WINTER IS COMING: Enclos [4]

Scène de bataille entre deux légendes.~

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Link

Héros du Temps

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(vide)

L'Hylien avait rejoint le Ranch, particulièrement inquiet. Il s'en faisait plus pour la fille de ferme et Talon que pour les lieux, en soi, mais savait à quel point la jeune Hylienne tenait à ce qui pouvait être assimilé à sa vie. Ce patrimoine, s'il ne représentait que des terres vertes d'herbes, quelques palissades de bois, et quelques bêtes aux yeux du blond, était à la rouquine ce qu'était le Royaume au Héros. Terres qu'elle chérissait ainsi plus que tout, bêtes qu'elle aimait peut être autant que son père. Pâturages adorés, enclos bâtis à la sueur des fronts.
Des générations de travail.
C'est dans cette optique là que le Héros s'était décidé, malgré les recommandations de la Princesse de la Destinée, lui disant d'arpenter Hyrule, à veiller sur le Ranch.

Il était resté aux alentours, des jours durant, sachant rester discret, pour ne pas gêner les garçons de ferme, et les gérants. Mais en cette nuit tiède, Link avait ressenti le besoin de revoir son amie équidé. Aussi s'était-il faufilé assez aisément dans l'enclos, à la nuit tombée, malgré les blessures encore récentes infligées par les Stalfoss de la Forêt.

L'Arbre n'avait su répondre à ses interrogations, mais au moins Link avait-il pu débarrasser le Doyen Sylvestre des créatures malsaines parcourant la demeure du sage parmi les sages.
Sous les mailles qu'il portait, le Champion de Farore était bandé : des tissus venaient enserrer son corps aux endroits où l'acier l'avait mordu. Ainsi, portait-il des morceaux de lin blanc au niveau des hanches -la droite ayant été sévèrement touchée- et de l'épaule opposée -gauche, donc.-.
Dans son dos, un écu simple, orné de l'Aigle Hylien, et des armoiries du Bourg. En acier forgé il s'assurait ainsi une protection efficace aux coups que l'on pourrait lui porter.

Sot eut-été le badaud lambda de ne voir dans l'initiative de Link qu'une simple balade nocturne en compagnie de son animal. Le Héros du Temps savait ce qu'il craignait, pour l'avoir revu après des lustres d'attente. Attente interminable, qui l'avait rongé, et malgré toute la préparation dont il avait fait preuve, le détenteur du Fragment du Courage s'était retrouvé impuissant, le soir du retour.

L'Obscur avait avancé, indéniablement, comme un sordide appel au retour de celui qui s'était uni dans l'Ombre, avec la Flamme. L'Hylien avait alors su repousser Ganondorf, hors du Temple du Temps, devenu véritable Cathédrale profanée, en cette cérémonie maccabre. Et depuis ce jour-là, il s'était promis que jamais plus il ne laisserait l'Abomination ainsi apposer sa marque sur ses terres. Scarification de ce Royaume qu'il avait toujours protégé ! Il était épée, et il était écu d'Hyrule !

Sur ces pensées, son poing se crispa, son visage se tira, dans un rictus désagréable. Jamais plus. Oh non, jamais plus. Par les Déesses, il ne laisserait pas pareille tragédie se renouveler.


"Tout doux, tout doux." Fit-il doucement, caressant gentiment la tête de la jument. Elle aussi semblait inquiète : dans ses yeux se dansait un bal, où les deux protagonistes s'étaient choisit pour noms Peur et Effroi.

Mais l'Hylien ne parvenait pas à réconforter la pauvre bête apeurée. Il n'avait pas les dons de Malon, avec les chevaux. La rouquine aurait sans doute su apaiser l'animal d'un simple clin d'oeil, lui restait perplexe et incapable. Et, cette crainte se répandit comme une traînée de poudre chez les autres animaux. La peur, ou pire épidémie qui soit, quand elle frappe l'ensemble d'une population.
Les animaux commencèrent à s'agiter, et le Héros déjà bien sur ses gardes se fit plus austère, plus sec. Quelques hennissements s'élevèrent, dans l'enclos bien peu peuplé, alors qu'au loin semblait retentir le spectre d'une voix, portée par un vent surnaturel.

Il arqua le sourcil, conscient qu'il ne s'agissait peut être que de son imagination, lui jouant encore des tours. Mais mieux valait prévenir que guérir, et il préféra rester sur ses gardes. L’inquiétude des animaux était bien présente, si ce soupçon de voix pouvait être tiré de son subconscient. L'homme de vert ne pouvait tout simplement pas les ignorer.

Link se détacha d'Epona, qui rua. Un petit bond en arrière lui évita un désagréable coup de sabot dans le visage, qu'il avait déjà balafré, suite à ce malheureux affrontement contre les guerriers squelettes.
Plus silencieusement, il s'éloigna des frêles enceintes de l'enclos, sans rien voir qu'une vague ombre informe, filant droit sur le Ranch.
Damné sombre jour. Ou plutôt nuit.

Le porteur de l'Épée légendaire pesta. Si beaucoup se seraient laissé prendre au piège de la nuit, lui savait que ce mouvement était tout sauf anodin. A l'Ouest, rien de nouveau, mais à l'Est nul ne pouvait nier qu'il se passait quelque chose.
Sans doute était-il trop tard pour faire quoique ce soit : déjà les premières vagues retentissaient, hurlantes et impies dans les pauvres clôtures du Domaine Lonlon. Vif comme l'éclair l’Élu tira sa lame -Excalibur- et effectua quelques moulinets, s'échauffant le poignet aussi vite qu'il l'eu pu.
Chance dans cette malchance, juste après ces quelques mouvements se dessinèrent les contours floutés par une nuit sans lune d'une silhouette qu'il ne connaissait que trop bien.

Dragmir Ganondorf, dans toute sa grandeur d’Ébène se découpait, encre de chine de cette nuit de jais. Ses cheveux d'un roux flamboyant formaient un casque de guerre impressionnant autour de son faciès grisonnant. Sa barbe lui mangeait le visage ajoutant encore à cette impression de stratège, véritable génie militaire, alors que dans ses yeux brillants, Folie se faisait toute puissante. Lueur ambre et violente dansant un ballet mortel.


"Te revoila.."

Link souffla ces mots, sans pour autant n'y insuffler que la crainte que lui inspirait le Cavalier du Désert. Tout Elu du Courage qu'il était, tout brave guerrier qu'il puisse être, il restait humain. Humain, avant tout. Et le courage ne s'était jamais avéré être le suicide. Combattre ses peurs et les vaincre est autrement plus difficile et plus courageux que de n'avoir peur de rien.
Et pourtant, le Héros des Déesses parvint à jeter avec ses deux mots toute la haine qu'il nourrissait à l'égard du paria et du voleur.


Les flammes s'élevait dans le ciel, créant des nuages toxique qui rappelaient ceux du mont du Péril. Les flammes dansaient sur le toit du Ranch, laissant planer une odeur de chaire brulé et de feux infâme. Tout Hyrule pouvait le voir de loin ce brasier démoniaque, prouvant par la même le danger qu'encourait la couronne d'Hyrule : Si le Ranche pouvait bruler, pourquoi pas le Bourg? Navi l'avait vus de loin elle aussi. Comme à son habitude, elle cherchait gentiment Link à travers la plaine, chose qui n'était pas aisé à cause de la tunique verte qui ce fondait dans l'herbe, quand elle l'aperçus chevauchant sa jument dans l'enclot du Ranch. Elle sourit de bienveillance, il fallait les laisser tranquilles pour l'instant et décida de retourner dans la Forêt pour tenir compagnie à l'Arbre Mojo. Soudain, le cavalier noir fit son apparition sur l'horizon, avec une armée de Stalfos fondant sur le Ranch Lonlon. La petite fée resta interdite. Devant elle, le Chevalier du Désert déclenchait un important incendie et, dans cette arène improvisé, ce tenait face au Héros du Temps. Son sang de fée ne fit qu'un tours et vola aussi vite que lui permettait ses ailes de libellule, il fallait qu'elle aide son ami.

Le guerrier de vert vêtue semblait calme face au chevalier démoniaque, semblable à un cavalier de l'apocalypse, et dont l'aura démoniaque était tel que Navi eu du mal à ne pas être projeter par cette puissance contre un mur.


«Link», dit t'elle d'une voix entrecoupée de soufflement, « Le Ranch prend feu, Il est venu avec ses soldats... Je suis avec toi, on va le battre.»

Navi essayait de garder son calme, d'analyser la situation. Ganondorf d'un coter, sur un cheval en armure dont les yeux méchant lançaient des éclaires de haine, dont de la fumée sortait des naseaux et dont l'écume dégoulinait lentement des babines de l'animal. Cette bête avait vraiment l'air méchante. Le cavalier portait une armure noir, comme à l'accoutumé, et une longue épée. Il dépassait Link en puissance, en porté et en agressivité, mais Link était plus rapide, L'Épée de Maître était plus courte et plus légère, elle permettrait au Héros de dominé si il combinait la vitesse fulgurante d'Epona à sa vitesse de frappe, il pouvait essuyer une joute sans essuyer de trop lourd dégât.
La petite fée ce pausa quelque instant sur l'épaule du héros et lui murmura dans le creux de l'oreille :


«Passe par le flan gauche, Ganondorf est un droitier, il ne pourra pas te frapper avec une grande ampleur alors que toi, tu pourra aisément lui esquinter la taille, néanmoins ,si il t'oblige à passé sur le flan droit, baisse toi et lève ton bouclier jusqu'au choc, après, tu pourra lui ouvrir la panse.»

