La folle et perilleuse valse du Premier des Gorons.

Les gorons ne dansent pas le slow.

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Franc


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Avant de conter avec brio et génie les aventures du Fou avec le plus gros des Gorons, il faut d'abord qu'il relate son ascension chaotique sur les flancs de cette damnée colline. En effet, seuls de courageux guerriers ont les capacités de franchir les obstacles naturels du territoire de la pierre, grâce à leur armure de maille. Peut on alors imaginer décemment un Bouffon grotesque habillé de draperies soyeuse grimper ce mont de tout les dangers ? A priori et selon toute vraisemblance, la réponse est non. Toutefois, la veille, Darunia, le plus fort représentant de son peuple, l'avait invité dans son humble village pour danser aux sons d'une musique Kokiri.

Fol, le plus royal des fous, regardait fixement la montagne au pied de celle-ci. Les yeux froncés de concentration, il ôta malhabilement ses chaussons roses à grelots. Il disposa son chapeau excentrique dans un baluchon en patchwork. Il grogna à l'idée de ce séparer de cet élément important de sa personnalité, après tout, il n'était pas le seul à porter un chapeau stupide. Link, le héros hylien, avait escaladé le Péril affublé d'un chaperon vert émeraude. Pourquoi Fol était donc obligé d'enlever son habit ? Il était blanc, la terre était ocre, il serait dommage de salir son jolie couvre chef. Après cette cogitation, Fol décida donc de fourrer sa coiffe dans le baluchon, avec ses pantoufles. Pieds nus à présent, il entreprit la marche.

Durant cette traversé verticale, il rencontra des araignées immondes, de couleur cramoisie, occupées à sauter ça et là. L'une d'elle eut d'ailleurs la mauvaise idée de retomber près du fou. Avec un cri strident à déclencher une avalanche cataclysmique, Fol courut et esquiva ainsi les crocs affamés de l’arachnoïde géant. Sa course dura plusieurs minutes. Il patina dans la poussière, trébucha sur des gravats et tomba à nombreuses reprises. Son maquillage était horrible, ses frusques en lambeaux. Voyant son pitoyable costume, il décida de tout enlever ! Il jeta dans la vallée son baluchon, sa chemise et ses chausses. Il se tricota grossièrement un pagne en feuille de choux péteur qui explosa pour l'occasion, maquillant magnifiquement le visage du Fol de cendre. Il était parfait. Vraiment très beau. Il aurait séduit la Princesse Zelda elle même. Il se remit en route, cette fois le mont du péril était encore plus impitoyable avec lui. Malgré tout ses efforts de silence pour éviter de déclencher un éboulement, des étranges rochers, d'une taille respectable, dévalaient les pentes abruptes. Le Bouffon, ressemblant à un indigène, évita sans peine ces boules de pierres. Elles étaient trop cylindriques pour n'être que de quelconque gravats. Plus le fou grimpait, plus ces cailloux roulant étaient nombreux. Après des heures et des heures de marche, arrivé sur le palier du village, deux rochers, plus énormes et massifs que les autres se ruèrent vers Fol. Il se recroquevilla. Les roches se plantèrent dans le mur derrière le bouffon, à quelques centimètres de lui.

Ces choses tremblèrent et un mystérieux bruit de sussions s'éleva. Puis les rochers éclatèrent en une forme humanoïdes aux yeux niais mais incroyablement doux. Ils souriaient avec amusement, ils ressemblaient traits pour traits à deux nourrissons géants. L'un d'eux grogna puis émit des sons dans un hylien approximatif.



« Salut, indigène. Toi être sur terres sacrées des Gorons, peuple de la Montagne. Toi devrais partir avant que gardes, nous, te demandons de partir.

