Le Fléau de Din - L'ascension du Mont du Péril [Zone 3]

Fin de l'hiver - 1 an avant (voir la timeline)

L’espace d’un instant, Ruto perdit toute la situation autour d’elle de vue, focalisée sur le Sombre qui lui faisait son petit numéro. Un flash la surprit légèrement, mais elle était trop loin pour être réellement aveuglée. Complètement indifférente aux bonnes manières en ce temps de bataille, la Zora cracha par terre quand la Chose lui parla sur un ton tout aussi malsain que son existence.

« Le seul cri que tu entendras sera celui de ma Victoire quand j’aurai effacé ce sourire de ta sale gueule. Et la tête détachée du corps, je n’sais pas si tu m’entendras toujours, Petit. » s’enflamma-t-elle, insolente, devant une telle arrogance. Mais leur échange ne s’éternisa guère plus longtemps, interrompu par le fracas caractéristique du Goron qui fait son entrée. Le regard violet de la jeune Zora ne tarda pas à trouver Darunia qui passait ses nerfs sur les deux pyromanes. Merde, s’il s’attaquait aux alliés, ils n’allaient pas aller bien loin. Sautillant pour esquiver l’une des boules de feu qui continuaient de fuser un peu partout dans le secteur, elle cria à l’attention de son équivalent des montagnes, déjà sujet aux explications du garçon : « Darunia ! La sale gosse fera un plus beau trophée sur votre mur, je suis certaine que ce jeune homme sera du même avis ! »

Trêve d’imprudence, il fallait à tout prix reporter son attention sur l’Ombre qui devait avoir des idées toutes plus dégueulasses que lui dans la tête. Lorsqu’elle le fixa à nouveau, la scène passa comme au ralenti devant elle, alors qu’elle continuait ses mouvements pour ne pas rester trop statique dans ce bordel enflammé. Ce qu’il faisait chaud…

Le grand gars bronzé semblait apprécier tout autant qu’elle la sale tâche noire puisqu’il essaya de le faire roussir un peu avec un tissu enflammé. Ce premier assaut réjouit intérieurement la Zora alors qu’elle se rapprochait un peu d’eux, les mains sûres sur la garde de ses dagues. Puis, lorsque le même type envoya l’Ombre dans le décor, elle ne put s’empêcher de pousser un petit cri en tapant des mains, laissant s’exprimer l’enfant qu’elle était encore sur certains aspects.
« Bien joué, l’Ami ! » intima-t-elle au colosse alors qu’elle trouvait quelques secondes de calme non loin de lui.

Se doutant bien que l’affreux ne pouvait pas disparaître aussi facilement, la Bleue le chercha… pour voir foncer sur eux un couple de lions de feu, apparemment bien décidés dans leur esprit animal à les déchiqueter en même temps qu’ils les brûleraient. Elle comprit instantanément que la gamine qui jouait avec les flammes se cachait derrière ce petit tour de magie. Mais quand malgré de multiples bonds qui, sous le poids de la chaleur et de la fatigue qu’elle avait déjà accumulé en rejoignant la bataille, l’épuisait de plus en plus, elle réalisa que l’un deux s’acharnait sur elle tandis que l’autre pourchassait son compagnon, elle pesta sans modération.
« Sale garce ! »

Une explosion spectaculaire ne fit que la paniquer encore davantage, même si elle ne prit pas franchement le temps de regarder d’où elle venait. Encore la gamine, à tous les coups. Si elle s’en sortait, elle serait ravie de la découper en morceau pour les donner en pâtée aux quelques monstres aquatiques qu’ils avaient su domestiquer au Domaine. Ajoutez à cela qu’elle avait perdu l’autre saleté de Noir de vue, et que celui-ci devait guetter le meilleur moment pour venir la titiller du bout de sa lame, et Ruto n’était pas la plus joyeuse des Princesses en cet instant.

Elle faillit ignorer une voix déterminée derrière elle, mais fut bien contente de s’être laissée distraire quand elle reconnut le Bronzé l’inviter à le rejoindre. Apparemment celui-ci avait une idée pour se débarrasser de ces sales bêtes, et bien piètre stratège qu’elle était, elle obéit et vint se cacher dans son dos pour protéger à la fois ses yeux et son corps à cause de la gerbe de flammes qu’une collision des deux lions –certainement – avait déclenchée.

Un coup d’œil à l’endroit où elle avait vu Darunia et le garçon pour la dernière fois la désarçonna presque. La cible de l’explosion, c’était eux. Après un bref
« Tu sauras t’occuper de l’affreux ? » à son compagnon basané, elle courut en direction de la fumée. Il était temps de pousser les épargnés en direction du cratère – où sa constitution l’empêchait d’aller – et d’amener avec elle les blessés pour les soigner grâce à ses dons aux sources chaudes un peu plus haut, en périphérie du village Goron.  Tout en guettant les agissements de la gamine aux flammes qui semblait mal en point, elle appela, se risquant dans les restes de l’explosion. Trop confiante envers Amar – dont elle ignorait le nom – elle oublia qu’on pouvait aisément l’attaquer dans le dos.

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Il faut être sot pour penser que le seigneur du désert n'avait placé entre lui et l’ennemi que deux fidèles et une poignée de bonnes a rien. Les yeux rouge de la Décolorée suivaient les mouvements de la Prêtresse de Din et de Dark Link soulignant a ses sœurs : « Voyez, on ne peut pas faire confiance aux Hyliens ! »

Elles étaient peu nombreuses sur le rocher, a écouter Vérité leur parler, quatre tout au plus. Les yeux rouges de la jeune femme brillaient de fierté en regardant ses sœurs que la Salope d'Hylienne ne pouvait contrôler. Elle se rongeait les sangs a l'idée de laisser son Maître et amant a la merci de cette fillette diabolique.
Ses lèvres se retroussèrent en un feulement mauvais en voyant que l'inutile représentante de Din laissait filer une autre salope aux cheveux argentés. Tout en remerciant la Dame des Sables (Din) d'avoir donner a la garce en contre bas une chevelure qui la rendait voyante, la Gérudo fit signe a deux de ses sœurs de prendre leur arc et de cribler de flèche l'insolente.

La première flèche ricocha près des pieds d'Eorah, la faisant sûrement sursauter. Vérité pouvait presque deviner son cœur qui battait à tout rompre, petite lapine effrayée. D'un mouvement de son sabre courbe, la jeune femme aux cheveux rose ordonna a sa troupe de lancer l'assaut. Elles se rueraient vers la Sheikah, utilisant le dénivelé de la montagne pour se donner de la vitesse, tout en hurlant des cris de guerre. Le Vent de la Décolorée porterait leurs borborygmes, donnant l'impression qu'une armée fonçait sur Eorah puis sur les autres assaillants. Il était temps de montrer a ces deux idiots incompétents d'Hyliens comment on se bat dans le désert !

Aussi silencieuse que possible dans cet univers rocailleux et glissant (bah oui les cailloux ça roule et ça glisse), Vérité entraîna ses Diablesses dans la pente. Il lui suffit d'un coup d’œil a la montagne pour comprendre que l'Argentée pourrait se cacher partout et que ses Sœurs et elles pouvaient tout a fait passer a coté d'elle sans la remarquer. Mais qu'a cela ne tienne il restait suffisamment d'ennemis en contre bas pour les occuper toutes les cinq. Et qui sait ? Un coup de sabre perdu et hop on avait une autre petite salope en moins. Le cœur de la Gérudo bondit de joie a cette idée. Son sourire s’élargit et elle se mit a courir de plus en plus vite.

... Alea Jacta Est ...
Un dés à trois faces (D3) va être utilisé pour clarifier cette situation. Il permettra de savoir si Eorah Vif Argent a la possibilité, ou pas, de contourner les Gérudos et de s'engager plus loin sur le chemin qui mène a Ganondorf.
D3 : Eorah Vif Argent

Si le résultat est 1 :
Eorah parvient a entendre la cavalcade des Gérudos et parvient a se cacher in extremis dans une faille rocheuse qui borde le flanc de la montagne. Une fois le danger écarté et les femmes du désert lancées sur les autres, elle peut continuer sa route sans soucis.

