Quand le présent rencontre le futur.[Privé Zelda][flashback]

Angelus


Inventaire

(vide)

[HRP]Je suis pas doué pour débuter un RP désolé. J'ai fais exprès d'aller assez vite sur mon entrée dans le château, je voulais pas m'éterniser sur le fait d'entrée discretement et tout, sa aurait été long à faire, et surtout chiant à lire xD. Mes prochains postes seront plus palpitants lol[/HRP]

L'édifice qui se présentait aux yeux du jeune homme était magnifique, immense et puissant, ces murs étaient d'un blanc immaculés. Ce bâtiment représentait l'espoir d'Hyrule, véritable symbole pour les forces du bien, c'était en ce lieu que siégeait la puissante famille royal, et ou vivait la charmante Princesse Zelda, chef d'Etat, aimé de son peuple, mais qui hélas devait faire face à des évènements tragiques et dont la tournure seraient défini par ces choix. Si jeune et pourtant la souveraine d'Hyrule portait sur ces épaules le destin d'une nation entière.
Le jeune homme blond, vêtu de sa traditionel tunique blanche orné des symboles royaux incrusté dans un tissu d'orée, se dirigea d'un pas tranquille, mais décidé en direction des portes du château. La grande porte était encore ouverte, malgré le fait que le soleil n'allait maintenant plus tarder à se coucher, en effet, l'accès au château avait été simplifié, celui ci était ouvert au guerrier voulant défendre la couronne, car au loin, une tempête approchait, une bataille allait avoir lieu au sein du terrible désert Gerudo, où s'opposerait force du bien et du mal. Angelus, le visage caché par sa capuche blanche, passa sans encombre la grande porte, dès lors il se trouvait dans la grande cours du château. L'enfant du futur connaissait cet endroit comme sa poche, ayant grandit ici, aucun passage ne lui était inconnu. Il s'engouffra dans quelques sombres passages et réussit à trouver une porte non gardé, par laquel il s'engouffra.

Il se trouvait dès lors dans l'enceinte du château, devant lui se trouvait de nombreux couloirs, avec des murs ornés de tapisseries représentant chaque maison de la noblesse. Angelus se souvenait du nombre d'heure passé à apprendre auprès de son maitre, le sage Rauru, les usages de la familles royales, il avait appris pendant des semaines, les noms de la haute noblesse, leurs emblèmes, leurs histoires... etc.
Il s'engouffra à travers l'un des chemins qui s'affichait devant lui, pourquoi était il ici ? Pour jouer son rôle tout simplement... Pour éviter que les ténèbres ne s'abattent sur cette terre. Angelus n'avait pas pu sauver son monde, il pourrait peut être changé celui ci. Depuis qu'il était arrivé, il avait fait quelques rencontres, cachant son nom pour rester dans l'ombre, se présentant comme simple spectateur des évènements. Désormais il allait devoir agir, et se présenter face à la plus haute instance du Royaume, la princesse elle même. Il n'était guère possible de demander une audiance dans les circonstances actuels, la Princesse avait déjà fort à faire, en plus d'être meurtri par le chagrin suite à la perte de son mari. Dès lors, la guerre était désormais lancé, et il était temps d'agir.
Soudain sa marche fut stoppé, face à lui une patrouille de trois gardes se dressait devant lui. Déjà armé et prêt à frapper, en effet, suite à l'enlèvement du Prince, l'ordre avait été donné aux soldats de s'en prendre à tout étranger se trouvant dans l'enceinte du château sans autorisation. Angelus resta calme, il tendit sa main droite face à ces opposants, un léger rayon de lumière s'en détacha. Sur cette action, les trois soldats tombèrent au sol, restant allonger, ne bougeant plus. Le sort que venait d'utiliser Angelus n'était pas dangereux, il ne faisait que endormir pendant quelques heures les esprits faibles. Dès lors la route n'était plus barré, et la route du garçon aux cheveux d'or pu reprendre.

Parcourir les longs couloirs du château lui rappelait tant de souvenirs, à commencer par ceux de son arrivé ici la première fois, alors qu'il n'était qu'un enfant, et que par des circonstances favorables, il fut élevé dans ce lieu par Rauru, désigné comme étant prédestiné à devenir un mage du temps et de la lumière, un homme de justice et de bien, bras armé de la lumière. Mais tout ceci n'aurait jamais été possible sans la princesse Zelda... Mais cela serait expliqué en temps et en heure.
Il arriva enfin là ou il le désirait, devant lui se dressait une petite porte, porte ou se trouvait derrière, la fameuse bibliothèque royal, reconnu pour être le berceau de la connaissance au sein d'Hyrule. Il poussa la porte, qui s'ouvrit dans un petit grincement strident, la bibliothèque était une salle assez grande, composé de nombreuses étagères ou se trouvait des ouvrages de tout les genre. Une fois à l'intérieur, Angelus remarqua que quelques personnes étaient déjà sur place, quelques hommes de connaissance, venu satisfaire leur soif d'apprendre. Dans un léger claquement des doigts, le jeune mage utilisa encore un sort de lumière pour plonger les quelques habitués de la bibliothèque, dans un profond sommeil. Déjà bien silencieuse, la bibliothèque venait d'être plongé dans un véritable silence de mort.
Marchant à travers les quelques corps endormit, le jeune garçon fixa des yeux une des étagères, puis il prit un livre et se posa dans le fond de la pièce, le visage toujours caché par sa capuche. Une fois à l'aise, le garçon se mit à feuilleter le livre, comme ci de rien n'était.
Si il avait prit place en ce lieu, et laisser quelques traces de son passage derrière lui, notament en laissant les corps des soldats endormit derrière lui, c'était pour que sa présence soit remarquer par une personne en particulier. En effet, le jeune garçon connaissait bien les goût et les habitudes de la princesse Zelda. Celle ci déjà bien tourmenté par les affaires d'Etat auquel elle devait faire face en plus de ces soucis personnels, il était fort probable qu'elle profite de quelques instants pour s'échapper de la dure réalité du pouvoir, et après tout, lire un livre n'était il pas le meilleur moyen de pouvoir échapper aux affaires du quotidien ?
Le livre qu'il avait entre les mains était un conte pour enfant, il avait choisit ce livre, car celui ci était spécial. En effet, il lui avait été offert par la princesse Zelda, tout du moins celle qu'il avait connu et perdu en même temps que la fin de la résistance des forces du bien contre Ganondorf et ces troupes à l'époque dont il était originaire. Dans son monde, la bibliothèque royal avait brulé en même temps que le château d'Hyrule, le seigneur sombre gouvernant depuis sa terrible citadelle noir.