Puis, elle s'envola pour laissé au Héros la place pour combattre. Elle ne devait pas le gêner.

Ce compte est un compte narrateur : les personnages joués par le narrateur ne peuvent pas être utilisés par les joueurs ou joueuses dans leur post (sauf autorisation d'un admin) et les jets de dé du narrateur sont contraignants.



Ganondorf stoppa violemment son destrier enragé alors qu'il arrivait à l'enclos des chevaux. Pas besoin de pouvoirs pour sentir la présence de Link, elle lui était évidente. L'instinct du maître du désert ne lui avait jamais fait défaut et il savait pouvoir compter dessus. Alors qu'il entendait le mur s'effondrer en un grand facas, il sentit la satisfaction propre à la destruction monter en lui. Détruire était un acte si jouissif! Une marque de sa propre force et de son pouvoir sur le monde nous entourant. Le courageux construit, le sage use, le fort détruit, tel était le cycle. Des braises furent projetées vers lui tandis qu'un grand brasier s'élevait derrière lui. Ganondorf ne doutait pas que le spectacle de lui même entouré par les flammes pu faire fuir les plus grands chevaliers d'Hyrule mais il n'était pas venu pour eux. Cette nuit n'avait pour but que son affrontement avec...Lui.

Le seigneur du malin le regarda droit dans les yeux et rit en entendant le ton insolent du Héros du Temps. Encore et toujours, il n'avait pas peur. Oh il pouvait angoisser avant un combat contre le gérudo mais jamais il n'avait tenté de s'échapper en plein combat ou évité une confrontation. Tandis que les autres insectes le craignaient ou lui léchaient le talon des bottes, Link lui faisait face, encore et toujours. Alors, Ganondorf sauta à terre et envoya son cheval à l'écart. Il se sentait au mieux de sa forme. Faisant craquer ses doigts, il rugit brutalement avant d'éclater de rire devant le mouvement de recul de son ennemi juré.


"Link, Héros du Temps, cette fois je te promet un combat dont on se souviendra! Un affrontement jusqu'à la mort en cette nuit sombre...Afin que pour Hyrule, l'aube soit rouge."

La mort et la gloire, voilà ce qui les attendaient.
Ganondorf mit une main ferme sur la poignée de sa lourde épée et la dégaina lentement à mesure qu'il avançait, se délectant du murmure strident de l'acier sur le bois du fourreau. Il se redressa alors qu'il arrivait à une distance correcte de Link, affichant un air fier et supérieur. La victoire est à moitié acquise lorsqu'on est persuadé qu'elle nous revient et Ganondorf était certain de cela. Il effaça tout souvenir de ses échecs passés. Il était temps de tourner la page et d'en écrire une nouvelle...avec le sang de ce gamin.
Avec un ricanement, Ganondorf dégrafa sa cape écarlate et la jeta entre les deux combattants. Le symbole d'un combat total, sans retraite ni forfait. La destinée d'Hyrule se réglait ce soir. Link comprit le message et se mit en garde, son agaçante fée voletant à ses côtés et lui murmurant des conseils bien inutiles. Ganondorf espérait bien que le Héros du Temps serait assez bon combattant pour ne pas avoir besoin d'une nounou!


"Une dernière chose, n'espère aucune aide extérieure, j'ai veillé à ce que nous ne soyons pas dérangés. Je ne tiens pas à ce que notre charmante princesse m'inflige à nouveau un passage forcé dans le vide infernal. Jamais je n'y retournerai!

Il tremblait de rage alors qu'il revivait le souvenir de ce combat où le pouvoir des sages l'avait emporté sur le sien. Pareille infamie ne se reproduirait jamais. Le seigneur du malin s'en assurerait. Sa défaite lui avait au moins apprit la prudence, mais elle n'avait pas affecté sa confiance. Son échec n'était dû qu'à des erreurs de sa part et si il ne les refaisait pas, son ambition serait satisfaite. Depuis trop longtemps, Hyrule vivait en paix. La nuit du changement était sienne!
Alors, avec un hurlement terrifiant, il brandit sa lame et chargea.

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Link

Héros du Temps

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(vide)

Le cavalier posa pied à terre, laissant son palefrois aller, alors que le Héros continuait doucement ses moulinets, se préparant tant bien que mal à l'assaut qui allait se donner -qui se donnait déjà !- sur les terres du Domaine Lonlon. Les dégâts causés par les Stalfoss -quoique l'Hylien soupçonnait la présence de combattants en plus des squelettes- étaient visible çà et là. Partout, les flammes léchaient les bâtiments. Les corps de fermes tremblaient, et l'Obscur mettait à mal les terres qu'il s'acharnait à protéger. Rictus de colère, qui se dessine sur les traits du Champion de Farore.

Imposante silhouette. Dragmir Ganondorf n'était pas seulement éclairé par la pale et tranquille lueur de l'astre nocturne. Opalescence sereine, sur l'une des moitiés du terrain qui allait servir d'arène. Et pour cause, l'autre moitié se voyait dévorée par les feu de l'incendie déclenché par le triste sir. Un bref instant le Garçon de la Forêt se mit à penser que le Ranch en proie aux flammes était à l'image de son ennemi : rongé par une ambition qui le jetterait à terre, encore et toujours.
Il arqua le sourcil, et les bêtes hennirent, particulièrement inquiètes. La peur, ou pire épidémie, comme dit plus haut. De fait, les chevaux ne s'arrêtèrent pas à quelques cris, et commencèrent à s'affoler particulièrement. La lueur infernale, conféré au visage du Seigneur du Malin, par les flammes rouges, et les braises virevoltante faisait de lui l'incarnation même de l'Obscur, de l'Effroi.

Naturellement, le Héros ne resta pas indifférent à cette vision, et un frisson lui parcourut l'échine. Mais il fit un pas en avant. Son visage transpirait la colère plus que cette sérénité que lui connaissait habituellement ses amis; et pour cause : Link ne supportait pas que le Gérudo s'accorde le droit de malmener les terres Hyliennes.

La cape fut jetée, symbole d'un duel à mort. L'homme de vert ignorait presque la petite fée, toute son attention concentrée sur son ennemi. De l'issu de ce combat dépendaient tant de choses, qu'il ne pouvait s'autoriser le luxe d'une défaite.

Bien vite, Ganondorf engagea l'assaut, filant droit sur lui, lame en main. Et quelle lame ?! Si elle ne dégageait rien de ce que dégageait l'Epée sacrée, elle était bien plus menacante. Deux à trois fois plus imposante, avec une allonge largement supérieur, le Roi du Désert pourrait aisément tenir l'Hylien en respect de par la seule taille de sa lame.

Mais Link ne pouvait rester à rien faire, à voir son ennemi lui foncer dessus. Une collision de ce type lui serait bien trop risquée. Les blessures encore ouvertes, il ne pouvait pas espérer repousser le Seigneur Gérudo, aussi préféra-t-il rouler sur le côté. Ganondorf passa devant lui, continuant un peu, sans doute emporté par son élan.
L'Hylien, encore un genoux à terre se releva, doucement. De fait, Ganondorf n'était pas resté à l'attendre.

Commença dès lors un ballet mortel. Les lames dansaient, lestes, prestes, vives. Comme si elles s'étaient vu offrir par Nayru une volonté propre. Pendant un court instant, les deux hommes restèrent ainsi, épée contre épée, corps contre corps.
Mais la valse essouffla un peu le Héros, qui se détacha de cet affrontement, battant en retraite de deux pas.

Haletant légèrement, il chercha le regard de son ennemi. Ses pupilles ambrées ne l'effrayaient plus, pris d'adrénaline. Et dans ses yeux bleu ciel ne brillait rien d'autre que la détermination qui faisait battre le sang à ses tempes. L'amour porté aux Terres du Saint-Royaume, et la colère nourrit à l'égard de ce sombre cavalier. Ce voleur et ce paria.


"Yah !"

L’Élu de Farore s'élança, après ce bref instant de répit sur le Champion de la Dame Rouge. Il enserra plus fortement encore -si cela était possible- la fusée de l’Épée de Maître. Ses doigts, devenus petits serpents se firent à l'image des ses Boas qui s'enroulent autour de leurs proies : en aucun cas il ne lâcherait sa lame.
Link bondit, s'offrant l'opportunité d'une attaque en piquée, droit sur Ganondorf. Sot eut-été le Héros s'il eu crut toucher ainsi pareil combattant, aussi cet assaut n'était que feinte. L'Hylien toucha le sol un mètre trop tôt, face à son ennemi devant l’Éternel. Mais il en profita pour frapper droit sur le torse de celui-ci dans une diagonale presque parfaite.
S'il faisait mouche, Ganondorf risquait de souffrir, sur toute la ligne tracée entre sa hanche droite, et son épaule gauche.