Si le résultat est 2 ou 3 :
Vérité a si bien mené ses Diablesses qu'Eorah ne peut les éviter. La confrontation qui s'ensuit force la jeune femme a renoncer pour ce tour ci a son ascension. Pour le moment les autres combattants n'ont pas a s’inquiéter

**************************


Il leva la tête. Et poussa un puissant rugissement. Qui osait le déranger dans son sommeil , lui le roi sous la montagne ? Il ressentait les vibrations des combats et des courses des combattants. Cela le fit rager, lui qui dominait les créatures du feu. Une bouffée de mépris envahis le Roi alors qu'il se traînait péniblement. Ça faisait sept années qu'il régnait sur les siens, depuis qu'un Hylien avait fait exploser le précédent Roi a grand coup de choux péteurs. Le môme, haut comme trois rocher avait réduit en bouilli sanguinolente son père. Et le Dogondo avait choisi de faire dormir les siens.

Pointant son immense tête a l'embouchure d'un tunnel le Roi poussa un feulement qui se répercuta tout du long des interminables parois de roche « Réveillez vous, mes enfants ! » voilà son message !
Et a sa grande satisfaction de mâle dominant tous répondirent, depuis les vieilles femelles jusqu'aux larves a peines sortie de l’œuf. Un autre rugissement, celui ci faisant vibrer la montagne, et affola sûrement les combattants, et il lança sa progéniture et son harem a l'assaut. Lui même se traîna a l'entrée de leur grotte, encore bordée de choux péteurs. Il en fit exploser deux en marchant dessus. Compte tenu de sa masse et de sa stature, cela ne lui fit pas de dégât. Les écailles qui couvraient son corps étaient habituées a ces explosions régulières. Les Bombes naturelles ne pouvaient lui faire de mal.

Ses yeux jaunes et sans intelligence notable suivirent les corps sombres des siens alors qu'ils se ruaient dans la pente. Une partie couru se jeter sur la Prêtresse de Din, Dark Link et leur opposants, blessant dans les deux camps, sans distinctions. Pour eux, il n'y a pas de gentil ou de méchant. Ils défendent leur territoire et leurs terrains de chasse.

La horde se trouvait bien au dessus des Hyliens qui se battaient en contre bas, bien au dessus d'Eorah qui se démenait pour grimper et échapper aux pièges de Vérité.

Le Roi sous la Montagne lui, se mit a lorgner autre chose. Brûlante, chatoyante comme un rubis, comme le Rubis Sacré des Goron, Cocorico se détachait de la pénombre, rongée par les incendies provoqués par Swann et sa clique. Que se passa-t-il dans sa cervelle a cet instant ? Éprouva-t-il le besoin de posséder autre chose qu'une horde pour la première fois ? Nous n'en saurons jamais rien probablement. Toute chose est que le Roi Dogondo se roula en boule, pour se laisser dégringoler a flanc de montagne. Dans sa course, il traversa le flanc des combattants faisant des blessés, tuant certaines femmes du désert.

Il roula, roula, roula … jusqu'au Village ...

... Alea Jacta Est ...
Sept dés à trois faces (D3) vont être utilisés pour déterminer l'impact qu'aura la ruade du Roi Dogondo sur la petite armée qui assaille les flancs du Mont du Péril.

D3 : Eorah Vif Argent

Si le résultat est 1 :
Eorah arrive a éviter le Roi a la dernière seconde, en roulant sur le coté. Essoufflée et encore tremblante d’être passée a deux doigt de devenir une crêpe, elle est néanmoins indemne.

Si le résultat est 2 ou 3 :
La Sheikah n'est pas assez rapide pour éviter le Dogondo qui la percute vivement et l'envoie valser contre le flanc de la montagne. La métisse est inconsciente et passe un tour.

D3 : Roshu Aaron

Si le résultat est 1 :
Farore doit surement veiller sur Roshu qui par miracle parvient a échapper a la cavalcade du Roi. Apeuré mais sauf, il peut continuer a se battre.

Si le résultat est 2 ou 3 :
Roshu, trop occupé a combattre et a négocier avec Darunia n'est pas assez rapide pour éviter le Dogondo qui le percute vivement et l'envoie valser contre le flanc de la montagne. Il est inconscient et passe un tour.

D3 : Amar Sundi

Si le résultat est 1 :
Si une pierre a sut assommer le robuste Amar, c'est pas un Dogondo qui va le renvoyer voir Morphée! Le guerrier souple comme un Kokiri n'est pas touché par la ruade, et malgré une grosse frayeur, peut continuer a lutter contres les Dragmires.

Si le résultat est 2 ou 3 :
N'ayant d'yeux que pour ses adversaires, Amar n'est pas assez rapide pour éviter le Dogondo qui le percute vivement et l'envoie valser contre le flanc de la montagne. Dans les vapes, Amar passe son tour.

D3 : Dark Link

Si le résultat est 1 :
Normalement, une Ombre n'a pas de consistance. C'est peut être ce qui a aidé Dark Link a échapper au Dogondo. Il éprouve une peur bleue, mais n'est pas bléssé et peut sans soucis continuer a vaquer a ses combats.

Si le résultat est 2 ou 3 :
L'Ombre n'est pas assez rapide pour éviter le Dogondo qui la percute vivement et l'envoie valser contre le flanc de la montagne. Dark Link est inconscient et passe un tour.

D3 : Prêtresse de Din

Si le résultat est 1 :
Cruelle ironie pour l'Enfant de Din de se trouver nez a nez face a une des créature de la Déesse des Flammes. Grace a ses pouvoirs hors normes, la Prêtresse parvient in extremis a s’écarter du chemin du Dogondo. Elle est choquée mais n'a pas d'autre blessure visible.

Si le résultat est 2 ou 3 :
L'Enfant Divin, n'est pas assez rapide pour éviter le Dogondo qui la percute vivement et l'envoie valser contre le flanc de la montagne.Elle est inconsciente et passe un tour.

D3 : Ruto

Si le résultat est 1 :
Les pouvoirs de Sage de Ruto l'ont protégée de la débandade. Elle ne porte pas de blessure apparente a part une frousse épouvantable et peut continuer a lutter pour protéger Hyrule.

Si le résultat est 2 ou 3 :
La Sage de l'eau n'est pas assez rapide pour éviter le Dogondo qui la percute vivement et l'envoie valser contre le flanc de la montagne. Ruto est inconsciente et passe un tour.

D3 : Darunia
Etre le Sage de Feu apporte pas mal d'avantage. Etre Darunia encore plus. Grace a ses poings et a sa force, le Goron a put eviter de finir applatit par la ruade du Roi. Il a eu une bonne trouille mais est indemne.

Si le résultat est 1 :

Si le résultat est 2 ou 3 :
Le Goron n'est pas assez rapide pour éviter le Dogondo qui le percute vivement et l'envoie valser contre le flanc de la montagne. Darunia est inconscient et passe un tour.

En résumé : si votre score est de 1 : vous êtes indemne mais vous avez eu la peur de votre vie.
                 si votre score est de 2 ou 3 : vous avez été assommé.


POUR RAPPEL : il est interdit de tuer, sans l'avis du Narrateur, un PNJ dit important. Ici cela concerne Vérité et le Roi Dogondo!

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Le membre 'Le Narrateur' a effectué l'action suivante : Puissent les Déesses guider votre destin...

#1 'Dé à 3 faces' :

#1 Résultat :


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#2 'Dé à 3 faces' :

#2 Résultat :


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#3 'Dé à 3 faces' :

#3 Résultat :


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#4 'Dé à 3 faces' :

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#5 'Dé à 3 faces' :

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#6 'Dé à 3 faces' :

#6 Résultat :


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#7 'Dé à 3 faces' :

#7 Résultat :


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#8 'Dé à 3 faces' :

#8 Résultat :

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Roshu Aaron


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(vide)

Après avoir fait un coup de katana dans le vide, le sorcier de feu se mit à la même hauteur que le sage de feu. Il pouvait voir des lions de feu s’acharner sur ses alliés. Combien de seconde avait-il avant que ses animaux de flamme allaient s’attaquer au jeune homme. Si seulement ce mage de feu n’était pas dans l’équipe ennemie, il aurait pu demander des conseils et apprendre à animer, les faire vivre. Parce que ses araignées de flamme, ce n’était qu’une simple représentation de la plus grande peur animale de Roshu. Par conséquent, Kyubi prépara son sort de protection pour contrer d’éventuel attaque de ces fauves.