La nuit venait de tomber, la lune éclairait le ciel de sa faible lumière. Le ciel était remplit d'étoile, il était étrange de ce dire que par cette belle nuit, demain se jouerait une terrible bataille pour la libération du Prince... Angelus observa ce spectacle par l'une des fenêtres de la bibliothèque. Il retira la capuche qui cachait son visage, et au même moment, la porte de la bibliothèque s'ouvrit. Il semblait que le jeune homme avait désormais de la visite...


"Pile à l'heure..."


Zelda Nohansen Hyrule

Princesse de la Destinée. ∫ Édile de Nayru.

Inventaire

(vide)

Préoccupée était le mot qui aurait peut-être le mieux décrit la Princesse en l’instant. Quoi qu’il semblait un peu léger pour l’état d’anxiété dans lequel elle se trouvait. Voilà plusieurs jours que les troupes étaient parties, Link à leur tête, et elle n’avait toujours pas eu de nouvelles. Il était normal que les oiseaux mettent du temps à arriver avec une si longue distance à parcourir, mais elle ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter. Elle avait bien essayé de se sortir de la tête tout ce qu’elle était en l’instant impuissante à régler, et ce pour quoi elle ne pouvait qu’attendre, mais si elle ne pensait pas aux guerriers en route vers le Désert, alors son mari et l’enlèvement lui revenait en tête, et quand bien même elle arrivait à chasser ces pensées, alors elle se retrouvait face à l’état actuel du Royaume qui n’était pas plus brillant.

Elle reposa la plume dans l’encrier et relu une dernière fois la lettre qu’elle venait d’écrire. Contrairement au reste, elle était certes en mesure de régler la situation du Royaume, ou du moins de l’améliorer tant qu’elle le pouvait, mais malheureusement cela impliquait de travailler étroitement avec toutes les personnalités importantes du Royaume. Plusieurs des nobles lui avait fait savoir qu’ils étaient mécontents des mesures qu’elle avait prise, et notamment des moyens qu’elle leur demandait de fournir. Si elle voulait continuer à pouvoir compter sur eux, et éviter d’éventuels ennuis ou des déchirures au sein même de son propre peuple elle se trouvait donc forcée par le protocole à les inviter à participer aux prochaines réunions. La perspective ne l’enchantait guère, c’était une embûche de plus et un frein à l’amélioration des conditions dans le Royaume, ainsi qu’à l’investissement dans sa Défense, d’autant plus avec une bonne partie de l’armée absente, mais là encore elle se retrouvait impuissante à accélérer le processus et devrait leur accorder une partie de ce temps qui leur manquait déjà.

Satisfaite de la lettre, elle la mit de côté en attendant de la transférer au personnel qui serait chargé d’en recopier plusieurs exemplaires et de les envoyer à leurs destinataires dont elle avait préalablement établi la liste. Elle ferma ensuite les yeux un instant. Elle se sentait fatiguée, complètement vidée. Et elle n’était pas sûre que c’était uniquement parce qu’elle dormait à peine la nuit, sans doute aussi tous ses soucis et ses tracas.

Préférant prendre une petite pause pour essayer de se détendre un peu avant de passer à la suite de son travail et n’osant même pas espérer trouver le sommeil malgré la nuit tombée, elle se leva et sortit dans le couloir en évitant de poser les yeux sur tout ce qui aurait pu lui rappeler l’absence de son époux et toutes les conséquences qui en découlaient. Elle ne savait pas exactement où elle comptait aller quand elle sortit de son bureau, mais elle s’aperçut bien vite que ses pas l’avaient inconsciemment conduite près de la bibliothèque. Elle soupira, elle savait que la raison en était double. La lecture offrait certes une bonne échappatoire quand il lui était impossible de se vider l’esprit, ceci dit il s’agissait aussi d’une certaine forme de travail. Il restait encore tellement de connaissances qui lui échappaient, notamment sur la Triforce, et qu’elle espérait apprendre pour lui permettre de mieux maitriser le cadeau des Déesses, et qui sait, peut-être même de remporter une victoire. Seule, son esprit semblait incapable de se reposer sans chercher à faire quelque chose d’un minimum utile, et peu nombreux étaient ceux qui arrivaient réellement à la distraire. Ils étaient d’ailleurs absents. Réprimant cette pensée, et arrivée à destination, elle se résigna et poussa la porte pour entrer dans la bibliothèque.

La bibliothèque avait toujours été un lieu où le silence était d’or, mais elle lui sembla encore plus silencieuse qu’à l’habitude. Elle n’était pourtant pas supposée être vide, même à cette heure. Ce n’est qu’après avoir refermé doucement la porte et en attardant son regard dans la pièce qu’elle remarqua les corps étendus à terre. Son sang se glaça et elle resta un moment immobile, sans savoir comment réagir. Elle aurait sans doute dû crier et alerter la garde, en espérant trouver de ses représentants non loin dans les couloirs, mais pour une raison qu’elle ignorait, elle ne sentait pas de danger particulier et elle garda le silence. Elle se rendit finalement compte que si quelqu’un avait voulu l’attaquer par surprise, il en aurait déjà eu largement l’occasion, et, restant toutefois prudente, elle se dirigea vers les gens étendus à terre juste en face d’elle. Elle remarqua assez vite qu’ils étaient endormis, simplement endormis. Pas la moindre égratignure, de toute évidence le responsable, s’il y en avait un, n’avait pas eu l’intention de leur faire de mal. Elle se releva en regardant autour d’elle.