Après avoir parlé à Conan dan la plaine, L'arbre avait vu ce dernier parvenir à ralier les premiers bâtiments. Il avait pu constater que se seconde obstacle n'allait pas être aussi facile à passer que le premier. Plusieurs combattants de valeur était déjà là ; Galastop, Withered, un inconnu...

L'arbre continua son survol des lieux en pensée et s'aperçut qu'à la laiterie c'était encore pire. Les combats avaient déjà commencé et il y régnait un climat d'apocalypse.

Il se dirigea alors vers l'enclos et ses craintes se concrétisèrent malheureusement.

Ganondorf était descendu de sa monture. Face à lui son cher enfant si frêle et pourtant si droit et si fier descendu lui aussi d'Epona !

Il les entendit échanger quelques paroles ostiles, puis vit avec angoisse Link effectuer une attaque le premier. Parfois l'attaque était la meilleure défense, mais parfois elle risquait aussi de vous mettre en déséquilibre et de vous découvrir...

Il pria pour que Link ne soit pas submerger par sa fougue de vouloir trop bien faire et trop vite. Parfois il fallait savoir se montrer patient...

Il préféra ne pas s'adresser à Link et lui faire connaître sa présence de peur de le déconcetrer dans son assaut...


"Saintes Déesses..." pensa-t-il.
"Courage mon petit ! Prends garde à toi... je ne veux pas te perdre..."

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Ganondorf jouissait du combat que lui offrait le Héros du Temps. La danse surhumaine à laquelle ils se livraient poussait le seigneur du mal à utiliser toutes ses forces et il adorait cela! Tant de combats trop facilement gagnés, tant de chevaliers au sol avant même qu'ils aient eu le temps de réagir...Comme toujours, Link, son pire ennemi, le gamin qui l'empêchait de conquérir Hyrule se révélait être le meilleur des adversaires. Mais le gérudo ne perdait pas pied pour autant, il désirait la victoire, plus que tout. Il ne vivait que pour cela, pour vivre le héros mordre la poussière et expirer une dernière fois.
Aussi, il mettait dans la bataille toutes ses forces mais aussi toute sa volonté. A chaque fois que les lames s'entrechoquaient, le choc était comme un séisme et les deux combattants sentaient parfaitement l'ampleur que prenait leur confrontation divine. Ils n'étaient plus deux hommes mais deux élus des déesses. L'un avec la Force, l'autre avec le Courage. Un duo de géants dont les poings, il en était certain, auraient pu abattre des murailles. Ganondorf ne doutait pas que le spectacle de leur danse fut magnifique et il aurait aimé avoir un moyen d'en devenir spectateur.

Mais alors il fut brutalement ramené à la réalité. Le héros du temps semblait essoufflé ce qui ne manqua pas de décevoir et énerver son ennemi juré. Ganondorf ne voulait pas de répit! Cela était bon pour les autres insectes en dessous d'eux. Il lâcha alors d'une voix raillarde


"Et bien alors, Gamin? T'as déjà atteint tes limites? Minable!

Ganondorf ne sut pas si ces paroles furent la cause de ce qui se passa ensuite mais toujours fut il que Link sembla prit d'un accès de rage. Sitôt que le dernier mot franchit les lèvres du gérudo, le Héros du Temps fonça comme l'éclair et arma un puissant coup sur le seigneur du malin qui avait quelque peu relâché sa garde.
Les quelques instants qui suivirent semblèrent aux deux élus une éternité. La lame de Link s'approchait dangereusement de Ganondorf tandis que ce dernier faisait son possible pour revenir en garde assez rapidement. Mais alors que l'épée de légende allait s'abattre sur sa cible, Ganondorf lâcha son arme et cueillit la lame purificatrice à l'impact.

Malgré sa lourde armure, il faillit hurler sous la douleur de cet acier destiné à détruire le mal. La lame mordait sa chair et immolait son corps tout entier d'une brulure de lumière. Il avait oublié le pouvoir de cette épée mais ce coup venait de le lui rappeler.
Pour autant, il garda prise sur elle et sut que sa décision avait été bonne lorsqu'il vit que Link ne parvenait pas à la dégager. Il lança alors un violent uppercut dans le ventre du héros, coupant sa respiration.
Ganondorf éclata alors d'un rire nerveux et fiévreux à cause de la douleur. Il savait que si il n'avait pas amortit le coup, la mort n'aurait plus été loin à présent. Mais alors, il resserra sa prise sur l'épée et la plaqua contre la torse de Link, forçant l'acier enchanté à mordre sa chair également.


"Il ne te suffit pas de me toucher, Link. Cette fois, il faudra te montrer plus fort que ça."

Link et lui se regardèrent. Encore ce regard, pensa Ganondorf. Ce regard d'amour pour Hyrule et de haine pour lui, ce regard de Héros qui le différenciait de tous les autres. C'était en ayant ce regard qu'il l'avait déjà battu deux fois. Mais cette fois, le seigneur du malin n'avait pas peur. Il ne craignait pas le jeune homme devant lui. Il l'estimait à sa juste valeur et il savait qu'une victoire face à lui le comblerait de Gloire pour des siècles à venir. Il serait tout-puissant alors, dans un monde dont il serait le maître, son monde.

"Bats toi mieux que ca! Tu en es capable, je le sais! Réveille le feu en toi...Link!

Et il accentua encore la pression sur la lame. Le sang qui coulait de ses plaies aux mains tachait alors la tunique verte du Héros du temps. Tandis qu'il lui rendait un regard dur et froid. Il attendait mieux.

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Le Vénérable était horrifié de ce qu'il voyait. Son cher enfant en difficumté. Lui si chétif face à cette brute épaisse dont la simple vue donnait la chaire de poule. Il profita d'un répis pour communiquer avec Link. Il ne voulais pas le distraire de peur de lui faire prendre un mauvais coup dont il se maudirait longtemps.

- Link ! Prends garde à toi. Ne surestime pas tes forces. Ce combat est inutile pour l'instant. Sauf à risquer ta vie ! Tu n'as rien à prouver ! Tu es déjà une légende. Tu n'as pas à mourir pour l'entretenir. Mieux vaut rester en vie et choisir le moment de ce combat. Cette bataille n'apportera rien à personne, Ganondorf n'a pas lancé d'attaque sur Hyrule.

L'Arbre Mojo lança son esprit dans les différentes zones du Ranch. Partout des combats se déroulaient. Des sbires du Seigneur du Malin empêchant les forces de Lumière de parvenir à l'enclos.

Le Vénérable revint à Link.

- Tiens bon mon enfant. Fais durer le combat, gagne du temps. Des amis arrivent pour te soutenir. Mon cher petit....

Au loin, au coeur de la forêt Kokiri, un immense frisson fit envoler des centaines d'oiseax reposant dans les branches de l'arbre séculaire...

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Link

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Si la douleur se devait de porter un nom, sans doute Ganondorf l'eut-il appelée Excalibur en l'instant. Il n'y avait plus ce petit rictus moqueur, hautain, désagréablement supérieur, peint sur le visage du roi Gérudo. Ce même visage, si brutalement royal se décomposait bien vite, alors même que l’Épée de Légende remplissait son office. La puissante magie que renfermait la lame sacrée vint dissoudre l'essence même du Seigneur Noir.

Alors que les yeux de Ganondorf trahissaient sa souffrance physique, hurlant et criant de toutes leurs forces, l'Hylien s’apprêtait à frapper de nouveau. Toute sa bravoure mise à l'épreuve, tout son courage, invoqué pour ce combat qui pourrait sceller un tournant -si non pas l'avenir tout entier !- du Royaume d'Hyrule, Terres saintes des Déesses. Il serra fort la garde de son arme, elle même bénie par cette Trinité Dorée, prévoyant déjà l'attaque qui allait suivre. Mais il se retrouva dans l'incapacité de tirer sa lame en arrière.
Link fut protégé par ses mailles. Sans elles, sans doute que son ennemi aurait réussi à faire couler son propre sang.
Et déjà, celui de Ganondorf venait tâcher sa tunique. L'hémoglobine, noire, se détachait très nettement sur le vert de ses vêtements. Les deux guerriers restèrent ainsi, un instant, et le temps semblait figé.
Néanmoins, lentement mais surement, les gouttes qui fuyaient la paume du Seigneur formèrent un dessin. Le sombre liquide se découpait, traits incisifs, funeste présages. Représentation du duel qui se donnait. Car les deux Hyruliens, tout aussi immobiles qu'ils étaient, s'engageaient dans une lutte silencieuse, et statique.

Lutte que Link ne pouvait réellement espérer emporter. Même Excalibur à son côté, il savait que le Gérudo disposait d'une force physique nettement supérieur à la sienne. N'était-il pas le Champion de Din, après tout ?
Muscles bandés, sueur au front, il donnait tout ce qu'il avait. Toute ses tripes dans ce jeu de domination latent.

