Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]

début du printemps - Ce jour-là... (voir la timeline)

Miltiades


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Le tumulte provoqué par l’effondrement de la bâtisse sonnait à ses oreilles comme son premier, et loin de là son dernier, coup d’éclat contre l’ennemi. Mais elle n’eut pas le temps de savourer cette action combinée que derrière-elle, l’on s’agitait. Des Dodongos. Des jeunes, heureusement. Affronter deux adultes aurait été une vraie corvée. Pour Miltiades, qui connaissait par cœur chaque créature du bestiaire d’Hyrule, ce bébé seul ne pouvait rien…

-Merde !

Rectification, les deux bébés. Et le deuxième semblait être assez entreprenant, au vu de la joie qu’il semblait ressentir quand il mordilla la jambe de la jeune fille. Avec rage, cette dernière secoua sa jambe et projeta le reptile qui y était accroché sur son camarade plus loin. Faisant fi de la douleur engendrée par sa blessure, elle se rua sur les créatures et d’un coup d’estoc les embrocha tous deux.
A ce moment, un bruit, dans son dos. Prestement, elle se retourne pour faire face à son ennemi. Le Masqué. Très proche. Son regard bleu profondément ancré dans les yeux gris du Tonnerre. Un regard qui annonçait la mort.

-…Badaboum.

Une bombe. A bout portant.

"Connard."

Perte de conscience pour la guerrière à ce moment. Quand elle ouvrit les yeux, elle était au sol. Son corps tout entier lui faisait mal. Son masque était à quelques mètres d’elle, visiblement abîmé. Heureusement, elle avait eu le bon réflexe : au bon moment, elle avait protégé le maximum de son corps avec un mur magique. Son manteau était intact, grâce à son enchantement qui l’empêchait d’être consumé, mais elle avait subi de sérieux dommages au bras gauche, utilisé pour créer le mur. Sans compter sur cet agaçant sifflement dans ses oreilles et sa vision brouillée. Heureusement pour elle, la rasade de potion de tout-à l’heure commençait à faire effet et elle trouva alors la force de se lever et de finir l’élixir d’endurance d’une traite. De l’endurance, Miltiades en aurait besoin.
Elle attendit un peu pour sortir de la fumée. Il lui fallait encore découvrir une faille dans les pouvoirs du blond. C’est en espérant de tout cœur que sa camarade puisse tenir le coup en un contre un pendant un certain temps que le Tonnerre Pourpre se força à réfléchir à tout allure. Mais elle n’y arrivait pas. Seul le goût du sang dans sa bouche, le son étouffé des cris dans ses oreilles, lui parvenaient. Il lui fallait quelque chose pour se concentrer. Quelque chose…

Une goutte. Suivie d’autres assez rapidement. La Pluie. La Pluie que Miltiades aimait tant. Qui plus est, au vu de la localisation de l’averse et de sa brutalité, cette pluie n’avait rien de naturel. Un allié veillait sur eux, à ne pas en douter.

Le Tonnerre allait s’abattre sur l’ennemi avec fureur. Elle se rua hors du nuage de poussière, se penchant pour ramasser le masque au passage, sans stopper sa course effrénée à travers les flaques pour autant. La jeune femme adressa un regard qui voulait dire « Je vais bien » à sa sœur d’arme aux prises avec le Dragmire avant de poser le masque fissuré sur son visage.
Elle concentra sa magie dans sa main droite et rapidement sa lame fut imbibée d’énergie électrique. Tout l’acier était parcouru d’éclairs. Et en courant ainsi, sa rapière foudroyante à ses côtés, on aurait vraiment dit que c’était la foudre elle-même qui se battait ici, à Cocorico.
Alors qu’elle n’était qu’à quelques pas de son opposant, Miltiades vint à penser que le moment était judicieux pour pousser un cri de guerre.

-Braaaaaaaaaaaw !

Ce n’était pas dans ses habitudes d’hurler ainsi, même en combat, mais son état ne lui permettait pas de penser à un cri plus « distingué ».
Finalement, elle allait donner un coup au blond. Elle se fendit et visa la tête. S’il parait, elle ferait passer son électricité à travers l’arme de son opposant pour le paralyser. S’il esquivait, Miltiades lui enverrait une décharge au visage. Et enfin, si d’aventure il faisait usage de ce terrifiant pouvoir… Alors elle garderait sa lame à travers le masque intangible du Dragmire, en attendant qu’il se reforme. Un plan à plusieurs issues, mais seule la victoire l’attendait au bout du compte.


Aria Fezerion


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A vive allure, ma course continuait en direction des chemins montagneux. Un endroit que je ne connaissais pas mais c’était ici qu’était lancé la boule de feu dorée. Devant la frontière, il n’y avait pas de présence d’un magicien de feu. Donc il devait se diriger en direction de la montagne. Je ne savais pas ce qui se trouvait tout en haut. J’avais entendu parler d’un peuple, des rochers vivants, se trouvant là-bas. Si je devais suivre mon instinct, il me pousserait vers cette direction. Des gens avaient besoin d’aide, c’était sûr. Quelques pas me rapprochaient du paysage rocheux, de cette ligne qui séparait les deux zones. Je pouvais voir le calme juste devant moi, comparé au village, il n’y avait que quelques péquenauds qui gardaient le passage. Il suffit simplement que je m’occupe d’elles.

Quand tout à coup, je reçus un projectile en pleine tête.  Qui a eu l’idée de s’amuser avec des cailloux ? Ne me dites pas que les enfants s’y mettent. Ce coup m’avait bien surpris et je tombai par terre, le visage embrassant le sol. Je sortais un petit « Aie » avant de me retourner. Et soudainement, je vis la silhouette de cette cinglée devant moi, me sauter littéralement dessus. Pourquoi elle ne pouvait pas lâcher l’affaire, tout simplement. Sauf que là, si je me laissais faire, je risque d’y passer ! La folle m’étranglait ! J’agitais dans tous les sens, tentant de me débattre et de me libérer de son emprise. Bon sang, elle était tenace et très forte, avec ses bras frêles et fragiles. J’essayais de m’emparer de mes armes mais je ne pouvais pas les atteindre, ils étaient juste à quelques mètres de ma main. Elles étaient tombées au sol quand j’ai pris la pierre.

Il ne me restait plus qu’une seule et unique solution. Vu qu’elle n’arrêtait pas de m’embêter, à croire qu’elle va me suivre jusqu’au bout du monde, il faut que j’emploie des méthodes plus drastiques et radicales pour être tranquille. Le temps commençait à me manquer et l’oxygène aussi. Du mieux que je pouvais, je rassemblais mes forces dans mes mains, qui dégageaient un peu d’électricité. Puis j’agrippais ses bras, les maintenant fortement. De plus en plus d’éclairs apparurent autour. Ce visage souriant réapparut sur mon visage, c’était ce sourire que j’affichais quand j’allais ôter la vie à un ennemi. Sauf que là, c’est simplement une pauvre civile qui a perdu la tête. Dire que mon devoir est de les protéger…

« Va les retrouver !! »

C’était qu’une simple déduction, peut être que cette femme avait tout simplement perdu sa famille pendant cet assaut et qu’elle a perdu la tête. Quoi qu’il en soit, ma magie de la foudre passait à travers mes paumes pour l’atteindre et l’électrocutant sur le champ. Ses doigts qui s’étaient glissés sur mon cou se relâchèrent. Après quelques secondes de foudroiement, j’arrêtais l’attaque. Juste au cas où, je vérifiais son pouls, elle en avait encore. Bon sang, increvable c'est dingue. Enfin, je la laissais sur le côté, elle me lâchera enfin la grappe.

Il était temps de prendre la route, je repris Ninrai et Furinkazen qui était au sol, près de l’herbe qui brûlait. Il ne faut pas que je reste plus longtemps statique. Je me tournai en arrière, regardant le village se faire assiéger. D’ailleurs la petite fille aux cheveux verts avait disparu. J’espère qu’elle s’était réfugiée à l’intérieur. Par contre, elle avait quelque chose d’étrange, une sorte d’aura …Ce n’étais pas le moment de se focaliser dessus, je secouais ma tête pour oublier cette sensation puis repartit à l’assaut du mont, en espérant que cette fois ci, il n’y a pas de folle furieuse sur mon chemin…


Cecilia Iole Mentina


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La première partie de son plan avait fonctionné à merveille. Le dodongo avait explosé à côté du stalfos, emportant avec lui un de ses pieds. Il était totalement à sa merci et avec le coup de la claymore, l’ambrée espérait le mettre définitivement hors d’état de nuire. Ses oreilles distinguèrent brièvement les mots que l’abomination avait prononcés et alors qu’elle tentait de lui asséner le coup de grâce, le squelette pivota sur la droite. L’une des côtes du squelette se brisa sous l’assaut de l’alchimiste, libérant contre toute attente un brasier. Cecilia recula rapidement de quelques pas, lâchant par la même occasion la claymore et agrippant sa main gauche avec son autre main. Ces flammes lui avaient causées une magnifique brûlure, la peau de sa main gauche arborant désormais une jolie couleur rouge.  

Son coup n’avait pas fait mouche et c’était le principal, mais il avait eu moins d’impact qu’elle l’espérait. Son adversaire était toujours debout et elle n’allait pas tarder à regretter d’avoir manqué son coup, surtout que sa main gauche était partiellement inutilisable. Heureusement que cette partie de sa peau était dénudée, soigner une brûlure du second degré était déjà compliqué sans qu’il ne faille s’occuper en même temps d’un tissu qui aurait pu s’incruster dans la peau après la brûlure. En tout cas, cela lui avait permis de se rendre compte qu’il y avait un feu qui habitait ce squelette, ce qui lui faciliterait grandement la tâche pour le mettre hors d’état de nuire et une bonne fois pour toute.

Mais l’ambrée ne fit pas attention à son ennemi, pensant qu’elle l’avait bien mis en déroute avec ce coup. Lorsqu’elle releva la tête dans sa direction après avoir entendu des bruits suspects, elle eut juste le temps de voir que le squelette se servait d’un arbre comme appui et qu’il l’attaquait directement avec sa lame. Cherchant à esquiver le coup en pivotant sur le côté, elle n’avait pas réagi assez rapidement pour s’en sortir indemne. La lame la toucha de plein fouet, brisant par la même occasion son masque et lui arrachant un cri. Sonnée par l’attaque, l’alchimiste tomba de tout son poids, son front heurtant violemment le sol.

Quelque chose de chaud commençait à couler le long de son visage. Sa tête avait dû heurter une pierre lorsqu’elle était tombée au sol. Sa main droite vint saisir une de ses dagues, au cas où elle devrait se défendre d’un éventuel assaut. Mais quand elle tourna légèrement la tête pour voir ce qu’il était en train de faire, elle ne put que voir le squelette s’élancer sur elle. Ses yeux ne quittèrent pas une seule seconde le brasier qui se trouvait entre ses côtés. Quoi qu’elle fasse, il lui serait impossible d’éviter à temps l’étreinte mortelle du squelette, il était bien trop imposant. Sa dernière vision fut celle du guerrier roux qui avait profité de la situation pour s’élancer vers l’abomination, avant que sa vision soit entièrement cachée par cette dernière.

Ayant encore assez de forces en elle, Cecilia eut juste le temps de créer un bouclier de vent sur elle-même afin de se protéger du brasier du stalfos. De cette manière, toute son attention était focalisée sur elle et l’hylien pourrait réussir à le vaincre définitivement, du moins c’est ce qu’elle espérait. Il fallait qu’elle tienne le plus longtemps possible mais dans tous les cas, le squelette allait y rester. Le sort de l’ambrée dépendait de la réussite de l’assaut de son allié. Sa main droite rangea la dague qu’elle tenait pour frôler une fiole. Dans le cas où la magie l’épuiserait et qu’elle ne pourrait plus se protéger, elle n’hésiterait pas à l’utiliser.


Llanistar van Rusadir


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« Je n’attendais que toi pour cela.»

Orpheos et lui s'échangèrent un regard d'où Llanistar tenta de masquer toute trace de son inquiétude. Sa précédente erreur avait presque valu au chancelier d'être brûlé gravement, il avait encore envie de s'en excuser auprès de lui, bien que ça ne soit pas le moment. Néanmoins, le nordique parvint à afficher une sérénité convaincante qui conserva le secret sur ses craintes. D'autant plus que sa complicité avec son musicien était sincère. Dans un cri de rage, plus destiné à lui redonner courage qu'à effrayer les bêtes, il chargea.

Le Général n'était pas à l'aise face à ces créatures nouvelles pour lui, qui semblaient pleines de ressources et dont il ignorait tout. Mais surtout, c'était face à elles que Orpheos et lui combattaient réellement ensemble pour la première fois, comme un duo, ou un couple pour ceux qui connaissaient la vérité. Llanistar faisait confiance à son ami mais, en son coeur, il savait que tant que cette paire n'aurait pas fait ses preuves, il resterait anxieux quand aux risques que le chancelier encourrait. Il se fichait bien de lui même, mais si son homme devait être blessé à cause de sa négligence, le nordique ne se le pardonnerait jamais.

Arrivé à quelques pas des Dodongos, le général se planta en garde, son épée brandie devant lui. La bête qui lui faisait face soufflait de la fumée noire par ses naseaux, ses griffes raclaient la terre et sa tête se balançaient légèrement dans l'attente d'une agression. Llanistar exécuta soudain une feinte inoffensive mais vive, qui fit réagir la créature. Aussitôt, celle ci donna un violent coup de patte tandis que sa gorge semblait s'embraser de l'intérieur. Un sourire vint au nordique, il avait compris.

Se jetant à nouveau en avant, il bondit presque au contact du Dodongo qui réagit, surpris, en tentant de lui déchirer une jambe de ses griffes. Aussitôt, Llanistar grimpa sur l'animal, écrasant sa tête, le maintenant au sol. L'épée du Rusadir vint clouer l'une de ses pattes avant, et, ainsi maîtrisé, il ne put empêcher le bras, au quart métallique, du nordique de plonger une dague dans la fragile membrane de sa gorge. Sitôt que son cri d'agonie retentit, Llanistar retira son épée et bondit hors de portée de la déflagration.