Quelle menace ! Le Fol s'en fichait, il était beaucoup plus sacré que cette montagne dangereuse ! Et puis, il avait une invitation. Mais ces imbéciles ne l'entendaient pas de cette oreille. D'ailleurs, les gorons ne semblaient pas avoir d'oreilles. Le Fou inventa un stratagème pathétique qui suffirait. Fol se courba, laissa ses bras ballotaient grossièrement, tordit ses lèvres vers le ciel et regarda les deux gardes avec gentillesse.

« Je suis affamé, regardez moi ! Je suis tout maigre. Tellement maigre que ma peau de roche est devenue molle ... , Fol imita des pleurs, Votre chef m'a rencontré dans le pays d'en bas. Il a eu pitié de moi. Il veut me voir pour me redonner des forces et redevenir un vrai et fort goron !

Les yeux humides il regarda avec intensité les deux gardes. Leur lent cerveau cliqueta. Après plusieurs secondes, leurs rouages neuronals fumèrent ( sans doute ) et l'un d'eux, semblant plus intelligent que le premier, tendit le pouce derrière lui. Il montrait l’entrée de son village.

« Il n'y a rien de pire au monde que la faim, à part ce petit Ganondorf. Tu peux passer. Chef Darunia te soignera, quel noble goron, ce Darunia.

Sans préambule et choqués par la triste histoire du Fol, les gorons se ruèrent sur le mur afin de le grignoter. Ils avaient sans doute oublié l'horreur de la faim. Rappelée par le Bouffon, ils mangèrent comme des ogres. Il n'attendit pas que ces derniers aient la mauvaise idée de l'inviter à diner. Il se caressa les dents avec la langue, dents qui auraient pu se briser s'il n'avait pas eu la présence d'esprit de fuir ces deux gardes !

Le Fou pénétra le village. Il était vaste et calme. Calme régulièrement brisait par des bruits gutturaux. Il observa ainsi le lieu, émerveillé par sa simplicité.


Hep toi, que fais tu loin de ta mère ?! Les bébés gorons ne peuvent pas rester seuls ! C'est dangereux. Surtout avec les fous qui font des roulis boulis toute la journée dans le village. Allez hop, viens par là !

Incroyable, ce peuple était incroyable, pensa Fol, à présent sur l'épaule d'un goron. Ce dernier n'avait pas attendu la réponse du " bébé ", il l'avait pris dans ses bras et jeté sur son épaule, tel un sac de farine. Son souffle était brusquement coupé par le pas irrégulier du goron.

« Je cher-che mon pa-pa ! Il. Est. Desc-endu dans. Cocorico, le vill-age d'en. Bas. Dit il péniblement. Darourou doit me gar-der, mais le vil-ain ét-ait trop occu-pé, alors je suis par-tit ! »

Fol se brisait la voix à imiter un enfant goron. Il espérait vraiment que ce stupide tas de roche aller l'emmener vers son chef. Le Fou tremblait, pas de froid qui déchirait son corps nu, mais de peur. Une peur primitive, l'angoisse du nourrisson dans l'antre de vilains monstres. Quelle idée grotesque de se faire passer pour un Goron !


Darunia s'était demandé si le bouffon qu'il avait invité allait réellement venir. Cet homme, vêtu de vêtement faisant un bruit étrange et captivant, avait à ces dires quelques talents pour la danse.
Rare étaient ceux qui partageaient la passion cachée de Darunia... A vrai dire, il était le seul goron à avoir un grand talent, et il n'est sortie du village que depuis peu de temps.
De la plaine, il remonta la montagne, qui était plus facile à descendre qu'à remonter d'ailleurs. Il se disait que cela lui permettrais de voir si ses frères pouvaient s'en sortir sans lui.


" Salut ! "

Dit-il au deux gorons qui mangeais un bout de parois. Ils devaient avoir très faim pour manger cette immonde roche basaltique.
Une foie dans le village, Darunia entendit une étrange voix. Comme si un goron asthmatique avait attrapé une vilaine toux sèche.

