il t’appartient de sauver le Noël d’Hyrule !
Oh Link mais tu sais bien que j’ai agis sur le coup de la colère ! je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour sauver le Noël d’Hyrule ! » se lamenta-t-elle en culpabilisant de nouveau.
Link lui tendit la main.
« Alors vient avec moi, l’esprit de Noël n’attend qu’une chose, tes excuses »
Malon n’hésita même pas elle se précipita pour empoigner fermement la main de Link.


* * *

L’esprit de Noël s’était perchée à l’entrée du temple de la forêt au fin fond des bois perdus, certaine que personne n’aurait l’idée ni l’audace de venir la chercher en ce lieu. Certe navi était passée lui faire un petit coucou mais quoi de plus naturel après tout ce temps séparées l’une de l’autre !
L’esprit de Noël ruminait donc en ce lieu contre cette petite idiote qui avait osé l’insulter ! alors comme ça noël apportait tristesse et noirceur… très bien on verrait ce qu’elle dirait d’un hiver sans noël … L’esprit s’attendait évidemment à la voir venir en rampant réclamer une protection, la chaleur… tout ce que sa grandeur apportait !
Ah si elle survivait bien sûr, car elle risquait fort de mourir de froid, ou d’être attaquée par des créatures glaciales… ou encore de se faire avaler par le cyclone des neiges … très bien pensa l’esprit de noël avec plaisir, voilà qui remettrait en place les idées de cette petite idiote !
L’esprit de Noël fut interrompue dans sa jouissance spirituelle.
« Pardonnez moi noble esprit de Noël… j’aimerai attirer votre attention… »
Quelqu'un se permettait de l’interpeller en bas, mais elle était forcée de l’admettre avec le respect et la politesse qu’il se devait. Elle s’avança donc pour voir qui venait à sa rencontre. Un étrange bonhomme tout vert qui semblait disons plutôt mignon, accompagné de … oh Navi quelle bonne surprise ! et enfin… ELLE ! ! ! l’esprit de Noël fit un bond fulgurant. L’idiote ! L’idiote était de retour mais comment avait-t-elle osé venir jusqu’ici, hors d’elle l’esprit de Noël lança une bourrasque glacée en direction de la petite sotte, mais le mignon garçon vert s’interposa et reçu l’attaque de plein fouet, il fut soufflé par l’attaque et alla s’écraser à quelques mètres dans un cri de douleur.
La petite sotte cria son prénom … Link ! qui fit hausser un sourcil à l’esprit de Noël, et elle courra s’agenouilla auprès de lui pour l’aider à se redresser.
Dans le même temps, la fée Navi avait pris les devants, et vint à la rencontre de l’esprit de Noël.
« Chère amie… pardonnez ma nouvelle intrusion commença Navi avec douceur
Oh Navi ne soyez pas ridicule, vous êtes toujours la bienvenue pour me tenir compagnie… que puis je donc pour vous être agréable ? demanda-t-elle gentiment et que fait cette idiote ici ? ajouta-t-elle sèchement »
Navi se racla la gorge.
« Eh bien comme vous l’avez donc constaté nous vous amenons la jeune fille qui a sucité votre colère ce matin même…
l’esprit de Noêl observa Malon avec dédain
« quelle soit maudite ! cracha-t-elle
oh non reprit Navi en s’attirant un mauvais regard, voyez vous il s’agit d‘une toute jeune fille qui traverse une période difficile avec sa famille… vous avez eu la malchance de saisir une parole malheureuse qu’elle a lancé sur le coup de la colère alors qu’elle craqué sous le poids des problèmes, et même si elle ne pensait pas ce qu’elle a dit…. Elle a bien compris votre leçon grand esprit de Noël, et elle est venue vous présenter ses excuses.
« Parce qu’elle croit que des excuses suffiront ! s’indigna l’esprit de noël
eh bien elle vous a apporté un présent en gage de pardon et surtout de respect souligna Navi
L’esprit de Noël s’immobilisa.
« Un présent ? mais de quelle nature ? questionna-t-elle d’une voix excitée et avide de curiosité.
Descendez donc lui demander ! Susurra Navi ravie de voir que sa stratégie fonctionnait à merveille.
L’esprit de Noël bondit donc et vint se planter juste à coté dune Malon quasiment terrifiée. Et plus l’esprit de Noël la contemplait de toute sa hauteur, et plus elle se rendait compte qu’effectivement, en fait il s’agissait d’un tout petit bout de fille. L’esprit de Noël palpa l’âme de Malon… beaucoup de peur à son égard, chose normale elle était elle même d’ue redoutable puissance, énormément de culpabilité d’avoir souillé le noël de son peuple… et derrière tout au fond bien cachées une tristesse et une solitude anormales pour une petite fille comme elle… L’esprit de Noêl s’en rendait bien compte et essayait de lutter mais cela devenait difficile, cette petite finalement… elle commençait à l’adorer, en fait elle lui rapelait sa propre enfance. Les vagabonderies de l’esprit de Noël furent interrompues par le mouvement de l’enfant. Malon se mit à genoux devant la grande dame, et lui prit une main gantée.