« Il y a quelqu’un … ? »

Il lui sembla détecter un bruit, ou tout au moins du mouvement un peu plus loin dans les allées. Lentement, en restant sur ses gardes, elle traversa la pièce. Il faisait déjà sombre malgré les chandeliers sur les murs, et la lune éclairait la pièce seulement par endroits. Elle finit par apercevoir une silhouette près de la fenêtre. Elle s’approcha avec prudence toujours, et la silhouette se précisa, ses propres yeux s’habituant à la pénombre et aidés par la lueur de la lune.

C’était un jeune homme blond qui se tenait devant elle, l’air calme et serein, comme s’il s’était attendu à la voir là. Elle était certaine de ne jamais l’avoir rencontré auparavant, et pourtant elle avait comme un léger sentiment de déjà-vu. Elle ne put s’empêcher de le dévisager d’un air étonné. Était-elle en train de rêver ? Quoiqu’il en soit et même si elle ne comprenait pas sa présence là, elle était de plus en plus persuadée que l’homme n’avait aucune intention belliqueuse et elle baissa quelque peu sa garde. Les questions se bousculaient dans sa tête : Qui était-il ? Pourquoi avait-elle cette impression de déjà-vu ? Que faisait-il là ? Était-ce bien lui qui avait endormi les occupants de la bibliothèque, mais pour quelle raison ? Elle se contenta toutefois de poser la première question qui lui était venue à l’esprit.

« Qui … Qui êtes-vous ? »


Angelus


Inventaire

(vide)

Angelus entendit quelques pas approcher en sa direction, il ne bougea pas, restant rêveur en observant les étoiles dans le ciel par l'une des quelques fenêtres de la pièce. Puis les pas s'arrêtèrent, un moment de silence s'installa, celui ci ne dura que quelques secondes, et pourtant cela parut une éternité. Puis ce silence des plus oppressant fut brisé par la nouvelle venue en ce lieu de connaissance. La voix qu'entendit Angelus, retentit à ces oreilles comme une mélodie mélodieuse. Cette voix... Cela faisait bien longtemps qu'il ne l'avait guère entendu, la dernière fois, ce fut lors de la grande bataille qui mena Ganondorf à la victoire, tout du moins dans le futur alternatif d'où était originaire le jeune sage de la lumière et du temps. Il était évident que la jeune princesse devait être surprise de voir un jeune inconnu au sein du château et de la bibliohtèque royal. Pourtant le jeune garçon ne répondit pas tout de suite à la question de la souveraine d'Hyrule. Angelus s'exprima à haute voix, s'exprimant avec une certaine nostalgie.

"La première fois que tu m'as emmené ici, je n'étais qu'un gamin... Je me souviendrai toute ma vie de ce jour, tu t'étais mis en tête de me faire apprendre l'histoire d'Hyrule. A cet âge là, je n'étais pas très discipliné, même Rauru me l'avait repproché sans cesse... Pourtant ce jour là, je t'avais écouté, était ce ton sourire ? Ta gentillesse ? Ou bien la lumière qui émanait de toi à chacune de tes apparitions ? Je ne saurais le dire... Tu as toujours réussit à me faire être sage."

A la vue de ces souvenirs, le jeune homme ne put s'empêcher d'échapper un sourire, accompagné d'un petit rire. Bien sûre il faisait révérence à la princesse Zelda de son époque, la jeune femme qui se tenait face à lui aujourd'hui, bien qu'étant la même personne, ne pouvait connaitre ces évènements puisque il ne s'était pas encore produit... La chose était compliqué à expliquer maintenant. Le jeune homme, souriant, fit quelques pas vers la jeune princesse, l'aura lumineuse autour du garçon indiquait qu'il n'avait aucune mauvaise intention, son coeur étant toujours aussi pure que durant son enfance. Il s'était exprimé de façon très familière avec la princesse, il en avait toujours eut l'habitude. Tout cela serait expliqué dans les minutes à venir. Il s'inclina tout de même en signe de respect envers la princesse, la saluant comme tout bon sujet du royaume.

"Pardonnez mon entrée peu délicate, sachez que les pauvres bougres qui se trouvent dans cette salle, ne sont qu'endormit. Mon maitre, sir Rauru, ma appris de nombreuses choses, et ma magie ne peut causer de dégats sur les âmes innocentes. Vous n'avez rien à craindre de moi, et vos sujets se réveilleront d'ici quelques heures, sans se poser de question..."

Le jeune homme, se posa à la table qu'il avait utilisé pour lire le roman qu'il tenait entre ces doigts un peu plus tôt, d'un signe simple de la main, il demanda à la jeune femme de s'assoir à sa table, une princesse n'avait guère à rester debout, et il aurait été malpoli de laisser la jeune femme debout, sachant que son regard trahissait une certaine fatigue et une anxiété, non pas dû à Angelus, mais plutôt à cause des évènements qui torturaient le royaume. Pendant que Angelus attendit que la jeune fille prenne la décision de le rejoindre ou non à sa table, celui ci l'observa quelques instants dans les yeux, il vit que la jeune femme l'observait avec une certaine familiarité, comme ci Angelus ne lui était pas totalement inconnu... Le phénomène était possible, bien que la jeune princesse ne l'ai jamais rencontré directement, le fait que Angelus est usé du pouvoir du temps pour venir dans ce monde, pouvait très bien amené certaines conséquences, en effet, peut être que l'un des rêves de la jeune princesse avait été un jour tourmenté par la venu du garçon aux cheveux d'or. Le monde des songes était un lieu plein de mystère et que même la sagesse de Rauru ou d'Angelus ne pouvait totalement décrypter. De plus la princesse possédait une affinité assez particulière avec le pouvoir du temps. Toujours souriant, mais posant désormais un regard sérieux sur la jeune femme, il se décida à répondre à la première interrogation de la jeune femme, bien que la réponse allait entrainer une série de question, plongeant la jeune femme dans l'incompréhention total, chose normal.