"Je cher-che mon pa-pa ! Il. Est. Desc-endu dans. Cocorico, le vill-age d'en. Bas. Darourou doit me gar-der, mais le vil-ain ét-ait trop occu-pé, alors je suis par-tit ! "

Apercevant le goron portant l'imitateur dans une position l’empêchant sans doute d'exercer son art, le chef se mit devant ce goron, et lui demanda de lâcher ce qu'il portait.
Il eu du mal à reconnaitre son invité, la tenue étant radicalement différente. S'était-il vêtu comme un goron pour danser ?


"Ahahah ! Il est donc venue le petit bouffon. Alors il sera bientôt temps de s'amuser !"

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Franc


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D'un coup d'un seul, le tas de muscle et de pierre lâcha Fol par terre comme un sac de pommes de terre. S'attendait il à ce qu'il effectue un triple saut vrillé avec réception féline ? Veine Illusion, le fou s'écrasa comme un crêpe sur le sol, soulevant une fine poussière. Le Goron partit et laissa seuls les deux compagnons. L'un était une fée loufoque et l'autre un Chef Hyrulien danseur. Ils étaient définitivement fait l'un pour l'autre. Fol épousseta son pagne végétal avec soin avant de présenter ses hommages au Roi. Il fit une courbette révérencieuse, emprunte de respect et de soumission à cet être d'exception. Il vouait une certaine admiration pour cet hybride des Montagnes, qui était prêt à sacrifier sa vie pour défendre son peuple. Sage, puissant et calme, Darunia possédait une âme unique et sensible aux belles choses comme la musique.

Fol ragea légèrement. S'il avait été un peu plus respecté au sein de la Famille Royale, il serait venu accompagner de quelques gardes lui ayant débroussaillé le chemin. Cela lui aurait évité bien des déboires et cette tenue parfaitement grotesque et humiliante. Toutefois leur absence l'enchanta car il pouvait expérimenter sa comédie. Imitateur de génie, Fol prit un air profondément niais et gentil. Les bras ballant et le dos courbé, il se gratta une aisselle et sourit de toutes ses dents blanches. Un vrai Goron.


« Tu te trompes Grand Chef. Je suis un jeune Goron ! La preuve, mes tétons sont encore mous. Ils ne sont pas encore devenus des petits cailloux ! »

Subitement, Fol enleva son masque d'imitation quelques instants. Il bondit sur une main, la tête à l'envers, près de Darunia. Il lui chuchota calmement, l'autre main aux bords de ses lèvres pour ne pas trop se faire entendre.

« Très perspicace Pierre. Je peux vous appeler Pierre ? C'est un jolie prénom. Oui, Pierre, c'est bien moi Fol le Bouffon de la Cour Royal d'Hyrule. Un titre à rallonge pompeux. Je joue le rôle de Goron afin que vous ne perdiez pas votre réputation d'homme viril, à trainer comme vous le faites avec une fée masculine. Cela jaserait ! »

Il reprit derechef sa position grotesque d'homme des cavernes, persuadé que son illusion suffirait à tromper les membres du peuple.

« Chef Darunia ! Est-ce qu'on peut s'il te plait aller dans ton antre personnel ? J'dois t'parler ! »


[ Désoler si je répond un peu tard ^^]


Chef Darunia ! Est-ce qu'on peut s'il te plait aller dans ton antre personnel ? J'dois t'parler ! »


‹‹ Bien sur. Suis moi.››


Darunia se retourna, se dirigea au plus profond du village, là où se trouvait son antre. Il se demandait pourquoi il tenait à maintenir la réputation du goron, alors qu'il est ami avec un hylien et qu'il à eu l'occasion de rencontrer des personnes de toute les races. Bien qu'à l'époque, il s'agissait plus d'un besoin de s’unir pour battre le mal que de rencontre fortuites.
Quoiqu'il en soit, le chef arriva devant son antre. Il leva la dalle qui en condamnait l’accès et la maintenait levée afin que son invité puisse entrer.