Sauf que ces bêtes ne changèrent pas de cible. Par contre, son principal ennemi sauta dans les airs pour lui assener un violent coup de genoux en pleine tête. Son dôme de lumière para cette attaque ainsi que tous les coups de poing. Et bien sûr, le dernier coup réussi à briser la protection magique du garçon et il reçut dans le ventre la douce caresse d’un poing fermé. Roshu se courba immédiatement, à cause de la douleur et cracha sa salive au sol. Puis il sentit quelque chose de familier. Un pouvoir qu’il l’utilisait souvent. L’ennemi préparait bien un sort d’explosion ! Le rédempteur s’abrita derrière la carcasse de roche qui est Darunia pour éviter de prendre la déflagration en pleine face. Après les retombées de cailloux et parmi la fumée, il pouvait entendre un râle. L’individu était de ce côté ! Le sorcier de feu prépara son katana de flamme et allait foncer vers elle.

Quand tout à coup, il sentit quelque chose trembler. Quelqu’un ou quelque chose d’une taille phénoménale allait arriver d’une minute à l’autre. Le renard se retourna et vit une boule rocheuse foncer droit sur lui. Malheureusement, il n’avait pas eu le temps d’esquiver qu’il se retrouva plaqué sur un mur de pierre et tomba dans les pommes. Combien de temps il était resté inconscient et si les ennemis ne l’étaient pas, il serait une cible de choix. Avec perte et fracas, le jeune homme se leva doucement, constatant les dégâts qu’avait provoqués cette bête. Et il avait beaucoup de chance parce que les deux Dragmires étaient aussi dans les vapes. C’était valable pour ses alliés. Cet imprévue avait réussi à faire des dégâts dans les deux camps, Kyubi ne savait pas si c’était un avantage ou non.

Petit à petit, le reste des combattants reprirent connaissance. Le garçon commençait à être à bout de force, il avait utilisé beaucoup de ses sorts. Il était temps d’en finir avec le peu d’attaque magique possible. Et pour cela, il devait se concentrer pour mettre KO rapidement la cible. Il avait encore une bombe avec lui. Peut-être que celle-ci est de meilleures factures que ceux qui sont au sol. Le sorcier voulait montrer à ce mage qu’il n’était pas le seul à créer des magnifiques explosions. Et là, Roshu avait l’enchainement parfait, surtout qu’il avait en possession un autre objet explosif.


« Couvrez-moi ! Le chien doit rentrer dans sa niche !»

En espérant que seul son allié ait comprit ce qu’il comptait faire et qu’il allait se mettre à l’abri, protégeant aussi la zora. L’éclat doré sortit sa précieuse bombe et le lança rapidement en direction de son ennemi principal, puis en une demi seconde, il prit dans sa poche une fiole explosive concocter par son alchimiste préféré. Il le lança hâtivement et avant qu’elle touche le sol, Kyubi refit quasiment la même technique que son prédécesseur. Un sort d’explosion. Cette attaque s’enclencha pile au moment où la fiole entra en contact avec le sol. L’explosion engendra une grosse déflagration associée à la bombe et au sort. La montagne commença à trembler. Le garçon s’allongea sur le sol pour éviter la plupart du souffle et de cette réaction en chaine.

« Bon sang ! Je crois que j’ai perdu 25% d’audition avec ce bazar ! »


Amar Sundi


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(vide)

Quand il était petit, Amar Sundi n'était pas un élève très attentif, préférant de loin les promenades et les séance d'entrainement. Ses professeurs parlaient tous de lui comme étant un «hyperactif», utilisé comme un mot poli pour dire que leur prince n'avait que faire des blasons de ses vassales. Le garçon qu'il toisait du regard était sans doute une définition parfaite de ce mot, incapable de ce concentrer sur un combat et visiblement assez intéressé par les demoiselles qui l'entouraient : bref un puceau superactif.
Quand cette phrase lui passa par l'esprit, Amar ne put retenir un sourire amusé qu'il ravisa bien vite quand la lame de son adversaire percuta sa lance. Puis rien. L'homme des sables sourcilla et regarda dans les yeux le garçon de noir vêtue : il tournait les yeux dans tous les sens comme un caméléon surveillant du regarde les actes de chacun des protagonistes de la scène. Au moment ou Amar allait l'insulter pour lui rappeler sa présence de l'autre côté de son épée, il entendit un bruit suspect, profitant que son adversaire soit occuper a jeter des regards haineux, le roi déchu tourna la tête et vu que la magicienne venait de produire deux lions gigantesques, toisant la taille d'Islamabad. Un se dirigeait vers lui et l'autre allait vers la femme en bleu qui était a côté du gros. Rapidement, il réfléchi, surveillant son adversaire quand soudain, ça lui apparu comme une évidence !

« Hey ! Donzelle!», mugit l'enfant du soleil.

Quand elle ce retourna, il lui fit un mouvement incitatif du cou. Peut être le hasard, peut être que cette femme était simplement très doué car elle compris ,à la grande joie d'Amar, ce qu'il attendait d'elle. Retenant sa concentration sur l'homme en Noir, il attendit que la Princesse soit juste dans son dos pour agir.

« Tu sauras t’occuper de l’affreux ? »

Il ne répondit pas, ce contentant de sourire. A sa droite, les deux lions de flamme s'approchaient a grandes enjambés et d'ici un instant ils entraient en contact, créant une grande explosion : il leurs fallait juste du combustible.

Il pivota sa jambe gauche derrière son adversaire, ramassant son corps et lâchant son arme de la main droite, il laissa la lame de son adversaire qui reposait sur sa hallebarde. Utilisant la force centrifuge a son avantage, il envoya le socle de son arme d'hast vers l'arcade sourcilière gauche de l'Homme Blanc-Noir. Sans vérifier si il avait fait mouche, il lâcha son arme, la laissant être emporté par son mouvement, rentra la tête dans ses épaules et décochât un coup d'épaule entre les omoplates de son adversaire. Gardant le contact, il poussa, jusqu'à sentir les flammes des Lions de feu lui lécher les épaules. Soudain, les lions explosèrent, faisant voler l'homme des sables sur plusieurs mètres et vint s'écraser contre un rocher qui peuplait la montagne. Quand Amar ce releva, il soupira, encore groggy par la déflagration qu'il venait de subir et quand il releva les yeux pour voir ou en était son jeune ami magicien, il tombât nez a nez avec une bête gigantesque qui le percuta et l'envoyant manger des cailloux une seconde fois.

Cette fois fut plus laborieuse pour ce relever et quand il ouvrit les yeux, il vu la désolation : la bête n'avait négligé personne. Ce relevant, Amar comprit que la douleurs qu'il ressentait sur l'épaule gauche était une brulure, une belle brulure qui rougissait sa peau marron. Il ramassa sa hallebarde qui ce trouvait sur son chemin et s'approcha de la femme poisson avec un grand sourire.


« Hé, Donzelle, réveille toi, il est temps d'achever l'autre pucelle. »


Eorah Vif-Argent


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(vide)

Qu'est ce qui lui fit lever les yeux, au moment même ou les Diablesses quittaient leur nid ? Elle n'en sut rien du tout, l'intuition peut être. Toute fois elle blêmit a la vue de ces femmes peu vêtues, qui courraient dans sa direction. Le temps de freiner des quatre fers, et les voilà déjà sur elle. Un échange rapide de coups, des estafilades. Que valent deux dagues ou un arc face a cette foret de sabres courbés ?

Eorah serra des dents si fort qu'elle s'en fit mal a la mâchoire. Quelle poisse ! Elle était si prêt du but ! Mais il est vrais que le passé ne veut pas être changé ! Elle luttait de toutes ses forces contre un ennemi bien plus puissant que tout les vivants : le Temps. Un éclat métallique, l'Argentée bondit de coté. La lame de la Gerudo percuta la pierre là ou son corps se trouvait a peine un souffle avant.

La jeune femme ouvrit de grand yeux surpris car le coup aurait put la trancher en deux dans l'horizontale.