De son côté, Orpheos en était à deux Dodongos abattus. Et Llanistar aurait pu l'observer, l'admirer, des heures entières. Les Sheikahs avaient ceci d'unique que leur style de combat ressemblait plus à une dance, infiniment complexe mais magnifique lorsque exécutée par un modèle de statue comme le chancelier. Mortelle aussi, et implacable pour qui ne savait rien de l'art de se battre. Une technique d'assassins sans doute, mais d'assassins poètes.

Llanistar se relança à l'assaut, cette fois sur une des créatures dont la gueule s'ouvrait dangereusement en direction du musicien. Son souffle fut coupé lorsque l'argent lui découpa la queue et à peine se fut il, rapidement pourtant, retourné que la lame vint se ficher dans sa gorge. Agonisant, la bête se replia étrangement en boule, comme lorsqu'elle avait dévalé les flancs de la montagne. Saisissant sa chance, le général l'agrippa à deux mains, ses doigts de métal trouvant des prises dans la carapace irrégulière, et l'envoya exploser sur deux de ses congénères. Le souffle faillit déconcentrer Orpheos qui achevait le dernier de la portée et s'en écarta pour buter sur le général. Ils échangèrent un sourire mais se privèrent d'un baiser en remarquant que des soldats s'approchaient. Llanistar glissa tout de même à son amant, plutôt rassuré,


« Pas trop mal pour des oreilles pointues. »

Les soldats qui vinrent à eux étaient de la garnison du village. Ils annoncèrent que la majorité des habitants avaient été évacués et demandèrent ce qu'ils devaient faire à présent. Leur général les observa avec un regard sévère, mécontent du manque d'esprit d'initiative de leurs officiers, mais il réalisa soudain que ceux ci étaient peut être morts... Ou bien avaient fuit lâchement. Pourtant, Llanistar et Orpheos ne pouvaient rester ici. Si Ganondorf se trouvait sur le volcan, c'était de leur devoir de se confronter à lui, quand bien même l'idée suffisait à broyer de peur les tripes du nordique. Sa voix était grave et ferme lorsqu'il répondit,

« Défendez le village, contre ses ennemis, contre le feu. Ne le laissez ni se consumer ni être pris par les Dragmires ! Je vais à la poursuite de l'Ennemi sur la montagne du péril, ne me suivez qu'une fois votre tâche accomplie ici. Rompez ! Après un vif garde à vous, les soldats repartirent vers les zones de combat. Llanistar eut un regard pour Orpheos avant de lui déclarer, J'espère que nous sommes prêts pour ce qui vient. »

Leurs pas prirent la direction du Volcan, de sa silhouette de mort, des secousses qui l'ébranlaient depuis plusieurs minutes maintenant.


Ne faisant pas attention au brouhaha qui se trouvait autour d’elle, Saria continuait de progresser dans le village Cocorico afin de rejoindre le portail qui la mènerait jusqu’au mont du péril. Sa course fut très vite arrêtée par un garde qui semblait l’avoir suivi jusque-là au point de la forcer à s’arrêter. Il y avait des moments où elle regrettait cette petite taille, les autres hyliens ne la prenaient pas au sérieux alors qu’elle avait beaucoup d’énergie à revendre. Tentant au début de le convaincre de la laisser passer, elle constata rapidement qu’elle parlait à un sourd et que cela ne servait à rien de dialoguer avec lui. Avant même qu’elle ait eu le temps de lui fausser compagnie, ce dernier l’attrapa et la balança sur son épaule comme un vulgaire sac à patates.

Se débattant pour qu’il la pose à terre, la kokiri frappait l’armure du soldat avec ses petits poings même si elle savait pertinemment que cela ne servirait pas à grand-chose. Le chemin vers le mont du péril s’éloignait de plus en plus, elle n’avait plus qu’à tout recommencer une fois qu’elle pourrait enfin marcher. Le soldat la déposa avec des personnes âgées tout en leur demandant de faire attention à elle. Regardant l’homme partir, elle s’approcha du couple une fois qu’il ne fut plus dans son champ de vision.


"Je ne peux pas rester ici sans rien faire, faites attention à vous."

Craignant qu’ils tentent de la retenir, Saria partit instantanément. Si elle prenait rapidement de l'avance, elle savait bien qu'ils ne pourraient pas la rattraper et qu'elle pourrait continuer sa quête sans se soucier d'eux. Une fois qu’elle s’était bien éloignée, elle s’arrêta un moment afin de voir plus en détail le chemin qu’il fallait qu’elle prenne jusqu’au mont du péril. Bien sûr, la route qu’elle voulait prendre était parsemée d’embuches entre les stalfos, les dodongos et les gerudos. Contre l’avis de sa fée Talia, la kokiri s’aventura de nouveau dans les ruelles du village, cherchant à rejoindre coûte que coûte le chemin du mont du péril pour aller prévenir ses amis les gorons.

Pendant sa course, son cœur se noua. Elle avait l’impression de sentir la présence de son ami à proximité et savoir qu’il était dans cette fournaise ne la rassurait pas trop. Mais elle le connaissait bien et elle était sûre qu’il allait s’en sortir comme toujours. Continuant son chemin vers le mont, elle passa à côté d’une maison en flammes qui s’effondra avant même qu’elle ait réussi à passer. Sursautant sur le coup, la kokiri tomba sur les fesses, réalisant qu’elle serait sûrement sous les décombres à quelques secondes près. Elle leva la tête et vit une silhouette virevolter, suivie de près par trois gerudos. La femme qu’elles poursuivaient semblait mal en point, son cri de douleur lui perçait son âme et même si elle ne pouvait pas faire grand-chose pour y remédier, elle pouvait au moins l’aider à se débarrasser de ses poursuivantes.

Prenant son lance-pierre dans ses mains, elle se faufila à travers les ruelles tout en gardant son objectif en vue. Elle se rapprochait de plus en plus du danger, son rythme cardiaque s’accélérait de plus en plus avec la peur qui commençait à s’emparer de ses membres. Son esprit tentait de faire abstraction de ce problème, ce n’était pas parce qu’elle était jeune qu’elle ne pouvait pas se battre. Son ami l’avait fait avant elle, pourquoi ne pourrait-elle pas suivre son exemple ? Elle arma son lance-pierre, visa l’une des gerudos et laissa filer le projectile qui heurta sa joue.


"Par ici !"

La femme touchée s’arrêta, ses sœurs firent de même lorsqu’elles ne sentirent plus sa présence à leurs côtés. Le petit affront de la kokiri ne semblait pas leur avoir plu et elles s’approchèrent d’elle, le poing bien serré autour de la poignée de leur arme. Elle regarda dans la direction que la jeune femme aux cheveux verts sombres avait pris : sa diversion avait réussi, elle avait pu s'enfuir. Rangeant rapidement son lance-pierre, Saria agrippa des noix mojos qu’elle abattit rapidement sur le sol afin d’aveugler les femmes du désert.

Profitant de cette distraction, la sage fit rapidement demi-tour afin de les semer puis se dirigea dans la direction qu’avait prise cette étrange silhouette que ces gerudos poursuivaient. Elle ne l’avait jamais vu auparavant mais il y avait quelque chose en elle qui lui semblait familier, comme si elle avait cru reconnaitre la présence de Farore. En tout cas, impression ou non, elle était blessée et dans une mauvaise posture, la kokiri devait faire tout ce qu’elle pouvait pour l’aider.

Ce compte est un compte narrateur : les personnages joués par le narrateur ne peuvent pas être utilisés par les joueurs ou joueuses dans leur post (sauf autorisation d'un admin) et les jets de dé du narrateur sont contraignants.



Negus Dragmire


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Ténèbres.

La situation devenait favorable pour l'immondice en os, bien que son état à lui devenait critique.
Malgré le fait qu'il avait brûlé les mains de l'ambrée, atteint son visage et qu'elle était désormais à sa merci. Malgré tout ces assauts, elle semblait immortelle.
Cette femme s'était réfugiée sous un bouclier d'air impénétrable qui empêchait le monstre de l'atteindre et ayant lâché son arme lorsqu'il s'était abattu sur elle, il ne pu tenter de percer celui-ci comme une brute. Mais le brasier qui s'échappait de la cotte d'os du colosse commençait à consumer la défense d'air. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne puisse ajouter son joli crâne à sa parure. Le démon d'os et de flamme se mit à frapper de toutes ses forces à l'aide de ses poings squelettiques afin d'accélérer le processus de destruction du dernier rempart.


« COUARDE !  »

*BRAM*
Un premier coup, fissurant son poing.
Les flammes rongeaient l'air protecteur.


« MISÉRABLE CLOPORTE !  »

*BRACK*
Un second coup, fracturant encore plus le poing menaçant de l'aberration.
Le brasier commençait à dévorer d'avantage la protection de vent.


« MEURS !  »

*CRAACK*
Un troisième coup, qui fit voler en éclat le bras du monstre.
Le feu quant à lui avait déjà entamé la majeure partie du bouclier, et de la bouche du Stalfos, jaillissaient des gerbes incendiaires.  

L'heure de la victoire venait de sonner...

*KRAK ! KRAK ! KRAK ! KRACK*

« Arggggh !  », un cri atroce résonna dans les rues de Cocorico.

Son ancien assaillant n'en avait pas terminé.
Sa colonne se fendit sous les assauts du Skaald. Il devait résister encore un peu. Il allait tuer cette femme, encore un simple effort ! Une fois celle-ci rayée de la surface d'Hyrule, il ne ferait qu'une bouchée du roux.

Et soudainement, la pluie se mit à tomber, ruisselant sur les os du mort jusqu'à son feu, diminuant sa puissance. Les éléments eux-mêmes jouaient en faveur des adversaires du colosse d'ivoire. Sous les coups de son assaillant, il lâcha son emprise sur l'alchimiste. Il tenta de repousser l'adversaire, puis de se relever, mais son équilibre lui manquait. Alors, il bascula et s'écrasa contre le sol boueux de la place Cocorico. Son feu se mit à diminuer, jusqu'à devenir une légère braise qui tentait tant bien que mal de survivre.

Le géant d'ivoire était tombé. 







[ Note HRP : Negus n'est pas mort, mais à première vue, il semble l'être. ]


Link


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Les flammes glissaient sur sa lame et lui chauffaient doucement les doigts. Les mailles pesaient sur ses épaules, quand bien même il s'y était habitué. Le cuir grinça en silence, alors qu'il affermissait sa poigne sur la hampe, le regard figé. Au bout des pics de glace qui partaient de ses yeux, la Dragmire fit un petit geste pour signifier à ses troupes de s'écarter. De quoi leur négocier une piste de danse, à l'évidence. Il renifla, sans la quitter des yeux. Il savait pertinemment que s'il le faisait, il mettait une vie de plus en danger : si Swann n'avait pas encore repéré le soldat qui se jetait sur elle, lui si. Et il ne comptait pas la prévenir, quand bien même cela signifiait faire attendre. Attendre la fin du calme avant la tempête.

Bien assez vite vint l'ouragan. Le visage de la lionne se brisa alors qu'elle partait involontairement vers l'avant, titubant plus que de raison. D'apparence, son camarade d'une joute avait su mener son assaut, aussi ne se concentra-t-il pas immédiatement dessus. Les Gérudos l'encerclaient encore et passeraient à l'attaque trop vite pour qu'il puisse tenter quoique ce soit s'il ne réagissait pas maintenant. Brièvement, il se déporta sur sa gauche et envoya son pied dans l'abdomen nu (à l'inverse du sien, recouvert de mailles sous de la guerrière. De sa main droite, libre, il agrippa fermement la hampe de la lance. Ses doigts se nouèrent autour du bois, du cuir et des plumes qui tenaient lieu de parure. Sans un mot, alors que sa première adversaire suffoquait et cherchait l'air, l'Hylien tira d'un coup sec. Et s'il sentit quelques échardes griffer sa peau, par endroits, il savait que la rouquine en récupérerait bien plus que lui. Avant qu'il ne grogne et qu'elle ne lâche pour aller chuter sur les débris d'un étal en proie aux flammes, la sagaie était sienne.

Link ne se retourna pas immédiatement. Saisissant tant bien que mal l'extrémité de la lance de sa deuxième main, il frappa d'un grand coup dans son dos. S'il ne blessait personne, au moins parviendrait-il à maintenir à distance ses assaillante, le temps de leur faire face. Il pivota juste à temps pour discerner une enfant du désert se jeter sur lui, cimeterre en main. Ses contours, flous, il bondit en arrière, peinant à estimer avec justesse la distance qui les séparait. Sans qu'il ne le réalise la visibilité avait diminué, au point qu'il ne perde la Dragmire des yeux. « Maudit !— », siffla-t-il, balançant de droite à gauche le givre qui cristallisait dans ses yeux, sans parvenir à les retrouver ; elle ou son allié de fortune. En l'absence de pluie et avec tout juste une fontaine sur la place, il doutait de l'origine de la brume qui l'entourait. Non sans grincer des dents, l'Enfant-des-Bois compris que son adversaire avait ajouté quelques surprises au panel de mouvement qu'elle avait employé par le passé. Plus que de ses estocs, il devrait se méfier de sa magie.

Excalibur flamboyait toujours, éclairant à moins d'un pas autour de lui. Tout juste assez pour indiquer sa position,à un oeil entraîné et aiguisé, mais pas suffisamment pour l'aider véritablement. Sans ranger sa lame pour autant, le vagabond s'avança dans le brouillard.

La première guerrière de Ganondorf qu'il y rencontra ne fit pas long feu : ce fut l'affaire d'une simple passe pour la désarmer. Armant son bras, le blond écrasa son poing sur l'arcade de l'amazone, non sans envoyer son genou percuter son foie. Dans un souffle et sans un bruit, la farouche s'effondra, en proie aux tristes songes du Poisson-Rêve, laissant l'Hylien continuer sa quête à la recherche de Swann. Pestant contre sa naïveté de la fois passée et l'idiotie qui avait été la sienne, quand il avait laissé la bretteuse lui filer entre les doigts, le Fils-de-Personne ne vit pas venir l'acier qui monta à sa rencontre. L'épée de Légende siffla, fendant l'air, mais bien trop tard pour contrer efficacement le coup de tranche de la Gérudo. « Ugnnnh... — » Parvint-il à grommeler, alors qu'une vive douleur gagnait son flanc. La langue de feu que dessinait sa lame s'éleva avec plus de fermeté et de rigueur qu'un instant plus tôt, puis retomba. Une fois de plus, l'acier céleste chanta, avant de s'immobiliser, au terme d'un affrontement rapide, mais meurtrier. Sa main, qui avait lâché la javeline durant l'assaut, chercha l'appui froid mais salutaire des roches qui composaient la paroi d'une masure qu'il avait longé. L'humidité poissait ses tempes, rongeait son front, tandis qu'il chancelait, une grimace tordant sa gueule.