« Noble esprit de Noël je suis venue vous présenter mes plus sincères excuses
L’esprit de Noël fronça les sourcils.
alors dis moi donc petite … finalement que penses-tu de Noël ? » demanda-t-elle avec dureté.
Malon commença d’une petite voix, mais prit son courage à deux mains :
« Avant aujourd’hui, Noël signifiait pour moi la remémoration de souvenirs bien tristes, surtout , la mort de ma maman, expliqua-t-elle le nez bien fixé vers le sol. » Elle fit une petite pause. Puis redressa un regard vaillant sur l’esprit de Noël.
« Mais grâce à vous j’ai enfin compris que pour beaucoup de gens Noël est, et doit rester un grand moment de bonheur et de partage en famille, c’est un instant de plaisir unique pour chacun de mes compatriotes Hyliens ! j’ai compris que si la chaleur et le réconfort de l’esprit de Noël disparaissait, alors là oui, pour Hyrule toute entière cela signifierait douleur tristesse et noirceur. J’ai fais la bêtise de refuser ce Noël heureux que ces gens me proposaient, j’ai choisis de rester dans mon petit monde froid et humide sans chercher à comprendre… je m‘en excuse.
Ö grand esprit de Noël, de tout mon cœur j’aimerai que vous reveniez protéger notre Noël à Hyrule, pour qu’enfin je puisse y goûter pour de vrai cette fois ci, car j’en perçois enfin la grandeur. »
L’esprit de Noël esquissa un sourire.
« bien… mais encore ? »
Malon capta le regard de l’esprit de Noël braqué sur le petit paquet maladroitement emballé avec un vieux papier cadeau maintes fois réutilisé qu’elle tenait entre ses mains.
Euh.. voici un modeste présent pour m’excuser… lança Malon d’un ton hésitant en montrant son paquet médiocrement présenté.
Derrière l’Esprit de Noël , Link et Navi lui adressaient de grand signes d’encouragement. Malon brandit son cadeau sous le nez de l’Esprit.
L’esprit de Noël s’en saisit délicatement comme s’il s’agissait d’un objet très précieux. Aussitôt son visage précédemment si froid et hautain, s’illumina d’un sourire bienveillant. Malon fut contaminée et à son tour se mit à sourire bêtement sans trop savoir pourquoi.
«  Mais j’adoooooooooore les cadeaux s’exclama l’Esprit de Noël avec un fantastique entrain. C’est trop gentil ! dit-elle en adressant une petite tape sur la tête de Malon.
« Bon voyons ce que c’est… L’Esprit de Noël s’empressa de déchiqueter l’emballage .
- c’est artisanal, on le fabrique à la main au ranch avec que des bons produits de la ferme tenta d’expliquer malon. Mais c’était inutile. L’esprit de Noël sortit de l’emballage une tablette de chocolat… et fondit en larmes.
- du chocolat… mais ma chérie j’adooooooore le chocolat ! et personne ne m’en offre jamais ils croient tous que j’ai peur de grossir ! se lamenta l’esprit de Noël.
L’esprit de Noël se jeta sur Malon et lui fit un énorme bisous sonore sur chaque joue.
« Bon évidemment, nous sommes d’accord, ce n’est pas aussi bon que du chocolat de Noël lui affirma-t-elle d’un ton sévère, mais tout de même, sa voix se radoucit, tu es un ange ! »
L’esprit de Noël se redressa et fit face à Link.
« Héros du temps, je suis honorée d’avoir pu faire votre rencontre, vous êtes tout à fait à mon goût ! »
Link toussota, ou manqua de s’étouffer, impossible à préciser.
Elle se tourna de nouveau vers Malon.
« Quand à toi… » Malon tenta vainement de rétrécir sur place, voir de s’enfoncer dans le sol. Impossible. « jeune fille que cette histoire reste à jamais gravée dans ta mémoire, n’oublie jamais l’importance de l’esprit de Noël !
- Oh oui grand esprit ! s’exclama Malon en hochant frénétiquement la tête.
L’esprit de Noël sourit.
« Allez j’ai du pain sur la planche moi avec tes bêtises, j’ai un Noël à préserver ! Merci encore pour le chocolat ! »
Sur ses derniers mots une brise légère commença à souffler, l’esprit de Noël sembla rétrécir sur place, et se mua finalement en un minuscule flocon de neige qui fut rapidement balayé par la brise fraîche.