Jeu auquel l'Ombre finit par mettre fin, d'un violent uppercut, qui força l’Élu de Farore au recul. Il n'eut pas à tirer son épée, Ganondorf l'avait déjà libérée. Ses pieds le tirèrent en arrière, tandis que ses mains vinrent tenir son abdomen, douloureux. Il s'accorda un bref instant de répit, le temps que le Cavalier du Désert se saisisse de sa propre épée bâtarde.
Le Héros jeta un coup d'oeil circulaire et concis. Les chevaux commençaient à s'exciter, et à ruer. La maigre palissade ne les tiendrait pas beaucoup plus longtemps. Derrière lui, l'accès au reste du Ranch était barré, par l'éboulis incandescent, et la laiterie, qu'il distinguait vaguement, semblait dans un bien piètre état.
Partout, Guerre faisait rage.

Link massa succinctement son torse endolori, et fixa Ganondorf. Il ne pouvait pas laisser cette tragédie continuer. Effectuant un moulinet, il se jeta à nouveau corps et âme dans la bataille, sans plus écouter les appels du Doyen Sylvestre.
Sa feinte ayant échoué, l'homme de vert fila droit sur le Seigneur du Désert, tenant la lame purificatrice à deux mains. Et une fois en face de son ennemi, il envoya l'un des coups d'estocs les plus puissants qu'il n'ai jamais lancé. Sans souffler, le Garçon de la Forêt roula sur la droite, se tenant hors de portée d'un coup. Il ne savait pas s'il avait fait mouche, mais frappa à nouveau, dans une diagonale, visant le flan du Démon.


"J'espère que cet exil ne t'aura pas rouillé, triste seigneur !" Provocation ouverte, à l'encontre de cet homme à la carrure ô combien plus impressionnante que lui. Il ne savait pas vraiment pas pourquoi il avait dit ça, les mots avaient comme fuit ses lèvres. L'Hylien ne faisait pas parti de ses hommes qui cherchaient sans cesse à pimenter le conflit, ni même de ceux, adeptes de la joute oratoire. Loin de lui l'idée de jeter de l'huile sur un brasier déjà trop vorace, mais Ganondorf jouait trop bien avec ses nerfs pour qu'il ai pu tout simplement ignorer tout cela.

Mais il ne pouvait pas se permettre d'attendre plus que ça, et le Champion de Farore bouscula violemment le fils des Sorcières de son écu, dans l'idée de le déséquilibrer. Le Gérudo fut forcé de reculer, pour ne pas goutter à l'acier forgé peint aux armoiries du Royaume.
Et c'est là que sans hésiter le Héros du Temps plaça sa botte phare. Pivotant sur lui même, il ré-itéra l'assaut qui lui avait permis de défaire une première fois Ganondorf, puis Ganon. Sous l'effet de la Tornade, Excalibur se teinta de milles reflets irisés, plus belle -et plus dangereuse !- que jamais.


Ah! Enfin l'éclat héroïque s'était rallumé dans le regard de Link! Le héros du temps avait eu besoin de sentir Hyrule menacé pour réveiller son courage mais à présent son feu intérieur consumait tout sur son passage. Le courage comme puissance divine, c'était un spectacle toujours impressionnant et Ganondorf n'aimait rien plus que d'affronter son possesseur une fois ce dernier réveillé! A présent qu'il se battait sans plus rien écouter que son coeur enragé, sa véritable valeur sortait enfin de sa carapace de jeune mioche trop jeune pour avoir connu une femme.
Satisfait de sa stratégie malgré le cout élevé qu'il avait dû payé, le Seigneur du Malin s'empara de son épée et, décidant que le moment était venu de passer à une vitesse supérieure, il passa sa main sur le fils de son arme, s'entaillant légèrement la paume. Le sang coula lentement sur la lame noire mais disparut bientôt, comme si elle l'avait bu! L'instant d'après, les runes gravées dessus s'illuminèrent de mille feux écarlates et Ganondorf sentit la magie de sang faire effet. Les prochains échanges promettaient d'être palpitants!

Amusé par la présence inutile de l'Arbre Mojo, le gérudo décida de l'ignorer. Même un gardien ancestrale ne pouvait pas influencer leur combat sous cette forme et ses conseils ne seraient pas utiles à Link. Lors d'un duel à l'épée, rien ne pouvait être prévu à l'avance. Tout se jouait à deux fils d'aciers tranchants et aux bras qui les maniaient. La mort décidait de survenir lorsqu'elle en avait envie et personne ne pouvait s'opposer à ses choix. Et cette nuit, Ganondorf s'assurerait qu'elle reparte avec le Héros du Temps!

Aussitôt après avoir reprit son souffle, Link prit la lame salvatrice à deux mains et chargea violemment le seigneur du malin et tenta un violent estoc. Lorsque Ganondorf para, le choc des épées fut tel que tout le bras de ce dernier fut prit d'une violente douleur qui remonta jusqu'à l'épaule. La force de l'impact dépassait tout ce à quoi il s'était attendu mais il changea son épée de main et dévia à temps le deuxième coup habilement porté. Nul doute que les talents d'escrimeur du gamin s'était amélioré avec le temps mais il manquait encore d'expérience et restait trop prévisible. Encore un enfant malgré tout.


"J'espère que cet exil ne t'aura pas rouillé, triste seigneur !"

Ganondorf eut un léger rire cynique à l'idée de son exil. Il avait passé des mois à réfléchir à ses erreurs, à perfectionner son art du combat, à élaborer la suite de son plan...Et il serait rouillé? Il ne prit même pas la peine de répondre tant l'idée était ridicule le concernant. Comment ce nabot osait il lui manquer à ce point de respect, à lui, le Grand Ganondorf? Il allait payer!
Mais alors que le gérudo s'apprêtait à lui faire payer, l'Hylien chargea, bouclier dehors et lui fit perdre l'équilibre au sol. L'Epée de Légende commença alors à briller comme le jour et Ganondorf sut ce qui l'attendait. Mais plus rapide que prévu par Link à reprendre pied, il sauta juste à temps pour éviter la terrible déflagration. L'attaque tornade faucha alors toute une partie de la barrière de l'enclos et toucha un cheval qui n'avait rien sentit venir. Elle ne l'avait pas atteint mais il s'en était fallu de peu. La puissance de cette attaque l'avait toujours impressionné et cette fois ci ne dérogeait pas à la règle.

Toujours dans les airs, Ganondorf sut que Link ne serait pas autant sur ses gardes qu'auparavant et il plongea, ses deux mains brandissant son épée avec pour cible la tête de celui qui avait bien faillit remporter ce combat.


"MEURS!"

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Link

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(vide)

Et ce fut son tour d'avoir mal. Son visage ne se décomposa pas, mais se redessina, ses lèvres se tordant sous l'effet de la douleur. Ses paupières tombèrent sur ces billes bleu ciel, encastré dans ses yeux, et ce fut, pour l'espace d'un bref instant, le noir total. Il ne distinguait plus les couleurs, tout aussi vives qu'elles puissent être, ni même celles qui se voulaient froide. L'Hylien avait posé sur ses deux globes oculaires, une lourde porte, les rendant insensibles, et inaltérables.

Ses veines gonflaient, à mesure que son coeur pompait son sang. Ses tempes battaient en cadence, et il recula tant bien que mal d'un pas. Le vacarme se faisait bien plus audible, en l'absence d'yeux pour voir, mais lui même se trouvait désorienté. Bousculé par animal sortant en trombe de la mince ouverture qu'il avait involontairement faite dans la clôture de bois, il fut jeté à terre. Son premier réflexe fut de rouler, et il présenta ce poignet qui lui arrachait tant de souffrance.

En effet : encore en train de pivoter au moment ou Ganondorf lançait son assaut et trop conscient de ses précédentes blessures pour foncer droit vers le péril que représentait le Gérudo prenant son envol. Aussi avait-il tout simplement levé ses deux bras en croix, offrant son écu en guise de protection, tout aussi aussi dérisoire semblait-elle.
Le Roi des Dunes lui retomba dessus, de tout son poids, lame en avant. Et Link ne put retenir ce cri, véritable hurlement de douleur qui fuyait ses lèvres.

Sans doute ne le savait-il pas, mais si le bouclier n'avait rien, son poignet était fracturé, brisé net par le Seigneur Noir.
Face contre terre, les yeux à nouveaux ouverts sur le sol rougi par les braises, et marqué par les fers des chevaux, le Héros du Temps se releva tant bien que mal, s'appuyant sur un des pans tenant encore debout de l'enclos. Quelques bêtes s'étaient échappées, et courraient maintenant en tout sens, trop inquiètes pour pouvoir songer à rester calmes.

Il avait perdu son ennemi des yeux, et, ignorant sa douleur, fit demi-tour sur lui même, pour apercevoir un Seigneur du Malin mis en confiance. S'il ne pouvait voir son faciès, l'Hylien l'imaginait très bien fendu d'un sourire bien distinct, et ce malgré le casque roux flamboyant qui mangeait son visage.