Au loin, une violente bourrasque balaya un pan de la brume, dévoilant les deux guerriers. Il grogna, toujours accolé au mur. La mer grise, de brouillard, de fumée et de gaz, se reforma aussi brusquement qu'elle s'était ouverte, sans qu'il n'ai le temps de bouger. « Cors-dieu — ... » Murmura-t-il, d'une faible voix. Et si les flammes sur sa lame brillaient encore, vivaces, l'acier s'était figé.

Quand Swann Dragmire se recula d'un petit bond, après son assaut, l'épée de Maître n'avait pas bougé, ou si peu. Tout juste avait-elle glissé de quelques pouces, comme si la poigne de son porteur se desserrait doucement. Enfouie dans un nuage de cendre, elle semblait inaccessible, à l'image de celle qu'on avait nommé Cygne. Llanistar avait échoué à l'attraper, Impa n'avait su la retenir. Et si l'Hylien ignorait tout de cela, la première fille du Patriarche avait su offrir un véritable défi, jusqu'à présent.

La parure qui ornementait la fin de la hampe, comme pour marquer la naissance de cette pointe aussi fine et aiguë qu'un surin, fredonna un air mesquin, le temps d'une seconde. Comme si l'alliage tintait clair, soudainement, juste avant qu'il ne file droit vers la hanche de la demoiselle. Et tandis qu'Excalibur sommeillait, enfoncée dans la caisse qui la soutenait, Link porta un deuxième estoc, vif et précis. Il ignorait que son adversaire portait des mailles, ce soir, mais il aurait procédé de même en le sachant : un coup de tranche rebondissait sur une cotte, là où une estocade la perçait. Son premier coup visa la hanche, juste à la naissance du bassin, tandis que le deuxième monta jusqu'à l'aisselle, cherchant à perforer et handicaper son vis-à-vis. La petite bouteille, accrochée aux atours Gérudos de la sagaie, en épousa la pointe. Il grinça des dents, alors que le temps lui semblait ralentir, puis se stopper. Cela avait beau être quelque chose qu'il avait anticipé et voulu... La déflagration le surprit néanmoins.

L'explosion calcina presque instantanément la pointe de la hampe et le projeta en arrière avec une force insoupçonnée. En dépit de la taille de l'arme, la détonation avait su l'arracher au sol pour mieux l'y plaquer à nouveau. Remerciant la cotte de maille qui lui avait évité l'essentiel des dégâts qui aurait pu lui incomber à sa précédente passe, Link tâcha de se hisser sur ses deux avant-bras, non sans cracher un peu de sang. Encore à moitié sur le dos, il peinait à distinguer quoique ce soit, tandis que le brouillard se reformait déjà. « Allez..! » Siffla-t-il, tandis que sa main glissait jusqu'à la hampe de son coutelas.


Abel Del Naja


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Enfin un peu de difficulté ! La petite venait tout juste de parvenir à se débarrasser de ces saletés de Dodongos miniatures. Et voilà qu’elle s’emparait de la lance d’Abel pour en embrocher un, dans le but très clair de le faire exploser sous son nez. Comme le noble l’eut deviné : son adversaire usa de l’explosion produite par la mort du reptile afin d’essayer de le surprendre. Trop prévisible, pensa-t-il avec légèreté…
En revanche, il ne prévit pas que l’ennemie délaisse un instant ses armes pour vouloir l’attraper au corps à corps. Rapidement, et voyant qu’il ne saurait y échapper, Abel matérialisa de nouveau son corps pour se laisser geler la tête entre les mains glacées de la garce. Juste avant que leurs peaux n’entrent en contact, et qu’il ne soit trop tard.


-Braaaaaaaaaaaw !

Un cri de guerre sur le côté vint alerter le noble ; l’autre saleté de femme venait de ressortir du nuage de fumée. Comment avait-elle fait ?! Par quel miracle absurde pouvait-elle tenir encore debout ?! Abel n’avait pas le temps d’y réfléchir, et tout se déroula en une seule seconde après qu’il se soit dégagé de l’emprise glaçante de sa compère.
La miraculée visait la tête d’Abel de sa lame-éclair ; la frigide pointait sa cuisse gauche de sa rapière acérée. Mais elles commettaient une grave erreur en attaquant simultanément dans un périmètre aussi proche, surtout avec une arme aussi destructrice que la magie ! Abel se laissa transpercer la cuisse pour s’emparer du pommeau de la rapière par-dessus la main de son adversaire, et l’utilisa pour pivoter avec elle dans les airs, inversant leurs positions, de sorte à ce qu'elle se trouve la première devant la lame électrifiée de son alliée.


-Idiotes…

Profitant de cette parade où les deux amies risquaient une sévère collision aérienne, Abel se dématérialisa pour se laisser retomber. Il venait d’esquiver de justesse une décharge électrique, avait dû se laisser blesser pour ne pas avoir pire, et lorsque ses pieds retouchèrent la terre ferme, il faillit être incapable d’étouffer un cri de douleur. Sa cuisse ruisselait de sang. Il serait désormais moins efficace pour combattre.

Un épais brouillard se répandait non loin d’Abel, là où il avait cru voir sa camarade Swann combattre deux hommes à la fois, et le noble se demanda si elle était à l’origine de ce tour de passe-passe. Il aurait été curieux de voir la belle se démener contre deux brutes… Pourquoi Abel devait-il se coltiner deux gamines, d’ailleurs ? Pourquoi n’avait-il pas droit de faire face à deux forts guerriers qui auraient mené son corps à la ruine ?
Un regard découragé vers ses ennemies plus tard, le noble décida de reprendre un combat qui commençait à l’ennuyer. Cependant, le vif signal de douleur qu’envoya sa cuisse transpercée lui rappela, à sa grande contrariété, qu’il allait devoir s’y prendre d’une manière un peu moins frontale.

Sans mot dire, Abel tendit le bras pour leur faire un signe de la main, afin de les inviter à le rejoindre sous le toit d’une maison à l’agonie. La pluie ne parvenait pas à éteindre les flammes qui ravageaient son intérieur.
Que choisiraient-elles ? Venir le combattre jusqu’au bout, à l’intérieur, malgré l’incendie et le toit qui risquait de s’écrouler par surprise ? Ou détruire directement celui-ci, comme elles l’avaient déjà fait chez Impa ? Cette solution-ci le forcerait à fuir sous le couvert du brouillard de Swann, qui continuait de s’étendre non loin de là, et il préférait qu’elles fassent preuve de courage en venant le voir au milieu des flammes.

Abel rejoint l’intérieur de la maison incendiée. Les meubles s'effritaient en braises, le plancher noircissait, et plusieurs objets en métal se liquéfiaient. La chaleur étouffa le combattant de Ganondorf, sa peau se mit à bouillir, et son masque surchauffa contre son visage. Le masque, néanmoins, le protègerait de cet environnement hostile dès qu’il en aurait besoin – contrairement à ses deux adversaires inexpérimentées. Oui, même dans l’ombre ou la flamme, Abel resterait le plus fort ! Il n’avait plus qu’à les attendre, alors qu’une poutre embrasée menaçait de tomber juste devant la porte d’entrée grande ouverte. Ses rapières étaient prêtes à recevoir leur sang.


Abigaïl


Inventaire

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(vide)

Le métal de son épée tinta contre le métal de la cotte de maille que dissimulait à peine la chemise noire de la combattante. Comme au ralenti, Abigaïl sentit qu'il s'y était pris trop tard : déjà, la Dragmire roulait sur le côté, évitant par là même son coup d'estoc. D'instinct, il voulut porter un coup de tranche en diagonal, vers le bas, afin d'atteindre au moins une partie du corps de la brune, peu importait laquelle, mais il se savait trop lent face à elle, elle qui se dérobait déjà hors de sa portée - et déjà, une lance acérée vint se heurter à son bouclier rond : Les filles du Désert répondaient enfin à son arrivée. Le choc de la collision ne fit que camper le soldat plus solidement sur ses pieds, et il écarta son écu pour dévier la pointe tranchante. Garde ouverte ? Pas pour longtemps, car son épée suivait le mouvement, et Trancheloup mordit profondément le ventre exposé de la Gérudo qui l'assaillait. Il eut une brève seconde de regret en voyant son adversaire mordre la poussière, la bouche tordue par un hurlement de rage et de douleur, mais c'était elle ou lui. Raison pour laquelle il ne s'attarda pas, et réaffirma sa garde alors qu'une autre guerrière du Désert venait à sa rencontre.

Il ne manqua pas de jeter un coup d'oeil preste et perçant en direction de la Dragmire : celle-ci avait tout à fait l'opportunité de les attaquer sur un autre front tandis que ses compagnes les occupaient, le Héros et lui-même. Mais celle-ci s'était placée près de la fontaine, et... le soldat ne fut pas en mesure de noter plus de détails, même s'il lui semblait que la lionne tendait le bras – un assaut à venir ? Ses yeux alertes ne pouvaient se permettre de quitter la combattante du Malin qui lui faisait face, une Gérudo qui fixait sa posture dans l'attente d'une faille, une seule, pour pouvoir s'engouffrer dans sa défense ouverte et l'atteindre directement de son sabre recourbé. Ils s'observèrent en chien de faïence, chacun dans l'attente de l'offensive adverse, lorsque la brume vint soudain envahir les environs. Tant pis : Abigaïl porta le premier coup, et sa lame vint frapper la rousse à l'horizontal – tout du moins, la silhouette de son adversaire, qu'il peinait de plus en plus à distinguer dans le brouillard. Celle-ci poussa un cri stupéfait, mais elle frappa tout aussi fort. Il bloqua du mieux qu'il put son offensive, à l'aide du bouclier, mais lorsqu'il tenta de dévier le croissant de lune mortel vers l'extérieur, celui-ci parvint tout de même à forcer sa garde et à atteindre son armure. Fort heureusement, un coup de tranche direct n'était pas d'une efficacité redoutable contre les plaques métalliques qui le recouvraient des pieds à la tête, et il avança vers la guerrière déjà blessée pour lui asséner un coup de bouclier, sans plus se soucier du choc qu'il ressentit en réceptionnant le coup qu'elle lui avait porté à la poitrine.

Bon sang, cette purée de pois. Le soldat s'éloigna promptement de sa dernière adversaire, sans doute à terre. Il n'était pas sûr, il ne voyait plus grand chose. Il pesta silencieusement contre ce maudit tour de passe-passe, qui représentait pour lui tout ce qu'il y avait de plus fourbe en matière de combat : il détestait la magie.
Qu'importe. Cette brume non-naturelle avait au moins l'avantage d'insonoriser légèrement les lieux, et pour un guerrier en armure, c'était une bénédiction – une bénédiction qui avait ses limites, car on l'entendait tout de même. Il décida alors de ne pas trop se déplacer. Juste s'éloigner de quelques pas, afin qu'on ne puisse pas le pister : il serait bien trop facile de se rappeler de l'endroit d'où il se tenait quelques instants plus tôt, et de venir le frapper sans délai... En revanche, l'absence de vision claire accentuait sa méfiance, et en pensant qu'une attaque pouvait provenir de n'importe où, n'importe quand, il sentait son corps se raidir à l'excès, alerte mais tendu.

Très honnêtement, il s'attendait à ce que le coup lui parvienne dans le dos. Mais sa vigilance ne put suffire tant les pas de la Lionne se faisaient feutrés. Il sentit tout de même un mouvement dans son dos, et du coin de l'oeil, entraperçut une silhouette penchée derrière son genou – l'adrénaline le saisit alors que la pointe de la lame ennemie s'enfonçait déjà dans l'articulation de son armure. Trop tard. Mais les jambières de cuir rugueux qui recouvraient ses membres sous sa cuirasse parvint à amortir un peu le tranchant de l'attaque : celle-ci aurait pu percer sa jambe une bonne fois pour toutes et réduire ses déplacements à néant, s'il ne s'était pas déjà fait avoir quelques années plus tôt au même endroit. L'attaque du Ranch par les armées du Malin avait laissé ses traces, et pour s'être déjà pris un tel coup mortel derrière le genou, le soldat avait renforcé les protections matérielles comme il pouvait.
Le cuir qui recouvrait la partie visée par Swann céda tout de même sous l'assaut, mais si l'acier perça la chair, il ne put le faire suffisamment pour handicaper le garde. Celui-ci se retournait déjà, en pivotant sur sa jambe libre, brève tentative pour déloger la lame de la Dragmire – ou mieux encore, de coincer celle-ci dans son armure pendant qu'il se mouvait - mais la Lionne réagit au quart-de-tour et délaissa la plaie superficielle qu'elle venait de lui causer pour cette fois tenter d'atteindre son bras armé. Il vit sa main droite remonter vers lui, vive comme une vipère, l'arme mortelle toujours au poing.


« Mange, garçon. »

Le métal légèrement teinté de sang passa dans l'ouverture de son armure, au creux de son bras, et le soldat ne chercha pas même à bouger l'épée qu'il tenait entre ses doigts : Trancheloup lui était inutile dans un tel cas. Mais alors que la pointe de la lame ennemie perçait une nouvelle fois sa chair, l'ex-garde royal porta un coup violent de bouclier à son adversaire, transformant sa protection en arme, en usant de toute la puissance brute dont il était capable. Avec son écu rond, il frappa de plein fouet la guerrière à la poitrine. Mais au même moment, en une fraction de seconde, la Dragmire leva sa main gauche en sa direction. Entre ses doigts, une carte de papier.