"Mon nom, je n'en ai pas en réalité. Tout le monde ma toujours nommé "Angelus", c'est le nom que tu m'as offert le jour ou tu as accepté de me recueillir étant enfant. Sache que tout ce que je vais te dire ici, doit resté strictement confidentiel, même mon nom, ne doit pas sortir de cette pièce, au risque d'y avoir des conséquences terribles... Peut être me croiras tu fou, mais je ne suis guère d'ici... En réalité, j'ai été envoyé d'un futur alternatif à ce présent. Oui tu m'as bien entendu, je viens du "futur".

Le jeune homme savait qu'il avait fait manque de tacte, en effet, il venait de dévoiler des informations à une vitesse folle, alors que la jeune femme semblait des plus perdu. Angelus... Garçon du futur... Qui connait la jeune femme, sans que celle ci ne puisse dire qui il était... Cela faisait beaucoup d'un seul coup, aussi Angelus attendit la réaction de la princesse avant de s'exprimer. Il remarqua aussi avec quel familiarité il s'adressait à elle, peut être que pour leur "première rencontre", aurait t'il du s'exprimer en respectant les usages de la royauté...


Zelda Nohansen Hyrule

Princesse de la Destinée. ∫ Édile de Nayru.

Inventaire

(vide)

La jeune femme resta interloquée pendant que le jeune homme évoquait ses souvenirs. Elle était aussi étonnée par le fait qu’elle soit certaine qu’il faisait erreur – mais pouvait-on vraiment se tromper de personne quand on faisait référence à la princesse d’Hyrule, seule héritière du trône ? – que par l’impression de n’être pas totalement étrangère aux souvenirs qu’il évoquait. Elle se demanda un moment s’il n’était pas en train de lui suggérer des souvenirs par quelque magie, ou si elle-même ne les imaginait pas d’après ses descriptions, dans sa tête lui apparaissaient des images, des sensations, des sons, mais tout restait flou … Et l’illusion ne dura qu’un instant, comme un rêve qui vous échappe au réveil ne vous laissant que de vagues impressions insaisissables. Aussitôt après, elle était de nouveau elle-même, ancrée dans son Temps, devant un homme qu’elle ne connaissait pas mais qui lui était malgré tout familier, loin de comprendre ce qui venait de se passer.

Laissant de côté ce phénomène qu’elle mit sur le compte de la fatigue, elle s’apprêtait à lui dire, soucieuse de lui faire de la peine mais trop honnête pour lui mentir, qu’il se trompait et qu’elle ne se souvenait pas de tout ce qu’il évoquait, mais elle garda le silence. Il s’était approché d’elle et avait repris la parole, et elle comptait le laisser finir ses explications avant toute réaction.

Elle avait fini par abandonner toute prudence mais elle était convaincue qu’il ne lui ferait aucun mal, et s’il venait de lui confirmer que c’était bien lui le responsable de l’état des occupants de la bibliothèque, il lui avait aussi confirmé son hypothèse, à savoir qu’ils n’étaient qu’endormis, et qu’ils n’auraient aucune séquelle à leur réveil. Elle aurait été incapable de se sentir en danger. Elle n’aurait su dire si c’était la gentillesse qui se dégageait de l’apparence et des manières du jeune homme ou sa sensibilité à la magie qui lui permettait de ressentir la pureté de son aura, mais elle ne se méfiait plus. Elle avait aussi remarqué la familiarité avec laquelle il s’adressait à elle, non qu’elle en soit dérangée, mais parce qu’elle n’y était pas habituée. Elle ne lui en tenait toutefois pas rigueur, seules les manières de la Cour l’obligeaient à exiger le vouvoiement de ses interlocuteurs, afin d’imposer une distance claire et d’affirmer son statut. Elle n’avait toutefois jamais apprécié ces convenances pour autant, et encore moins quand cette distance s’installait dans ses relations privées, lui donnant l’impression d’être mise à l’écart. Aussi, étant donné qu’ils n’avaient aucun public, elle ne prit pas la peine de le reprendre sur ce point.

Lorsque l’homme l’invita à s’asseoir elle le rejoignit docilement à la table et s’installa silencieusement face à lui malgré les questions qui se bousculaient encore dans sa tête. Elle se félicita ensuite de s’être assise lorsqu’il entama son discours. Elle qui était déjà un peu perdue le fut encore plus. Elle resta un instant à réfléchir pour emmagasiner toutes les informations qu’il venait de lui confier quand il eut terminé. Il venait du futur. Possible, n’était-ce pas elle qui avait utilisé l’Ocarina du Temps pour ramener Hyrule 7 ans en arrière ? Elle ne possédait toutefois pas toutes les connaissances dans ce domaine, entre les informations transmises par la famille royale de génération en génération et les informations perdues qu’elle passait justement son temps libre à chercher dans la bibliothèque… Une grande part lui échappait encore. Elle en savait toutefois assez pour saisir les dangers et implications.

Mais s’il venait du futur, n’aurait-elle pas dû tout de même le connaître par le passé … ? Malgré cette question elle choisit tout de même de le croire et de lui faire confiance. Tout le reste concordait et expliquait ses étranges impressions. Et pour avoir eu l’habitude de faire des rêves prémonitoires, elle ne connaissait que trop la frustration qu’elle avait ressentie dans son enfance de détenir des informations cruciales sans être écoutée de personne. Ou presque. À cette pensée elle faillit poser une question mais se retint de justesse. Elle avait toutefois relevé la tête vers Angelus et se sentait prête à reprendre la discussion.