Profitant du mince instant avant le prochain assaut, le Garçon de la Forêt tira un coup sec sur le bouclier. La lanière de cuir resta un moment coincée, bloquée par son gantelet, et il força dessus, non sans un rictus de douleur prononcé. L'écu enfin retiré, son articulation dévoilée, gonflée, et ses doigts pris dans une sorte d'immobilité involontaire, Link pesta contre lui même.

Heureux soit-il, la blessure -fracture..!- qu'il venait de se faire au poignet lui avait épargné de finir sans tête pour continuer son combat. Et lui restait encore l'autre main, pour frapper.
Si la douleur s'était peinte sur son visage, comme les traces d'un maquillage obsolète et retiré si hâtivement qu'il en était encore présent, elle n'était pas la seule choses lisible sur ce faciès.

Haletant, le dos courbé, il fatiguait, mais était dans un état d'esprit très éloigné de celui qui quitte le champ de bataille, et laisse la victoire à l'ennemi. Non pas par orgueil. Non pas par ego. Juste par la conscience des conséquences. Par amour des terres d'Hyrule, par devoir.

Link posa un instant Excalibur, s'appuyant sur la lame, comme l'aurait fait un vieil homme sur une canne de marche. Ses yeux cherchèrent ceux de Ganondorf, dont il ne put qu'apercevoir la lueur malsaine, qui brillait, dans toute cette lumière dorée que formaient les pupilles du Démon.
Un frisson lui parcourut le dos, bien que discret, et qui passerait sans doute inaperçu, camouflé par l'encre de cette nuit. Cette nuit maudite, marquée d'un sceau rouge vif, imprimé dans le sang des tombés.

Il ne pouvait pas laisser une quelconque parcelle de terre au Cavalier du désert. Pas la moindre, sans que Mort et Désolation n'y règnent en Maîtresses insatisfaites.
Le Gérudo était véritablement à l'image du Désert. Traître et royal, impressionnant et puissant. Dangereux.

Rapide, et faisant fi de la douleur, à nouveau gagné par l'adrénaline, il s'élança, réchauffé par quelques moulinets. Sans trop avoir prévu un quelconque assaut, il roula sur le côté au dernier moment -comme il l'avait instruit à Rayen, plus tôt- .
Engager un combat à l'épée serait suicidaire. Sans l'ombre d'une hésitation, il frappa, dans l'espoir de blesser l'Obscur, à travers Ganondorf, et son profil gauche.


Ganondorf sentit le vent de la victoire souffler vers lui en ces instants divins. Le coup n'avait pas été fatal mais ses conséquences le seraient. Contre le Seigneur du Mal, nul ne peut se permettre de mettre genoux en terre. Link montrait ainsi qu'il avait déjà perdu, le gérudo en était persuadé. Dés lors qu'il avait entendu le craquement immonde des os au moment où son coup avait porté, il avait comprit que le Héros du Temps ne pourrait plus compter que sur une main. Une main pour manier la lame et donc plus aucune protection : Les prochains coups portés seraient les derniers.

Le guerrier maléfique avait atterrit lourdement sur le sol mais il avait rapidement retrouvé son équilibre et vu la condition pitoyable à laquelle il avait réduit Link. L'hylien était à terre. Le grand adversaire, le seul qui l'avait déjà vaincu, mordait la poussière. Ganondorf sentit une joie immense grandir en lui tant il avait attendu cette nuit avec impatience tout ce temps.
Sept ans. Sept longues années dans le chaos infernal à ruminer ses erreurs, à entretenir sa haine et à patienter. Quand enfin il avait sentit le sceau faiblir et se relâcher en plusieurs endroits, il avait comprit qu'il n'aurait eu pas deux fois une occasion pareille et il avait utilisé toutes ses forces pour le briser. Après des mois à reprendre des forces et réunir des fidèles, il était revenu et là encore, Link l'avait terrassé. Enfin le cycle infernal s'achevait. ENFIN, leur histoire allait prendre fin là!


"Il est temps, gamin. Mon monde m'attends!

Alors, un immense sourire sur ses lèvres, il vit Link arracher son bouclier après s'être, tout titubant sous la douleur, relevé difficilement en s'appuyant à l'enclos. Quelle plaisanterie! Comment pouvait il encore se battre dans un tel état! L'orgueil devait le conduire! Quelle chose dérisoire! L'orgueil n'est qu'une faiblesse face à la puissance infinie du grand Ganondorf!
Mais soudain, alors qu'il ressemblait plus à un vieillard qu'au jeune homme qu'il était, Link se redressa et plongea son regard dans celui du Gérudo. Alors Ganondorf sut qu'il avait tort. Link ne s'acharnait pas par fierté...Mais par Amour, Devoir. C'était encore ce regard de héros. Celui qui pouvait tout, celui qui permettait l'impossible, celui qui l'avait vaincu 7 ans auparavant...Le regard du Héros du Courage.
Ganondorf sentit son souffle s'accélérer et ses bras trembler. Comment pouvait il se tenir là, encore et toujours? Comment pouvait il se relever, toujours? Il n'en tint plus!


"NE ME REGARDE PAS COMME CA! PAS AVEC CES YEUX!"

Link. L'incarnation du Courage. L'homme qui n'abandonne jamais, même si l'espoir n'est plus qu'une faible lueur dans un océan d'obscurité, le symbole de l'acharnement et de l'honneur. Le seul que la Force incarnée ne peut écraser...Mais pas cette nuit!
Alors que Ganondorf s'emparait de son épée dans ses deux mains, il fondit sur le héros du temps avec un hurlement de guerre qui terrifia les chevaux et trancha...dans le vide. Link avait roulé sur le côté et lui portait un violent coup au dos. Encore une fois, la douleur provoquée par l'acier béni lui arracha un cri mais cette fois il ignora la douleur, fou de rage et assoiffé de sang qu'il était. Aussitôt il se jeta contre l'hylien, le plaqua au sol, et sortit un poignard de sa ceinture.
Il se tint quelques instants là, une expression de folie gravée sur son visage brun, les yeux exorbités et les dents serrées. La rage se lisait partout en lui et il semblait être dans un état second.
Lorsqu'il parvint à articuler, sa voix grave tremblait.


"Tu vas bientôt sentir ce qu'est la douleur, Héros!

Il leva le poignard et l'abaissa.

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Link

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(vide)

L'épée sacrée frappa. Excalibur était devenue une sorte de prolongement, extension naturelle des doigts, de la main, du poignet et du bras du Héros. Il n'avait pu porter son coup sur le profil, comme il l'avait prévu de base, mais le Seigneur du Malin lui offrait un dos, bien peu protégé en comparaison à l'épaisse cuirasse qui ornait le torse de Ganondorf.
Malgré la fatigue, malgré le souffle-court, et par delà le gout et l'odeur du fer dans sa bouche, le poignet de l'Hylien avait su se tracer un chemin entre les quelques plaques d'acier noir.
Le hurlement jailli en même temps que le sang. Il ne s'agissait pas là d'une petite entaille superficielle, comme celle faite à la main du Roi des Dunes. Toutefois, la carrure du Boucanier des Enfers lui permettait de continuer sans peine pareil affrontement.

Et le Grand Cavalier du Désert n'eut besoin que d'un instant pour le prouver. Le cri de douleur se mua en litanie meurtrière, alors que sa langue exprimait sa rage. Le Champion de Din lui laissa tout juste le temps de tirer l'Epée de Maître que déjà les deux corps chutaient ensembles.
Si la langue du fils de Koume et de Kotake ne reculait devant aucune mesure à sa colère assassine, pour chanter la fureur, ses yeux ambres criaient toute la haine qu'ils pouvaient contenir. Ces deux petites perles, encastrées dans un visage si imposant semblaient plus expressives que tous les traits du démon, en l'instant.
Sans doute le blond aurait-il été pris de frisson, s'il n'avait pas été tenu par son ennemi.

Alors que Link amorçait un mouvement pour se sortir de là, son dos heurta violemment le sol, et sa nuque cogna contre une irrégularité dans les terres de l'exploitation : la pierre le sonna, et les forces physique envoyèrent son faciès vers l'avant.
Il serra les dents, si bien qu'elles grincèrent. Dans ce mouvement on ne peut plus naturel, le Seigneur noir venait de percuter -et d'écraser..!- de tout son poids, sa force, sa puissance, et sa brutalité, son nez. Bien que quasiment inaudible, l'odieux bruit des os et des cartilages se brisant retentit. Couvert par le bruit ambiant, l'Hylien lui même ne l'entendait pas. Seul le doux ronrons des flammes affamées le berçaient. Quelques vagues et lointains bruit d'une bataille, sans grand chose d'autre. Lentement, il sombrait vers l'inconscience.