Tous trois restèrent un instant immobiles et silencieux à tenter de suivre des yeux le minuscule flocon de neige, qui eu vite fait de disparaître dans le ciel blanc.
« Link… la petite voix de Malon brisa le silence.
Oui ?
Elle n’a pas goûté mon chocolat… Malon tourna la tête dans toutes les directions possibles avant de chuchoter : tu crois qu’elle a peur de grossir ?
Navi se contenta de pouffer entre ses mains, tandis que Link poussait à nouveau un profond soupir.
«  je n’en sais rien Malon… je dois t’avouer que les femmes restent pour moi un grand mystère. »
Navi prit à son tour la parole
«  Allez Link, une nouvelle tâche nous attends ! lança-t-elle gaiement
- oui… Link sourit à Malon, tu nous donnera bien un coup de main pour décorer le village ?
- Oh que oui ! » répondit-elle avec un vrai sourire du cœur.


Sélène


Inventaire

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Epilogue


L’aubergiste souffla sur le vieux carton et une nuée de poussière s’envola. Il entrebailla le couvercle : après tant d’années, elles étaient toujours là à attendre sagement qu’on les ré-utilise. Il sourit avec nostalgie, referma le couvercle et prit le carton à pleines mains, il quitta maladroitement le grenier en titubant légèrement, traversa l’étage des chambres sur la pointe des pieds, et enfin gagna le salon.
Sa femme leva les yeux au ciel en voyant arriver le gros carton.
« n’essaye même pas de comprendre ! lui dit-il sèchement avant qu’elle n’ai pu prononcé un mot. Il s’attabla à ses côtés.
- ça mon chéri… il y a des années que je n’essaye plus de comprendre quoi que ce soit répondit-elle avec amusement.
Elle lui servit un grand café noir, il était tôt, une longue très longue journée les attentait. L’aubergiste l’absorba en une seule lampée, puis ouvrit le carton déposé à ses pieds. .. il en sortit une par une, de nombreuses et poussiéreuses décorations de Noël.
« Quand même, reprit sa femme, je me demande ce qu’il vous a raconté hier soir ce ménestrel pour vous mettre dans cet état ! Ce matin pareil… deux gars sont partis assez tôt en parlant du père noël ! j’ai cru qu’ils n’avaient pas eu le temps de décuver… même pas !
- Ne perds pas de temps et vient m’aider ! l’interrompit son mari en proie à démêler une longue guirlande lumineuse, il faut que tout soit prêt pour le réveil des clients ! Il est essentiel de satisfaire l’esprit de Noël pour Hyrule !
-Quand je pense au nombre de fois où j’ai essayé de t’enfoncer ça dans le crâne soupira sa femme. » Elle vida à son tour sa grande tasse de café, puis s’attaqua à l’opération dépoussiérage à grands coups de plumeaux…