« Je … Angelus, je crois que je comprends, et je vous.. Je te crois. Je ne parlerai de tout ceci à personne. »

Elle ne savait pas exactement comment agir avec le jeune homme. Lui la connaissait, mais malgré son sentiment de proximité il restait encore un inconnu pour elle. Elle opta toutefois pour le tutoiement, si bizarre qu’il lui semble au début. S’il la tutoyait c’était qu’ils devaient être proches là d’où il venait. Elle ne savait pas si c’était son cas ni quelle relation exacte il entretenait avec son « elle du futur », mais elle n’imaginait que trop bien la propre peine qui serait la sienne si elle avait eu les capacités de voyager dans le Temps aussi librement que lui, qu’elle s’était retrouvée face à une personne chère à son cœur et que cette même personne lui avait parlé avec distance comme à une inconnue.

« Je suppose que je n’ai pas le droit … de te poser des questions sur le futur ? »

Elle avait baissé la tête, peinée. C’était ce qui lui avait brûlé la langue quelques instants plus tôt, une question sur le futur. Elle se trouvait dans une telle incertitude, elle ne savait pas si elle avait fait les bons choix, ni si ceux qu’elle ferait à l’avenir seraient plus judicieux. Ni ce qu’il adviendrait de son Royaume. Ni même ce qu’il allait advenir de ces quelques personnes si chères à son cœur… Une mine d’information c’était un cadeau des Déesses. Quoi de plus normal que la tentation de vérifier… De poser simplement une … deux … trois … Non, une multitude de questions se seraient succédées. Mais sa Sagesse l’en dissuadait, elle ne savait que trop bien à quel point un seul mot de trop aurait pu faire basculer les fils du Temps si fragiles. S’interdisant toutes les questions qui portaient sur son propre présent et ses tracas, il restait toutefois difficile d’interroger l’homme sur son passé, son présent ou son futur sans déroger à la même règle.

« Est-ce que je peux te demander pourquoi tu es venu ici ? »

Elle avait finalement opté pour une question qui l’angoissait tout de même et rejoignait un peu les autres. Sa venue signifiait-elle qu’elle se trouvait à un tournant crucial ? Que ses choix entraîneraient encore plus d’implications qu’elle ne le craignait ?


Angelus


Inventaire

(vide)

La jeune femme semblait perdu, il était atroce pour Angelus de lui infliger des soucis supplémentaires, la jeune femme avait déjà bien assez à faire avec les soucis actuels du Royaume. Le retour de Ganondorf, les critiques de la noblesse, la disparition de son Prince...etc. Zelda était peiné par le chagrin, et épuisé par sa charge de travail. Angelus connaissait très bien la jeune femme, et ici ou dans son époque, la princesse était pleine de bons sens, et une femme d'une grande sagesse, mais cela suffirait t'elle pour que celle ci accepte de croire l'histoire du garçon aux cheveux d'ors ? Après tout il était difficile de croire un inconnu disant qu'il était originaire d'un futur alternatif. Mais tant bien que mal, la jeune fille accepta de la croire.
Il obtint aussi d'elle la parole qu'elle ne dévoilerai rien de ce qui serait dit en cette belle nuit, le jeune homme remarqua aussi la difficulté de la jeune femme à le tutoyer, chose compréhensible, elle devait avoir prit l'habitude de vouvoyer les autres membres de la cours royale, c'était une nécéssité quand on était au sein de la famille royal. La jeune femme lui posa une question qui était totalement légitime, mais la façon dont elle le demanda, prouva à Angelus que le doute de poser une telle question s'était installer chez la princesse, elle n'avait pas peur de poser cette question parce que Angelus pouvait l'impressionner ou autre futilité du genre, elle craignait cette question, car elle savait qu'elle impliquait beaucoup de réponses, dont certaines lui était impossible de connaitre. En effet jouer avec le temps était quelque chose de dangereux, même pour les plus grand sage, un simple changement dans le présent pouvait avoir de grandes répercutions sur le futur. Angelus resta souriant, mais ne répondit rien, puis la princesse demanda une question pertinente mais qui recoupait toute les autres questions qui pouvait traverser son esprit. Elle voulait savoir ce que Angelus faisait ici... Le jeune homme prit une profonde inspiration, on aurait pu le confondre avec Rauru à l'instant actuel, comme ci le jeune disciple qu'était Angelus allait essayer de s'exprimer de la même façon que son maitre qui avait toujours été plein de bons conseils. Mais avant cela, le jeune homme baissa la tête quelques instants, ces yeux trahir soudainement un certain mal être, comme ci celui ci était coupable de quelque chose.


"Avant toute chose, je tiens à m'excuser... J'étais présent le soir de l'enlèvement du Prince... Je tiens à rester honnête avec toi Zelda, et malgré le fait que ton aimé était sous mes yeux lors de son enlèvement, je n'ai pas prit l'initiative d'intervenir sur son combat contre Ganondorf. Je me suis montrer pour observer le seigneur sombre, et m'adresser à l'une de ces croisés, connu sous le nom de Withered. Si je n'ai pas décidé de sauver ton Prince, c'est parce que d'une manière ou d'une autre, son enlèvement influe et influera sur tes choix et tes décisions dans les jours à venir. Je connais le futur, et mes actions aussi petites soient t'elles, peuvent influer de façon importante sur les évènements futurs, celles ci peuvent nous être bénéfiques, comme nuisibles. Malgré ma connaissance de l'avenir, mes actions ne sont qu'un lancé de dès de plus sur la roue du destin, et je ne connais pas le résultat exacte de ces lancés de dès. Je ne te demande pas de me pardonner, et une rancoeur vis à vis de moi est totalement justifié, puisque j'aurais pu avertir à l'avance le Prince, ou même les soldats de ce château... Je sais qu'une question te déchire le coeur, est ce que ton Prince vivra ? Ou tombera t'il à la citadelle noire ? Je connais la réponse... Mais je ne peux te la dire, et tu sais déjà pourquoi, cela risquerai d'entrainer de trop grandes répercussions sur le cours des évènements, si bien que moi même je ne pourrais plus les maitriser. Et obtenir une réponse, positive ou négative soit elle, pourrait altérer ton jugement sur les décisions à prendre pour le Royaume..."