« Par les couilles de Din ... » mais elle n’eut pas le temps d'en ajouter plus et peut être heureusement pour elle. En effet un bruit sourd se répercutait sur les flancs de la montagne. Ah bah tiens qu'avons nous la ? Premier détail dont il lui semblait n'avoir pas de souvenirs. Ou peut être était elle trop petite ? Ou ce passage la de l'histoire était trop traumatisant pour ses chaperons ? Car oui, Eorah s'en rendait lentement compte, ses souvenirs changeaient. Le doux visage de sa mère laissait insidieusement place a celui fripé d'une dame dont le nom lui échappait encore.

Trêve de blabla et concentrons nous. Y'a un gros bruit sourd. Toutes les femmes mirent la pointe de leur lame au sol, levant le nez pour comprendre ce qui se passait. Puis l'une des rousses poussa un cri strident, en hurlant dans son charabia du désert. Eorah suivit des yeux la direction qu'elle désignait. Là d'autres injures lui virent a l'esprit et « foutre Nayru » en fut des plus tendres. Il fallait courir et vite. VITE !

Mais trop tard, bien trop tard, car a peine eu-t-elle formulé cette pensée que le Roi Dogondo leur fonçait dessus, projetant des pierres, bousculant tout sur son passage. Eorah et ses adversaires furent touchées de plein fouet. Éparpillées ça et la, elles chutèrent dans le noir …

Elle repris douloureusement ses esprits. Merde, ça fait des dégâts un bestiaux pareil. Elle se mit a genoux, le temps de reprendre son souffle et que les étoiles cessent de danser devant ses yeux. Ses oreilles percevaient les cris des dogondos en contre bas, et les rugissements du Roi, lequel venait de franchir les limites de la bourgade ? Elle ne pouvait le savoir mais en fait elle était resté dans les vapes que pendant quelques minutes. Sauf que notre jolie demoiselle souffrait d'une légère commotion cérébrale, laquelle lui floutait la vue a l’œil gauche. De même qu'une estafilade lui barrait le front. Le sang lui coulait sur le coté de la face, lui bouchant une oreille, la droite. Sourde et myope. Génial !!!! De l'ironie bien sur.

Se remettre debout fut un peu compliqué a cause des troubles de l’équilibre induit par ses blessures. Elle pesta. A long terme il lui faudrait aller voir un guérisseur, autrement la jeune femme risquait un coma. Deja ses oreilles lui bourdonnaient. Il fallait faire vite, tant que sa cervelle fonctionnait encore ! Enfin tout ça, c'est peut être peindre le tableau trop noir. On sait jamais si ça se trouve tout ira bien. N'est ce pas ?

S'appuyant sur un rocher dans son dos, la métisse se hissa tout a fait sur ses jambes. Ses prunelles rouges remontèrent sur la montagne. Elle avait sentit passer deux ombres lors de sa demi inconscience.
« Laissez  m'en un peu j'arrive. » marmonna l'enfant du futur aux nuages sombres. Et elle se remit en route, pour le sommet de la montagne.


« Regarde les flammes brûler la montagne ! De son cœur elle renaitra, plus forte encore »

Tout autour d’Helrym était flou. Elle entendait des gens hurler, des flèches fendre l’air et, quelque part, dans la nuit, des cris lointains. Mais ses yeux restaient aveugles ; elle serra de toutes ses forces la dague entre ses doigts meurtris. La poupée d’argent avait disparue quelques part sur le versant de la montagne, la poissonne était quelque part sur la droite avec le noir, le rocher devant avec le garçon-qui-lie-le-feu ; mais, pour l’heure, elle ne voyait rien. Elle se pinça. Rien. La montagne tremblait, agitée, furieuse. La prêtresse ouvrit les yeux pour voir l’enfer lui rouler dessus. Envoyée en l’air par le roi Dodongo, le frêle corps de la jeune fille heurta la falaise avec un choc violent qui lui ôta immédiatement tout souffle, et tomba à terre tel une poupée de chiffon.

Quelques instants inconsciente, il lui sembla que de vagues formes humaines la dépassait. Peut être qu’un rêve ? Elle entendait les vifs lui parler, l’énergie autour d’elle vibrer… quelque chose qui l’appelait. La fille du feu, étendue à terre, se laissa aller à écouter les Voix. Au cœur de la montagne, l’énergie bourdonnait avec la force d’un typhon. Les esprits, plus éveillés en cette nuit que depuis bien des lunes, s’agitaient. C’était eux qui criaient, pleuraient, hurlaient. La jeune Dafiren les voyait, virevolter devant ses yeux fermés, puis disparaitre tout à coup. Quelque part au dessus de sa tête, une voix s’était tue.

La Prêtresse de Din ouvrit d’un coup les yeux et se redressa ; tout était clair à présent. Elle regarda ses mains, meurtries. Les pierres ponces qui poussaient sur leur dos commençaient à s’étendre sur ses poignets. Elle était si faible ! C’était si rageant de savoir qu’elle atteindrait bientôt sa limite, de voir que ses adversaires étaient encore pleins de ressources. Elle le sentait, le rituel était terminé, mais la créature de Din n’était pas sortie de son trou. Et elle, pauvre humaine, était si faible, misérable. Les esprits étaient partis : elle ne pouvait plus les voir maintenant. La colère enfla dans la petite poitrine de la prêtresse, terrible. Elle voulait tout détruire ! Anéantir !  Jamais elle n’avait ressentie une telle émotion auparavant. Pourtant, elle se sentait prête maintenant à ressentir. Elle leva les mains pour invoquer tout le pouvoir qui lui restait mais…

La fille des flammes leva la tête juste à temps pour voir le garçon jeter quelque chose –une bombe ! Non, plus. Et avec tout le ravage qu’ils avaient déjà fait, cette fois la réaction serrait plus terrible encore… que faire ? Que faire ? Soudain, à quelques mètres d’elle, Helrym aperçut Dark Link, qui lui aussi se retrouvait à peine ses esprits. Il risquait aussi de recevoir l’explosion du garçon ! Sa colère retombée d’un coup, elle courut vers lui avec toute la force qui lui restait dans les jambes. Au dernier moment, elle atteignit le Noir et, élevant les bras, elle érigea la barrière qui les protégea du terrible souffle de l’explosion.

Elle l’avait fait inconsciemment, sans même le vouloir. Elle avait juste prié pour qu’ils survivent… prier de toutes ses forces la déesse. L’avait-elle écoutée, ou était-ce les flammes qui étaient intervenues pour sauver leurs fille, peut importe. L’important maintenant, était tout autre. Le combat avait été une succession de chocs et d’explosions. Il était temps d’y mettre un terme en bonne et due forme.

La prêtresse rangea sa dague et pressa ses mains sur son cœur, avant de les lever subitement vers le ciel. De ses doigts naquit un oiseau de flamme qui s’éleva vers le ciel, haut vers le ciel, avant de se consumer subitement avec le hurlement de la flamme qui s’éteint subitement.  C’était le signal du repli pour tous les Dragmirs aux alentours.
Puis elle prit sa deuxième sacoche, pleine de poudre. C’était de la poudre-à-feu qu’elle avait empruntée aux les fabricantes de bombe de la forteresse. Sa main bien fermée, elle se retourna vers l’ombre, qui s’était levé :


« Le roi est descendu de la montagne, mais le seigneur ne sortira pas aujourd’hui… il nous faut partir, maintenant. »

Il avait compris, elle en était certaine. Alors, l’avatar de Din mit le feu au cordon de la sacoche et la lança en l’air de toutes ses forces. La poudre s’enflamma rapidement et le tout réagit en quelques instants, produisant une énième réaction en chaine qui fit s’ébranler la montagne et aveugler leur ennemis. Quelque part dans les hauteurs, d’énormes bouts de roche se détachèrent de la montagne et tombèrent. Oh, ce n’était que quelques rochers bien sur, pas assez encore pour bloquer la voie, juste assez pour distraire leurs adversaires.  

La prêtresse, elle, alla se refugier derrière le bouclier du Noir. Elle tremblait, faible. Pourtant, la nuit n’était pas encore finit : il restait des choses à faire ! Elle s’accrocha à l’ombre pour ne pas tomber. Il était, comme elle, l’enfant du Passeur. Ils devaient rejoindre les autres.