‹‹Pourquoi voulais-tu me voir seul ? Les autres sont comme moi, ils ne mangent que de la roche.››

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[ Hé moi dont mon ami ! Nous sommes frères de retard ! ( ou soeurs de flemme, au choix ). Il me fallait un peu de temps pour faire dans l'original ! ]




Fol suivit effrayé le Maitre de la Montagne à travers les méandres rocheuses de son étrange cité. Quelques habitants s’arrêtèrent dans leurs activités ( rouler/manger/creuser voire les trois à la fois ) au passage du Bouffon à moitié nu. Plus il s'enfonçait dans le Mont du Péril et plus une chaleur épouvantable cuisait sa chair. Il en fut ravis au début, cependant il concéda très vite que l'absence de pagne des Gorons était justifiée par leur habitat. Finalement, tout deux arrivèrent devant le " trou du Chef " à même la roche. Diverses symboles ornées cette entrée royale dont les motifs se répétaient souvent. L'un d'eux était formé de trois triangles fins. Fol cru y reconnaitre une caricature maladroite ( due aux gros doigts des Gorons peut être ) de la Sainte Triforce. Toujours est il que cela ressemblait à l'emblème de ce fier peuple.

D'un geste assuré et apparemment routinier Darunia leva d'un coup sec ce qui semblait être une porte. Une fois soulevé, le bloc dégagea l'accès à l'antre du Maitre. Fol pénétra avec crainte. Il se sentait prisonnier au coeur de cette Montagne malgré l'hospitalité inestimable de son hôte. Le Fou prit place sur un tapis de jonc. Assis, il prit une position de relaxation, les jambes en tailleur. Il attendit que le Chef entre dans la pièce. La lueur des faibles torches dansaient dans les yeux espiègles du sage Goron. Fol sentait une forme d'intelligence et de gentillesse enfouies en ce quasi-homme.


« Je ne voulais pas avoir honte en votre compagnie. Si vous voulez mon intime conviction, vous ne ressemblez pas vraiment à un Goron ! »

Il ne sut pas immédiatement si sa boutade amicale fut bien perçue par son hôte. Fol était venu pour affaire plus importante qu'une simple danse. Cette activité n'était que prétexte pour approcher ce Chef de race. Les coutumes étranges de ce peuple avait obligé le Fou à ce subterfuge innocent. Les yeux fermés, le Bouffon entonna son discours avec des mots sûrs et directs.

« Nous danserons plus tard, Chef. Votre avenir est en jeu. Je suis venu pour obtenir votre accord. Votre accord et la certitude que vous ne resterez pas passif aux évènements cruels qui s'abattent sur Hyrule. Nous aimerions vous voir plus participer à l'effort de guerre. Vous et vos amis êtes une race forte. »

Fol n'attendit pas de réponse puisqu'il enchaîna sur la suite naturelle de leur entrevue. Ce qu'on ne sait pas toujours, c'est que les Bouffons des Cours Royales possèdent parfois de nombreux dons étranges et mystiques. L'art de l'illusion était une corde à l'arc bien fourni du Fol. Il fit apparaitre par ses talents de prestidigitateurs une petite boite munie d'un ruban de carton d'où été gravé en relief de petites formes irrégulières. Il tourna un mécanisme mystérieux et la machine commença à dévorer le papier. Un son assez fort sorti de celle ci. La chanson était un hymne forestier bien connu des amateurs de musique. Fol se mit enfin debout après la fin de l'introduction du chant.

« De ce que j'ai appris de vous, c'est que votre peuple rustique possède un sens de la danse particulier et bourru. Vous aimez et respectez la force. »

Le Fou sous entendait ici la suite des évènements. De nul part, il fit apparaitre une faux d'une longueur d'homme d'âge mûr. Il l'a saisi fermement des deux mains et bondit en face de Darunia dans une position agressive.