Malgré le poids conséquent que lui prodiguait sa cuirasse, Abigaïl se sentit décoller, soufflé par la bourrasque agressive que la magie élémentaire de la Lionne avait eu le temps de provoquer. Il tenta de pencher la tête et les bras en avant afin d'éviter tout risque de se briser quelque chose pendant l'atterrissage douloureux qui l'attendait, mais déjà son dos percutait la pierre avec brutalité. La pierre... et l'eau. Le soldat était tombé dans la fontaine, en évitant de très peu le rebord qui aurait pu s'avérer mortel pour sa nuque. Sonné, incapable de se mouvoir et ne serait-ce que de respirer sous le choc du coup, il resta étendu pendant un temps, laissant le liquide glacé s'insinuer dans les articulations de son armure. Ses blessures toutes fraîches pulsaient à son bras et derrière sa jambe, mais elles n'étaient pas mortelles, et son corps savait encaisser la douleur. Il toussa, encore, encore, mais le sang ne remonta pas à sa gorge : son armure avait su protéger sa colonne vertébrale, même si elle n'avait en rien amorti sa chute.


« Bordel, » eut-il le temps d'articuler tout en se redressant, lorsqu'une déflagration écarta la brume opaque de l'endroit d'où il venait. L'explosion lui révéla momentanément les deux autres combattants, et entrevoir le Héros du Temps, même à terre raviva en lui une flamme tenace d'espoir et de bravoure. Aucun d'entre eux n'était seul face à cette femme-assassin ; ils étaient en mesure de ne lui laisser aucun répit. Il enjamba avec urgence les rebords de la fontaine. L'eau avait alourdie son armure, mais qu'importe : il n'avait jamais compté sur sa vitesse en combat. Sa poigne se resserra sur le manche de son épée, avant qu'il ne brandisse son bouclier vers l'avant. Puis il fonça, la garde fermée, prudente, vers celle qui avait déjà su goûter de son sang. Il comptait bien lui rendre la pareille.

Il sprintait de plus en plus, alors qu'il se rapprochait de la zone de combat, car il connaissait la lourdeur de son armure comme si elle était la sienne, et il savait se mouvoir contre elle, malgré elle, avec elle. La silhouette de la Dragmire lui était à présent familière, et il ne perdit pas une seconde avant de lui porter un assaut frontal, sans se soucier de son état après la déflagration - il n'était pas un aristocrate, un gentilhomme au sens infaillible de l'honneur. C'était une chose qu'il trouvait tout à fait absurde en temps de guerre : il n'allait pas faire de cadeau à l'ennemi qui venait détruire sa vie ainsi que celle de tous ses proches, détruire ce village qu'il avait appris à aimer comme le sien.

Son bouclier le protégeait des coups directs, frontaux, tandis que son épée s'orientait en une estocade ferme (bien qu'il ne pouvait y mettre toute sa puissance en raison du coup qu'il avait reçu plus tôt), une frappe qu'il dirigeait vers les muscles de l'épaule de la Lionne, vers ces tendons qui reliaient son bras armé à sa poitrine. Tout comme elle avait cherché à frapper d'incapacité les déplacements du soldat de la Reine en le touchant derrière la jambe, lui-même cherchait à lui ôter toute possibilité future d'offensive.



Les braises de ses yeux ne brillaient pas et pourtant sa gorge rougeoyait plus que jamais. Sous la membrane qui reposait sur ses pupilles, l'incendie ne dormait pas. Son regard, attiré ça et là, suivait tantôt les colonnes de fumées qui montaient vers les cieux, tantôt les éclats brûlants qu'il parvenait à capter. La vitesse lui interdisait tout détail, tandis qu'il dévalait le versant, mu par une rage séculaire et immortelle. Les pattes de la bête, recourbées et ramenées contre lui, il roulait mieux que la plus ronde des roches. De sa gueule légèrement entrouverte fuyait le torrent de flammes qui semblait entourer tout son être. Quelques-uns de la tribu des pierres se tenaient jadis sur son chemin, accompagnés de guerriers tritons et de femmes à la peau basanée. Derrière lui ne demeurait que le sang, les os broyés et les chaires calcinées. Car rien ne l'arrêterait plus, dorénavant.

En moins de temps qu'il ne lui en fallait pour s'arracher au sommeil, le mastodonte avait sillonné tout le long du Mont du Péril. Dans son sillage, la montagne hurlait, claquoir béant et sanguinolent. De son simple réveil, il avait su briser les chaînes du volcan déjà malmené. Le nuage qui trônait sur le cratère s’intensifiait à mesure que ne chutaient des pans entier de son domaine. Des fragments du Pic qu'il arrachait. Que sa course délogeait bien involontairement mais sans le moindre remord. Le brasero logé entre ses mâchoires chauffait de plus en plus, grimpant aussi vite que sa fureur. Le Saurien feula et les flammes débordèrent un peu plus, entre ses crocs. D'abord doucement, puis avec plus de force. Bien vite, son cri rauque avait envahi le flanc de montagne qui chutait presque avec lui. Sans doute entendait-on son rugissement jusqu'en bas du Mont, au plus profond des tanières de chaume qui abritaient tant des proies qu'ils chassaient autrefois.

Avant même de le réaliser, la Guivre des Galeries s'éleva à la manière de certaines de ses soeurs capable de se hisser jusqu'au Maître de Feu. Aucun des siens n'osait franchir le chemin des Dents-de-Pierre, ni même passer la falaise. Lui volait au-delà de la mort, enveloppé d'un linceul parfois carmin, parfois orangé. Si vite qu'il avait appris à se soustraire aux lois de la terre et du ciel, il se laissa retomber. En cette nuit plus noire que l'encre, où la ravine s'improvisait son tremplin, il n'était plus un simple saurien, il n'était plus une simple vouivre. Il devenait l'astre de mort. Ce soleil noir qui s'effondrait sur un monde et le perforait jusqu'aux boyaux. Il n'avait pas d'ailes et n'en avait pas besoin. Le manteau incandescent qui était le sien était la preuve de ce qu'il avait toujours été.

L'ardoise avait sifflé sous la chaleur avant de craquer sous son poids. En l'espace de quelques secondes ; avant que l'enfant n'ai fini de crier ; l'intégralité de la masure avait rejoint la boue. Les poutres grésillaient encore et la chaux sombrait dans la vase quand il s'éloigna, dans les secondes qui suivirent l'événement. La bête roula encore, virant soudainement de bord. Une traînée ardente la suivait, marquant la terre des mêmes stigmates que l'acier laisse sur les chairs. Un son strident perça sa carapace alors qu'il sifflait comme le plus vile des serpents. Une nouvelle fois, des rivières mordorées s’échappèrent d'entre les rangées de canines qui tapissaient sa gueule. Les braises de ses yeux brillaient, désormais.
... Alea Jacta Est ...

Le chaos qui résulte de la descente du Roi Dodongo sépare la bataille pour le contrôle de Cocorico en deux parties. D'un côté, des groupuscules tentent de gagner le chemin vers le Mont et seront tous soumis à un D3 (Dé à trois faces), quand un autre groupe devra faire face à l'arrivée impromptue du seigneur des Sauriens. Ces individus-ci, qui ne représentent pas l'intégralité des combattants présents au Village (qui, rappelons-le, ne fait pas la taille de celui du jeu) seront tous soumis à un D6 (Dé à six faces).

*

Le D3 concerne l'intégralité des individus cherchant à passer jusqu'au Mont du Péril, dorénavant vide d'obstacle. Aria Fezerion, Llanistar van Rusadir et Orpheos tentent de déjouer les pièges qui se dressent sur le chemin vers l'ascension.

D3 — Un passage dangereux : Aria Fezerion

Si le résultat est compris entre 1 et 2 :
Aria a tout juste le temps d’apercevoir la boule de feu géante, que forme le Dodongo, lui passer bien au dessus de la tête. Les éboulis qui chutent avec le mastodonte bloquent la villageoise qui la poursuivait depuis lors, sans arrêter la jeune femme. La route vers le mont s'ouvre devant-elle, mais dès lors qu'elle débute l'ascension, un éboulement se produit derrière elle. Il n'est pas possible de redescendre vers le village dans l'immédiat.

Si le résultat est 3 :
Alors qu'Aria aussi vite qu'elle le peut, le Dodongo file au dessus d'elle, comme une étoile. Derrière lui, une pluie de pierre bloque le chemin vers le Mont du Péril, forçant la jeune femme à rebrousser chemin.

D3 — Un passage dangereux : Llanistar van Rusadir

Si le résultat est compris entre 1 et 2 :
Quand Llanistar distingue l'étoile ardente qui choit dangereusement sur le village, il a d'ores et déjà commencé à grimper le dur chemin du Péril. Prêt à retrousser chemin, il doit néanmoins se jeter sur le côté pour ne pas finir broyé par les roches qui suivent le Roi Dodongo. Quand la pluie de pierre cesse enfin, le chemin du retour est bloqué, contraignant le Général à reprendre l'ascension.

Si le résultat est 3:
Llanistar est engagé sur l'ascension quand le Dodongo s'aventure au dessus de lui. Bien que fermement cramponné à la falaise, le nordique ne peut éviter la roche qui percute sa cuirasse sans le blesser, mais qui le fait tomber. Quand le Général se relève, le passage est bloqué et son amant semble avoir disparu. Le chemin vers le mont est inaccessible dans l'immédiat.

D3 — Un passage dangereux : Orpheos

Si le résultat est compris entre 1 et 2 :
Orpheos a déjà amorcé l'ascension quand passe le Roi Dodongo. Habile et rodé aux exercices de souplesse, le Sheikah évite sans mal les roches qui tombent avec le Saurien. Conscient qu'il ne pourra pas faire marche arrière, néanmoins, il continue de grimper jusqu'au Mont.

Si le résultat est 3 :
Tout aussi agile qu'il puisse être, Orpheos ne peut s'extraire à la pluie de pierre qui semble poursuivre le Roi Dodongo. Il chute en contrebas et ne parvient pas à se relever à temps pour reprendre l'ascension. Dans l'immédiat, le reste de l'aventure prend place au Village.

[NOTA BENE : Tous les personnages qui franchissent le mont durant ce tour sont susceptibles de gagner directement le cratère. En l'absence des personnages joueurs pour défendre celui-ci, en raison de l'action précédente du Roi Dodongo, Llanistar, Orpheos et Aria sont exempt de jet de dés, s'ils parvient à monter.]

*

Le D6 concerne les combattants exposés à la fougue du Dodongo. Celui-ci chute dans les alentours de la place centrale qui ont vu se dérouler l'affrontement opposant Negus à Cecilia et Lanre et qui observent encore le combat entre Abel, Eluria et Miltiades. C'est donc logiquement vers eux que la créature se tourne. Negus étant d'ores et déjà incapable de combattre, il n'est pas soumis aux dés.

D6 — Face à la bête : Abel del Naja

Si le résultat est 1 ou 2 :
Lors de sa chute, le Dodongo s'écrase sur la maison qui jouxte celle où Abel s'est retranché. La secousse est si forte qu'elle en provoque un léger glissement de terrain, lequel résulte sur l'effondrement partielle de la maison qui accueille Abel. Le Dragmire, sonné est incapable de faire appel à ses talents de Passe-Muraille pour ce tour-ci.

Si le résultat est 3 ou 4 :
C'est directement sur la maison qui accueille Abel que le Dodongo s'écrase. Avant que celui-ci ne puisse réagir, il est violemment percuté par une poutre en proie en flammes. Sonné mais encore conscient, le Dragmire parvient à s'extirper de son calvaire mais doit quitter la masure de toute urgence. Superficiellement blessé, il n'est pas handicapé pour la suite des actions.

Si le résultat est 5 :
Abel n'a pas le temps de réaliser ce qui lui arrive qu'une poutre enflammée percute violemment son thorax. Le Dodongo s'affale sur la bicoque en laquelle il a trouvé refuge et les flammes rongent son torse, le laissant douloureusement brûlé et avec la survie pour unique enjeu. Incapable de continuer le combat dans de telles conditions il doit avant tout s'extraire des décombres. Une fois dehors il souffre d'un handicap modéré dans la bataille.

Si le résultat est 6 :
Le Dodongo écrase lourdement la demeure ou Abel s'est retranché. Les flammes qui recouvrent les écailles de la bête brûlent Abel autant que les piquants ne le blessent. Dangereusement blessé, le Dragmire souffre d'un handicap considérable pour la suite des événements et doit avant tout s'extraire à la maison en flammes.

D6 — Face à la bête : Eluria Daerren

Si le résultat est 1 ou 2 :
Eluria, aux prises avec Abel quelques instants avant la chute du Dodongo, est suffisamment proche du point d'impact pour en ressentir les effets. Elle titube comme si elle avait bu, avant de perdre l'équilibre. Glissant sur la boue, l'arrière de son crane vient percuter une racine, la laissant violemment sonnée. Incapable de reprendre le combat dans l'immédiat, la jeune femme est à la merci de ses opposants.

Si le résultat est 3 ou 4 :
Secouée par l'impact du Roi Dodongo, Eluria perd l'équilibre et chute lourdement. L'arrière de son crâne percute une racine qui la laisse trop sonnée pour reprendre les armes dans l'immédiat. Dépendante de sa camarade pour se tirer de ce faux-pas et toujours au sol, la jeune femme tente d'appeler à l'aide, en vain. Elle ne parvient qu'à alerter un bébé Dodongo égaré qui se jette sur elle, la mordant à l'épaule déjà mutilée.

Si le résultat est 5 :
Envers et contre tout, Eluria parvient à rester debout, quand bien même son équilibre reste des plus chancelants. Ses doigts se crispent alors qu'elle se prépare à ce qui va arriver. Qu'elle n'est pas sa surprise quand elle distingue enfin le Roi Dodongo sortir des décombres ! La jeune femme improvise tant bien que mal un sortilège qui ne parvient pas à arrêter la bête, ni même à la dévier. Le cuir du Saurien percute violemment la Rédemptrice à la jambe, l'entaillant profondément.

Si le résultat est 6 :
En dépit de toute l'énergie que la jeune femme a mis dans la préparation de son assaut, elle ne parvient pas à se protéger du Saurien, mais réussit à l'énerver. Alors qu'il passe droit sur elle, le Roi Dodongo dévie sa trajectoire et frappe d'un violent coup de patte Eluria, lui brisant la jambe sur le coup.