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Tout était noir. Comme s’il se noyait dans les Ténèbres qu’il aimait tant. Sa tête lui faisait un mal de chien… Et les bruits tout autour lui semblaient faibles. Un sifflement dans ses oreilles les atténuait, déstabilisant l’Ombre. Comment faire lorsqu’on ne voyait et n’entendait rien ? Il fallait qu’il se réveille, qu’il se secoue, qu’il se relève. Le sifflet s’adoucit alors que ses paupières peinaient à se rouvrir. Et si la vision du Chaos l’emplit d’une joie et d’une excitation morbide, son corps n’en restait pas moins trop affaibli pour bouger. A ses yeux entrouverts apparut l’horreur. Il les avait vus, ces misérables. Voilà qu’ils profitaient de la situation pour gravir la montagne… Animé d’une force nouvelle, la force du désespoir, il obligea son regard à y voir net, venant poser une main sur son visage. Un peu de sang. Le sien, en l’occurrence. Il avait dû être blessé par son adversaire un peu avant, et le choc de ce qui l’avait assommé n’avait pu qu’en rajouter encore.

« - Merde… » souffla-t-il pour lui-même.

Même sa voix peinait à être claire. Elle tremblait, vacillait, preuve de sa fatigue. Mais… Si ces gens étaient montés, alors son maître était en danger… Il fallait qu’il y aille ! Qu’il l’aide, le protège ! C’était son rôle ! Aller, foutues jambes… Debout ! Pourtant, rien n’y faisait. Elles ne faisaient que remuer et frissonner, ratant à chaque fois leur appui au sol. Péniblement, il remit sa lame dans son fourreau d’une main, l’autre tenant encore son bouclier. On n’était jamais trop prudent… Il leva son bras libre pour le poser contre le flanc du mont afin de s’appuyer sur lui, mais soudain, voilà qu’une silhouette encapuchonnée se hâtait en sa direction, levant un mur de flammes pour le protéger d’un autre assaut. Cela lui prit un moment de comprendre qu’il s’agissait de la Prêtresse de Din, son esprit embrumé ayant presque oublié qui était présent, et qui ne l’était pas. Oui… C’était vrai, il devait la protéger, il lui avait « promis ».

« - Le roi est descendu de la montagne, mais le seigneur ne sortira pas aujourd’hui… il nous faut partir, maintenant. »

Quoi ? Partir ? Maintenant ?! Alors que cette vermine à la botte de la petite souveraine avait pu rejoindre le Seigneur ?! Alors là, non ! Hors-de-question ! Une véritable expression d’enfant contrarié passa sur son visage pâle, et il gémit presque.

« - Juste au moment où j’allais m’amuser… ! »

Cependant, cet air gamin ne resta qu’à cet instant et pas plus longtemps, revenant à une allure d'adulte à faire peur. Plus de sourire, de voix plaintive, de regard fou. Juste cette froideur glaciale de l'homme qu'il était. Il laissa la sainte se blottir contre lui, venant doucement passer un bras autour d’elle, comme s'il avait peur de la casser alors qu'elle était déjà toute abîmée. Elle savait mieux que personne ce qu’il fallait faire, et si elle disait qu’il fallait partir, alors soit, ils partiraient. Sa mission, pour l’heure, était de la protéger, et de revenir avec les autres. Ce serait sa façon d’aider son maître en cette nuit de bataille.

« - Bien… Accrochez-vous. Je ne vous laisserai pas tomber. »

S’étant relevé avec moins de difficulté, il réunit toute l’énergie qu’il lui restait, et attrapa la jeune fille, la soulevant d’un bras pour la porter, comme on l’aurait fait avec une enfant. Puis, après un regard autour de lui pour s’assurer qu’ils pouvaient y aller, Noir s’avança pour redescendre le chemin. En courant aussi vite qu’il pouvait, soit pas bien rapidement au vu de ses blessures et du fardeau – quoiqu’il fut charmant – qu’il tenait. Il pourrait toujours se défendre grâce à son bouclier. Il fallait au moins que la gamine et lui arrivent à bon port sans trop de mal.

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La sensation d’engourdissement dans tout son corps était presque agréable, comme lorsqu’on s’allonge enfin après une longue journée des plus fatigantes. Mais la douleur, d’où venait-elle ? Était-elle fiévreuse ? Cela aurait pu expliquer son rêve aussi effrayant qu’absurde. Des Gorons qui mangent des foutus cailloux, des sales gosses qui jouent avec du feu, un connard qui se croyait beau alors qu’il défigurait par sa simple existence la beauté de son fiancé…

…Mais un instant ! Le sol n’était pas celui du Domaine, et la température encore moins ! La Zora ouvrit un œil et constata avec dépit qu’elle n’avait rien rêvé du tout et qu’elle gisait encore dans la fournaise du Mont du Péril. Que devait être le cratère quand on voyait ce que c’était déjà ici ?
« Mmmh… » gémit-elle en poussant sur ses bras pour se relever.

Complètement sonnée, elle prit quelques secondes à réaliser ce qui lui était arrivé. Elle venait en aide à Darunia – qu’elle aperçut après une petite inspection, et qui n’était pas plus valeureux qu’elle à cet instant – quand quelque chose les avait tous assommés dans un fracas encore plus spectaculaire que celui d’un Goron qui mâche. *Bah voyons ! Après l’autre taré qui veut réveiller un dragon, voilà que le Roi Dodongo ramène aussi son popotin ?...* ironisa-t-elle intérieurement, non sans être submergée par une vague d’angoisse et de désespoir.

La face amicale du guerrier basané la tira de sa rêverie, et sa petite pique la fit sourire, bien qu’elle fût toujours un peu dans le brouillard. Elle répondit d’un hochement de tête et d’un sourire malicieux signifiant qu’elle était plus que d’accord avec lui, mais ça c’était avant qu’ils ne furent rejoints par le magicien qui jouait avec le feu. *Pitié, pas encore…* Comprenant que ses pauvres oreilles allaient encore souffrir, elle se releva aussi rapidement qu’elle put en prenant bien appui là où elle pouvait, et se protégea de la déflagration après avoir essuyé du dos de la main le filet de sang qui ne s’arrêtait plus de couler de son nez.

Après avoir tremblé quelques instants et une fois qu’elle fut certaine d’avoir laissé passer le choc, elle rouvrit les yeux et s’écarta des hommes pour admirer la charpie qu’elle s’attendait à voir. Mais cette salope encapuchonnée avait encore une fois fait ses jolies paillettes et ils s’en sortaient indemne.
« Mais c’est… » Commença-t-elle. Puis elle comprit aux quelques mots qu’elle perçut au-delà des acouphènes et au comportement de ces deux crevards qu’ils s’enfuyaient. Ce qu’ils firent sur le champ.

« Non, non, NON ! » cria la Zora, si révoltée qu’elle en oublié l’espace d’une seconde la douleur et la fatigue qui se partageaient son corps. Elle tituba dans leur direction, avant de se retourner vers ses alliés l’air indigné. On reconnaissait bien les traits d’un visage habitué à ne pas dissimuler ses déceptions et ses caprices. « On ne peut pas les laisser filer comme ça ! » renchérit-elle.

Un petit coup d’œil en contrebas. Cocorico brûlait, ni plus ni moins. Pas entièrement, mais en grande partie. Son cœur se serra, en pensant à tous ceux qui s’y retrouvaient coincés. Son esprit de dirigeante reprit le dessus, et elle fixa à nouveau ses compagnons, l’air déterminé.


« J’imagine que certains voudront aller voir ce qui se passe au cratère ? Prenez ceci ! Vous ne serez pas moins fatigués, mais la douleur de vos blessures disparaîtra progressivement, de même que les risques d’infection ! » Joignant le geste à la parole, la Princesse attrapa un flacon accroché à sa taille, qu’elle porta à ses lèvres en prononçant une prière muette. Le liquide à l’intérieur étincela légèrement, avant de retrouver son aspect d’eau pure et simple. « C’est l’eau de mon domaine. Bien manipulés, elle a des propriétés plutôt intéressantes ! » Elle finit par lancer ce flacon à Roshu pour qu’il le partage avec Darunia.