« Pour ma Reine je dois conquérir votre respect. Pour votre amitié je dois vous conquérir dans la danse. Dans des pas violents et gracieux. En garde, Darunia, Chef de la Noble Tribu Goron. Il est temps de danser ! »

Fol ne savait pas se battre. Il était frêle et surtout inoffensif ! Mais il aimait jouer. Passion facilitée par une aptitude à l'agilité assez hors norme. Malheureusement pour lui, il fallait faire preuve de force avec ce grand peuple. Survivra t il à la valse de leur chef ? Il en doutait un peu.


Une foie qu'il pue lâcher la stèle, Darunia se posa devant le totem qui bloque habituellement l’accès au cratère. Il attendait la réponse du bouffon, qu'il croyait timide.

« Je ne voulais pas avoir honte en votre compagnie. Si vous voulez mon intime conviction, vous ne ressemblez pas vraiment à un Goron ! »

Il répondit par un léger sourire, amusé. Il est vrai qu'il est différent des autres gorons, du fait qu'un chef doit se distinguer de son peuple pour être reconnue. De plus, son expérience en temps que sage l'a un peu changer, au niveau de l’intellect ( quelque point de QI en plus étant énorme pour un goron).

« Nous danserons plus tard, Chef. Votre avenir est en jeu. Je suis venu pour obtenir votre accord. Votre accord et la certitude que vous ne resterez pas passif aux évènements cruels qui s'abattent sur Hyrule. Nous aimerions vous voir plus participer à l'effort de guerre. Vous et vos amis êtes une race forte. »

Il fut d'abord déçu que les festivités soient remises à plus tard, avant de s’écrouler par terre, s’étouffant de rire. Son rire bruyant et rauque résonnait dans l'antre pendant quelques instant. Quand il eut repris ses esprits, son invité ajouta


« De ce que j'ai appris de vous, c'est que votre peuple rustique possède un sens de la danse particulier et bourru. Vous aimez et respectez la force.
Pour ma Reine je dois conquérir votre respect. Pour votre amitié je dois vous conquérir dans la danse. Dans des pas violents et gracieux. En garde, Darunia, Chef de la Noble Tribu Goron. Il est temps de danser ! »


‹‹ D'abord un gamin, maintenant un bouffon. Décidément, la princesse Zelda a de bien drôles de messagers. Soit ! Si j'estime que tu danses aussi bien que moi, voire mieux, alors tu auras mon "accord".

Même si la nécessiter de lutter contre le mal semble être prioritaire sur les festivités, Darunia voulait quand même avoir un aperçue des talents du bouffon. La décision du chef concernant sa participation ou non au combat était déjà arrêtée, mais il tenait à faire mariné un peu le bouffon.
Il est temps de voir qui du bouffon ou du goron sait le mieux danser.

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L'analogie du Grand Chef fit vaciller le Fol sur ses fondations bien frêles ( à savoir ses maigres jambes ). Etait il en train de le comparer au Héros du Temps, lui, un simple fou ? Certes il était somptueusement plus intelligent que le faux-Kokiri, mais clairement moins téméraire et suicidaire ! Mais après réflexion, le bouffon rougit. En effet, l'Hylien en vert n'avait que tué son Vénérable Arbre et dérobé l'émeraude, dés-infesté une caverne et acquis un rubis, guérit un poisson géant puis reçu un saphir de fiançailles ( qu'il n'a même pas daigné honoré le fourbe ! ) et soulevé une petite épée dans un Temple Sacré pour finalement dormir sept années. Ce n'était rien, le fou en était parfaitement capable ... !