D6 — Face à la bête : Miltiades

Si le résultat est 1 ou 2 :
Miltiades n'a pas le temps de s'éloigner quand le Dodongo chute sur la masure. A quelques pas de l'impact à peine, elle ne peut s'éviter une chute aussi douloureuse pour son ego que pour son poignet, sur lequel la jeune femme écrase maladroitement tout son poids.

Si le résultat est 3 ou 4 :
Miltiades s'effondre malgré ses tentatives de garder l'équilibre. Tendant tant bien que mal les mains en avant pour se réceptionner, elle doit néanmoins jouer avec la boue : son poing glisse et s'embourbe dans la vase, tant et si bien qu'elle perd son épée. Son bras rappe douloureusement une roche alors qu'elle rampe pour essayer de la récupérer. A quelques pouces seulement de la garde de son arme, la rédemptrice tente de grignoter les derniers centimètres, mais une roche vient s'écraser sur la lame, la brisant en deux.

Si le résultat est 5 :
Alors que Miltiades, au sol, s'affaire à récupérer la lame qui lui a échappé des mains après la chute du Dodongo, elle reçoit une large roche sur le poignet droit. La jeune femme pousse un cri strident tandis que l'articulation se brise dans un bruit lugubre. Incapable de bouger la main, la rédemptrice va devoir jouer gauchère pour la suite des événements.

Si le résultat est 6 :
Miltiades n'est pas tombée mais reste un instant incomprise face à la créature qui lui fonce dessus. Consciente qu'elle ne pourra pas affronter la bête, la jeune femme se retranche soudainement dans une maison juste derrière elle. Avant de pouvoir en sortir, elle entend les pleurs d'un nourrisson et s'approche. Si la jeune femme n'est pas handicapée au combat, elle doit cependant veiller qu'il n'arrive rien à l'enfant. Par conséquent, les prises de risques potentielles sont largement diminuées.

D6 — Face à la bête : Lanre

Si le résultat est 1 ou 2 :
Lanre, aperçoit l'étoile en chute depuis le Village et réalise que la créature va s'effondrer sur l'une des bâtisses. Sans trop savoir pourquoi, il se met en tête de la suivre et tandis qu'il court les yeux rivés sur le ciel, il est percuté par un mur compact de vieillards, de femmes et d'enfants. Avant qu'il n'ai pu souffler, le roux est éloigné de la zone de combat.

Si le résultat est 3 ou 4 :
Les yeux et le nez en l'air, à la poursuite de l'étoile en chute, Lanre n'aperçoit que trop tard la menace qui se dessine devant lui. Le cimeterre manque de lui dessiner une deuxième paire de lèvres sous le menton, mais rencontre à la place le bras qu'il a levé juste à temps. L'acier pénètre la chair sur un peu plus de trois centimètres. Si le roux ne sent pas nécessairement la douleur, le sang qui coule le long de l'arme de son adversaire est suffisant pour le renseigner. Passé l'effet des potions, il devient difficile de manier son bras (et par conséquent la claymore).

Si le résultat est 5 :
Le roux parvient à suivre l'étoile qu'il a repéré dans les cieux jusqu'à ce qu'elle s'écrase sur l'une des masures. Alors qu'il se rue au combat, le Roi Dodongo le projette d'un puissant coup de queue. Lanre percute la façade d'une autre maison, et se relève avec deux cottes cassées.

Si le résultat est 6 :
Lanre se jette à l'assaut de la bête et parvient à éviter la queue qui l'attendait pourtant. Alors qu'il parvient à se glisser dans le dos du Saurien, celui-ci pivote suffisamment rapidement pour surprendre le roux et le frappe d'un violent coup de tête en plein thorax, lui déboîtant une épaule. Avant même qu'il ne puisse le réaliser, le Ceald est propulsé dans les airs, comme si le Dodongo l'avait jeté vers le haut.

D6 —  Face à la bête : Cecilia

Si le résultat est 1 ou 2 :
Cecilia est toujours au sol quand le Roi Dodongo chute sur la masure. La jeune femme tente de se relever, sans y parvenir. Les forces lui manquent et bien qu'elle essaye de se hisser, la foule des fuyards la bouscule, la jetant, le visage dans la boue.

Si le résultat est 3 ou 4 :
Alors qu'elle tentait de se relever, Cecilia est prise dans un mouvement de foule tandis que les derniers résidents sont évacués par la garde de Cocorico. Malheureusement pour elle, vieillards, femmes et enfants poursuivent un seul objectif : s'arracher vivants à ce bourbier. Alors que son visage embrasse la boue et le sang, une fillette marche sur la blessée, enfonçant maladroitement la tête de Cecilia dans la vase. La jeune femme, en insuffisance respiratoire considérable manque de s'étouffer quand la foule passe enfin. Meurtrie de courbature et couverte de terre autant que de traces de chausses, elle se tourne sur le dos, incapable de se relever, priant les Déesses de lui offrir une nouvelle occasion de respirer.

Si le résultat est 5 :
En rabattant tant bien que mal ses jambes contre elle et en se plaquant contre un tonneau non loin, Cecilia parvient à s'arracher au mouvement de foule qui aurait pu la tuer. Alors que la jeune femme pousse un profond soupir, la lueur d'une torche vient éclairer son visage malmené par Negus. « Debout ! » Lance alors un soldat de l'armée Hylienne, tendant la main. « Mais... Vous êtes de cette organisation criminelle ? » Souffle-t-il alors, en repérant l'uniforme et le masque brisé de Cecilia. « Venez avec moi. » Ajoute-t-il, soudainement sec, tandis que ses camarades soulèvent la jeune femme et enserrent ses poignets de carcans de fer.

Si le résultat est 6 :
Recourbée contre son tonneau, seule, loin de tout mouvement de foule ou de tout troupier de Llanistar van Rusadir, Cecilia aspire à un instant serein de calme. La jeune femme sent son énergie l'abandonner et le sommeil s'emparer d'elle. Devant ses yeux s'allument des couleurs vivaces tandis qu'à ses tympans bourdonnent de violentes explosions. Elle ignore s'il s'agit d'éléments réels ou que son esprit imagine, mais peu à peu prend conscience qu'un corps chaud a atterri sur ses genoux. Prise d'une peur panique, la Rédemptrice ne comprend que trop tard qu'il s'agit du cadavre d'un bébé Dodongo projeté hasardeusement par le Roi Dodongo. Quand elle le repousse, le souffle de l'explosion la projette néanmoins contre le mur, la laissant violemment sonnée.

Ce compte est un compte narrateur : les personnages joués par le narrateur ne peuvent pas être utilisés par les joueurs ou joueuses dans leur post (sauf autorisation d'un admin) et les jets de dé du narrateur sont contraignants.



Le membre 'Le Narrateur' a effectué l'action suivante : Puissent les Déesses guider votre destin...

#1 'Dé à 3 faces' :

#1 Résultat :


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#2 'Dé à 6 faces' :

#2 Résultat :

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Grâce à un miracle dont elle ignorait la nature, intervention terrestre ou céleste, la prêtresse de Farore était parvenue à fuir ses trois poursuivantes Gérudos. Mais elle serrait les dents et fusillait du regard, supportant de moins en moins cette pluie qui tombait sur le village, car avec sa robe détrempée et sa chevelure dégoulinant d’eau, son élégance habituelle ne paraissait pas être davantage qu’un souvenir. Elle avait plutôt l’allure, désormais, d’une clocharde égarée par une météo ingrate. Une clocharde même pas maîtresse de son propre corps.

-Tu peux arrêter de me faire courir et voleter dans tous les sens ?! s’écria-t-elle en baissant la tête vers son ombre ensorcelée. Nous avons semé depuis longtemps ces sales rouquines !

Le démon ombrageux força alors la religieuse à exécuter les pas de la danse des Gorons ; manifestation de joie qui lui donna l’air parfaitement stupide.

-Mais qu’est-ce qu’elle fait… Qu’est-ce qu’elle me fait faire ?! cria l’oracle en se dandinant et en sautillant malgré elle, consciente de tout le ridicule du spectacle donné.

Sa main se plaqua alors toute seule contre sa bouche. Elle avait crié sa colère un peu trop fort, et l’ombre le lui faisait comprendre. Ils risquaient à tout moment de se faire découvrir par quelque Gérudo perdue dans le village partiellement détruit et enflammé. La bataille n’était pas terminée, c’était vrai. Elle devait encore faire attention, et se montrer la plus discrète possible.
Quelle poisse de se retrouver dans un tel carnage !


-Est-ce votre manière de me dire, Farore, qu’il me faut faire preuve de courage… ?


La solution la plus envisageable et la plus sensée, bien sûr, aurait été la fuite. Mais ce démon qui manipulait son ombre l’en empêchait ! Elle lui faisait toujours serrer dans sa frêle main la lance qu’elle aurait dû user contre sa sœur en bleu. Peut-être était-ce un réel signe de la volonté des Déesses que de l’en avoir empêchée… ?
Le courage se trouvait peut-être ailleurs que dans la voie qu’elle s’était elle-même indiquée : tel était le message de ces signes que la prêtresse croyait interpréter.


A nouveau, son courage fut mis à l’épreuve lorsqu’un formidable tremblement de terre secoua le village entier. Si l’ombre n’avait pas maintenu son corps droit, elle serait certainement tombée. Que diable venait d’arriver ? Quel désastre imminent cela annonçait ?

Le cœur de la prêtresse manqua un battement dans sa poitrine.

Un gigantesque monstre venait d’envahir les alentours de la place centrale du village, encore sujette à de rudes combats, et levait son énorme tête écaillée à la même hauteur que le toit des maisons. Ses yeux noirs crachaient la fureur comme sa gueule béante crachait des gerbes de feu. Ses quatre pattes écrasaient les derniers malheureux qui n’avaient pas encore fui sur son passage.

Soudain, le corps de la prêtresse lévita tout seul pour aller se poser en hauteur, sur le toit d’une chaumière qui n’avait pas encore pris feu. L’ombre, qui avait désiré la faire combattre, semblait maintenant vouloir la mettre en sécurité. La même ombre qui se détacha soudainement de la sienne pour lui adresser un signe de la main.


-Comment cela, au revoir ?! Ne me laisse pas ici toute seule !


Mais l’ombre glissa le long du toit pour disparaître dans la nuit, abandonnant la religieuse perchée sur son toit.

Par les Déesses, qu’allait-elle faire maintenant ?! Premièrement, mieux valait attendre un moment avant de chercher à descendre. Sa cheville foulée lui faisait mal, le toit était trop haut, sa lance n’était qu’une maigre défense, et surtout… Il y’avait cette bête monstrueuse, qu’elle reconnut finalement comme un Dodongo géant, qui ravageait absolument tout sur son passage. Il se trouvait encore loin d’elle, mais pour combien de temps ? Mieux valait attendre ici et se cacher derrière la cheminée. Si un allié venait, elle le suivrait, et si un ennemi la visitait, elle le planterait. C’était aussi "simple" que cela.

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Eluria Daerren


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(vide)

*Touché!*

Elle n'en revenait pas, depuis le début du combat elle avait enfin réussi à blesser l'ennemi. Elle était tellement surprise qu'elle ne s'était pas rendue compte que son amie était revenue à la charge pour une tentative d'attaque simultanée. Son cri de guerre l'avait quelque peu rassurée, mais l'effet de surprise de la réussite de son coup lui avait momentanément fait perdre son attention.
Moment dont l'homme masqué profita pour saisir le pommeau de sa rapière en vue de pivoter pour envoyer la Rose Noire à la rencontre du Tonnerre Pourpre, rapière électrifiée prête à mordre la chair. Dissimulés derrière son masque, ses yeux s'écarquillèrent. Elle devait trouver à tout prix une parade pour s'en sortir sans se blesser l'une contre l'autre. Elle n'avait pas jaugé son adversaire, ne le connaissant pas. Mais de toute évidence il était sacrément rusé pour retourner chaque situation à son avantage. Il était vraiment dangereux, même blessé.
Afin de se protéger, elle plaça ses avant-bras en croix devant son visage, et forma une plaque de glace sur ces derniers pour amortir le choc contre la lame. Mais cela ne la protégea pas du courant électrique qui la parcourait et retomba lourdement sur le sol, légèrement sonnée. Elle entendit non loin la voix de son adversaire.


-Idiotes...

Eluria se releva tant bien que mal, cherchant à stabiliser sa vue, mais le brouillard qui s'était installé non loin rendait la tâche difficile. Lorsque sa vue fut à peu près stabilisée, elle vit l'homme leur faire signe de la main en désignant une maison en proie aux flammes, sur le point de s'effondrer. Elle regarda son amie qui avait l'air de vouloir continuer d'en découdre, tandis que le masqué rejoignit la bâtisse.

Je ne sais pas ce qu'il a derrière la tête, mais ça ne sent pas bon pour nous.

Pour elle, répondre à son invitation serait du pur suicide, même si il restait blessé à une jambe. La maison était à la limite de s'effondrer, et il utiliserait le même tour de passe-passe dont il s'était servi auparavant pour fuir au dernier moment. Elle avait envisagé de la détruire à distance pour le forcer à prendre la retraite, mais quelque chose d'autre allait s'en charger pour elle.
Eluria sentit la présence de quelque chose d'énorme. Elle leva les yeux et vit une gigantesque masse sphérique s'écraser sur la maison qui était voisine à celle où le Dragmire les attendait. Le choc fut si brutal que la maison où il se terrait s'effondra en partie. La Rose Noire en aurait bien profité pour finir de détruire ce qui restait de la maison, si l'onde de choc ne lui avait pas fait perdre l'équilibre au point de chuter en heurtant violemment la tête contre quelque chose de dur. Elle ne sut dire si c'était une pierre ou autre chose.
A moitié assommée, elle appela sa soeur d'arme pour qu'elle puisse l'aider à se relever. Mais un bébé Dodongo qui passait par là fut alerté par les appels désespérés et se jeta sur elle pour refermer sa puissante mâchoire sur l'épaule mutilée offerte, lui arrachant un cri de douleur. La situation devenait de plus en plus périlleuse et elle se demandait si elle allait s'en sortir vivante. Si oui, il lui faudrait des soins de toute urgence.


Swann


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(vide)

Un sifflement strident.