"Hm..Hmpf..." Parvint-il à grogner, alors qu'il laissait ses cervicales se relâcher. Sa tête se reposa instantanément sur l'herbe autrefois verte. Son nez brisé s'était fait l'épicentre de cette fuite sanguine. Point de départ de ce marathon carmin. Les lignes d'hémoglobines formaient un réseau en étoile, sur le visage du héros, barré de rails sanglants. Il n'avait plus cette dignité, ou ce je-ne-sais-quoi qui faisait de lui -aux yeux de certains- une entité invincible et intouchable. Il était homme parmi les hommes.

Aux prises avec Morphée, le détenteur du Courage perdait du terrain, s’engouffrant plus encore dans ce voile noir qui se posait sur ses yeux bleus, perdus dans cet océan chaotique. Mort ? Loin de là. Dame la Faucheuse ne comptait pas -du moins pas encore- le Garçon de la Forêt sur la liste des blés à moissonner quoique puissent en dire les apparences.

A nouveau, il grogna, tiré de force de ce dangereux repos par une forte douleur. L'acier arracha à nouveau son sang, perçant tissus, chairs et protections. Ganondorf avait frappé de nouveau, juste sous la clavicule, non loin du cou.
Le blond revint subitement à ce qui semblait être la vie, se retenant de ne pas hurler. Le voile noir fut balayé, et il retrouva un semblant de clarté sur les évènements. Poussé par la douleur, l'adrénaline, et la colère, il envoya son genoux dans le bas ventre de son ennemi, sans pouvoir réellement viser, dans le simple but de se défaire de son étreinte presque létale.
L'ennemi se cambra, l'espace d'un instant. Un simple petit instant qui permit à Link de placer sa lame -qu'il n'avait pas lâchée- entre eux deux. Un tranchant de chaque côté. L'Hylien tenait toujours aussi fermement la garde qu'un étau, et venait appuyer Excalibur sur son avant bras gauche -le blessé, donc.- Rapidement, sa tunique se teinta de rouge à cet endroit aussi, mais le Héros pouvait ainsi lutter dans une position plus équitable. Du moins, pour un temps. Il se sentait faiblir, et le poignard de son ennemi encore enfoncé dans sa chaire lui arracha une grimace. Ses cervicales, et ses artères gonflèrent, se crispèrent, se détachèrent, sous l'effort et la douleur. Il ne pourrait tenir bien longtemps comme ça, et savait bien que l'avantage allait au Malin.
La peste soit ces Stalfoss. La peste soit-il. Il n'avait pas pu empêcher les malheurs passés, et n'empêcherait vraisemblablement pas les scarifications futures. Comme lors de son premier affrontement, il eu une pensée pour Farore. Comment oublier la Déesse qui l'avait fait son élu ?


Il gagnait. Cette pensée seule suffisait à griser Ganondorf au delà de tout ce qu'il avait déjà ressentit lors de ce combat. La rage, la colère de perdre, l'appréhension, la fureur de vaincre, rien de tout cela ne dépassait cette sensation de puissance infinie qui s'emparait de lui alors qu'il se tenait Sur son ennemi de toujours. Il sentait son souffle sur son visage, sa sueur, son sang. Il sentait sa peur et son désespoir. Le cavalier du désert s'en nourrissait avec délectation tant cet instant semblait béni. Il gagnait enfin. Rien n'avait donc été vain. Toutes ces années tendues vers un point, un instant...Et enfin il le vivait.

Le seigneur du mal avait déjà jouit de la souffrance qu'il avait arraché à Link lorsqu'il lui avait brisé le nez...Mais déchirer la chair de son plus grand adversaire avec sa lame et entendre son cri de douleur avait achevé de le rendre invicible à ses propres yeux. Il parvenait presque à en oublier les blessures brulantes que l'épée de légende avait tracé dans son corps divin. Un détail en comparaison de la fin du héros du temps. Il aurait bien le temps de s'occuper de ses blessures une fois ce combat achevé, une fois cette nuit passée. Lorsque la mort aurait fait son oeuvre, il n'y aurait plus jamais de résistance.
Hyrule connaitrait la punition qu'il avait mérité pour avoir osé s'opposer à lui! Il détruirait cette ville, noierait la montagne sous la lave et gèlerait cette rivière sous une glace éternelle. Il réveillerait les morts pour hanter les vivants et détruirait l'esprit des survivants. Hyrule serait l'exemple qui dirait au monde:


"Rien ne peut m'arrêter!"

Mais alors qu'il allait porter un deuxième coup, Ganondorf sentit à nouveau la morsure d'Excalibur contre son flanc et, ne pouvant plus y résister dans son état, se rejeta en arrière d'un coup. Il retomba lourdement, dos contre la terre battue. Le gérudo sentait la fatigue s'emparer de lui et luttait pour rester conscient. Le sang coulait à flots et l'acier sacré l'avait marqué plus que de l'aurait fait une éruption du mont du péril. Ca n'était pas digne de lui, pas digne de son rang, pas royal. Pestant contre ses forces qui l'abandonnaient au pire moment, il fit un effort considérable pour se redresser. Link était encore à terre, respirant difficilement, Excalibur appuyée contre lui comme si la sentir le rassurait. Es-ce donc lui qui avait mit le Roi du Mal dans cet état? Oui. Cet enfant, cette moitié d'homme valait sans doute plus que l'armée d'Hyrule tout entière. Ganondorf se releva, chancelant. Il alla jusqu'à sa épée, plantée dans le sol et ruisselante de sang. Cela faisait longtemps que la lame maudite avait prit la couleur vermeille du sang de ses nombreuses victimes et Ganondorf avait arrêté de les compter. Mais cette nuit, la mort allait frapper celui qu'elle avait toujours épargné. Tous les efforts du gérudo n'avaient jamais porté les fruits depuis plus de 10 ans. Et enfin, l'histoire trouvait sa fin.

Il s'approcha de Link, s'appuyant sur son arme. Son souffle était rauque et il ne sortirait pas intact de ce duel, il le savait. Mais le plus grand obstacle entre lui et le monde allait s'effondrer et aucun sacrifice ne serait trop grand pour cela. Le seigneur du malin stoppa une fois arrivé au dessus du héros du temps. Ce dernier tenta de se redresser mais Ganondorf donna un coup de pied vif dans l'épée de légende qui partit plus loin. Link se tenait là, à genoux, les mains sur ses blessures. Qu'il était pathétique dans cette position, des larmes sur ses joues et sans son arme. Un enfant, rien de plus. Un enfant avec une puissance divine et une destinée hors du commun...Mais pas un vainqueur. Ganondorf se demanda si sa première défaite n'était pas dû à la chance finalement. Celui qu'il avait tant estimé avait eut beau le blesser, il n'était pas moins en train de respirer ces derniers instants.


"Tu ne pouvais rien contre moi, gamin. Même après m'avoir vaincu une fois et m'avoir souvent arrêté. Au final, je suis celui qui reste. Part en avant dans l'outre monde et regarde donc ton cher pays partir en fumée. De là haut, tu pourras pleurer autant que tu veux sur la mort de ceux qui te sont cher, sur la destruction de tout ce que tu aimes, sur ma gloire éternelle et infinie. Et si les anciens t'interrogent dis leur que...Les jeux sont fait." Adieu...Link.

Réunissant toutes ses forces, il souleva sa lame au dessus de lui. Il hésitait presque, tant cet instant avait quelque chose d'irréel, d'illusoire. Allait il vraiment le tuer. La perspective d'un monde sans ce gamin était nouvelle pour lui...Et, quelque part, ne l'enchantait pas. La gloire se trouvait dans les adversaires à la hauteur. Sans Link, tout serait plus ennuyeux, plus gris... Néanmoins, il avait trop attendu pour se permettre d'épargner l'Elu. Ainsi, sans chanceler, il rabattit la lame...

[hrp]Ne gueulez pas que Link est mort, attendez un peu.[/hrp]

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Sepoh


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(vide)

Le Wado Ichimonji, tel était le nom de la lame qui venait de changer le destin d'une vie, voire d'un Royaume entier. Ce bout de métal froid, seul obstacle entre la chair tendre du Héros du temps et la lourde épée de Ganondorf, n'avait pas l'habitude de remplir une telle fonction. En effet, forgée par un vieil ermite aux cheveux verts, on disait de ce sabre d’exception qu'il était capable de trancher n'importe quoi, de l'acier le plus dur à la pierre la plus robuste. L'ermite offrit la lame à son petit-fils qui ne tarda pas à vérifier les rumeurs au sujet de l'arme. C'est à cette époque que le garçon, dont vous avez sans doute déjà devinez le nom, commença son apprentissage. De nombreux hommes, tant de dangereux criminels que d'innocents citoyens, goutèrent à cette lame si particulière. Malheureusement, peu sont encore présents pour témoigner ... Ce sabre meurtrier avait passé presque la totalité de sa vie à tuer ... Et en cet instant, le voilà dans un tout autre rôle. Cette lame protégeait. La tendance venait de s'inverser ... et pour un bon bout de temps, mais ça l'épéiste l'ignorait encore.