Il oublia l'affrontement dont le résultat fut évident. Mais Fol devait esquiver avec grâce. Il reprit courage et entama une roue magnifique avec une main, l'autre tenait fermement sa précieuse faux. Il planta alors ses pieds dans le sol pierreux et se retrouva sous la barbe du vieux Goron. De près, il était clairement plus impressionnant. Le Fou lui sourit avec malice et balança son bras armé avec une relative violence. Le lent coup de taille se planta dans le corps massif et indestructible de Darunia. Étonné, Fol fit un bond en arrière et reconsidéra la situation. Il était manifestement bien plus mal en point que prévu. Quitte à décéder, autant le faire en héros courageux ! Le Stupide Animal commença à tournoyer sur lui même, arme brandi devant lui. Sa folle toupie s'enrichit d'une vitesse assez surprenante. La jambe sur laquelle son corps virevoltait tint bon et commença presque à creuser le sol en soulevant un peu de poussière.

En bout de course, le Fol tendit son bras et son tourbillon cessa net. L'arme courbée se ficha dans le buste de Darunia, sans effet notable. La boite à chants continuait d'avaler goulument le papier à musique. Le rythme était endiablé, presque autant que les gestes du Fou. Ce dernier s'accorda une pause, dans une position ridicule, figé dans le corps du Chef.


« Je vous ais sous estimé, Monsieur. Ou alors je me suis leurré sur mes capacités à vous faire danser. »

Le Fou Royal retira sa lame et asséna un énième coup vain, mais cette fois au niveau du cou de Darunia. Espérait il que cette zone de son corps soit plus molle ? Etait il assez stupide pour avoir imaginé cette grossière faiblesse dans ce Roi de la Montagne ? Il était définitivement un fou.

« Ah ! Je désespère ! Impossible de vous faire bouger Monsieur. Il semblerait que ce soit à vous de mener cette danse ! »

Fol recula afin d'esquiver les poings massifs de Darunia qu'il allait sans doute lancer sur ce pauvre bouffon. Il se surprit cependant à voir qu'il n'était pas si mauvais au combat, compte tenu que son adversaire était un héros mythique ! Peut être pourrait il terrasser un sergent du Vilain ? Voire détruire son infâme Bras Droit ?! Non, Fol se contenterait de détruire deux ou trois chauve-souris enflammés que Ganondorf enverrait au hasard. c'était plus sage !


Darunia encaissait les coups sans bouger. Il ne s'attendait pas à danser de cette façon, mais cela l'amusait. Le bouffon savait pratiquer son art, le voir tenter désespérément de le blesser avec sa faux insuffisamment aiguisée était drôle à voire. Mais peut être est-ce là l'ouverture du spectacle ?
Pour le numéro suivant, le goron se mit en boule. Il bondi vers le plafond, le heurtant avec un fracas sourd. De la parois tombèrent quelque morceaux de roche.
Lorsqu'il retomba, il frappa le sol, provoquant le même bruit et les même projection de pierre.
Lorsqu'il se releva, il refit un rouler-boulet vers sa porte. Il passa au travers, laissant un passage derrière lui.


‹‹ Eheheh... Tu te défends bien pour une fée. Mais on devrait aller à l'entré du village, nous aurions plus de place. Et mes frères sont friands de ce genre de scène.››

Sitôt qu'ils ont entendu les paroles de leur chef, les gorons sortirent du village. Une foie Darunia dehors, ils se placèrent de façon à former un cercle d'une dizaine de mètres de diamètre. Darunia se plaça au centre.

‹‹ Si tu arrives à donner un bon spectacle à mes frères, alors je te dirai ce qu'il en sera pour nous, concernant les guerres à venirs. ››

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Fol se faisait l'effet d'un esclave qu'on jetait dans la fosse aux gladiateurs, hommes assoiffés de sang humain dont la seule amante était leur épée. Élégamment entouré qu'il fut de ces primates pierreux, il se sentait réellement en danger pour la première fois de sa vie. Souvent il avait flirté de manière raffinée avec les nobliaux qu'il critiquait. Mourir de son art, écartelé par des chevaux à cause d'un trait d'esprit était certes pitoyable, mais n'était pas en soi une fatalité. Un fou pouvait toujours se rattraper dans ces cas la. Mais ici, au milieu d'un cercle de guerriers légendaires, le bouffon tout chétif devait faire face non pas à la potence de la censure, mais à la mort crue d'un combat sanglant.