Il résonnait à ses oreilles, à l'intérieur même dans sa tête. Pendant de longues secondes, il n'y avait plus que lui et une violente douleur qui lui tiraillait tous les muscles de son corps. Elle avait l'impression que sa peau brûlait comme celle d'un malheureux que l'on sacrifiait sur un bûcher. Tout était flou ; au bout d'un moment, elle se rendit compte qu'elle était allongée sur le sol, dans la poussière. Doucement lui revinrent en mémoire les différents événements qui l'avaient menés à épouser la terre qui recouvrait la place de la fontaine. Elle se rappelait du Héros ; d'une lance ; d'une explosion soudaine.

Tout était allé si vite.

Le sifflement s'estompait lorsqu'elle pu reprendre le contrôle de ses membres. Doucement, elle parvint à se redresser avec l'aide de ses bras, la ramenant assise sur ses genoux. Sa tunique noire, déchirée par endroits, fumaient encore de l'ardente flamme qui l'avait recouverte. Un être humain normalement constitué n'aurait jamais pu survivre à une telle déflagration ; et si ce n'était les flammes qui auraient dû la dévorer, au moins aurait-elle dû se rompre la nuque après le vol plané provoqué par la puissance du souffle. Elle douta, au début, être encore vivante. Sur sa peau, nulle brûlure, juste poussière et cendres qui s'envolaient au gré d'une légère brise d'hiver. Était-ce cela, le pouvoir de Ganondorf ? Le pouvoir de l'ombre et de la flamme ?

Il lui fallait au moins ça pour survivre à la ruse du Héros du Temps. Superbe stratagème que celui de lui faire croire être là où il n'était ; habituellement, c'était elle qui était rompue à ce genre de fourberie. « Imprévisible... », parvint-elle à souffler alors qu'un sourire ni bon ni mauvais lui étirait les lèvres. La dragmire avait beau garder un visage stoïque et froid durant ses divers affrontements, elle n'en restait pas moins très joueuse. Et Link l'amusait énormément. Elle avait eu tant de préjugés à son encontre ; à tort, elle avait pensé que sa condition de Héros l'obligeait à obéir à des préceptes, à un code qu'il s'infligerait. Dans les contes et les légendes, les plus grands étaient toujours représentés comme droits, honorables et fondamentalement justes. Comme un trait de lumière qui percerait les ténèbres. Mais son ennemi n'avait rien de tout cela ; il était fourbe, retord. Il ne l'affrontait même pas de front. Il n'avait absolument rien à voir avec le Patriarche.

Il était imprévisible.

« Toi, en revanche... », susurra l'enfant de Ganondorf en voyant approcher à grande vitesse la puissante silhouette du chevalier roux. Sa bruyante armure s'entendrait à plus de cent mètres s'il n'y avait ces cris de panique dans tout le village ; et de toute façon, cela ne changeait rien. Le soldat lui arrivait dessus bien trop vite pour qu'elle pense à pouvoir l'éviter. De son regard assombri par une colère naissante, elle observa la pointe d'acier fondre sur elle et son épaule. Mais alors qu'il allait l'atteindre, trois gérudos sortirent de la brume sur sa droite ; l'une d'elle se jeta de côté, épaule contre épaule, sur le soldat, le déviant ainsi de sa trajectoire. Une autre la suivit pour la soutenir, tandis que la dernière se précipita vers Swann, qu'elle aida à relever. « Écartez-vous ! » Lança aussitôt la jeune femme, s'armant d'une carte dans chaque main.

La sombre jeune femme retrouvait à peine ses sensations, mais ça ne l'empêchait pas d'user de sa magie. La carte de sa main droite brilla alors que ses sœurs d'arme s’exécutaient. Un éclair jaillit sur le pauvre soldat ; pas de quoi le tuer, malheureusement, mais au moins pourrait-il suffire à le paralyser un certain temps. Le métal et l'eau dont il était recouvert lui assuraient l'efficacité de cette attaque. Ramassant Dent de Dragon, elle s'apprêta à s'élancer pour asséner un coup fatal lorsqu'elle se sentit retenir par le bras.

« Qu'est-ce que tu fais ?! » s'énerva la Belle lorsqu'elle se rendit compte que c'était une des gérudos l'accompagnant.
« Nous ne pouvons rester ici, Swann ! Plusieurs dizaines de soldats approchent ! Ils sont b... »

Un rugissement puissant retentit dans les travées de Cocorico, coupant immédiatement la gérudo dans ses explications. La terre trembla et un grondement sourd s'éleva, semblant stopper la course du temps elle-même. S'agissait-il du dragon ? L'assassin fut pris d'un long frisson à cette idée, car si son père avait réussi, alors il se trouvait en danger. Maudite soit la brume qu'elle avait invoqué et qui l'empêchait de voir ce qu'il se passait !

« Qu'est-ce que c'était ? »
« Peu importe », répondit sèchement Swann. « Pars d'ici avec les autres. Protégez le roi. »

Appuyant son propos avec un regard des plus convaincants, la dragmire se fit obéir aussitôt. Et tandis que ses sœurs filaient du champ de bataille en direction de la montagne, elle toisa le soldat en armure. Les effets de son attaque précédente devaient s'estomper ; mais elle ne s'élança pas pour donner le coup de grâce. Le plan du Roi Gérudo touchait à sa fin et la fuite était de rigueur ; la question n'était plus d'occire quiconque sur son chemin mais de retenir ses ennemis, et particulièrement Link, suffisamment longtemps pour permettre aux autres de s'échapper - et de garder suffisamment de forces pour partir d'ici ensuite.

Les cliquetis des armures se rapprochaient dangereusement de la place ; mais elle savait qu'elle gagnerait encore un peu de temps avec la brume, dans laquelle ils n'oseraient pas s'aventurer trop précipitamment. Cela lui laissait du répit pour affronter Link et le courageux soldat. La garde basse, elle attendit les nouveaux assauts de ses deux adversaires, affichant ainsi une dangereuse confiance face à la situation. « Venez donc, tous les deux », soupira-t-elle en réajustant son écharpe.

« Deux hommes... Ce devrait être suffisant pour maîtriser une femme, non ? » Tança-t-elle, provocatrice, alors que ses yeux scrutaient la brume à la recherche du Héros.


Lanre


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(vide)

Il eut le sentiment qu'un éclair de glace lui traversait le crâne. Ça et là brûlaient encore les brasiers qui l'auraient aveuglé s'ils s'en était tenu plus prêt. De là où il était, ils tenaient lieu de flambeaux et d'étoiles. Et pourtant, tout s’obscurcit soudainement. Sur ses yeux presque plus teintés de gris que de vert, désormais, tomba un suaire aussi noir que l'An Kegn. Ses lèvres s'entrouvrirent alors que ses traits se déchiraient sous la douleur. Aucun son ne passa sa bouche quand il ferma les yeux, toujours aveugle. La pluie et la sueur poissaient toujours ses tempes tandis que le sang les martelaient comme on bat les tambours de guerre. Une nouvelle fois, il tenta de crier, sans y parvenir. Ses deux poings se refermèrent un peu plus sur la lame qu'il maintenait par la tranche, quand il lui semblait que le gel fissurait sa gueule de l'intérieur.

Et puis tout revint. Comme si le couteau qui lui traversait la boite crânienne en sortait, simplement. Ce qui lui avait paru être une éternité n'avait duré qu'une seconde tout au plus. Lentement, conscient qu'il avait déjà défait son adversaire, le maraudeur ouvrit les yeux. Les formes étaient encore floues. En silence, il pesta contre lui même. le regard encore posé sur la dépouille de son adversaire, le Ceald laissa les choses se faire. Doucement mais sûrement, les contours se lissèrent. De son menton pendait un filet d'eau clair, duquel quelques gouttes tombaient encore. L'orage qui s'était déclenché demeurait vivace quand il recouvra tout à fait la vue. « Dall'nae krosis », pensa-t-il en enfonçant la lame d'Eorah dans la boue qui recouvrait le village. L'acier pénétra le terreau dans un bruit humide. Le sang irriguait sans doute autant le sol que ne le faisait l'averse. Sans un mot, il s'accroupit et empoigna la cage thoracique du Titan-Cadavre par deux des côtes. Grinçant des dents tandis qu'il jouait des bras, Lanre s'employa à exercer un contre poids jusqu'à faire rouler les restes de l'abomination qu'il avait abattu. La jeune femme en dessous était probablement morte, mais il préférait s'en assurer plutôt que de la laisser pourrir sous des os tantôt calcinés, tantôt brisés.

"Debout." Souffla-t-il, encore haletant, après avoir fait roulé la carcasse du colosse sur le côté. Tendant la main vers l'inconnue, il eu un bref arrêt, l'espace d'un instant, mais il n'en tint pas compte sur le coup. Le visage de la brune – il n'avait pas eu l'occasion de le remarquer jusqu'à présent mais c'était clairement qu'il le distinguait, dorénavant – était couvert de son propre sang. Il n'aurait su le dire avec certitude, mais il lui semblait que la pommette droite avait explosé sous les coups du squelette. La tunique, pourtant claire, qu'elle portait s'était assombrie par bien des endroits. Il grogna en comprenant qu'elle ne se lèverait pas. S'il parvenait à la tirer de là sans provoquer d'autre fractures, il serait certainement le plus chanceux des hommes. Saisissant sa main gauche, le vagabond devina qu'elle avait embrassé le brasero qui dormait sous le torse de la bête. Et avec une insistance toute particulière à l'évidence. Poursuivant néanmoins, il passa le bras de la jeune femme derrière sa nuque, avant de la faire glisser jusqu'à la hisser complètement sur ses deux épaules. La jeune femme avait beau être légère, il tituba en se relevant. Pas à pas il s'éloigna des restes de la bâtisse au pied de laquelle ils s'étaient battus pour la mener jusqu'à un muret de pierre encore indemne. Précautionneusement, il déposa la jeune femme, dos au garde-fou. « Ne bouge pas. », lâcha-t-il d'une voix claire mais ferme, alors qu'il finissait de l'installer. Ses mains à nouveaux libres, il attrapa l'outre qu'il gardait attachée à son ceinturon. « Tiens, bois. » Ordonna-t-il, en portant le goulot à la bouche de la jeune femme. Ca n'était qu'un peu d'eau, mais il n'avait rien d'autre à lui offrir. Elle toussa et recracha la première gorgée, mais le roux insista. Après la troisième rasade, elle avala enfin. « Reste ici. » Lança-t-il enfin, en se relevant, il abandonna un dernier regard à l'inconnue, avant de se retourner et de contempler la paume de ses mains.

Un demi-sourire étira ses lèvres tandis que le paria observait ses mains décolorées. Il avait déjà remarqué, quand il avait découvert la jeune femme, que le monde n'avait plus le moindre pigment. Tout n'était plus qu'une succession de blancs, de noirs et de gris. « Buà no bas », siffla-t-il, en récupérant l'épée de l'albinos, avant de la glisser à sa ceinture. En l'absence de gaine, il se contenterait de ce qu'il avait. Le rouquin se pencha ensuite pour récupérer la claymore qu'il avait perdu auparavant. Portant le tranchant de la lame à ses yeux, il s'assura qu'elle était encore utilisable : il se souvenait encore du bras de l'inconnue. L'épée ne présentait ni fêlure, ni fragilité, quand il passa la sangle par dessus son épaule. Son regard de noir et de gris glissa jusqu'aux quelques flammèches qui persistaient et brûlaient toujours au coeur de la cage thoracique du Titan-Dépouille. Sans le moindre respect pour les Morts-qui-marchent, il souleva une botte de terre de la pointe du pied et l'envoya sur les braises mourantes, pour mieux les étouffer.

Jetant un coup d'oeil circulaire tout autour de lui, Lanre fut satisfait de voir combien le monde lui semblait ralenti. Bien évidemment, le temps poursuivait un cour unique et imperturbable et quand bien même il aurait disposé du pouvoir de le déranger, il ne l'aurait sans doute pas fait. Sans attendre plus longtemps et sans prendre le temps de vérifier que le feu du Géant d'Ivoire était bel et bien éteint, le Skaald s'élança. La terre tremblait déjà et les cieux brillaient d'un nouvel astre qui lui fit grincer des dents. Le calme qu'il avait cru déceler sur le village à la chute du Draugr était désormais asphyxié par la vague de panique, les pluies de pierres et les déflagrations. Il força l'allure, levant l'espace d'une seconde les yeux vers le ciel. Le temps de voir le soleil fondre sur les masures et de percuter une foule aussi dense et compact que folle. « Hond ! » Cracha-t-il, jouant des coudes autant que des épaules. « Hors de mon chemin ! » Posant la main sur l'épaule d'un gamin qui lui bloquait le passage, il le poussa brusquement sur la droite, continuant à avancer. Le jeune homme manqua de chuter sans qu'il ne s'en préoccupe. Mais pris d'un élan de courage, il revint à la charge, gueulant fort et vite. Trop pour que l'étranger – concentré qu'il était – ne comprenne un traître mot de son discours. Sans faire preuve d'une seule once de patience ou de la moindre compassion à l'égard de l'enfant dont il tenait la main, Lanre envoya son genoux à l'assaut du foie. Sa main glissa parallèlement derrière la nuque du presque adulte, poussant sa gorge contre l'épaule du barbare. Le choc fut brutal, rapide. Avant même qu'il ne le lâche, le gamin s'effondrait.

Un carreau le manqua de quelques pouces, dès lors qu'il arriva à s'extirper à la masse humaine. Jetant un oeil sur le tireur, il parvint à discerner l'animal qui ornait son plastron de fer : un aigle dont la tête avait été remplacée par un symbole dont il ignorait la signification. Le Ceald tira la dague qui sommeillait dans son dos tout en s'élançant. Pour avoir pu manier ces engins et pour avoir vu Robert s'en servir, il n'ignorait pas la puissance de tir dont ces balistes portatives disposaient. Tout comme il savait à quel point elles pouvaient être longues à recharger. Comptant sur sa capacité à se rapprocher avant que l'homme ne puisse décocher un second tir, il enchaîna les foulées. Seize pieds. Le soldat encocha un trait. Caressant empennage, il le fixa sur la corde. Douze pieds. Deux mèches grises dansaient devant les yeux du boucanier quand l’arbalétrier ramena sa main jusqu'à la poulie, commençant à remonter la corde. « Fils de chien ! » Mugit-il. Huit pieds. L'homme, sous ses protections d'acier, commençait à paniquer. La corde manqua de s'enrayer, mais il parvint à pointer l'instrument de mort sur la brute qui s'approchait. Son doigt rencontra la détente. La terre trembla.