Le jeune homme se sentit mal à l'aise, tout d'abord parce qu'il était possible que un sentiment de rancoeur envers sa personne naisse chez la princesse, et parce que, la jeune femme devait penser que Angelus avait joué le sort de son mari sur un coup de dès, alors que le garçon aux cheveux d'ors avait eut les moyens d'empêcher son enlèvement...

Le jeune homme resta de marbre quelques instants, mais se décida à enchainer son discours, désormais il allait parler de lui, de son monde, et de la raison de sa venu ici.


"Désormais je vais répondre à ta question, certains détails ne pourront être développer, pour la simple et bonne raison que je ne peux les dévoiler maintenant, c'est pour cela que mes réponses à tes futurs questions seront assez limités. Comme je te l'ai dis, je me nomme Angelus. Si je te connais si bien, c'est parce que tu m'as élevé, à mes yeux, tu es comme une mère que je n'ai jamais eut, en effet je n'ai jamais connu mes parents. J'étais un garçon des rues, et enfant, par une coincidence étrange, je me suis retrouvé pourchassé par la garde au sein du château. Tu m'as trouvé, et pour une raison que j'ignore même encore aujourd'hui, tu as vu quelque chose en moi qui ta autorisé à me prendre sous ton aile. Je n'étais qu'un enfant... Et tandis que tu t'occupais de m'offrir l'affection dont tout enfant à besoin, pour mon éducation je fus confié à Rauru. Le mage découvrit en moi un lien "spécial" avec l'élément du temps. Si bien que aujourd'hui, je peux faire des choses qui peuvent paraître folle pour le commun des mortels, j'en veux pour preuve, le fait que je me retrouve ici, à cette époque alors que je viens du futur. Mon maitre m'enseigna la maitrise de la magie de la lumière, et m'aida à perfectionner mon don de l'élément temps. Si bien que on m'intronisa à la cours royale, en temps que futur sage de la lumière et du temps. Rauru voyait en moi un digne successeur pour te conseiller, et protéger la couronne. Hélas tout ne se passa pas comme prévu... Et c'est la raison de ma venu ici... Si j'ai été envoyé ici... C'est parce que..."

Le jeune homme eut un regard sérieux et froid, mélangeant tristesse et colère, et les dernières mots qui sortir de sa bouche furent teinté d'amertume.

... Dans mon monde, les ténèbres règnent, nous avons perdu la guerre, et Ganondorf règne en vrai Tyran sur le Royaume D'Hyrule...

Il préféra ne pas continuer son récit tout de suite, et attendit les réactions et les interrogations de la Princesse avant de continuer.


Zelda Nohansen Hyrule

Princesse de la Destinée. ∫ Édile de Nayru.

Inventaire

(vide)

Alors qu’Angelus lui parlait de l’enlèvement de son mari, la princesse détourna la tête. Ce n’était pas à cause d’une quelconque rancœur contre lui, ni même de la colère, c’était uniquement de la peine. Elle avait toujours su que ses valeurs et le chemin qu’elle avait choisi d’emprunter la conduiraient à des situations et des choix difficiles, mais ça ne l’empêchait pas de craquer quelques fois. Elle eut beaucoup de mal à retenir ses larmes, et sans doute, si elle ne fondit pas en sanglots, ces dernières filtrèrent-elles tout de même autour de ses yeux, raison pour laquelle elle avait préféré se dérober au regard du jeune homme. Lorsqu’il eut fini de parler, il lui fallut quelques instants avant de répondre d’une voix mal assurée.

« Je … Le bien du Royaume doit dicter nos choix … »

C'était sa façon de dire qu'elle comprenait. Elle porta la main à sa bouche, comme si ça avait pu empêcher sa voix de trembler ou l’aider à retenir ses larmes. Elle avait énoncé ce principe comme par automatisme, mais ça n’en diminuait en rien l’importance de cette phrase à ses yeux. Elle y croyait, elle l’appliquait, il faisait partie de son éthique, de ses principes. Si son mari la connaissait un minimum, lui-même ne l’ignorait pas : dans les priorités de la princesse le royaume passait en premier. Jamais rien – du moins c’est ce qu’elle pensait – ne pourrait la faire douter à ce propos, et encore moins l’en détourner. Le bien du Royaume c’était sa raison d’être, depuis son plus jeune âge elle avait été élevée dans ce seul but. Elle était bien décidée à accomplir la tâche que les Déesses lui avaient attribuée, et à faire honneur à son Père. Ce qui ne signifiait pas pour autant qu’il s’agissait d’une corvée à ses yeux, loin de là : elle aimait sincèrement le royaume, et elle était heureuse d’avoir l’occasion de lui servir. Toutefois, elle ne savait pas si elle aurait été en mesure d’agir de façon aussi détachée que le jeune homme, tout en sachant ce que réservait le futur, et laisser ces événements se produire… Il aurait été hypocrite de dire qu’elle ne sacrifierait jamais personne. Envoyer une armée au combat était déjà en opposition avec cette déclaration, et elle n’y couperait jamais en dirigeant un royaume. Cela étant elle n’avait jamais eu l’idée claire de sacrifier qui que ce soit, et elle n’avait jamais eu à prendre la décision de sang froid et en tout connaissance de cause de sacrifier la vie d’une personne pour les intérêts du plus grand nombre, les pertes lors d’un combat – chose qu’aucun dirigeant ne pouvait éviter – c’était beaucoup plus impersonnel, et qui plus est jamais elle n’en avait eu la prédiction à l’avance. Aurait-elle pu laisser partir au combat des soldats en sachant lesquels n’en reviendraient pas ? Elle n’aurait réellement pas voulu se trouver à la place d’Angelus, elle n’aurait pas souhaiter avoir eu à faire ce choix à sa place et en assumer le résultat.