Puis elle se rapprocha du guerrier à la peau sombre. Elle réitéra le processus avec un second flacon. Elle but une première gorgée et lui tendit le reste. Ah, ça allait déjà mieux… Elle lui tendit à nouveau un petit sourire entendu, débordant sur l’espièglerie.
« Quant à nous, Beau Brun, nous avons une pucelle et une écervelée à rattraper pour leur apprendre la vie ! Je peux encore compter sur toi ? » Ceux-ci étaient en effet partis en direction du village, et s’ils ne les rattrapaient pas, elle pourrait au moins s’y arrêter pour aider les blessés qui devaient s’y accumuler…

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Le Goron barbu ne comprenait plus rien de ce qui se passait. Les flèches Gerudo semblaient s'abattre telle une pluie diluvienne, et abattaient leurs cibles tout aussi vivement et furtivement qu'en étaient capables les assassins les plus réputés du bourg d'Hyrule. Des flammes semblables à des lions dansaient et ravageaient tout sur leur passage, des explosions surgissaient çà et là... Définitivement, le Goron n'était plus en mesure de suivre les événements. Voilà bien trop longtemps qu'il avait participé à une telle mêlée. Bien trop longtemps qu'il s'était enfermé, reclus entre les épaisses couches de roche de sa montagne. Mais tout cela devait changer. Après l'affront que cet enfoiré de roux venait de lui faire, il le fallait. Attaquer sa montagne ? *Je vais lui coller ma masse dans sa sale gueule !* pensait-il sans cesse depuis le début de ce foutoir.

Un des deux saltimbanques s'annonça à lui comme étant Roshu Aaron, un gamin avec qui il s'était déjà battu auparavant. Même s'il ne le reconnaissait pas, ce mioche-là présentait quelques traits ressemblants au Roshu qu'il avait connu. L'homme de roc ne chercha pas à lui faire prouver ses mots, et l'accepta aussitôt comme allié. Il savait désormais qu'ils étaient au moins trois à vouloir protéger la montagne de l'envahisseur, et dans ce combat chaque allié comptait.
Les explosions surgissaient, encore et encore, de toutes parts. Les écrans de fumée se précédaient, les uns après les autres. Darunia cherchait ses adversaires à travers la poussière et les gravats qui virevoltaient, tenant son arme devant lui d'une poigne de fer.

Mais il fallait bien un fauteur de troubles supplémentaire -comme s'il en avait besoin-. Une légère secousse faisait gronder le sol et vibrer la roche. Peu à peu, ce léger tremblement prit de l'ampleur, ce qui força le Goron à essayer de garder l'équilibre, malgré son poids. Les tremblements se firent plus puissants, et les tympans du barbu déjà bien amochés par le son des explosions souffrirent bien plus encore avec ce qui s'approchait à vive allure.
Car à travers deux écrans de fumée, Darunia vit le nouveau projectile qui s'apprêtait à s'abattre sur eux. Il était d'une taille bien supérieure aux précédents, qui paraissaient ridicules face à ce dernier. Ça ressemblait énormément à un rocher, à un détail près : ce rocher était d'une démesurée, avait des crocs, des griffes, et crachait des flammes qui ne répandaient sur leur passage que mort et désolation. Un nouveau combattant se joignit à la mêlée.


« Le Roi Dodongo ! Ruto, gamin... Dégagez vite du chemin ! »

Dans son élan, Darunia tenta d'attraper ses deux compagnons dans ses grosses mains de pierre pour les envoyer plus loin. S'il avait réussi, le choc aurait été moins violent que celui du Dodongo. Et peut-être auraient-ils pu ne pas lui pardonner pour un tel acte, mais au moins aura-t-il tenté de leur sauver la vie. Malheureusement, le Roi roulait beaucoup trop vite pour le Sage du Feu, et tous trois furent projetés bien loin de leur position initiale. Le Goron s'écrasa violemment contre le flanc de la montagne.

Le néant. Darunia se savait conscient, éveillé. Mais sa vision, elle, était encore partiellement endormie. Il la recouvrait peu à peu, reconnaissant non sans peine les gravats qu'il avait juste devant les yeux. Ses membres étaient engourdis, et il peinait aussi à se relever.
Sa vue était encore un peu floue, mais il pouvait pouvait voir ce qu'il restait du champ de bataille : un cimetière, ou presque. Tout le monde, absolument tout le monde était cloué au sol, morts pour la plupart, écrasés par l'imposante créature qui dormait dans la montagne jusqu'à aujourd'hui. Et si certains se relevaient avec peine eux aussi, d'autres commencèrent à fuir vers le village.
« Non, non, NON ! » s'écria une voix féminine. Le Goron tourna lentement sa tête en direction de la voix. Sa nuque le faisait horriblement souffrir, mais il ne laissa rien paraître et écouta cette femme, qui était en fait Ruto. *Ah, que les Trois soient louées !* pensa-t-il. Elle était encore en vie, et toujours pleine de vigueur. Même s'il ne l'appréciait pas vraiment, il ressentait malgré tout quelque chose pour elle. Il devait la protéger, et c'est ce qu'il a tenté de faire tout au long de l'affrontement. *Voilà que j'm'inquiète pour la Princesse Zora... Ce foutu Dodongo m'a déréglé le crâne.* pensa-t-il à nouveau. Il n'oubliait pas la tension qu'elle et son peuple avaient installés au sein de sa grotte, même si ses frères n'avaient rien fait pour arranger tout cela. Et puis, ils ont sauvé le monde ensemble, par le passé. Ça, il ne l'oublierait plus jamais, il se l'était promis.

Ruto s'approcha de lui, entamant une sorte de prière face à une petite fiole, qu'elle lança à Roshu. C'était un flacon d'eau du domaine, réputée pour ses propriétés curatives. Le Sage du Feu observa sa compagnonne faire ses bizarreries, et la regarda partir avec la grâce toute particulière des Zoras. Elle s'en sortirait certainement au village, avec l'homme basané. Mais il ne fallait surtout pas oublier que le Roi était descendu peu avant, et que le village était en flammes par sa faute, assurément. Darunia la rattrapa très vite, pour lui dire ce qu'il pensait être ses dernières paroles envers la Princesse du peuple de l'eau.


« Ruto ! ... Fais attention. » lui chuchota-t-il en esquissant un sourire et en posant sa main sur l'épaule bleutée. Oui, il portait définitivement et malgré tout une certaine forme d'affection pour la Princesse. Mais il ne montra rien de plus et se retourna.
Il s'approcha du gamin et bu le contenu du flacon. Ça ressemblait ni plus ni moins à de l'eau... Il verrait bien que ça donnera par la suite.
Il n'avait d'ailleurs pas remarqué l'ampleur des dégâts que le Dodongo lui avait fait. L'homme de roc était éraflé de partout, et il avait perdu un peu de sa barbe dont il était si fier. Toutes ses articulations le faisait souffrir, mais il s'en sortirait pour la suite. Car il lui restait une chose à faire : monter au sommet et cesser cette folie.


« Bien, je monte au cratère, j'ai des têtes à fracasser là-haut ! Et surtout un roux et sûrement une dragonne à caillasser, aussi. il fléchit les jambes avec douleur et attrapa sa masse, qui gisait toujours au sol. C'est la mort qui attend la plupart d'entre nous là-haut, donc montez avec moi seulement si vous êtes prêts à l'affronter ! »

Darunia fit quelques pas vers la falaise et lança un dernier regard vers le village, en contrebas. D'épaisses fumées noires s'élevaient de celui-ci, et les flammes brûlaient sans cesse. Mais il ne pouvait pas descendre et aider ceux qui étaient dans le besoin. Ceux qui y sont déjà s'en occuperaient. Lui, devait reprendre son fief et écraser de sa masse et de ses pieds le sale roux qui se trouvait au sommet.