Les deux hommes manquèrent de tomber, mais l'armure du soldat le pénalisa plus que les fourrures ne ralentissaient le trappeur. Debout avant son adversaire, Lanre frappa. Son pied s'écrasa contre le visage de l'Hylien. Il n'eut pas besoin d'entendre le nez craquer pour voir le casque qu'il portait s'enfoncer. Récupérant l’arbalète et abandonnant l'homme d'armes, il s'extirpa une fois pour toute à la foule, s'engouffrant dans une autre allée du village. Les babines retroussées et les crocs dévoilés, il jeta un regard austère mais anxieux. Son coeur battait plus fort qu'il ne l'aurait admis, sous les pelisses, les quelques mailles et les chairs qu'il portait. « Q'oothan... », murmura-t-il, le souffle presque coupé, quand il discerna la bête. Il n'était pas druide et pourtant il en était sûr : les mânes de tous les anciens devaient s'agiter. De tous les ennemis possibles et imaginables, c'était un Saurien qui descendait les tourmenter. « Dovahfeyn », lança-t-il d'une voix presque étouffée, comme pour se donner du courage. Ignorant la peur qui s'emparait de lui et les sueurs froides qu'il sentait dans sa nuque, il se saisit d'une corde judicieusement abandonnée sur un fut. Armant l'arbalète, il visa le Wyrm qui foulait la terre.

La bête passa juste devant lui. Quand bien même le reptile ne volait pas, il n'en restait pas moins un Wyrm. Un des Esprits qui régnaient sur la terre et le ciel. Un de ceux dont la fureur embrasait les montagnes et noyait les océans. Avant qu'il ne le réalise, il avait enclenché la détente. Le carreau s'envola, perçant l'épiderme de la Guivre sur quelques centimètres. Le Ceald ragea, comprenant qu'il avait laissé passer l'unique chance dont il disposait parce que ses craintes avaient pris le pas sur sa main. Avant même qu'il ne puisse réagir, il se sentit décoller. Sa mâchoire épousa le sol alors que la Vouivre ne continuait de rouler, le traînant. Poussant un profond râle, le maraudeur lâcha le cordage qui l'avait harponné à la bête, à la manière de certains pêcheurs des Grandes-Mers. L'élan et la vitesse faisant, il continua de glisser sur la boue sur plusieurs mètres, avant d'être arrêté par une caisse de bois dur.

Il resta immobile un instant, presque assommé. En dépit du mélange de rebis et d'aconit, il lui semblait qu'on venait de le passer à tabac comme on ne l'avait jamais fait. Prenant appui sur le caisson qui avait stoppé sa course, il tâcha de se tenir debout. Parvenant à s'arracher à la vase tant bien que mal (plus mal que bien), il rechuta à nouveau. Ses jambes tremblaient encore trop pour le porter. « Buà no bas », siffla-t-il à nouveau, le visage couvert d'un limon noirci par le sang et la mort. Forçant plus qu'auparavant, il parvint à se hisser au dessus de la fange, puis à tirer l'acier d'Aedelrik. Son regard rencontra une nouvelle fois la bête. Le voleur lui sauverait peut-être la vie ce soir. Enjambant brusquement la palette, le Ceald se mit à courir vers l'une des bâtisses jouxtant le champ de bataille. Bondissant sur une échelle de peintre, il grimpa les barreaux quatre à quatre jusqu'à gagner les toitures. Conscient que la masure ne tiendrait pas debout des années durant, il se hâta. Profitant des effets de la potion et espérant ne pas encore avoir attiré l'attention du Wyrm sur lui, Lanre sauta sur un autre toit, se rapprochant un peu plus de la créature. Les flammes léchaient le cuir de son armure quand il se lança dans le vide. Quelques mètres seulement le séparaient du Saurien et il se réceptionna aussi bien que faire se peut. La paume de sa main gauche rencontra les écailles chaudes du Dragon. Ancrant ses talons aussi efficacement qu'il le pouvait, le Ceald saisit sa lame des deux mains, pour mieux frapper. L'acier chanta, tandis que la tranche filait droit vers la naissance du cou de la bête. Sans attendre, il jeta sa main sur l'une des cornes et s'en saisit fermement pour assurer son équilibre. Ainsi sécurisé, le rouquin revisita ses appuis, pour plus de souplesse. Il ne disposait plus que d'une main pour frapper. Sachant qu'il s'épuiserait vite en coup de tranche, c'est de quillons et d'estoc qu'il porta son second assaut. La pointe de la claymore fonça droit vers la base du crâne, tandis qu'l cherchait les points faibles de la cuirasse du monstre.


Miltiades


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(vide)

Le blond était décidément un homme plein de ressources. Prendre un coup pour mieux contre-attaquer, c'était risqué mais assez commun comme technique. Jamais en revanche Miltiades n'aurait pu imaginer que son adversaire irait jusqu'à inverser sa position avec celle de sa partenaire. La femme à la capuche serra les dents et ferma les yeux, appréhendant le choc à venir.

Quand ses paupières se rouvrirent, elle était au sol et put voir que, se dirigeant au cœur d'une masure en flammes, le passe-muraille attendait le duo masqué. C'était risqué, mais l'envie de régler ce combat une bonne fois pour toute était forte.

-Je ne sais pas ce qu'il a derrière la tête, mais ça ne sent pas bon pour nous.

-Je propose qu'on aille interrompre son flot de stupidités prestement.

Son regard plein de détermination était braqué vers la fournaise, mais alors qu'elle tentait de s'extirper de la boue, deux éléments clé calmèrent ses ardeurs.

En premier lieu, son bras gauche était en lambeaux et le simple fait de le laisser pendre disgracieusement le long de son corps meurtri était une souffrance.
Et deuxièmement, un sifflement aigu, différent de celui causé par le bruit assourdissant de la bombe, résonnait dans ses oreilles. La cause de ce son chuta avec fracas sur une maison non loin de Miltiades et secoua la terre humide.

Étourdie par cet impact, le Tonnerre Pourpre chancela un instant avant de s'étaler contre le sol boueux. Maladroite qu'elle était ! Sa précieuse rapière lui avait échappé des mains ! "-Merde"

Son bras droit était tendu comme jamais, ses doigts gantés tentaient tant bien que mal de saisir la lame argentée. Si bien que même quand son avant-bras se frotta douloureusement contre une pierre, elle ne broncha pas et continua de tenter d'attraper son arme. Cette rapière n'avait pas encore de "vécu", mais elle comptait bien en faire l'instrument qui ferait entrer le nom de "Miltiades" dans l'histoire d'Hyrule.

Malheureusement, un rocher se chargea de réduire à néant ses rêves d'avenir, en chutant simplement sur l'épée au moment ou la jeune femme touchait la garde. Avec un petit bruit métallique, la lame se brisa et le Tonnerre se retrouva avec en main un manche et quelques centimètres d'acier tranchant, pas de quoi pouvoir continuer le combat.
Alors qu'elle réussissait à s'extirper de la boue, un cri attira son attention. C'était celui de la Rose Noire, qui semblait être dans une situation des plus délicates. Miltiades tenta de repérer son binôme au milieu de la brume et des débris, et aperçut un garde au sol. Il avait visiblement été gratifié d'une seconde bouche sur la gorge par une quelconque Gerudo, et son arme était restée dans sa main.

Réprimant un haut-le-cœur, la guerrière novice fit glisser son bout de rapière dans le fourreau qui pendait à sa ceinture et empoigna l'arme de l'Hylien avant de faire quelques moulinets avec. Elle qui avait l'habitude des armes fines et légères, cette lourde épée n'était pas vraiment à son goût. Mais ce n'était pas le moment d'être difficile, sa partenaire continuait de l'appeler.

Se frayant un chemin à travers le terrain boueux et la brume, les cris finirent par la mener au devant de sa sœur d'armes. Cette dernière perdait son sang à grande vitesse en raison du bébé Dodongo fermement agrippé à son épaule. Prestement, l'encapuchonnée sépara la tête de la créature du reste du corps d'un seul coup d'épée bien placé.

-Allez, faut pas rester ici !

En effet, si les combattantes s'éternisaient, elles risquaient fort de se frotter à ce qui venait de chuter du ciel. Mais elles ne pouvaient pas continuer le combat au vu de leur état. Une idée saisit alors Miltiades.

-J'avais senti une forte énergie magique tout à l'heure, avec un peu de chance on pourra se faire soigner.

Cette hypothétique magie de soin était le seul espoir pour les deux femmes. De son bras valide, le Tonnerre tira la Rose du bourbier et soutint sa partenaire de ce même bras. Il leur fallait trouver un soigneur, et vite.


Aria Fezerion


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On dirait qu’une force invisible tentait de me bloquer le passage. Une force appelé destin ou malchance, sans doute. Parce qu’une fois de plus, un obstacle de taille m’empêcha de passer sur le chemin de pierre menant à la montagne. Et quel obstacle qu’un énorme monstre de pierre apparu sur le chemin périlleux. Il roule, il roule, il roule … Quand tout à coup, je me rendis compte qu’il fonçait tout droit vers ma position. Par reflexe, je fis un grand bond sur le côté, atterrissant dans une maison détruite. Je m’extirpais des débris et me dépoussiérais avant de récupérer mes armes. Ce village était un endroit bien charmant, en fin de compte. Quand je vis que l’accès en direction du cratère bloquer à cause des pierres, je ne pouvais m’empêcher de pousser un long soupir.

Il va falloir que je rebrousse chemin de nouveau. J’en avais marre que des imprévus m’empêchaient d’avancer à chaque fois. J’avais une chance incroyable ! Il fallait que je me défoule sur le premier venu. Une gérudo se présentait devant moi, bien gentiment, proférant des menaces de mort et des insultes sur ma mère. Je la contrais simplement avec ma lame droite puis je la tranchais en deux avec ma lame gauche. Bon sang, qu’est-ce que ça faisait du bien de couper quelqu’un. Je fis un énième soupir de soulagement. Maintenant il fallait que je réfléchisse à ce que je pouvais faire sur le champ de bataille.

Il y avait un grand monstre qui a déboulé de la montagne et s’attaque aux unités dans le village. Avec ma magie de foudre, je ne pense pas que je puisse faire beaucoup de dommage sur lui. Il va me falloir un autre objectif. Et si je retentais encore une fois le cimetière ? Je rebroussais mon chemin en direction de ce lieu quand je suis interrompu par un cri d’animal. A ma gauche, je pouvais voir un cheval noir, on aurait dit un Mustang. Plein de soldat de mon royaume l’utilisait, moi de même seulement pour les entrainements. Je pourrais peut-être l’emprunter et le rendre après la bataille. S’il restait ici, qui sait quelle ordure serait capable de le tuer. Alors autant qu’il soit entre de bonne main.

Je m’approchais de la monture et tentais de le calmer rapidement. Après plusieurs secondes de lutte, je le chevauchai et commençais à parcourir le village. Avec une main, je pris le contrôle du cheval tandis qu’avec l’autre, je me débarrassais des nuisibles sur le chemin. Il m’arrivait aussi d’écraser certaines guerrières. Je continuais mon avancement en direction de l’auberge où j’étais en train de dormir quand soudain, je vis une foule de civil courir dans tous les sens. Je m’arrêtais pour éviter de leur rentrer dedans. Mais dans le tas, je pouvais remarquer une personne particulièrement amochée au sol. Les humains n’avaient vraiment plus aucune compassion pour leur prochain.

« Dégagez le passage ! Respectez mon autorité ! »

Je faisais signe avec mon arme qu’il parte du passage pour que je puisse lui venir en aide. Une fois à proximité, je me retrouvai sur le sol et je la portai, le mettant sur le cheval. Elle avait des habits étranges, ou bien c’était moi qui n’avais toujours pas l’habitude des coutumes de ce royaume. A côté d’elle, il y avait aussi un masque. Ils font aussi carnaval dans le coin. Elle semblait vraiment mal en point, le visage recouvert de sang. On dirait qu’elle était toujours consciente. Pour éviter un coup en traitre, je lui hurlai

« Ne vous en faites pas, vous êtes en sécurité pour un petit moment encore ! »

Une fois sur le cheval, je grimpai de nouveau et partit en direction d’un endroit beaucoup plus calme. Les troupes ennemies commençaient à se réduire à vue d’œil. On pouvait s’offrir un moment de répit dans cette bataille. On était à l’écart du combat, aucune guerrière à l’horizon. Je pouvais la poser au sol. Nous voilà en sécurité. Je devais peut être attendre avant de partir, je ne pouvais pas laisser une allié, si s’en est vraiment une, sans surveillance. D’ailleurs c’était étrange parce qu’elle couvrait son visage …


Cecilia Iole Mentina


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Il lui suffisait de tenir le plus longtemps possible, elle était persuadée que cet homme roux allait rapidement en finir avec le squelette et qu’elle pourrait s’en sortir facilement. Elle aurait dû néanmoins se douter vu sa façon de combattre qu’il ne resterait pas là sans rien faire lorsqu’il finira par découvrir qu’elle était toujours vivante. Le premier coup de poing sur le bouclier lui arracha un cri. Cecilia ferma les yeux tout en se concentrant sur son sort : quoi qu’il se passe, elle ne pouvait se reposer que sur cela tant qu’elle ne serait pas à bout de forces. Un deuxième puis un troisième coup, tous les deux puissants, affaiblirent de plus en plus le bouclier. Sa tunique se fonçait à certains endroits, le tissu prenant la couleur de son sang. Si les coups ne se stoppaient pas rapidement, il faudrait qu’elle pense rapidement à un plan B. Heureusement, son allié et la météo décidèrent de mettre fin à ce supplice. Le brasier n’étant plus, l’ambrée n’avait plus besoin de maintenir son bouclier en place. Mais ce dernier lui avait demandé tellement d’énergie qu’elle n’arrivait même pas à se relever. Sa main droite vint se faufiler au niveau de sa ceinture afin d’en extirper une petite fiole qu’elle porta instantanément à ses lèvres afin de prendre le contenu. Il suffisait maintenant d’espérer qu’il n’y aurait pas un énième danger qui allait survenir avant que l’élixir ne fasse effet.