Mais quel miracle avait poussé Galastop à agir de la sorte ? Pourquoi l'épéiste n'avait pas hésité à parer le coup au risque d'abimer son sabre le plus précieux ? L'ancien chasseur de primes, réputé pour être impitoyable, n'aurait eu aucun remord à laisser mourir ce pauvre hylien. Tout ce qu'il voulait c'était affronter Ganondorf, il se fichait bien du sort d'Hyrule ... Minable ... c'était le mot qui lui était venu en tête en entrant dans l'enclos, en voyant l'hylien à terre, attendant sagement la mort. Et pourtant l'épéiste l'avait sauvé. Un véritable tournant s'opérait dans l'attitude de Galastop. Un changement radical due à une prise de conscience éclair. Cela faisait trop longtemps qu'il s'était éloigné du droit chemin ... Hyrule lui avait offert tout, une femme, un bon salaire, une vie palpitante, et lui n'avait pas toujours bien agi, n'en faisant qu'à sa tête. Il était temps de se repentir, sa vie sera désormais voué à la défense d'Hyrule.

Les mains fortement agrippées au manche de son sabre, toujours bloquant le coup du Roi Gérudo, l'épéiste s'adressa à Link.

« Qu'est ce que t'attend pour bouger ?! Enfui-toi idiot, je le retiens ! »


L'adrénaline monta en lui. L'épéiste poussa de toutes ses forces sur son sabre, plongeant son regard dans le regard noir du Gérudo. Doucement, il sourit. Ce moment il l'attendait depuis plusieurs années, il allait enfin pouvoir se mesurer de nouveau au Seigneur du Malin.

« Enchanté ! Je suis désolé de vous l'apprendre mais je vais vous démolir mon pauvre ! »


Cette remarque n'avait pour but que d'enrager le Gérudo. Galastop se délectait à l'avance du combat qui s'annonçait rapide, certes, mais sans aucun doute explosif.


Lorsque la lame rencontra celle de Galastop, Ganondorf cru que la folie allait s'emparer de lui. Il avait été si prés du but. Il touchait presque du doigt l'âme du héros du temps un instant auparavant. Il avait cru entendre son dernier soupire, son coeur battre une dernière fois, vu ses yeux lui lancer un ultime regard résigné. Comme si tout son courage face à la mort et toute sa haine pouvait triompher de l'acier qui allait le transpercer.
Il se rappela son premier tué ; un voyageur qui avait attaqué une gérudo. La sensation qui l'avait traversé lorsque le corps de ce dernier avait été tranché en deux et que d'être humain, il était devenu un morceau de viande. Un simple instant et la lueur qui habitait ses yeux s'était évanouie subitement. Comme si cet homme n'avait jamais été que du sang et de la chair, comme si la mort n'était qu'un état naturel de repos. Depuis cet instant, rien n'avait plus jamais été pareil. La vénération de la vie perdait de son importance lorsqu'on voyait la mort trop souvent, et d'autant plus lorsqu'on se faisait son messager. Et ce qui était autrefois un être vivant à respecter devenait aussi important qu'une cible d'entrainement. Car rien n'est plus naturel que la mort et rien aussi fragile et rare que la vie. Tuer n'était rien. Il en naissait toujours autre part et toujours plus.

Alors pourquoi cet idiot de Galastop s'était il interposé? Pourquoi le bloquait il encore? POURQUOI?
Tout cela n'avait aucun sens. Ce rebut de basse fosse comptait déjà une fortune conséquence et jamais rien d'autre que l'argent ne l'avait attiré. Sa cupidité l'avait même poussé à assassiner des dizaines de citoyens hyliens quelques mois auparavant. Qu'es-ce qui pouvait bien avoir changé? Quelle était donc cette folie?

Les deux aciers ripèrent l'un contre l'autre puis le chasseur de prime recula afin de se mettre hors de portée. Pourtant il restait devant Link, toujours au sol, bloquant le passage au Seigneur du Malin. Il le protégeait de sa propre vie.


«Pauvre fou...Sauver un inconnu...Quel est donc ton intérêt dans tout cela?»

Ganondorf avait tenté de parler froidement mais sa rage et sa fatigue rendait sa voix âpre et rocailleuse. Son lourd accent hylien n'en était que plus accentué et cela rendait son mots durs et lourds.
On l'avait privé de ce qu'il méritait. Il avait bataillé face à face, sans artifice ni ruse. Une bravoure digne d'un détenteur de la Triforce du Courage même. Il s'était battu en roi...non! En Dieu! Et voilà qu'un manant sans honneur, un détrousseur à la petite semaine, un GUEUX cupide le privait de son dû! S'en était trop pour le Seigneur du Malin.

Il releva lentement l'épée et la posa à plat sur son épaule, se redressant dans le même mouvement de toute sa taille. Il ressentit toutes les blessures que lui avait infligé la lame purificatrice. Partout où elle avait mordu, les plaies faisaient enduré un martyr au gérudo. La fureur du combat retombée, il ne parvenait plus à l'ignorer et elle le tenaillait dans tout le corps. Sa vision s'embrouilla quelques instants et il suait à grosses goutes tandis qu'il luttait contre ses yeux pour les garder ouverts. Il n'en avait plus pour très longtemps. Un autre adversaire pouvait bien se mettre entre eux, le duel de Link et Ganondorf n'était pas achevé. Le Héros du Temps ne fuirait jamais! La fuite pour le héros du courage? Impensable! Que ce Galastop de malheur fasse le moindre écart et le gérudo saurait en profiter pour achever son pire ennemi et se débarrasser définitivement du plus gros obstacle sur sa route.
Qu'importe l'état dans lequel il sortirait de cette épreuve et qu'importe les blessures qu'il pourrait prendre contre ce fumier épéiste, il irait jusqu'au bout!


« Enchanté ! Je suis désolé de vous l'apprendre mais je vais vous démolir mon pauvre ! »


Ganondorf eut un léger rire nerveux auquel une intense douleur à la poitrine mit fin. Quelle dérision!

«Ne sois donc pas ridicule. Regarde l'état dans lequel il est. Et tu voudrais m'affronter? Toi le misérable insecte tu veux t'opposer à l'Ours? Ouvre un peu les yeux!

Ganondorf ouvrit en grand les bras, englobant le ranch en entier. Les chevaux affolés, l'incendie qui ravageait tous les bâtiments, l'enclos détruit, les cris des employés...Et Link agonisant dans la poussière. Tout cela était son oeuvre. Il avait porté un coup dur à Hyrule en quelques heures et avec une poignée d'hommes. Il avait lui même "démolit" le Héros du temps! Que pouvait donc avoir en tête Galastop pour le provoquer ainsi?

Mais sous le silence pesant du chasseur de prime, Ganondorf comprit qu'il n'y aurait pas de conciliation. Le "cheveux verts" semblait bien décider à sauver Link. L'erreur de sa vie. Cette dernière allait s'achever cette nuit.
Ganondorf brandit un instant sa lame puis se jeta à l'assaut.


[hrp]Désolé du retard mais IRL ca a pas mal bougé ces derniers temps.[/hrp]

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(vide)

Il est de ces gens, qui dans des instants pareils se sentent partir, comme appelés vers d'autres rivages. Des rivages heureux, qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone. De ces lieux, ces îles paradisiaques, où poussent lumière et vie, où progressent bonheur, paix, amitié, vertus. Ces îles paresseuses, où la nature donne des arbres singuliers et des fruits savoureux. Ces endroits dont on ne revient jamais, ancré par amour des terres.
Ces paradis, que certains désignent comme lieux de repos éternels.

L'Hylien ne faisait absolument pas parti de ces gens-là, pour qui la réalité se faisait bain de lumière et de plaisir. Sa réalité à lui était tout autre. Faite de poussière, de boue, de sueur et de douleur. De sang et de colère.
S'il avait pu pester contre cette lame qui allait s'abattre sur lui, sans qu'il n'y puisse grand chose, trop diminué, et trop ralentit, sans doute l'aurait-il fait. Mais au lieu de ça, il amorça un mouvement bien précis, qui lui arracha un gémissement, alors qu'il sentait une côte se promener. Il n'était pas bien sur de discerner de quoi il s'agissait, mais en l'instant tout son être se surprit à espérer qu'elle ne soit pas brisée, fêlée, ou même déplacée. Il avait connu ça par le passé, et savait la guérison bien trop longue pour ce qui se présageait dans l'immédiat.

Sa roulade sur le côté commencée, le Héros du Temps -si l'on peut encore parler de Héros après avoir vu l'état dans lequel l'homme était- n'eut pas l'occasion de voir l'acier qui le sauva. Ni même de l'entendre, ses sens encore tout sonnés, et le sang battant ses temps en cadence.
Encore inconscient de ce qu'il se passait, et pris de l'instinct de survie, il chercha frénétiquement l'Epée qu'il avait lâchée, en roulant. Devant ses yeux se dessinait un voile qui lentement flouttait tout son environnement.
Ah ! Belle gueule qu'il avait là ! Le sang séché et caillé qui se mêlait à celui encore frais. La terre qui collait à son visage, comme un masque de honte. Larme de boue, larme de sang. Un nez, centre du réseau écarlate tracé grossièrement d'une main peu habile. Une tunique verte, tachée de carmin un peu partout. On était bien loin de la vision du Paladin en armure lustrée, et rutilante, mais aussi plus proche de la réalité : Link n'avait jamais rien eu d'infaillible.