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Roshu Aaron


Inventaire

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(vide)

Finalement, il parvint à lancer son enchainement parfait, avec beaucoup d’explosion, qui était normalement adressé au chef du clan des Dragmires. Et ça a plutôt bien fonctionné. Presque, la mage de feu avait réussi à ériger une autre barrière de feu, les dégâts étaient moindres. Mais suffisant pour leur permettre de fuir. Le garçon aux cheveux blancs voulut bien les poursuivre, quand tout à coup, une autre explosion apparu en haut. C’était la fête aux explosifs, ici. Une réaction en chaine qui provoqua la chute de rocher. Une grosse masse fit de l’ombre au-dessus de Kyubi. Levant la tête vers le ciel, il comprit qu’il fallait qu’il fasse quelque chose immédiatement sinon c’est la mort assurée. Par conséquent, il plongea devant lui, s’affalant sur le sol.

La chute était particulièrement douloureuse. Il donna un coup de poing et appuya sur son bras pour se relever. L’adrénaline commençait à s’estomper et de nouvelles douleurs firent leur apparition. Il y était allé un peu fort sur les explosions. Autant mettre toutes ses chances de son côté pour le coup. Sa respiration était beaucoup plus forte. Il avait toujours son masque, comparé à son allié. Il remit sa capuche, couvrant ses cheveux blancs et réajusta son masque. Roshu se demandait s’il était encore apte à combattre le reste du clan posté en haut de la montagne. Il tenait encore debout mais aurait-il la force de marcher jusqu’en haut ?

Puis il entendit les voix de la Zora et attrapa une fiole. Un remède magique qui permit d’atténuer la douleur. C’est ce qu’il lui fallait ! Le sorcier aux flammes dorées fit un simple acquiescement de la tête, pour lui dire « Merci » avant d’en boire une partie et de donner le reste à son ancien ami. Un groupe partit en direction du village pour aller la défendre et s’occuper du grand monstre. Tandis qu’un autre groupe se chargera du cratère. On dirait que l’autre rédempteur avait trouvé un autre allié pour poursuivre les fuyards. Tandis que l’enfant masqué, il sera au côté du sage de feu afin de continuer leur route. Comme au bon vieux temps des Chevaliers.

Par contre, un détail lui turlupine, c’est la mention d’un dragon. Un dragon comment ? Un vrai dragon cracheur de feu ? Le Solarien n’en avait jamais vu de toute sa vie. Les dragons sont pour lui une sorte de légende, un mythe. Un animal qui n’existerait pas. Et le garçon aura la chance d’en rencontrer un pour de vrai. Il était partagé entre l’excitation et la peur. C’était une vieille histoire que son père lui avait raconté à l’âge de 6 ans. Une histoire qui la hantait. Roshu serra fort son arme magique et ses poings puis se tourna en direction de Darunia.


« Toujours prêt ! Allons-y ! »

Il monta en premier. Le cœur continuant à battre la chamade, il était bien déterminé à renvoyer chez lui l’intrus. Et en guise de bonus, il affrontera peut-être ce fameux monstre. Si seulement il était au meilleur de sa forme, qui sait, ça sera le combat de sa vie. Un dragon, il n’arrêtait pas de répéter ce mot dans sa tête et à essayer de l’imaginer. La montée n’était pas une tâche facile. Il y avait encore des ennemis qui rodaient dans le coin. L’éclat se fit une joie de les neutraliser et plus vite que ça. A pour commencer une autre guerrière qui tenta une attaque plongeante. Pendant son saut, le sorcier fit apparaitre de nouveau son katana aux flammes dorées et la transperça. Il jeta le corps en contre bas, récupérant un autre cimeterre. Ses forces magiques commençaient à lui manquer. Il devait se défendre avec une arme blanche.

Sur le chemin, il retrouva la femme aux cheveux blancs. Il était donc trois pour affronter le chef. C’était un groupe correct ! Il ne savait pas s’il y avait d’autres alliés en haut, en train de combattre. Les alliés devront y aller au plus vite. Le sorcier s’arrêta net devant une gérudo qui semblait être beaucoup plus en colère et expérimenté que les autres. Ils avaient droit à une petite pause lorsque cette dernière fit tournoyer son épée dans tous les sens. Elle voulait les hacher menu, vu son regard. Roshu fit un long soupir avant de lui envoyer une boule de feu et de la brûler sur le champ. Elle bougea dans tous les sens avant de tomber au flanc de la montagne.


« Magnifique démonstration. »

Il haussait les épaules à son ancien frère d’arme avant de continuer la route




Le sang glissait entre ses immenses doigts comme le vent caressait souvent la Montagne Solitaire. Entre ses paumes, le crâne écrasé d'une Gérudo qui avait eu la mauvaise idée de se dresser devant lui. « B'onan-goro. » Siffla-t-il, alors que le visage de la jeune femme apparaissait enfin entre ses deux poings, broyé comme les roches qu'il brisait de la dent. Sans la moindre patience, le soldat qu'il était attrapa la gorge de l'amazone et la jeta au loin. Il en avait fini avec elle, mais la bataille était loin d'être terminée. Le Roi s'était éveillé et Darunia semblait craindre pour son peuple. Ji'obba jeta un oeil vers la sortie des mines, effrayé à l'idée que d'autres sauriens n'en sortent. Il ignorait que les Dodongos peuplaient encore certaines régions désaffectées des galeries. Son regard revint ensuite au chef à qui il avait prêté serment, plus chargé de colère que de compassion. Il se souvenait du jour où il avait fait don de sa force au Père des Gorons, devant tous les Frères et devant les Doyens. Aujourd'hui, il regrettait son acte et méprisait le manque de vision de Darunia. Si ce dernier ne s'était pas enfermé dans son mutisme, son orgueil et son absentéisme, peut-être auraient-ils été capable de défendre leurs femmes et leurs petits. Mais le Chef répudiait les Hyliens, eux qui... —

Une lance griffa son épaule, sans parvenir à en percer le cuir. « V'renna ! » Grogna-t-il, vraiment agacé. Refermant le poing, le Goron envoya son bras cogner contre la mâchoire de l'insolente tandis que son front enfonçait celui d'une autre guerrière. La nuque de la première se brisa contre son poignet avant que la seconde ne s'effondre. « Darunia ! » Hurla-t-il alors, alors que le Chef grimpait vers les hauteurs du Mont du Péril. Avant que le Père ne se retourne, le Volcan avait commencé. Le peu de lune qui éclairait maladroitement les lieux disparût, happée par un nuage de cendre. Une quatrième femme se jeta sur lui sans qu'il ne puisse l'apercevoir. La bougresse grimpait sur son dos et cherchait les failles de la roche de sa lame. « Dioje-goro scias nime sat'as — ! » Tandis qu'il criait à plein poumons, les yeux braqués sur la salive du Dragon, qui fuyait ses Dents-de-Pierre, le Goron se saisit de la voleuse, par la chevelure. Sans la ménager il l'arracha à son échine, ignorant ses cris, avant de la laisser tomber à ses pieds comme une poupée de chiffon. Le mastodonte leva brusquement la jambe et une seconde avant que son talon n'épouse à nouveau le flanc de la montagne, la Gérudo sût qu'elle ne parlerait plus jamais. L'acier de son cimeterre chanta timidement, fuyant la main de la pauvre femme et ricochant contre les gravats.

Ji'obba martela son torse nu d'un violent coup de poing, avant d'invectiver le Volcan et l'eau-rouge qui en coulait. Il ne craignait pas, contrairement au Père, la colère des Dieux et de Ceux-d'en-dessous. Ce dont il s'inquiétait, à défaut d'avoir peur, c'était de la sécurité des siens. Il ne savait pas qui envoyait ces femmes – Darunia avait maintenu la Tribu dans une autarcie presque malsaine – mais il savait qu'il les tuerait toutes, s'il le fallait. Ses dents grincèrent sinistrement alors qu'il apercevait les cheveux blancs de l'une des fugitives. « Nenie.. » Grommela-t-il, en s'élançant. Il était plus lourd qu'elle, c'était certain, mais elle manquait de force. Le colosse bondit de la plateforme qu'il avait gagné auparavant, parcourant les quelques mètres qui le séparait de sa proie. Ses chevilles fissurèrent la roche alors qu'il retombait juste devant la jeune femme, qui chancela pour ensuite tomber sur le dos. « NENIE ! NENIE ! » Rugit-il alors, ouvrant les bras et rapprochant son visage de celle qu'il toisait. Au bas-mot, le Goron devait l'écraser d'au moins trois têtes, si pas plus. Lâche qu'elle était, il ne la laissa pas reculer, alors qu'elle essayait de ramper en arrière. Sa lourde main saisit la sorcière au col avant de la soulever au dessus du sol.