Fermant les yeux afin de se reposer, un brouhaha à proximité d’elle l’empêcha de reprendre des forces. Elle rouvrit doucement les yeux juste au moment où son regard croisa celui du jeune roux. Elle laissa échapper un petit rire quand il lui demanda de se lever, ce bouclier l’ayant vidé de ses forces. En tout cas, il semblait être décidé à l’aider coûte que coûte et lorsqu’il s’empara de sa main gauche meurtrie par les flammes, la jeune femme fit une grimace. Il la forçait au début à se lever et elle avait l’impression d’entendre chaque partie de son corps hurler sous la douleur. S’il ne la maintenait pas aussi fort, elle se serait sûrement laisser tomber au sol sans même tenter de se relever. Pour éviter de se plaindre à chacun de ses pas, Cecilia se mordit la lèvre inférieure, détestant par-dessus tout de se retrouver dans cette situation d’infériorité. Un sentiment qui se renforça de plus en plus lorsqu’il l’installa contre un petit muret et qu’il tenta de lui faire boire de l’eau. Elle recracha la première gorgée mais elle se rendit bien compte qu’elle était obligée d’accepter son geste si elle souhaitait qu’il la laisse tranquille un moment. Suivant le roux du regard, elle continua de garder le silence jusqu’à ce qu’il s’éloigne. Elle ne comptait pas rester ici comme il lui avait dit, il suffisait juste que les effets de la potion commence à agir pour qu’elle puisse enfin se lever d’elle-même. En attendant, elle prit l’une de ses dagues et parvint à arracher un morceau de tissu de sa tunique afin d’en faire une écharpe de fortune pour lui dissimuler le bas du visage. Cela n’était pas aussi performant que son masque mais elle pouvait toujours tenter de garder son identité secrète.

Comme si elle ne pouvait pas avoir un seul instant de répit, un nouveau danger menaça le village. L’ambrée ne put voir de quoi il s’agissait de là où elle se trouvait, remarquant plutôt la foule de villageois qui se précipitait dans sa direction et qui lui cachait la visibilité. Elle tenta de se relever, sans succès. Elle avait l’impression que cela faisait une éternité qu’elle avait pris son élixir, les effets mettaient bien trop de temps à se manifester. Il était donc naturel qu’à la première bousculade, la gerudo n’eut pas assez de forces pour se maintenir et elle tomba une nouvelle fois au sol. Que ces villageois pouvaient être stupides à courir dans tous les sens tout en se souciant que d’eux-mêmes. Les baffes se perdaient et ils avaient bien de la chance qu’elle ne pouvait pas se défendre.

Il y avait tout de même de la lumière au fond de ce tunnel, une jeune cavalière s’était approchée d’elle pour la secourir. Ses membres semblaient engourdis, preuve que la potion commençait à faire son effet, enfin ! L’étalon les amena dans un coin reculé du village, tous les habitants avaient fui cet endroit et il n’y avait pas de combats. Une fois au sol, Cecilia ne put s’empêcher de sourire lorsqu’elle constata qu’elle pouvait enfin se tenir debout. Sourire qui s’effaça rapidement quand elle constata qu’elle était loin de retrouver complètement sa faculté de marcher. Elle laissa échapper un soupire et regarda devant elle, il semblait y avoir quelques mouvements du côté du cimetière et cela ne la rassurait pas plus que ça. Des ennemis qui se rassemblaient pour pouvoir donner un nouvel assaut, des alliés qui étaient mal en point ? Il était préférable d’y jeter un coup d’œil mais elle ne pouvait pas s’y rendre seule pour le moment et plus elle attendait, plus le pire pouvait arriver. Jetant un coup d’œil sur son alliée, l’ambrée se tourna vers elle et se pencha légèrement afin de la remercier.


"Je vous remercie pour votre aide. Je serais toujours coincée là-bas si vous n’étiez pas venue me prêter main forte."

En parlant d’aide, cette dernière ne semblait pas résolue à partir, comme si elle souhaitait s’assurer que Cecilia était en sécurité, ou bien qu’elle n’avait pas une autre idée derrière la tête. De ce qu’elle pouvait constater, cette femme ne semblait pas avoir remarqué qu’elle faisait partie des rédempteurs, son attitude et son accoutrement devait donc paraitre suspects. Se mettant à soupirer, ses mains se dirigèrent vers son visage avant de retirer l’écharpe de fortune qu’elle avait faite tout à l’heure. Si cela pouvait la rassurer, autant faire ça. Elle pointa du doigt l’entrée du cimetière avant de reposer son regard sur la cavalière.

"J’aurais besoin encore d’un coup de main si ce n’est pas trop vous demander. Est-ce que vous pouvez m’aider à rejoindre le cimetière ?"

L’ambrée prit appui sur son alliée le temps de recouvrer toutes ses forces pour être autonome puis les deux jeunes femmes commencèrent à emprunter le chemin menant au cimetière.


S’arrêtant à un croisement, la kokiri regarda autour d’elle. Cette silhouette qu’elle poursuivait depuis quelques secondes était très rapide et elle avait fini par la perdre de vue. Par chance, ou malchance selon la position dans laquelle on pouvait se placer, les cris d’une femme lui parvenaient à l’oreille, la guidant sur le chemin à prendre pour la rejoindre. Néanmoins, avant qu’elle n’ait pu la rejoindre, un énorme cri la fit frémir, suivi d’un énorme tremblement de terre. La sage ne put garder son équilibre plus longtemps et tomba en arrière, atterrissant sur les fesses. Il y avait quelque chose qui s’approchait dangereusement du village Cocorico et quelque chose lui disait que c’était loin d’être un ami ou un allié. Même si elle se relevait, il lui serait impossible de découvrir pour le moment ce qu’il se tramait avec sa petite taille, et elle pouvait encore moins se rendre sur les toits pour avoir un aperçu. En tout cas, tout irait pour le mieux si elle ne croisait pas ce danger, il lui suffirait simplement de fuir dans le cas inverse.

La kokiri se releva et passa rapidement ses mains sur ses habits afin d’enlever la poussière. Reprenant sa course, elle s’arrêta net lorsqu’elle aperçut une étrange trace au beau milieu d’une rue. Regardant autour d’elle, elle ne put que constater qu’il y avait quelque chose d’énorme qui se baladait dans le village vu les traces qu’il laissait derrière lui. Raison de plus pour tenter de s’en éloigner le plus possible, elle ne pourrait rien faire dans le cas où elle croiserait son chemin. Mais avec tout ce boucan, elle avait bel et bien perdu la trace de la silhouette et il n’y avait aucun moyen de savoir où elle pouvait être… ou peut-être pas. Sa fée s’approcha de son oreille droite avant de lui murmurer quelques paroles à l’oreille : la femme qu’elle suivait depuis tout à l’heure était dans un endroit bien trop élevé pour la sage, elle ne pourrait jamais la suivre jusque-là. Les bruits de la bête devenaient de plus en plus insoutenables, elle devait faire beaucoup de dégâts dans le village et si personne n’était pas pour l’en empêcher, Cocorico ne serait plus qu’un tas de ruines. Regardant brièvement ses mains, Saria prit une grande inspiration avant de suivre la longue trainée qui la mènerait jusqu’à l’origine de ces bruits. Avec un peu de chances, il y aurait d’autres personnes qui seraient arrivées avant elle et elle n’aurait qu’à les aider à distance sans craindre de se faire blesser.

Plus elle se dirigeait vers le lieu principal du combat, plus le carnage arrivait à ses oreilles. Ce fut au détour d’une maison qu’elle tomba sur l’imposante bête face à un homme aux cheveux roux. Cette couleur lui rappela non seulement celle de son amie Nabooru, mais aussi de ses sœurs dont certaines ont décidé de suivre aveuglement le seigneur du malin. Pour qu’un tel monstre soit dans le village, c’est que ce protagoniste ne devait pas être loin, et qu’il ne devait pas être étranger à toute cette histoire. Néanmoins, Saria ne pouvait pas laisser cet hylien se battre seul : même s’il avait l’air de se défendre admirablement, il ne pouvait pas lui tenir tête indéfiniment.

Regardant autour d’elle, la kokiri remarqua quelques arbres épargnés par la brutalité des flammes. Même en restant à distance raisonnable, elle pouvait tenter de lui donner un petit coup de pouce indirectement. Joignant ses mains l’une contre l’autre, elle ferma les yeux avant de murmurer quelques paroles : une racine sortit du sol et tenta de s’enrouler fermement autour de l’une des pattes du colosse. Une fois le sortilège réalisé, la sage n'attendit pas de voir le résultat et rouvrit les yeux. Faisant quelques pas en arrière, elle partit se dissimuler derrière une maison afin de regarder l’avancée du combat dans un endroit un peu plus sûr. Après un tel coup, le monstre allait sûrement s’énerver, encore plus si jamais le sortilège avait été un succès. Tout pouvait tomber sur son passage, il était donc préférable d’éviter d’être à proximité quand ce moment arriverait…

Ce compte est un compte narrateur : les personnages joués par le narrateur ne peuvent pas être utilisés par les joueurs ou joueuses dans leur post (sauf autorisation d'un admin) et les jets de dé du narrateur sont contraignants.



Link


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Ses doigts sur la hampe du coutelas qu'il gardait à la ceinture et l'autre main dans la boue, le Héros s'accorda une seconde pour souffler. Sa tête lui faisait un mal de chien quand il lui semblait toujours percevoir le fracas brûlant de la déflagration qu'il avait provoqué. « Peste..! — » Siffla-t-il, les tempes battant encore le rythme qui lui vrillait les tympans. L'espace d'un instant, il ferma les yeux, puis les rouvrit, tachant tant bien que mal de chasser les dizaines de papillons arc-en-ciel qui passaient incessamment sous son regard depuis l'explosion. Son poing se referma un peu plus sur le limon, tachant de retrouver un semblant d'équilibre. Le souffle avait été puissant, probablement plus que celui d'une bombe. En vérité, il n'était pas sûr de parvenir à un tel résultat, même avec assez d'explosif pour cacher l'intégralité de la paume de sa main. Se hissant sur ses genoux aussi aisément que faire se pouvait dans une situation de la sorte, l'Enfant-des-Bois passa le bras gauche sur le bas de sa gueule. Le cuir qui bardait son poignet essuya bien vite le filet de sang qui lui courrait de la commissure des lèvres au menton.

Relevant le faciès, qu'il avait couvert de fange et de cendre autant que de carmin, Link chercha son adversaire du regard. Après la détonation, Swann avait disparu à ses yeux. Les sons lui parvenaient toujours trop faiblement pour qu'il se fie à ses oreilles, tout aussi pointues qu'elles puissent être. Couteau en main, il s'arracha silencieusement au bourbe qui maculait le parterre de Cocorico autant qu'il ne souillait son pantalon de bure. Sans un mot, il recula d'un pas, unique. Peu à peu les sens lui revenaient doucement. Les couleurs lui semblaient moins vives, le boucan moins ardent. Toujours aussi violent, mais moins ardent. Refermant un peu plus sa poigne sur le manche de son arme, il plissa les yeux, comme pour mieux voir au travers du brouillard. Sans un mot, et comptant  toujours sur le camouflage que lui offrait le sortilège de sa vis-à-vis, il ramena sa main droite dans son dos, encore douloureux.

Avant qu'il n'esquisse un mouvement de plus, la montagne rugit. Sous peu chuteraient les premières pierre, il ne l'ignorait pas. Le Volcan n'avait jamais été de ceux qui demeuraient calme, de ceux qui s'emmuraient dans une sérénité presque muette. Il n'était pas ce froid silencieux et mortel des Pics glacés de Termina, non. Mais il n'en était pas moins dangereux, pas moins brutal. Derrière des lèvres pincées en une expression austère et inquiète, l'autrefois-Champion de Farore grinçait des dents quand le soldat qui l'appuyait envoya un nouvel assaut. Il n'avait pas entendu plus qu'il n'avait vu l'épée percer en direction de l'épaule de la Dragmire. C'est le son de sa voix qu'il avait clairement distingué. Conscient que le Roi des Parias étaient certainement à l'oeuvre là haut (quand bien même il savait la Dragmire capable d'initiatives surprenantes), l'Hylien s'élança. C'était plus agressive qu'il avait affronté – à défaut de véritablement connaître – l'enfant de Ganondorf, la première fois, et bien qu'il ignorait ce qui la poussait à cet attentisme soudain, il se doutait de quelque chose. De toute évidence, les choses tournaient différemment de ce qu'elle espérait. Et assez, manifestement, pour l'ébranler.

La foudre qui fuyait les mains des Larmes éclaira brièvement la mer de brume qui couvrait la place. Sans rien en dissiper, l'éclair avait su déchirer les nuées avec suffisamment d'intensité pour en dévoiler les mystères. A un peu plus de 20 pieds, la silhouette de l'assassin se découpait clairement dans les vapeurs grises. Il ne pouvait apercevoir le sourire qu'il lui imaginait, quand il accéléra soudainement. Jouant de sa vitesse et de sa légèreté autant que de l'effet de surprise, il comptait sur sa discrétion pour en finir aussi vite que possible. En quelques foulées, à peine, il avait gagné assez d'allonge pour la frapper à la dague. Avant qu'elle n'esquisse le moindre geste et tout juste après qu'elle ai terminé sa dernière provocation, son bras droit fila chercher le contact. Le pavois de Zelda, solidement ancré à son poignet, le Fils-de-Personne porta trois coups. A la manière d'un lutteur, il projeta le devant de la targe d'acier contre le visage de Swann. L'alliage, enchanté par la Princesse, vint quérir la joue de la Dragmire, puis son nez. Sans prendre le temps de constater l'étendue des dégâts, le Fils-de-Personne monta à l'assaut à nouveau. Il avait déjà franchi la garde de son adversaire, pour amorcer un corps à corps sur lequel il était presque sûr de pouvoir mener la danse. L'écu s'envola une troisième fois, en direction de l'arcade autant que de la pommette. Profitant de la taille de son bouclier, l'Hylien avait ramené son deuxième bras contre le premier. Dague en main, il tenta un coup de tranche, visant à ouvrir la gorge de son ennemie.


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