Toutefois l’évocation de l’enlèvement avait fait naître une autre question dans sa tête, qui ne concernait en rien le futur – elle n’avait pas grande envie de penser au futur – mais qu’elle tut cependant pour écouter la suite des explications du jeune homme et notamment la réponse à sa question posée quelques instants plus tôt. Après tout, elle ne savait toujours pas avec certitude ce qui était arrivé cette nuit-là, et comment son époux avait pu être enlevé au sein même du château, endroit supposé être le mieux gardé, mais ce n’était pas la priorité.

Lorsqu’il eut fini son histoire, ou du moins qu’il s’arrêta, elle se sentit encore plus meurtrie et désemparée. Elle avait échoué, en un autre temps et un autre lieu, mais elle avait échoué… Ses choix seraient décisifs, étaient décisifs même, et comment savoir s’il n’était pas trop tard… ? Comment pourrait-elle sûre de prendre les bonnes décisions… ?

Elle faillit prendre la parole mais resta encore un long moment silencieuse, comme complètement abattue. Était-elle vraiment à la hauteur pour porter ce fardeau sur ces épaules ? Elle aimait Hyrule, mais elle ne supporterait pas de mener le royaume à sa perte. Si elle avait déjà fait les mauvais choix, est-ce qu’elle ne risquait pas de les refaire à nouveau ?

« Je vais… J’ai … mené le royaume à sa perte … ? »

La bonne volonté ne suffisait pas. Mais que pouvait-elle faire de plus ? Elle se sentait épuisée, vidée. Mais malgré le coup qui lui était porté, elle n’abandonnerait pas pour autant, pas tant qu’elle pouvait faire quelque chose. Elle était surtout secouée, parce qu’elle se rendait plus que jamais compte à quel moins la moindre erreur pourrait être fatale, mais à moins d’une meilleure solution elle devrait faire de son mieux. Au nom de tout ce qui comptait à ses yeux, elle arriva à retrouver un ton plus assuré pour reprendre la parole, sans détourner les yeux du regard de son interlocuteur cette fois.

« Si tu es revenu me trouver ici… Maintenant… C’est que tu penses que rien d’irréparable n’a pas encore été commis ? »


Angelus


Inventaire

(vide)

[HRP]Désolé, ce poste à été moins travaillé que les autres, je me rattraperai sur le prochain ^^[/HRP]

Le bien du Royaume doit dicter nos choix." Voila une phrase qui était pleine de bon sens, mais en même temps entendre cela de la bouche de la jeune princesse, chagrinait le jeune homme aux cheveux d'or, en effet, qu'il était cruel de voir une femme aussi gentille et si douce, face à la dur réalité du pouvoir. En effet, c'était donc cela être souveraine d'un royaume ? Devoir faire passer son royaume avant ces désirs personnels ? Chose noble, mais au final, cela ne faisait pas de vous quelqu'un devenant sans coeur au file du temps ? Agissant pour le bien commun et non pour votre propre compte, cela devait vous user à force. Quoiqu'il en soit, la jeune femme avait vu juste, dans la guerre qui se présentait à nos yeux, beaucoup de sacrifices seraient à faire, Angelus avait déjà perdu tout ce qui lui était chère, mais il n'était pas à exclure que dans ce présent aussi, qu'il soit confonté à de cruel dilemme.
La jeune femme était attristé, malgré tout ces efforts pour la cacher, Angelus pouvait le sentir. La perte de son mari, les mauvaises nouvelles qu'elle devait entendre venant du Royaume. Et voila que maintenant Angelus venait lui faire part du sombre futur qui se présentait, si cette guerre contre Ganondorf était perdu.

La jeune princesse resta silencieuse, et une fois le discours de Angelus en partie terminé, elle ne pu s'empêcher de se demander si les conséquences de ces actes dans l'époque d'où venait Angelus, n'étaient pas responsable de la défaite des forces du bien... Angelus ne répondit rien, tout cela ne dépendait pas seulement de la Princesse, mais de plusieurs Protagoniste qui n'avaient pas bien joués leur rôle, ou tout simplement échoués... Mais malgré ces bonnes nouvelles, la jeune femme eut soudainement un regain de vie, comme ci, malgré ce qui venait d'être annoncé, la volonté sans faille de la jeune femme était revenu en elle pour lui donner un second souffle. Son regard plein d'ambition, fit sourire Angelus.


"Tu n'es en rien fautive, pour tout te dire, l'échec de la guerre dans mon monde provient de plusieurs éléments, tu n'es pas celle qu'il faut blâmer. Beaucoup d'autres personnages de qualités ont été responsable de la prise de pouvoir de Ganondorf. Je fais même partie de ceux qu'il faut blâmer, peut être que à un moment, si je n'avais pas été aussi aveugle, j'aurais pu changer certaine chose..."

Le jeune homme se comprennait lui même en disant cela.

"Ta question ne peut aboutir à une réponse précise, car même si j'influs sur le temps, je ne peux le prédire. Quoiqu'il en soit, mon arrivé ici à amené une composante inconnu à cette époque, et cela entrainera des changements bons ou mauvais pour nous. Pour tout avouer, dans mon époque... Le héros du temps est porté disparu... Et quand à toi... Toi... Tu n'es plus de ce monde..."

En effet, dans son monde, la Zelda qu'il avait connu, était tombée, sa Tri-force tombant dans les mains du seigneur sombre. Ce fut la plus lourde perte du Royaume, et le tournant de la guerre. Les hommes perdirent espoirs, le peuple perdit la lumière qui les avait jadis guidé dans les ténèbres. Angelus n'avait pu empêcher cela... A son grand regret. Le regard du garçon disait qu'il ne pouvait pas en dire plus sur les circonstances de la disparition de Zelda, il enchaina donc son discours.