Les phalanges de la bête fauchèrent le foie de la jeune magicienne avec violence. Les veines du poing de Ji'obba, marquées de sa rage, ressortaient là où ses doigts s'enfonçaient et emboutissaient le ventre de l'Hylienne. L'uppercut l'avait balayée en plein abdomen. Elle vivait encore, à l'évidence, mais pas pour longtemps. « Nenie. » Souffla-t-il, prêt à abattre son crâne contre celui de sa victime. Si sa tête se fendillait comme celle des Gérudos, elle n'y survivrait pas. Mais avant qu'il ne passe à l'acte, son regard fut accroché par une autre silhouette, plus épaisse que les autres. Lâchant négligemment la sorcière, le Goron se lança à la poursuite du fuyard, qui prenait de l'avance sur lui. Pestant contre son poids et conscient qu'il ne parviendrait pas à rattraper qui que ce soit ainsi, il fit de grands gestes, agitant les bras en direction des quelques autres Gorons qui avaient participé à la bataille – ou qui rejoignaient tout juste. Quatre titans de pierre roulèrent ensembles, comme un seul.
... Alea Jacta Est ...

Si ce n'est pas là le début de la fin, c'est très certainement la fin du début. Du chaos qui prédomine, néanmoins, sur le champ de bataille semble se détacher une lueur d'espoir. Une lueur à laquelle les défenseurs s'accrochent résolument. Alors que Dark Link, la Prêtresse de Din et Songe tentent tant bien que mal de fuir, ils sont tous trois interceptés par les Gorons de Darunia. Trois D2 (Dé à deux faces) sont employés pour déterminer la résultante de chacun de ces échanges. Quant aux guerriers qui portent la bannière de Zelda ou agitent l'oriflamme de Cocorico, ils peuvent passer librement vers le Cratère.

*


D2 — Fuyez, pauvres fous : Songe Tristenuit

Si le résultat est 1 :
La sorcière suffoque, aussitôt qu'elle retombe au sol. Persuadée qu'elle est condamnée, elle cherche l'air une dernière fois, recroquevillée au sol et malmenée comme ça ne lui était jamais arrivé. Mais contre toute attente, son agresseur l'abandonne. Une minute passe, puis deux, puis cinq, sans que personne ne vienne à sa rencontre. Songe récupère doucement et trop peu pour se relever, mais à force d'effort autant que de peur, elle parvient à ramper jusqu'à un talus dans lequel elle se cache jusqu'à ce que se calment les événements. La jeune femme peut quitter le RP sans plus de tracas.

Si le résultat est 2 :
Les deux mains sur le poing du Goron qui l'a soulevée, Songe accuse le coup de plein fouet. Sa vue se trouble, l'air lui manque, alors qu'il lui semble que la mort vient la prendre. La jeune sorcière ne réalise même pas qu'elle s'effondre, quand le Goron la lâche. Sa tête percute les roches du Mont du Péril et bientôt ses cheveux pourtant si blancs se parent d'un joli carmin. Inconsciente et presque comateuse, elle est ramassée par le dernier Zora de l'escorte de Ruto, qui la livre aux troupes de Llanistar. De toute évidence, la magicienne risque de se réveiller fers aux poings et boulet aux pieds.

D2 — Fuyez, pauvres fous : Dark Link

Si le résultat est 1 :
Le garçon court si vite qu'il lui est possible de le faire, chargé comme il est. Un bref coup d'oeil en arrière l'informe sur ses poursuivants. Puisant dans ses dernières ressources, Dark Link continue sa course, avant de bondir dans une ravine qui borde le flanc de la montagne. L'atterrissage est rude et une violente douleur irradie sa jambe, mais il a réussi à semer les Gorons.

Si le résultat est 2 :
Dark Link réalise qu'il est poursuivi quand les Gorons de Darunia parviennent à gagner le terrain qu'ils avaient perdu plus tôt. Pestant, le garçon tâche de forcer l'allure, mais la fatigue de l'affrontement et la charge qu'il transporte l'empêchent de semer ses poursuivants. Alors qu'il force la cadence autant que possible, un premier Goron percute son flanc gauche. Dans la seconde qui suit, un deuxième frappe ses juste au dessus de ses reins, avant qu'un troisième ne roule violemment sur sa jambe droite. Le chevalier de cendre s'écroule, sans plus d'équilibre, perdant son fardeau. Bien vite récupéré par Ji'obba et ses compagnons, il est remis aux troupes de Zelda et fait prisonnier. La Prêtresse de Din, quant à elle, est projetée un peu plus loin. Blessée par la chute, le choix de son état et de sa capture revient à sa joueuse, en l'absence de jet de dé contraire à cette consigne.

D3 — Fuyez pauvres fou : Prêtresse de Din

Si le résultat est 1 :
La Prêtresse de Din parvient miraculeusement à s'en sortir. Si Dark Link est capturé auparavant, elle demeure dans l'ombre (mais peut faire le choix d'être capturée, si sa joueuse y voit une opportunité de jeu intéressante). Blessée, affaiblie et sonnée, elle peut néanmoins fuir, si elle fait le choix de ne pas être capturée.

Si le résultat est 2 :
Si Dark Link est percuté par les Gorons, la Prêtresse est également jetée à terre. Elle roule sur quelques mètres, incapable du moindre geste, secouée et aux portes de l'inconscience. Ramassée par un Goron, elle est remise aux gardes de Cocorico et capturée. Un réveil dans les geôles du Castel est à prévoir.
Si Dark Link parvient à s'enfuir, la Prêtresse ne réussit cependant pas à se maintenir contre le chevalier de cendre. Elle chute et avant que Dark Link ne puisse réagir, elle est capturée par les Gorons de Ji'obba. Comme dans le cas énoncé plus haut, elle est remise aux hommes de Llanistar et faite prisonnière.

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Eorah Vif-Argent


Inventaire

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(vide)

Eorah jeta un œil a droite et a gauche, regardant Amar et Roshu qui venaient de la dépasser. Que faisait-elle ici? Mince la jeune femme ne savait plus. Elle porta les mains a son front pour les retirer une nouvelle fois maculées de sang. Un éclair de stupéfaction, puis de compréhension lui traversa les yeux. Ah oui! Le Dogondo ... Mais elle ne savait plus trop quoi penser après ça. Comme un trou noir, rongeant ses pensées. "Qu'est ce que je fiche la?"

Des étoiles continuaient a danser devant ses prunelles sang. Elle leva le regard vers le sommet du volcan. Un sentiment d'urgence et de danger la pris. Mais pourquoi? La métisse ne savait plus. Eorah se prit la tête entre les deux mains. Ses épaules tremblaient. Descends, descends. Seuls ce mot lui tournait en tête. Il fallait qu'elle descende, qu'elle mette de la distance être le danger et elle. Aussi d'un pas traînant, cahotant et trébuchant sur les pierres, Eorah glissa jusqu'au village des hommes de pierre. La elle croisa les soldats Gorons, lesquels faisaient main basse sur la prêtresse de Din. Une interrogation dans les yeux couleur sang de la jeune femme, mais guère plus. Elle ne savait plus trop quoi faire. Mets juste un pied devant l'autre, marche et te soucie pas du reste.


"Maman?" Elle venait de voir l’éclat d'un rayon lumineux sur une chevelure blanche. Longue et voletant. Mais la jeune femme ne vit pas plus que ça, marchant, suivant Songe en appelant. Dommage pour elle, Lenneth dormait, désormais, Esprit de la Foret. "MAMAN!" La voix de la métisse fit écho sur les parois de la montagne. Eorah trébucha une nouvelle fois sur les caillasses et fit un roulé boulé jusqu'aux portes du village. "Aiiee ..." Des larmes aux coins de ses yeux, a genoux sur la roche, elle contempla l'endroit qui l'avait vue naître. Ses yeux absents se perdaient dans les motifs en éternel mouvement des flammes.

"Ma maison est en feu ..." murmura l'enfant du futur en frissonnant...


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