La nuit tombait sur les épaules rocailleuses des spectateurs et celles, fines, de Fol. Ce dernier tremblait comme une feuille mojo. Darunia souriait d’allégresse mais l'expression sereine de son visage de glaise ne mettait pas l'Ahuri en pleine possession de ses moyens. Sa seule arme, un cure dent à peine tranchant. Son seul espoir, l'humour. Il allait en user de tout son saoul pour ne pas finir le corps écorché. Il serrait la hampe de sa faux pour calmer les sursauts de ses nerfs affolés. Il avança un pied et se tordit légèrement vers l'avant avec style, à la façon d'un bretteur chevronné. Il n'avait pas le talent, mais il possédait au moins ce savoir de parodie. Contre toute logique, Fol sourit. Son esprit était bien plus robuste que son corps.


« Je voyais en vous un être pétri de sagesse, mais il n'en est rien. Sacrifier son titre de chef à l'issu d'un combat unilatérale ne vous ressemble pas. Je vais vous humilier devant les vôtres et ils seront forcés de me nommer Chef, pour laver cet affront. A cause de vous, mon avenir en tant que Bouffon est perdu. Je vous hais sincèrement Monsieur Pierre ».

Le Fol perçut quelque mouvement de surprise parmi la foule. Ses sens étaient trop focalisés sur son colosse d'adversaire pour avoir pu dissocier chez eux de l'amusement ou de la franche haine envers son arrogance. Il décida de retourner la force brute des gorons contre eux, c'était sa seule chance de perdre sans trop de blessures. Il déclencha alors sa raillerie finale.

« Allez Monsieur Pierre, mettez vous en boule et chargez, que je puisse jongler ! »

Il avait un mince espoir de victoire. Il s'imaginer déjà troquer son bonnet à clochettes pour une couronne de pierre. Fol, Grand Seigneur de la Montagne , Cela avait une certaine classe.


‹‹ De sage, je n'ai que le titre. Des sept, je suis sans aucun doute le moins cérébral. Mon truc, c'est la force.
Cela dit, si tu parvenait à me battre, mes frère riront de moi. Mais nos traditions ordonnes qu'un chef des gorons doit être un goron. S'il s'avère que tu es plus fort, alors tu n'auras que le respect que les gorons doivent à ceux qui on battue leur chef dans un duel comme celui-ci. Avoue que ce n'est déjà pas si mal, peu de gens sont l'auteur de tel exploits.
Mais je parle, je parle, il est temps de voir si moi et mes frères allons bien rigoler. Car c'est ça un bouffon ? C'est faire rire.


Mit en boule, Darunia s'élança. Sa trajectoire décrivait un cercle autour du Fol.
De temps à autre, il dévia vers le centre à vive allure. Sa sensibilité étant réduite, à cause des frottements avec le sol, il ne pouvait savoir s'il avait atteint sa cible ou non. C'est le défaut de la technique, elle peut faire des dégats monstrueux à condition que la victime se prenne le coup, et dans un espace comme celui qui précèdent l'entrée du village ce n'est pas chose facile.
Conscient de cela, le colosse des montagne stoppa brutalement son manège. Laissant quelques nuages de poussière à travers duquel il ne voyait rien.
Il leva les poings, et attendit l'assaut de son adversaire. Il semble évident qu'il ne toucherait pas le bouffon si facilement, mais il suffirait peut-être de le saisir pour en finir. Le plus compliqué pour un goron, était de parvenir à immobiliser quelqu'un plus agile. Mais pour ça, Darunia avait son idée.


Alors l'ami ? Tu veux jongler avec moi ? Et bien viens donc me chercher !

Provocation peu original, mais le goron s'en contenterait bien. Du moment qu'on y réponde.