"Quoiqu'il en soit, mon monde est perdu, mais le tien peut encore être sauvé. Si je suis ici, c'est non seulement pour influer sur le cours du temps, mais aussi pour te porter conseil, et surtout... Pour te protéger. Car comme tu as pu le voir, même ce château ne peut plus te mettre à l'abri, j'en veux pour preuve l'enlèvement du Prince. Crois moi, malgré ce que tout le monde pense, ce n'est pas le héros du temps qui est le plus important dans cette guerre, mais c'est toi... Tu représente à toi seul l'espoir d'un peuple, et la tragédie de mon monde, ne se repassera pas ici. Or donc, mes deux principaux objectifs sont : Ta protection, et la destruction des croisés. J'aimerais te dire que je suis capable de m'occuper de Ganondorf, mais à l'heure actuel, celui ci est au sommet de sa puissance, et malgré mon grand pouvoir, je ne suis pas assez fort pour l'emmener dans la tombe. Par contre, ces sbires qu'ils nomment croisés, ont un rôle important à joué dans cette guerre, mais ceux ci n'auront pas le temps d'agir, car je compte bien m'occuper de ces serviteurs des ténèbres... Dans mon monde, j'ai déjà réussis à en éliminer plusieurs."

Le garçon parlait de cela avec une gentillesse à tout épreuve, on pouvait sentir que le jeune homme était plein de bonnes intentions et que malgré ces paroles contre les croisés, celui ci ne possédait aucun doute quand à leur futur destruction. Simple folie ou bien surestimation de ces capacités ? Le jeune princesse ne sachant presque rien de lui, devait se poser beaucoup de question sur les capacités du disciple de Rauru. Quoiqu'il en soit, le garçon s'attendait déjà à quelques questions de la part de Zelda.

"Si tu as des questions, je les écoute. Mais sache que j'aurais aussi une demande à te faire..."


Zelda Nohansen Hyrule

Princesse de la Destinée. ∫ Édile de Nayru.

Inventaire

(vide)

C’était quelque part rassurant de savoir que ses choix n’étaient pas les seuls à déterminer la tournure des événements, mais pas totalement. Ca lui enlevait juste une part de responsabilité, mais avec elle le contrôle de ce qui allait arriver, elle ne pouvait pas sauver Hyrule à elle seule.

« Je suppose que de toute façon c’est trop facile de blâmer quelqu’un une fois les événements passés… L’important sera de veiller à ce que ce que tu as vécu ne se produise pas à nouveau, ici… »

Mais elle resta interdite face à la suite du récit du jeune homme. Le Héros du Temps disparu, elle … Morte … ? Elle ne savait pas quel fait la troublait le plus. Sa propre mort ne l’avait jamais effrayée, si elle veillait à éviter tout danger ce n’était pas pour son propre bien mais par responsabilité pour celui du royaume. Si elle tombait, elle offrait une aide précieuse à leur ennemi et elle laissait le royaume sans successeur désigné, et donc dans une situation instable à un moment où il n’en avait nul besoin. Mais l’absence du Héros du Temps, de Link… Elle s’était toujours sentie responsable des événements dans lesquels il se retrouvait entraîné… Elle était incapable d’imaginer qu’il ait pu abandonner Hyrule, surtout si le royaume était en danger. Bien entendu il lui était arrivé de partir, mais c’était quand le royaume était en paix. Et s’il n’était pas parti de sa propre volonté, sa disparition ne pouvait que signifier qu’il lui était arrivé quelque chose. Sans doute de grave. Son cœur se serra à cette idée. Elle ne demanda pas ce qui avait pu arriver à son époux, de toute façon elle en avait déjà entendu bien assez pour savoir qu’elle ne voulait jamais vivre ce scénario ni voir par elle-même ce qu’il advenait de son pays et de son entourage.

Elle hocha la tête au discours enflammé du jeune homme. Il lui semblait terriblement confiant. Peut-être trop, mais c’était apaisant, là où elle était remplie de doutes, de voir qu’une personne qui avait apparemment vu tant d’horreurs était persuadée de ne pas avoir à les revivre une fois de plus, et bien décidée à agir en ce sens. Elle ne savait certes pas quelles étaient les compétences d’Angelus, mais plus que de s’interroger à ce sujet, elle craignait aussi qu’il ne fasse preuve d’inconscience en se lançait seul contre leurs ennemis.

« Je pense que tes conseils me seront de fait précieux, et que tout guerrier prêt à défendre le royaume, qu’il s’agisse de se joindre aux attaques contre Ganondorf et ses sbires ou de défendre le royaume, en ce compris ma personne, peut faire pencher la balance en notre sens, et nous éviter la défaite. Ceci dit, je sais que je n’ai pas le droit de disparaître et d’abandonner Hyrule, mais j’ai du mal à supporter d’être surprotégée tout en sachant que le peuple est touché et souffre… Et si chaque guerrier a son importance, nous ne devons jamais oublier que c’est notre union qui fera notre force. Tu n’as pas à défaire seul les Croisés et Ganondorf, l’aide des autres te sera précieuse. »

En revenant à la proposition du jeune homme de répondre à ses questions elle réfléchit un instant. Bien sûr que des questions tournaient et retournaient dans sa tête, c’était déjà le cas avant qu’il ne fasse son apparition, et elle n’en avait que plus à présent.

« C’est drôle. Il y a quelques instants je venais simplement chercher quelques livres pour me vider l’esprit, ou le remplir de choses différentes de ce qu’il contenait déjà tout du moins, et me voilà à parler du futur et exposer mes craintes. Je ne peux pas cacher que les questions se bousculent dans ma tête, mais je crois que le tour d'une bonne partie de celles auxquelles tu étais en mesure et en droit d’apporter des réponses a été fait. Tout cela va même un peu vite. De toute façon je crains les réponses des autres, j’en ai déjà entendu bien assez. »

C’était un peu beaucoup en une nuit, elle avait largement matière à réfléchir. Elle était donc prête à écouter la demande qu’il souhaitait lui faire.


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