* * *


Le ménestrel avait bouclé ses bagages et était fin prêt à prtir pour un nouveau village. Un rapide coup d’œil dans la glace de sa salle de bain lui confirma son impression du réveil, la nuit avait été trop courte : deux grandes cernes entouraient ses yeux.
Il sourit. Mais cela avait valu le coup par les trois déesses , quel succès !
Quelle magnifique soirée, il avait été bombardé de multiples questions dés qu’il avait achevé son conte de Noël, signe qu’il avait captivé son auditoire du début à la fin de son récit, il en avait été ravi et il s’en été bien sûr tiré avec l’éternelle pirouette des ménestrels… l’histoire ne va pas plus loin mais je vous conseille de faire vos propres recherches ! La meilleure façon de na pas répondre aux questions gênantes, mais surtout la meilleure façon de véhiculer son nom et son histoire à travers tout le pays.
Content de lui, le ménestrel prit ses bagages et sortit silencieusement de sa chambre, il prit la direction de la sortie avec un petit pincement au cœur. Encore une fois il s’en allait avec mélancolie.
Il s’interrompit au beau milieu de l’escalier principal et contempla le salon avec stupéfaction.
Oui il avait réussi son coup… mais il était loin d’imaginer que cela prendrait de telles proportions ! Le grand salon s’était métamorphosé, il avait été complètement décoré aux couleurs de noël, un immense sapin scintillant trônait au milieu de la salle, portant de grandes guirlandes blanches et de multiples boules luisantes rouges, des suspensions en forme d’étoiles dorées parsemaient le plafond, et de ci de là des guirlandes lumineuses aux diverses couleurs clignotaient à vive allure.
Le ménestrel continua finalement son chemin mais avec lenteur en continuant de détailler d’un air hébété toutes les décorations. Il constata que l’aubergiste l’attendait, fièrement campé derrière son comptoir. Comptoir qui avait été recouvert d’un fin lit de coton blanc mimant merveilleusement la neige, tandis qu’un père noël dodu gardait la caisse en portant un écriteau sur lequel était inscrit le message « Bienvenue ».
« Quelle surprise ! s’exclama le ménestrel en rejoignant l’aubergiste, vous avez du travailler dur pour réussir une décoration aussi fine et aussi rapidement !
- oh non ! non ! ce n’était rien l’assura l’aubergiste.
Un grommellement se fit entendre derrière eux, il provenait d’une femme assez âgée qui nettoyait les tables du salon. L’aubergiste lui adressa un regard noir qui la fit taire immédiatement.
« alors vous nous quittez déjà ? s’enquit-il tandis qu le ménestrel réglait la note de la chambre.
- oui et je vous avoue que cela m’attriste un peu lui avoua le ménestrel gêné, mais j’ai encore de nombreux villages à visiter pour préparer l’arrivée de Noël !
- oui je comprends bien » répondit l’aubergiste.
Le ménestrel prit ses deux bagages et l’aubergiste s’empressa d’aller lui ouvrir la porte d’entrée, il fut surpris par une brise très fraîche.
« Bon voyage cher ménestrel, vous serez toujours le bienvenu dans mon auberge ! et grand merci pour votre belle histoire… » il lui adressa un grand sourire en lui fourrant un petit paquet de chocolats dans la poche
Le ménestrel lui rendit son sourire et le remercia du présent, et prit la direction de la sortie du village Cocorico.


* * *


La matinée avait été plutôt calme et le clients tous agréablement surpris des décorations. L’aubergiste était plutôt fière de sa réussite. Le patron profitait du calme pour arranger ses décorations, quand la clochette de la porte d’entrée retentit. Il se précipita pour accueillir son nouvel arrivant.
Une jeune femme à l’allure fragile se tenait dans l’entrée, visiblement frigorifiée, elle était toute pâle hormis ses joues légèrement rosies par la brise froide sans doute.
« Mais quel froid ! s’exclama-t-elle en voyant accourir le patron de l’auberge, mon ami, je suis GE-LEE !
- A qui le dite vous ma petite dame ! Il fit signe d’enlever son manteau rouge à pompons blancs mais la jeune femme le serra fort contre elle.
- Ho non dit-elle en se raidissant, laissez moi donc le temps de me réchauffer !
-Comme vous voulez, allez venez donc vous asseoir au salon, je vais vous faire une bonne tasse de boisson chaude cela va vous requinquer ! »
La jeune femme accepta l’invitation.
- OOOOOOOO lança-t-elle avec émerveillement en pénétrant dans le salon, mais quelle charmante décoration de Noël ! la jeune femme vint s’asseoir en continuant d’observer les décorations avec un regard appréciateur.
« alors que voulez vous boire ? demanda l’aubergiste en sortant une grande tasse de porcelaine…
- Je prendrai bien un bon chocolat chaud s’exclama-t-elle avec bonne humeur, et si vous avez avec du chocolat du ranch lon lon !
L’aubergiste arrêta son geste et observa la douce jeune femme avec suspicion.
«  Oh c’est juste que c’est mon préféré ! » lança-t-elle gaiement.
L’aubergiste obéit donc et commença à préparer le chocolat chaud, mais avec des gestes vaguement nerveux et tremblotants tant l’angoissait l’idée que cette femme ressemblait fort à la description de l’Esprit de Noël qu’il s’était faite.
« Hum et ce petit vent il va rester longtemps vous croyez ? lança-t-il pour amorcer une discussion banale visant à le détendre.
« Oh, je crois qu’il vient de s’installer pour un bon petit moment si vous voulez mon avis »  lui répondit-elle en lui adressant un clin d’œil malicieux.