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Se battre en pagne est une chose. Se battre alors qu'on est un Bouffon de Cour est également une chose. Se battre contre un goron aussi. Se battre contre le Roi d'entre eux de même. Mais se battre en pagne lorsque l'on est un Bouffon de Cour contre le Roi des Gorons, en même temps, était pure folie. Les mécanismes intellectuels du Fol reprirent leur fonctionnement normal au moment où Darunia détruisit ses espoirs de règne sur la Tribu. A ces paroles, quelques gorons grognèrent d'amusement.

Le chef entama alors ses pirouettes stylisées à la mode de la montagne tout autours du Fol. Le Goron était il conscient qu'il voulait se battre avec un insecte ? C'est là que le Fou saisit avec clarté les mots de Darunia ; En effet, il n'était manifestement pas le plus sage des Sages ! Soumis à la tempête de poussière, Fol se recroquevilla pour protéger ses iris d'argent. Une fois la tornade finie, le chef lui proposa de porter le premier coup.


« Oublions mes talents de jongleur, Monsieur Pierre. Je suis déçu. Rouler en boule est une forme de danse plutôt archaïque, même pour vous ! Il est grand temps d'apprendre ce que les danseurs d'Hyrule font de mieux en ce moment. Allez, imitez après moi ! »

Fol tenait là un superbe motif pour faire rire aux larmes ses spectateurs. Qu'y a t-il de plus drôle que de voir un Goron anormalement massif exécuter une danse gérudo sur un thème sylvestre ? Pas grand chose, effectivement. Le Fou claqua des doigts et sa petite boite à musique réapparut derrière la foule, émettant avec furie le thème des bois.

Fol, qui n'avait toujours pas lâché son arme, enchaina avec une grâce féline quelques pas endiablés. Ses pieds se mouvèrent sur le gravier avec facilité. On aurait dit qu'il flottait ou glissait. Ses bras s’agitèrent en tout sens et faisait virevolter sa faux. Sa danse gagna en rapidité, si bien qu'on eut du mal à distinguer tous ses mouvements. On ne voyait qu'un trait d'argent, son arme, et une forme verte, son pagne, fendre l'air. Surprenant Darunia, Fol commença une folle glissade entre les jambes du Chef. Passant dans son dos, il assena avec toute la violence qu'il était capable de faire preuve un puissant coup horizontale dans la colonne vertébrale du Goron. Sa faux se planta légèrement dans la roche, la hampe quant à elle se mit à trembler à cause du choc, assommant quelque peu le Fou. Il devint alors bègue, en raison du tremblement.


« B-bien b-bien M-monsieur P-pierre. M-maintenant vous pou-pouvez m'imiter. Al-allez ! Repro- reproduisez m-ma danse ! »

En prévention, Fol recula de quelque pas pour admirer les pas rythmiques du Chef.


[ Vraiment désolé de t'avoir fait attendre. Pendant ces 17 derniers jours, je n'avais pas eu le temps de répondre ]

Très impressionné par le démonstration d'agilité de son partenaire, Darunia suivi ses instructions et fit de même.
Mais la masse du goron l'en empêchait, il fallu faire autre chose.


‹‹ Je l'avoue, pour ce qui est de la finesse, tu me surpasse. Mais voyons combien de temps cela peut durée.

Le goron fit un bon. Au sommet de son saut, il se mit en boule et retomba de toute sa masse à coté du Fol.
Il se releva aussi tôt, et lui donna des coups de poings. Sans succès immédiat, mais cela était prévu.
Darunia répéta l'opération, un dizaine de fois. Il espérait ainsi épuiser le Fol jusqu'à le saisir et l'immobiliser.


Il est temps d'en finir tu ne crois pas ?

Et le goron recommença l'enchainement des sauts et des coups gracieusement brutaux, espérant parvenir à ses fins.


[ Vraiment désolé encore une fois, pour le retard et la pauvreté de ma réponse.
Je te propose de le finir assez vite, histoire que tu ne doivent pas encore attendre sur moi ]

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