Sa main finit par retrouver son arme, et ses doigts se fermèrent dessus comme rassurés. L'épée avait quelque chose de tranquillisant, une aura sereine, qui inspirait l'Hylien à en faire autant. Mais comment rester calme en pareille situation..?
Du mieux qu'il put, il plongea Excalibur dans le sol ravagé, pour mieux se hisser, vieillard maladroit privé de sa canne.
Hélas, ses jambes peinaient sévèrement à le porter, et tremblèrent quelques secondes, avant que le Champion de Farore ne s'effondre de tout son long, perdant au passage son bonnet d'enfant de la Forêt. Le symbole tomba bien plus lentement que le porteur, soumis à des forces moins puissantes, si non tout aussi inéluctables.

Link cracha le surplus de salive et de sang qu'il avait dans la bouche, quoiqu'au prix d'un effort qui lui tira une grimace.
La peste soit ces Stalfoss. Il ne pouvait même plus se tenir debout.


Sepoh


Inventaire

0,00


(vide)

«Ne sois donc pas ridicule. Regarde l'état dans lequel il est. Et tu voudrais m'affronter? Toi le misérable insecte tu veux t'opposer à l'Ours? Ouvre un peu les yeux! »

L'épéiste resta de marbre, trop absorbé par ces paroles, presque absent de la scène qui se déroulait pourtant devant lui. Cet instant si longtemps attendu le laissait sans voix, il ne parvenait pas à réaliser qu'il se trouvait face au Seigneur du Malin. Etait-ce un rêve ? Peut-être qu'en réalité toute cette histoire n'était que pure invention de son subconscient ? Peut-être dormait-il paisiblement dans la chambre du ranch ? Il avait cherché Ganondorf pendant des années sans succès ou presque et ... soudain, le Roi Gérudo lui était servi sur un plateau d'argent. Difficile à croire, et pourtant ...

Galastop frisonne, Ganondorf frappe. L'épéiste n'a que peu de temps pour réagir. Il esquive de justesse la lourde lame d'un pas rapide sur la droite. Surpris et désorienté par la vivacité de son adversaire, Galastop ne voit pas arriver le poing du Roi. La patte de l'ours s'écrase brutalement sur la joue du chevelu vert. Ce dernier est projeté violemment, il retombe lourdement la tête la première et glisse, traçant un sillon dans le sol.

Non, il n'est pas en train de rêver, la douleur est réelle et elle ne ment jamais ... Galastop se relève rapidement bien que sa mâchoire lui fasse un mal de chien. Il lui a semblé l'entendre se fissurer lors de l'impact, ça ne l'étonnerait pas qu'elle soit en miette tant la douleur est vive. Le combat vient à peine de commencer et voilà notre épéiste avec un hématome sur la joue et des égratignures sur tout le corps. Un instant, un bref instant, Galastop se remet en question ... serait-il encore trop faible ? Non, c'est impossible ! Cela n'est pas envisageable !

La fureur s'installe en lui, d'abord aussi minuscule qu'une tête d'épingle, la voilà qu'elle grandit en une fraction de seconde, à tel point que le corps de l'épéiste semble trop petit pour la contenir. Une véritable explosion intérieure ! L'animal a pris le pas sur l'homme ... son coeur bat à exploser sa poitrine, ses veines se dilatent, son sourire devient carnassier. L'épéiste révèle toute sa bestialité ... même sa posture est différente.

Galastop dégaine un second sabre et se jette sur le Seigneur Noir. Totalement incontrôlables, les coups de sabres pleuvent. L'épéiste tranche, il tranche comme jamais il n'a tranché, il tranche à s'en décrocher les bras ... Tout à coup il s'arrête. Quel idiot ! Il s'est laissé emporté ! Link ! Où est-il ? Galastop jette rapidement un oeil en arrière et aperçoit le Héros du temps, mal en point sur le sol. Il est face à un dilemme, soit il continue son combat au risque de laisser mourir Link, soit il emmène l'Hylien se faire soigner mais renonce à son duel avec Ganondorf.

Le chevelu vert n'hésite que peu de temps. Encore poussé par son besoin de rédemption, il tourne le dos à son adversaire et rejoint Link. Il arrache Excalibur du sol et la replace dans le fourreau de l'élu. Ensuite il l'attrape d'une main par le col de sa tunique et le place sur son épaule gauche, comme un vulgaire sac de farine. Etrange ... l'épée de légende venait de lui brûler légèrement les mains ... l'épéiste pensait pourtant s'être débarrassé de toute l'énergie maléfique que Ganondorf lui avait insufflé lorsque qu'il combattait pour lui. Apparemment il en restait quelques vestiges ... Peu importe, il était temps de filer. Toujours armé d'un sabre à la main droite, Galastop se dirigea aussi vite qu'il le put vers la laiterie, en espérant que le Roi gérudo ne le suive pas.






Encore un insecte de plus. Même dans son état déplorable, Ganondorf était parvenu à l'envoyer au tapis. Comment celan aurait il pu être autrement? Il avait vaincu l'Hylien élu des déesses, l'avait fait ramper devant lui! Il lui semblait pouvoir écraser n'importe qui, le Prince comme le Chef des Phoenixiens! A présent que cette épreuve était en passe de se terminer, le Seigneur du Malin voyait déjà avec certitude la terre d'Hyrule bruler d'un feu destructeur dans un avenir proche. Très proche. Cette nuit n'était que le prélude à sa montée vers la gloire.

Mais alors qu'il s'approchait de Link pour mettre fin à sa vie, Galastop se releva et, s'enfuyant vers la Laiterie, emporta le Héros sur son dos. Comprenant avec rage son intention, Ganondorf chargea un orbe d'énergie et le projeta sur l'épéiste. La sphère fonça sur lui mais au dernier moment, la lame du chasseur de prime bondit et la renvoya. Le gérudo se jeta sur le côté afin de l'esquiver. Lorsqu'il percuta le sol, il faillit hurler tant la douleur de ses blessures se relançait subitement. Il tenta de courir quelques instants mais comprit qu'il n'arriverait pas à les rattraper. Pas dans cet état.
Encore une fois le Destin se jouait de lui. Si prés du but et arrêté par un cafard.

L'avenir du monde s'était joué à un instant et il n'avait pas su saisir sa chance. Pire! Il avait hésité! Décidément, le passage dans le vide l'avait affaiblit. Son esprit n'était même plus capable de tuer de sang froid. Quelle honte! Mais personne ne saurait. Pour tous, Galastop serait arrivé juste au mauvais moment et il n'y aurait que le hasard à blâmer. Et si quelqu'un devait un jour l'apprendre, il mourrait plus tôt qu'à son tour. Ganondorf s'en chargerait personnellement.
Tout comme il se chargerait bientôt de Link. Tout cela n'était plus qu'une question de temps.


"Je peux te vaincre Link. Je l'ai fait et je le referait bientôt. Et personne ne viendra te sauver.

Ganondorf resta alors droit, appuyé sur son épée, attendant ses fidèles. Ils arrivèrent tous les uns après les autres, certains mal en point, d'autres en meilleur état mais tous présents. Il pouvait voir la colère, l'envie, l'avidité dans leurs yeux. Ils n'étaient pas des agneaux comme tous les autres. Ils avaient des crocs, des griffes et une force plus grande que des géants. Ils étaient des Lions. Et des Lions affamés, avides de sang.

Certains d'entre eux trainèrent des ouvriers du ranch devant leur seigneur. Tous ces hyliens étaient forcés de s'accroupir devant Ganondorf et de rester ainsi avant que la sentence ne tombe. Ils tremblaient de peur. Beaucoup sentaient l'urine, la leur surement. Des moutons effrayés, voilà ce qu'ils étaient. Voilà ce qui s'opposait à Ganondorf depuis tant d'années.
Le gérudo ordonna à la rangée de ses otages de relever la tête. Pas de trace de Malon, Talon et Ingo, les trois qui auraient pu faire des otages corrects. Aucun de ceux capturés n'avaient d'importance.
Les lèvres du Seigneur du Mal se retroussèrent en une parodie de sourire adressé aux Stalfos avant que sa voix puissante ne résonne.

"Tuez les. Tous.

Il y eut des pleurs, il y eut du sang, il y eut des cris.
Cette nuit était noire et son lendemain serait rouge.
Rouge comme le sang des hommes.
Rouge comme le feu qui achevait de ravager le ranch entier.
Rouge comme la colère qui prendrait Link quand il saurait.
Et si le devoir le poussait à affronter Ganondorf une nouvelle fois, ce duel serait leur dernier.



"Le mal est le fait des hommes. Il vivra toujours."


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A tous les Croisés Sanglants qui étaient dans ce rp,
Je vais créer dans la journée un 5ème rp destiné à la création de la guilde.
Vous pouvez répondre après mon post mais ne parlez pas encore à Ganondorf de la guilde.

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